• REVOLUTION EN MARCHE EN FRANCE (Partie 28)

    Donc, si certains « gilets jaunes » luttent pour la « révolution », contre le « capitalisme », il s'agit d'une lutte pour la « révolution nationale » au sens de Pétain-Laval hier et du rassemblement national aujourd'hui, contre le capitalisme « juif », celui de Rothschild par exemple, cosmopolite, pas contre le capitalisme « français »,, celui de Bolloré et du CAC 40, qui exploite les néo-colonies françaises, en Afrique notamment...

    REVOLUTION EN MARCHE EN FRANCE (Partie 28)

     

    Donc, si certains « gilets jaunes » luttent pour la « révolution », contre le « capitalisme », il s'agit d'une lutte pour la « révolution nationale » au sens de Pétain-Laval hier et du rassemblement national aujourd'hui, contre le capitalisme « juif », celui de Rothschild par exemple, cosmopolite, pas contre le capitalisme « français »,, celui de Bolloré et du CAC 40, qui exploite les néo-colonies françaises, en Afrique notamment...

    Il convient de bien distinguer les divers courants de gilets jaunes : les gilets jaunes qui sont nos amis, et les gilets jaunes (par exemple la petite-bourgeoisie extrémiste, comme les boutiquiers qui ont perdu leur instrument de travail, prêts à tomber du côté du fascisme,...) qui sont nos ennemis...

    Certains gilets jaunes ont une situation ambiguë : d'un point de vie social, ils sont petits-bourgeois (à la fois propriétaires de leurs moyens de production, et aussi exploités par la grande bourgeoisie des grandes surfaces, par les banquiers, etc.). Comme les petits commerçants, les petits agriculteurs, etc. Donc, ils aimeraient bien faire faire un retour en arrière au capitalisme français, retrouver une période où ils vivaient bien , en exploitant eux-mêmes les ouvriers et les employés,... Ce qui est impossible. C'est pourquoi, certains se tournent vers de fausses solutions, comme le fascisme (voir les années 1930, qui ont suivi la grande crise de 1929). Le fascisme, c'est le capitalisme national, et la guerre. De l'autre côté, de façon inéluctable, ils sont précarisés et paupérisés, et tombent donc dans la masse du prolétariat. Ils perdent leurs moyens de travail. Ce qui va être terrible lors de la crise économique qui s'annonce. Donc, ils ont intérêt, à moyen et plus long terme au socialisme. Ce point de vue rend donc optimiste, car tout va vers le socialisme (la fin de l'appropriation des moyens de production, côté bourgeoisie, de façon de plus en plus minoritaire ; et exploitation éhontée de la majorité). Ainsi, pour ce qui est de la révolte, il n'y a pas le choix. Mais il faut aussi une vue sur le moyen et le long terme.

    Aujourd'hui, la vie quotidienne en France est marquée de manière régulière par le chaos. Chaos des migrants se déplaçant dans des conditions indignes, chaos de la construction urbaine qui s'étale toujours davantage, chaos du marché de l'emploi frappé toujours plus par la précarité, chaos des biens alimentaires de qualité toujours plus mauvaise et d'ailleurs sur le dos des animaux, chaos des services médicaux toujours plus chers et difficile d'accès, chaos du travail où les chefs se révèlent tyranniques et fainéants, vaniteux et arbitraires. Seul l’instauration du socialisme peut mettre un terme à ce chaos.

     

    1. Le révisionnisme

    Le Parti « Communiste » Françaises : Voilà depuis longtemps que ce parti a jeté le marxisme aux orties. Pourquoi les ouvriers l'ont-ils déserté ? Par exemple, dans le Pas-de-Calais, le maire d’Hénin-Beaumont, bras droit de Marine Le Pen est petit-fils de militant communiste. L'un des députés élus Front National en 2017, est un haut cadre du PCF, militant de trente années. Etc. Ceux qui restent membres du PCF, sont des arrivistes, qui ont contribué à épurer le parti de tous les authentiques communistes. Le PCF veut gérer un « capitalisme français ». PCF et CGT représentent surtout l'aristocratie ouvrière, la cinquième colonne, l'idéologie de la la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière.

    La lutte des classes prend diverses formes, pacifiques ou violentes. Les élections font partie du mode pacifique . Mais a-t-on déjà gagné une révolution ou le renversement de la bourgeoisie par les élections ? Marx disait  : à un moment, il faut remplacer les armes de la critique , par la critique des armes. Lire par exemple, les textes de Lénine sur la guerre populaire. Le pouvoir est toujours au bout du fusil , et les privilégiés ne se laisseront jamais déposséder de gaîté de cœur. Le Peuple a besoin d'un parti, d'une armée rouge, et d'un front uni.

    Plusieurs conceptions de l’État s'opposent. L’État est soit :

    • Un État « neutre », actuellement aux mains d'une oligarchie, un peu autoritaire, mais qui , grâce aux élections, peut être mis au service du peuple, tel quel ;

    • ou bien s'agit-il d'un État bourgeois, que le peuple doit briser pour le remplacer par un État socialiste ?

    Le parti socialiste et le parti dit communiste, font partie de nos pires ennemis, car c'est le point de vue de l'idéologie bourgeoise au sein de la classe ouvrière.

    Il est nécessaire de faire une analyse de l’État : est-ce un outil « neutre », dont il suffit de s'emparer par les élections, pour en changer la nature, et en faire un État du peuple (ce que propose La France Insoumise) ou bien est-ce un État bourgeois qu'il faut briser et remplacer par un État socialiste ? Il en résulte bien sûr la nature de l'armée, de la police, de la république et de la démocratie (armée permanente impérialiste, police chiens de garde du capital, république bourgeoise, démocratie bourgeoise...). Le mode de production capitaliste imprègne vingt-quatre heures sur vingt-quatre toute la société, y compris la classe ouvrière, mais selon ses propres lois, il arrive à son terme, et sera remplacé par un mode de production socialiste (appropriation collective des moyens de production, etc.).

    Toutes ces questions sont pendantes au sein du socialisme français, et ont été discutées, notamment au sein de la II° Internationale... ; Ces questions avaient été résolues par le PCF révolutionnaire, lorsqu'il a rejoint la III° Internationale.

    Par exemple, un concept barrière (tout comme il y a aujourd'hui des gestes barrières), c'est la notion de lutte des classes. Ce n'est pas une notion dure à comprendre. C'est selon la façon dont on vit cette réalité.

    Pour un ouvrier, c'est une évidence, et ce n'est pas un hasard si le marxisme est l'idéologie de la classe ouvrière. Dès 1852, Marx a défini cette notion : « En ce qui me concerne, ce n’est pas à moi que revient le mérite d’avoir découvert ni l’existence des classes dans la société moderne, ni leur lutte entre elles. Longtemps avant moi, des historiens bourgeois avaient exposé l’évolution historique de cette lutte des classes et des économistes bourgeois en avaient décrit l’anatomie économique. Ce que j’ai apporté de nouveau, c’est de démontrer 1) que l’existence des classes n’est liée qu’à des phases historiques déterminées du développement de la production ; 2) que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat ; 3) que cette dictature elle-même ne représente que la transition à l’abolition de toutes les classes et à une société sans classes. »

    Par contre, pour un petit-bourgeois, c'est une notion complexe, peut-être inutile. Parce que le petit-bourgeois est sans arrêt sur une position d'atermoiement entre bourgeoisie et prolétariat. C'est donc une notion qu'il a du mal à appréhender dans la vie quotidienne . Prenons l'exemple de ceux qui apportent un soutien global aux soignants . L'hôpital n'est plus un bien public, s'il l'a été un jour, sous le règne du capitalisme. Il suffit de le fréquenter pour se rendre compte qu'il y a d'un côté , les bourgeois, ou mandarins, qui exploitent à leur profit le bien public (utilisation des locaux, du personnel, etc.) pour leurs activités privées et libérales, et de l'autre côté, la masse des « petites mains » (personnel d'entretien, aide-soignants, infirmières, personnel administratif,etc.), masse exploitée et sous-payée, méprisée (on leur donne une médaille pour les remercier du travail accompli lors de la crise du COVID-19!). On distingue bien les « premiers de cordée » et les premiers de corvée ! C'est vrai que l'analyse de classes est complexe , parce que la réalité est complexe et souvent masquée (pour ne pas se rendre compte de l'aliénation).

     

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