• Metz, une ville … gérée comment ? Dans l’intérêt de qui ? (Douzièmz partie)

    Oui, décidément, dans cette lutte entre plusieurs fractions bourgeoises et petites-bourgeoises, l’intérêt bien compris des ouvriers est de ne pas participer à ce cirque électoral : la seule position juste est l’abstention révolutionnaire !

    aEnsuite, la gauche, représentée par Dominique Gros. De 2008 à 2014, par rapport à l’avant, la période JMR, rien n’a changé fondamentalement à Metz : il n’y a eu aucune rupture, mais continuité. Sauf que Dominique Gros a servi ses propres affidés. Que peut dire, par exemple Patrice Nzihou, adjoint en charge des quartiers de Borny et Bellecroix, concernant le GPU ? Absolument rien. Ceci en raison des indemnités et des divers avantages en nature concédés. Sans doute, deux adjoints, débarqués en 2013, ont-ils signalés quelques défauts majeurs de l’équipe Gros, mais ils n’ont pas fait cela avant, et la conséquence est qu’ils ne figurent plus sur la liste de Dominique Gros en 2014. Gageons qu’objectivement, ces adjoints n’ont plus aucun intérêt à voir élu cette équipe sortante ! Avant la mise à l’écart, les sacro-saintes indemnités empêchaient de voir, d’entendre et surtout de parler.

    Les membres de EELV ne sont qu’un appendice de la libéral-démocratie : où sont les principes écologiques mis en vigueur ? Si le système n’est pas remis en cause, le développement durable consiste à polluer un peu moins pour pouvoir polluer plus longtemps. Si les verts avaient voulu faire valider par les électeurs leur bilan, il fallait qu’ils présentent une liste autonome aux élections municipales, pour le premier tour. Mais ils avaient trop la crainte de perdre les indemnités et les avantages d’élus, et voilà qu’ils plient les genoux devant Dominique Gros. Pour René Darbois, les indemnités constituent un complément de sa retraite, complément indispensable pour pouvoir faire le plein de son véhicule. Le seul et véritable élu qui a instillé une politique écologique à Metz, ces cinquante dernières années, c’est Jean Maris Pelt et on peut dire que l’on vit encore sur les mesures qu’il avait prises alors.

    Les pseudos-communistes font aussi chorus avec le parti socialiste. Même si Jacques Maréchal se contorsionne lors du dernier Conseil municipal du 30 janvier 2014, pour apparaître, en l’absence de la droite classique, comme un opposant crédible. Tout ça pour ça : appeler à voter pour Dominique Gros au second tour, et continuer de faire la même politique libérale pendant six nouvelles années ! Indiscutablement, les travailleurs auront retrouvé leur dignité et leur autonomie le jour où les manœuvres crapuleuses de ces politicards seront démasquées, et qu’il leur sera interdit de manifester dans l’avenir dans les cortèges des ouvriers.

    Enfin la « droite révolutionnaire » ou extrême droite représente aujourd’hui la fraction qui a le vent en poupe : c’est la fraction la plus dangereuse et celle qu’il conviendra sans doute de combattre sur le long terme. Le Front national va sans doute jouer un rôle d’arbitre lors des prochaines élections municipales à Metz. Quoi qu’il arrive il aura des représentants au Conseil municipal de Metz. Rappelons la définition du fascisme : c’est « la dictature terroriste ouverte, des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins, les plus impérialistes du capital financier » (7° Congrès, Internationale Communiste, 1935).

     

    L’intérêt des mass-médias, qui reflètent le point de vue de la classe dominante, à savoir la bourgeoisie, était, en 2008, de présenter l’équipe de Dominique Gros comme une véritable alternative à l’équipe de Jean Marie Rausch. Ainsi, sans vergogne, les journaux locaux, dont le Républicain lorrain et La semaine ont affirmé que, pour la première fois depuis l’instauration du suffrage universel, en 1848, c’est une équipe de « gauche » qui a pris le pouvoir en 2008, à la mairie de Metz. Cela laisse entendre que le peuple a été écarté de la gouvernance de la ville et qu’il a enfin pu faire son entrée dans la mairie de Metz, en 2008 ! C’est un peu abusif.

    Il faut d’abord constater que les frontières sont plutôt poreuses entre les deux équipes, et cela depuis toujours ! Ainsi Jean Marie Rausch a été plusieurs fois ministre d’un gouvernement de gauche, sous la férule de François Mitterrand. Inversement, Jean Marie Rausch a été élu président du Conseil régional de Lorraine, avec les voix de l’extrême droite, et ce n’est pas de gaîté de cœur qu’il a du démissionner alors, sur l’insistance des « humanistes » de son camp : il a démissionné avec pertes et fracas, et de nombreux témoins pourraient confirmer l’avoir vu pleurer, mais alors vraiment pleurer,car c’est un des mandats (dans le cadre du cumul des mandats) qui lui tenait le plus à cœur) ! Par ailleurs, Dominique Gros a été adjoint dans l’équipe municipale de Jean Marie Rausch. Dans la liste actuelle de Dominique Gros, un représentant de la « droite dure », André Masius, pharmacien de son état, devait figurer en dernière position de la liste, selon les rumeurs. Cela ne s’est pas fait. Mais cela veut bien dire qu’il y a porosité entre le « socialisme national » des uns et le « nationalisme social » des autres. . De plus les listes Gros et Zimmermann ont toutes deux voulu intégrer un représentant du centre mou, le docteur Khalifé Khalifé. L’équipe Gros a comporté des représentants du centre droit le Modem. Aujourd’hui, le Modem, du moins en partie, c’est tourné du côté de la droite. Certains membres de la liste Zimmermann, de la droite dite « humaniste et solidaire » ont sans aucun doute, plus de points communs avec Dominique Gros, du centre gauche, qu’avec la droite extrême que représente par exemple, Jean Louis Masson. Aillagon ,ex-ministre de Jacques Chirac est le plus fidèle soutien de Dominique Gros. Fillipetti, opportuniste (elle a hésité entre le parti socialiste et le Modem), est sans aucun doute  une bourgeoise –bohème (ou bobo) qui a sa place aussi bien dans une équipe de droite ou de gauche. Par ailleurs, quatre représentants du Modem, dont Anne-Noëlle Quillot, présente lors du dernier mandat dans l’équipe de droite, seront présents sur la liste de Dominique Gros. Ceci alors que les membres du Modem ont choisi la liste de droite, celle d’Hénard, à Nancy. Cela signifie que, si Dominique Gros est élu, c’est bien une liste petite bourgeoisie qui sera aux affaires à Metz. Il est d’autant plus puéril pour les godillots du parti socialiste, que sont les représentants d’EELV et P »C »F , de prétendre faire partie d’une équipe « sociale », ou bien d’influer pour rendre cette liste un peu plus « sociale »’ » . Enfin, pour compléter le tableau, voilà que l’ancien maire, Jean Marie Rausch se présente comme un fidèle thuriféraire du nouveau maire, contre la liste de Marie-Jo Zimmermann : alors, entre Les deux , y a-t-il rupture ou continuité ?

    Ensuite, il suffit de faire le véritable bilan de l’équipe Gros, pour constater qu’il s’est inscrit dans la continuité du (ou des) maires précédents.

    Enfin, à qui fera-t-on croire encore que François Hollande et le parti socialiste sont réellement « socialistes » ? François Hollande, lui-même, ne s’en est jamais caché : c’est un libéral. Entre la City et les cités, son cœur a toujours été du côté de la City. Il n’y a que Mélenchon et les pseudos-communistes pour nous faire croire qu’il est possible, par un « bon vote », d’infléchir la position de François Hollande et du parti socialiste vers la « gauche », sous-entendu vers un peu plus de social. Il est clair que François Mitterrand, comme François Hollande ; ne sont que de bons gestionnaires, du capitalisme. Leur credo : il est possible de remettre le capitalisme, déliquescent et pourrissant, sur les rails, et de le faire fonctionner mieux, en introduisant quelques réformettes. Qui ne constate pas, que par le recours aux impôts (TVA,…), au chômage,etc. les « socialistes » font payer la crise au peuple et aux plus pauvres. Où est la politique du travail pour tous, du pain pour tous, d’un logement décent pour tous, d’une véritable écologie ?

    De plus, en bon « patriote » au service des grandes entreprises impérialistes françaises, le président Hollande mène une véritable politique néo-coloniale, notamment en Afrique. Où est l’internationalisme prolétarien des pseudos-communistes, présents dans l’équipe de Dominique Gros, pour dénoncer cela ? C’est Léon Blum qui écrivait, concernant le « socialisme national » ou « socialisme patriote » (à la manière d’Arnaud Montebourg) : « Il n’existe pas deux espèces de socialisme dont l’un serait international et dont l’autre ne le serait pas… un socialisme national ne serait ^plus le socialisme et deviendrait rapidement antisocialisme… ». (L’œuvre de Léon Blum, volume III, tome II, page 572).

    Comment Mélenchon peut-il faire croire qu’il vient de découvrir un tournant droitier de François Hollande, lui qui le côtoie depuis plus de trente années ? En quoi le Front de gauche est-il en rupture avec le capitalisme ? Il appelle à une « révolution citoyenne », ceci dans les urnes, faisant croire qu’il serait possible de mieux gérer les intérêts de la bourgeoisie, sans rompre avec le capitalisme.

    Oui, décidément, dans cette lutte entre plusieurs fractions bourgeoises et petites-bourgeoises, l’intérêt bien compris des ouvriers est de ne pas participer à ce cirque électoral : la seule position juste est l’abstention révolutionnaire !

     

     

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