• Metz, une ville … gérée comment ? Dans l’intérêt de qui ? (Onzième partie)

    Donc la seule solution, à l’heure actuelle, est l’abstention révolutionnaire, dans l’attente de la création d’un véritable parti communiste.

    Elections, piège à cons !

    La « démocratie représentative » est un système mis en place par la bourgeoisie, non pour donner le pouvoir au peuple, mais pour éviter que le peuple n’accède au pouvoir. Ceci est vrai au niveau national, comme au niveau local. C’est bien ainsi que les « créateurs » du régime bourgeois ont présenté la notion de souveraineté « représentée ». Pour Montesquieu, le peuple est incapable de gouverner. C’est pourquoi il doit choisir des « représentants » dans la classe éclairée, c’est-à-dire l’aristocratie et  la bourgeoisie, ceci dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle. Dans le Contrat social, Jean-Jacques Rousseau précise bien que la seule véritable démocratie est la démocratie directe, telle qu’elle existe, de son temps, en Suisse. Concernant les Anglais, il déclare que ceux-ci sont « libres », le jour des élections de leurs représentants. Après les élections, les Anglais redeviennent esclaves, les représentants choisis ayant tout loisir d’appliquer leur propre politique.

    Avant d’appliquer le système actuel de démocratie représentative, la bourgeoisie avait d’ailleurs appliqué, jusqu’en 1848, un système censitaire, afin d’exclure purement et simplement le peuple du jeu électoral. Pour être élu, mais aussi pour être électeur, il fallait payer un cens, c’est-à-dire un certain montant d’impôts à la fois pour pouvoir participer aux élections et être éventuellement élu.

    Aujourd’hui, le système de la « démocratie représentative » apparaît de plus en plus pour ce qu’il est : tout est fait de telle sorte que les élus sont issus du même sérail, la classe bourgeoise, et le peuple est exclu. En somme, périodiquement, tous les cinq années pour les élections présidentielles, ou toutes les six années pour les élections municipales, plusieurs fractions de la bourgeoisie (la « droite », la « gauche », l’  « extrême droite », etc.), se présentent au suffrage, afin de recueillir le plus de voix, et pendant la durée du mandat, représenter les intérêts de la bourgeoisie, soit pour la gestion du pays, soit pour la gestion d’une ville. C’est une façon pacifiée de régler les rapports de force entre les différentes fractions de la bourgeoisie, en faisant arbitrer leurs intérêts par le peuple.

    Il suffit de regarder d’un peu plus près comment se comportent les soit-disants représentants du peuple, une fois élus : ils ne rendent pas compte de leur mandat, il n’est pas possible de les faire démissionner s’ils n’exécutent pas leur programme, il y a parfois une hérédité dans la transmission des mandats, etc. Parfois cela peut aller jusqu’à l’achat de voix (famille Dassault). Il suffit d’observer les corps d’élus, que ce soit le Parlement, ou un conseil municipal, pour constater l’absence des catégories les plus nombreuses de la population française : absence de chômeurs, d’ouvriers, de paysans pauvres, d’employés, etc. Tous ces défauts devenant trop voyants, certaines équipes bourgeoises décident d’instiller un peu de « démocratie participative » : mais cette participation aux décisions est tellement encadrée, qu’elle en devient insignifiante lorsqu ‘elle existe.

    Bien évidemment le prolétariat n’est pas opposé par principe à une participation aux élections, quelles qu’elles soient. Mais pour ce faire, il doit exister une condition objective nécessaire : soit le prolétariat a la maîtrise de ces élections (ce qui était le cas dans le cadre de la Commune de Paris, en 1871), soit le prolétariat dispose d’un état-major, un véritable parti communiste qui le représente effectivement (ce qui était le cas du PCF, entre les deux guerres mondiales). Il peut être utile alors, même indispensable, pour le prolétariat d’arbitrer entre deux forces bourgeoises opposées, pour appuyer la force bourgeoise qui est le plus favorable à ses propres intérêts : par exemple, avant la seconde guerre mondiale, il était vital pour le prolétariat d’appuyer la bourgeoisie « démocratique », pour évincer la bourgeoisie fasciste. Il peut être aussi utile de participer aux élections pour que le prolétariat puisse compter ses forces. Mais aujourd’hui, participer aux élections relève d’une double erreur politique :

    ·        Le prolétariat ne dispose plus d’un état-major, d’un parti communiste, défendant l’autonomie de la classe ouvrière, c’est-à-dire capable d’exprimer les intérêts propres du prolétariat. Les soit-disants « communistes » du P »C »F ont depuis longtemps trahis les intérêts de la classe ouvrière et sont devenus un simple appendice de la social-démocratie ;

    ·        Aujourd’hui, les masses rejettent le système en tant que tel. Participer aux élections dans de telles conditions, c’est être illisible et se couper des masses car c’est une façon de sauvegarder un système pourri, sans pouvoir capitaliser une opposition à ce système, en l’absence d’une avant-garde.

    Donc la seule solution, à l’heure actuelle, est l’abstention révolutionnaire, dans l’attente de la création d’un véritable parti communiste.

    Quelles sont, à Metz, les fractions en présence pour partir à la conquête du « château », de la mairie ?

    Il y a d’abord la droite classique : elle a réussi à faire son unité, mais à quel prix, derrière madame Zimmermann. Jean Maris Rausch a fait consensus, et a géré la ville de Metz pendant plus de 36 années.  ! C’est le représentant typique de la bourgeoisie classique, qui se présentait aux suffrages des messins tous les six années, et qui une fois élu, n’avait que faire de ses mandants. Que d’avantages alors pour les « élus » : outre les indemnités, parfois cumulées, s’y ajoutaient tous les avantages en nature : repas, téléphone, appartements, voitures, etc. Encore aujourd’hui, le personnel municipal se rappelle d’un ex-élu « rauschiens », qui disposait encore de la possibilité de garer son véhicule personnel dans la cour intérieure de la mairie, alors qu’il n’était plus conseiller municipal, depuis longtemps. Jean Marie Rausch faisait et défaisait les carrières. Il a fait embaucher ses affidés, dont son propre fils, ainsi que d’autres membres de sa famille, sans que ses successeurs « socialistes » ne trouvent rien à redire. Cette droite était divisée en un « centre droit » (JMR) et une droite extrême (Jean Louis Masson et d’autres). Si elle voulait partir avec des chances, minimes, de reconquérir la mairie de Metz, cette droite devait réaliser son unité. Et pourtant, il y a une forte partie de la bourgeoisie messine qui rejette Jean Louis Masson. Celui-ci est connu comme le loup blanc (trac diffamatoire, création d’un parti groupusculaire pour recueillir des fonds publics, etc.). Même l’UMP a exclu ce personnage de ses rangs pour extrémisme et indiscipline. Afin de bien montrer que c’est lui le patron, il a souhaité signer l’accord électoral avec la droite centriste : cela veut donc bien dire que madame Zimmermann, qui déjà manque de charisme, sera une mairesse de substitution. Jean Louis Masson sera le véritable patron, sans passer par l’onction du suffrage universel. D’ores et déjà, de nombreux proches de JMR ont fait part de leur intention de s’opposer à cet attelage en mairie de Metz. Par ailleurs, la droite « humaniste et solidaire », représentée par Colin-Oesterlé, n’a objectivement aucun intérêt à voir élu Marie-Jo Zimmermann, représentante de Jean Louis Masson.

    Par exemple, dans le dernier exemplaire de « Moselle Avenir Lettre parlementaire n° 71 » de décembre 2013, de Jean Louis Masson, sur un ensemble de 19 photographies, Jean Louis Masson apparaît seul 8 fois. Jean Louis Masson et Marie-Jo Zimmermann apparaissant ensemble 10 fois. C’est donc bien Jean Louis Masson le vrai patron. Si la liste de Marie-Jo Zimmermann est élue en mars prochain, on pourra donc dire qu’il y a d’un côté, une mairesse « latente », ou « apparente », Marie-Jo Zimmermann elle-même, prenant ses consignes auprès de son mentor, et un maire « manifeste », « en titre », mais non élu ; Jean Louis Masson. C’est une façon supplémentaire de décrédibiliser la « démocratie représentative ».

     

     

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