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    blog de réflexion sociale

  • La Commune de Paris de 1871 et la Franc Maçonnerie (Partie 45)

     

     

     

    ANNEXE 2 :

    Liste des Loges maçonniques citées

     

     

     

     

     

    Noms des Loges

    Orient

    Obédience

    Date de
    création

    Obsevations

    Les Acacias

     

     

     

     

    L'Alliance fraternelle

     

     

     

     

    Alsace-Lorraine

    Paris

     

    1972

     

    L'Aménité

     

    GODF

     

     

    Les Amis Bienfaisants

     

     

     

     

    Les Amis Incorruptibles

     

     

     

     

    Les Amis de la Paix

    Angoulême

     

     

     

    Les Amis de la Paix

     

     

     

     

    Les Amis de la Patrie

    Paris

    GODF

     

     

    Amis de la Renaissance

     

     

     

     

    Les Amis Réunis

    Barbezieux

     

     

     

    Les Amis de la Tolérance

     

     

     

     

    Les Amis Triomphants

     

     

     

     

    Les Amis de la Vérité

    Paris

     

     

     

    Les Amis de la Vérité

    Lyon

     

     

     

    L'Amitié

     

     

     

     

    L'Asile de la Vertu

    Montevideo (Uruguay)

     

     

     

    L'Avenir

    Paris

     

     

     

    La Bienfaisance Châlonnaise

    Châlons-sur -Marne

     

     

     

    Le Bienfait Anonyme

    Nîmes

    GODF

     

     

    La Californie

    Paris

     

     

     

    La Clémente Amitié

    Paris

    GODF

     

     

    La Clémente Amitié Cosmopolite

     

     

     

     

    La Constante Amitié

    Paris

    GODF

     

     

    La Constante Amitié

    Arras

     

     

     

    Cosmos 288

     

     

     

     

    Denis Papin

    Blois

     

     

     

    Les Disciples du Progrès

     

     

     

     

    Les Droits de l'Homme

    Paris

    GODF

     

     

    L'Echo

    Nîmes

    GODF

     

     

    L'Ecole Mutuelle

     

     

     

     

    L'Ecossaise 133

     

     

     

     

    Les Egalitaires

    New-York

     

     

     

    Les Emules d'Hiram

     

     

     

     

    Les Enfants de Gergovie

     

     

     

     

    L'Etoile Polaire

     

     

     

     

    L'Evolution Sociale

    Paris

     

     

     

    Fedelta

    Palerme

     

     

     

    La Fidélité

    Colmar

     

     

     

    La France Socialiste

    Paris

    GODF

     

     

    La Fraternité Ecossaise

    Nice

     

     

     

    La Fraternité Progressive

    Villefranche-sur Saône

    GODF

     

     

    La Fraternité Universelle

    Paris

     

     

     

    La Fraternité Vosgienne

    Epinal

     

     

     

    Les Frères Réunis

    Strasbourg

     

     

     

    L'Harmonie de Paris

     

     

     

     

    Isis-Montyon

     

     

     

     

    La Jérusalem Céleste

    Paris

     

     

     

    Jérusalem Ecossaise 99

     

    Suprême Conseil

     

     

    La Justice 133

     

    Suprême Conseil

     

     

    La Justice n° 135

     

     

     

     

    La Justice

    Paris

     

     

     

    Le Libre Examen

    Paris

    Suprême Conseil de France

     

     

    Les Libres Penseurs

    Pecq

     

     

    Loge qui a initié Maria Deraismes

    Les Libres Pionniers du Progrès

    Montpellier

    Suprême Conseil de France

     

     

    Le Lien des Peuples

     

     

     

     

    Le Lien des Peuples et les Bienfaiteurs Réunis

    Paris

     

     

     

    La Ligne Droite

     

     

     

     

    La Parfaite Aménité

    Le Havre

     

     

     

    La Parfaite Harmonie

    Mulhouse

     

     

     

    Le Parfait Silence

     

     

     

     

    Patrie et Humanité

    Soissons

     

     

     

    La Persévérance

     

     

     

     

    Les Philadelphes

    Londres

     

     

     

    Les Philanthropes du Maine

    Le Mans

     

     

     

    La Philosophie Sociale

     

     

     

    Atelier dissident qui accepte les femmes

    La Prévoyance

     

     

     

     

    Les Proscrits

    Londres

     

     

     

    Le Progrès

    Saint-Géniès de Malgoirès

    GODF

    1867

     

    La Réforme

    Marseille

     

     

     

    La Renaissance

     

     

     

     

    La Renaissance d'Hiram

     

     

     

     

    Les Rénovateurs

    Clichy

    GODF

     

     

    La Réunion des Amis Choisis

    Marseilles

    GODF

     

     

    Le Réveil maçonnique

    Boulogne

     

     

     

    Le Réveil de l'Yonne

    Auxerre

     

     

     

    La Rose du Parfait Silence

     

     

     

     

    La Ruche Libre

    Paris

     

     

     

    Sincérité, Parfaite Union et
    Constante Amitié Réunies

    Besançon

     

     

     

    Saint-Jean de Crimée

    Sébastropol

     

     

     

    Saint-Jean de Jérusalem

    Nancy

     

     

     

    Saint-Pierre des Vrais Amis

     

     

     

     

    Saint-Vincent- de -Paul

    Paris

     

     

     

    Seules

     

     

     

     

    La Sincérité

    Reims

     

     

     

    Le Temple des Amis de l'Honneur français

    Paris

    GODF

     

     

    La Tolérance

     

     

     

     

    Le Travail

     

     

     

     

    Les Travailleurs

    Levallois

     

     

     

    Les Travailleurs Socialistes de France

    Paris

    GODF

     

     

    Les Trinitaires n° 3

    Paris

    GLDF

     

     

    Les Trois Jours

     

     

     

     

    Union et Bienfaisance

     

    Grande Loge Centrale (Paris)

     

     

    L'Union d'Orient

     

     

     

     

    L'Union Fraternelle

     

     

     

     

    L'Union Parfaite de la Persévérance

     

     

     

     

    L'Union Socialiste

    Paris

    GODF

     

     

    Voltaire

    Paris

     

     

     

    Les Vrais Amis de Paris

     

     

     

    Chapitre

    Les Zélés Philanthropes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Elihu Benjamin Washburne (1816-1887): Ambassadeur des Etats-Unis en France où il joue un rôle influent dans les négociations de l’armistice de la Guerre de 1870. Ami intime de Jules Favre. Il fit mine d’opter pour la Commune et en profita pour renseigner Versailles et en servir les intérêts. Il était au courant des intentions du gouvernement de Versailles de procéder à un massacre systématique des « insurgés » et il n’essaya pas d’empêcher ce massacre, mais au contraire le favorisa en désorganisant la défense de la Commune par une offre de médiation auprès des Prussiens.

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  • Poèmes de VERLAINE

    Verlaine a écrit ce poème à propose de la Révolution de 1848, puis il a ajouté quelques strophes suite à la Semaine sanglante de 1871.

    Les vaincus

    À Louis-Xavier de Ricard.

    I

    La Vie est triomphante et l'Idéal est mort,
    Et voilà que, criant sa joie au vent qui passe,
    Le cheval enivré du vainqueur broie et mord
    Nos frères, qui du moins tombèrent avec grâce.

    Et nous que la déroute a fait survivre, hélas !
    Les pieds meurtris, les yeux troubles, la tête lourde,
    Saignants, veules, fangeux, déshonorés et las,
    Nous allons, étouffant mal une plainte sourde,

    Nous allons, au hasard du soir et du chemin,
    Comme les meurtriers et comme les infâmes,
    Veufs, orphelins, sans toit, ni fils, ni lendemain,
    Aux lueurs des forêts familières en flammes !

    Ah ! puisque notre sort est bien complet, qu'enfin
    L'espoir est aboli, la défaite certaine,
    Et que l'effort le plus énorme serait vain,
    Et puisque c'en est fait, même de notre haine,

    Nous n'avons plus, à l'heure où tombera la nuit,
    Abjurant tout risible espoir de funérailles,
    Qu'à nous laisser mourir obscurément, sans bruit,
    Comme il sied aux vaincus des suprêmes batailles.

    II

    Une faible lueur palpite à l'horizon
    Et le vent glacial qui s'élève redresse
    Le feuillage des bois et les fleurs du gazon ;
    C'est l'aube ! tout renaît sous sa froide caresse.

    De fauve l'Orient devient rose, et l'argent
    Des astres va bleuir dans l'azur qui se dore ;
    Le coq chante, veilleur exact et diligent ;
    L'alouette a volé, stridente : c'est l'aurore !

    Éclatant, le soleil surgit : c'est le matin !
    Amis, c'est le matin splendide dont la joie
    Heurte ainsi notre lourd sommeil, et le festin
    Horrible des oiseaux et des bêtes de proie.

    Ô prodige ! en nos coeurs le frisson radieux
    Met à travers l'éclat subit de nos cuirasses,
    Avec un violent désir de mourir mieux,
    La colère et l'orgueil anciens des bonnes races.

    Allons, debout ! allons, allons ! debout, debout !
    Assez comme cela de hontes et de trêves !
    Au combat, au combat ! car notre sang qui bout
    A besoin de fumer sur la pointe des glaives !

    III

    Les vaincus se sont dit dans la nuit de leurs geôles :
    Ils nous ont enchaînés, mais nous vivons encor.
    Tandis que les carcans font ployer nos épaules,
    Dans nos veines le sang circule, bon trésor.

    Dans nos têtes nos yeux rapides avec ordre
    Veillent, fins espions, et derrière nos fronts
    Notre cervelle pense, et s'il faut tordre ou mordre,
    Nos mâchoires seront dures et nos bras prompts.

    Légers, ils n'ont pas vu d'abord la faute immense
    Qu'ils faisaient, et ces fous qui s'en repentiront
    Nous ont jeté le lâche affront de la clémence.
    Bon ! la clémence nous vengera de l'affront.

    Ils nous ont enchaînés ! mais les chaînes sont faites
    Pour tomber sous la lime obscure et pour frapper
    Les gardes qu'on désarme, et les vainqueurs en fêtes
    Laissent aux évadés le temps de s'échapper.

    Et de nouveau bataille ! Et victoire peut-être,
    Mais bataille terrible et triomphe inclément,
    Et comme cette fois le Droit sera le maître,
    Cette fois-là sera la dernière, vraiment !

    IV

    Car les morts, en dépit des vieux rêves mystiques,
    Sont bien morts, quand le fer a bien fait son devoir
    Et les temps ne sont plus des fantômes épiques
    Chevauchant des chevaux spectres sous le ciel noir.

    La jument de Roland et Roland sont des mythes
    Dont le sens nous échappe et réclame un effort
    Qui perdrait notre temps, et si vous vous promîtes
    D'être épargnés par nous vous vous trompâtes fort.

    Vous mourrez de nos mains, sachez-le, si la chance
    Est pour nous. Vous mourrez, suppliants, de nos mains.
    La justice le veut d'abord, puis la vengeance,
    Puis le besoin pressant d'opportuns lendemains.

    Et la terre, depuis longtemps aride et maigre,
    Pendant longtemps boira joyeuse votre sang
    Dont la lourde vapeur savoureusement aigre
    Montera vers la nue et rougira son flanc,

    Et les chiens et les loups et les oiseaux de proie
    Feront vos membres nets et fouilleront vos troncs,
    Et nous rirons, sans rien qui trouble notre joie,
    Car les morts sont bien morts et nous vous l'apprendrons.

     

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  • Emile Thirifocq (1824-1900) : Tailleur, puis professeur de coupe. Franc-maçon. Membre de la loge Le Libre Examen du Suprême Conseil de France. Militant socialiste. Il est initié le 9 janvier 1850 à la loge Jérusalem Ecossaise 99 du Suprême Conseil, en devient le secrétaire l’année suivante, l’orateur en 1854 et le vénérable en 1864. Il est déiste. En 1869, orateur de la première section de la Grande Loge Centrale, il défend vainement le maintien de la croyance en « une puissance infinie désignée sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. » En 1870, il rallie la loge naissante, Le Libre Examen, destinée à regrouper des déistes rationnels qui poursuivent avec l’Alliance religieuse universelle le chimérique espoir de réaliser une synthèse des religions. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

    Le 26 avril 1871, les maçons se réunissent pour prendre une décision après l’échec de la seconde démarche conciliatrice. L’intervention de Thirifocq est décisive. Il propose de dire aux versaillais que « si dans les 48 heures on n’a pas pris une résolution tendant à la pacification, on plantera les drapeaux maçonniques sur les remparts » et que « si un seul est troué par un boulet ou par une balle nous courrons tous aux armes pour venger cette profanation ». Il poursuit : « Hommes de paix, les maçons sont forcés de devenir soldats. Il faut qu’ils aillent en face des hordes de Versailles planter la bannière maçonnique, décidés à la défendre à coups de fusil si une seule balle troue la laine bleue du drapeau. » On sut, écrit le représentant du Cri du Peuple, après cette intervention, que la franc-maçonnerie était avec la Révolution. A la sortie, un cortège se constitue, il est évalué, par la presse communarde, à 2000 personnes. Les maçons, bannières déployées, sous la conduite de Thirifocq, se rendent à l’Hôtel de Ville. La Commune interrompt ses travaux pour les recevoir dans la cour d’honneur.

    Thirifocq prend parole pour annoncer le ralliement de la maçonnerie à la Commune. La manifestation a lieu le 29 avril. A l’Hôtel de Ville, il reçoit le drapeau rouge pour que celui-ci soit placé devant les bannières et face aux « balle homicides des versaillais » et répond aux diverse allocutions au nom de la maçonnerie. Il est l’un des trois délégués qui rencontrent Thiers. Après l’entrevue qui échoue, il est à la tête de la fédération qui réunit les maçons et les Compagnons décidés à se battre dans les rangs de la Commune. Après la défaite, Thirifocq se réfugie à Bruxelles. En 1872, il publie une brochure « eh faveur de l’amnistie et de la levée de l’état de siège… » où il explique le rôle joué par les maçons en 1870 et 1871. Il est condamné le 18 juin 1875, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Amnistié le 17 mai 1879, il reprend sa place au « Libre Examen », dont il devient vénérable en 1884.

     

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  • Séverine née Caroline Rémy (1855-1929) : Ecrivaine et journaliste libertaire et féministe, amie de Vallès, directrice du Cri du Peuple, de 1886 à 1888. Elle reprend le journal à la mort de Vallès en 1885. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien. Elle se laisse parfois aller à la dénonciation de l’ « esprit juif » ou des « grands juifs ». Elle s’engage un temps aux côtés du général Boulanger. Elle s’engage aux côtés des dreyfusards. Elle adhère en 1921 au Parti Communiste Français, qu’elle quitte lorsqu’on la met en demeure de rompre avec la Ligue des droits d e l’homme, qu’elle avait contribué à créer. Toute sa vie, elle se montre une amie engagée des bêtes et milite pour le respect de la vie animale.

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