(Partie 41) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
Jean Baptiste Donatien de Vimeur, Marquis de Rochambeau (1725-1807) : Participa à l’insurrection américaine. Franc-maçon. Membre de la loge « Saint Jean de la Candeur ». Il finira maréchal.
Donatien Marie-Josèphe, baron de Vimeur de Rochambeau (1755-1813) : Participe à la guerre d’indépendance américaine. Franc-maçon. Membre de la Loge « Saint Jean D’Ecosse du Contrat Social » à Paris. Gouverneur de Saint-Domingue.
Aimery Louis Roger Marquis de Rochechouart (1744-1791) : Franc-maçon. Maréchal de camp. Député de Paris, représentant de la noblesse en 1789. Membre de la « Société Olympique » (1786). Participe à l’insurrection américaine. Il commande 6000 hommes environ, formant un contingent composé de quatre régiments. Aves les remplacements, cela fera au total un contingent de 10 000 hommes qui vont ensemencer en France des idées révolutionnaires. Le nombre des officiers francs-maçons est de plus de 200 officiers sur les 1000 du corps expéditionnaire. Emigre dès septembre 1789.
Comtesse de Rochechouart : Franc-maçonne. Membre de la Loge « La Candeur ».
Pierre Louis Roederer (1754-1835) : Avocat au parlement de Metz. Auteur de nombreux ouvrages historiques et littéraires. Membre de la société des Philalèthes et de l’académie de Metz (1782). Le prince de Beauvau l’introduisit en novembre 1788 à la « Société des Trente », une des sociétés politiques les plus actives en faveur du tiers-état, restreinte, mais influente, mêlant noblesse et roture dans le camp révolutionnaire, et préparant des solutions à la crise. Elu député le 26 octobre 1789, en remplacement de Maujean, représentant le tiers-état. Président du Club des Jacobins le 29 août 1791. Membre de l’Académie française.
En 1797, républicain conservateur, il s’engage aux côtés de Sieyès, dans le coup de force brumairien.
Alexandre Louis Roëttiers de Montaleau (1748-1808) : Franc-maçon. Initié à la loge « L’Amitié » de Paris en 1774. Il devient maître l’année suivante, puis vénérable de cet atelier en 1778. Grand Officier du Grand orient de France en 1780. En 1782, il entre dans la célèbre Loge « Les Amis Réunis », dont il devient vénérable. Il s’affilie en 1788 à « La Constance », à l’orient de Paris, puis entre au chapitre « Les Amis Réunis », dont il est le Très Sage. Affilié à de nombreuses loges, il s’efforce de préserver la franc-maçonnerie pendant la Terreur. En 1804, il est représentant du Grand maître Joseph Bonaparte.
Camille prince de Rohan :
Claude Joseph Rouget de l’Isle (1760-1836) : Officier du Génie. Auteur de la Marseillaise. Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Frères Discrets » à Charleville. Emprisonné sous la Terreur pour royalisme, échappant à la guillotine, puis combattant en Vendée.
L’abbé Rozier :
S
Jean Baptiste François, comte de Sade (1701-1767). Père du marquis de Sade. Diplomate. Ambassadeur. Négociateur du cardinal de Fleury à Londres. Franc-maçon. Initié le 12 mai 1730 à la loge « Horn Tavern », orient de Westminster, en même temps que Charles, baron de Montesquieu philosophe.
Donatien Alphonse François Comte de, dit le Marquis de Sade (1740-1814) : Ecrivain, auteur de romans érotiques. Mestre de camp en cavalerie, lieutenant-général en Bresse (1763). Enfermé comme fou incurable sur ordre de Napoléon 1° Franc-maçon. Initié en 1790 à la loge « Les Amis de la Liberté », orient de Paris. Membre de la Loge des « Neuf Sœurs » le 7 février 1780 à Paris. Il figure pendant la révolution sur les tableaux de la loge fréquentée par Mirabeau, « Les Amis de la Liberté », Paris. A peu fréquenté les loges du fait de ses nombreux internements.
Docteur Saiffert (ou Seiffert) : Médecin de la princesse de Lamballe. Disciple de Cagliostro. Formé par les Illuminés de bavière. Franc-maçon.
Saint-Florentin :
Comte de Saint-Germain (1690 ou 1696 ou 1710- 1784) : Appartint à la Stricte Obédience allemande. Alchimiste. Agent secret de Louis XV. Connu sous le nom de comte de Surmont, comte Soltinoff, etc. Affirme qu’il est « immortel » grâce à un élixir de longue vie. Opère des transmutations alchimiques dans le laboratoire qu’il s’aménage au château de Chambord, grâce à l’obligeance du roi. Suite à des intrigues, il quitte la France (1760). Auteur de : La Très Sainte Trinosophie. Franc-maçon. Initié en Allemagne. Initiateur de Cagliostro et de sa compagne au Rite dont le culte de « L’Immortel » est l’objet. Participe aux convents maçonniques européens de Paris et de Wilhelmsbad (1785).
Louis Antoine Léon de Saint-Just (1767-1794) : Membre du Comité de salut public.
Louis Claude de Saint Martin dit le « Philosophe inconnu » (1743-1803) : Théosophe. Avocat du roi au Baillage et siège présidial de Tours (1764-1765). Officier au régiment de Foix-Infanterie (1765-1771). Rencontre son « premier maître », Martinès de Pasqually à Bordeaux (1768). Grâce à Charlotte de Boecklin, il rencontre par la lecture son « deuxième maître », Jakob Boehme, en 1788. Conférence publique avec Garat (1793). 1785 : il assiste aux communications médiumniques de l’ « Agent Inconnu » à Lyon. Franc-maçon. Initié en 1765, peut-être à la loge « La Concordance », orient de Tours. Reçoit les Grades Cohens de Porche par le ministère du frère Baudry de Balzac (1765). Commandeur d’Orient (fin 1768). Reau-Croix en avril 1772, ordonné par Martinès de Pasqually. Un des fondateurs de la Société Philanthropique (1780). Membre de la Société de l’Harmonie de Franz-Anton Messmer (1784). Reçu le 4 juillet 1785 au sein de la Société des Initiés. Membre de la loge « Bienfaisance », orient de Lyon (1785). Adoubé Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte le 24 octobre 1785 sous le nom d’Eques a Leone Sidero. Profès et Grand Profès. Demande que son nom soit rayé des registres maçonniques (1790).
Claude Anne de Rouvroy, marquis de Saint-Simon (1743-1819) : Franc-maçon. Maréchal de camp. Député d’Angoulême, représentant de la noblesse en 1789. Membre des Loges « La Candeur » (1775-1776), et « L’Olympique de la Parfaite Estime » (1786), orient de Paris, et membre de la « Société Olympique » (1786).
Sans-culotte :
· Signifierait : « laisser pendre sa chemise par-dessus sa ceinture jusqu’aux genoux », c’est-à-dire sans apercevoir le haut des chausses. Se radicaliser revenait à être sans-culotte.
· Signifierait « sans culte ». Vouloir le renversement du trône et de l’autel.
· Signifierait « à bas la calotte », celle des curés.
Général Antoine Joseph Santerre (1752-1809) : Franc-maçon. Commandant de la garde nationale, il prit part à la prise de la Bastille, à la fusillade du Champ de Mars, la prise du château des Tuileries et le massacre de Septembre.
Santerre, malgré ses dénégations, fut accusé d’avoir sciemment tiré sur la foule, le 17 juillet 1791, sur les Parisiens réunis au Champ de Mars, et il fut décrété de prise de corps. Il se cacha, puis, comptant sur quelques appuis, réussit à se faire absoudre.
Marie Joseph Savalette de Buchelay : Fermier général de 1749 à 1764, oncle de Savalette de Langes.
Charles Jean Pierre Paul marquis de Savalette de Langes (1745-1797) : Conseiller au parlement de Paris. Refuse de rentrer dans le parlement Maupéou (1771). Trésorier-payeur (1790). Capitaine des gardes nationales parisiennes du bataillon de Saint-Roch. Aide de camp de La Fayette. Franc-maçon. Initié le 15 mai 1766 à la Loge « L’Union Indivisible » à Lille. Il installe en 1771 à Paris « Les Amis Réunis » (Membre de 1771 à 1792). Vénérable et Grand Architecte des « Amis Réunis » (1774). Député au Grand Orient (1774). Grand Secrétaire du Grand Orient (1777). Se signale en recevant les Illuminés de Bavière (1792). . Puis il fonde l’Ordre Maçonnique des « Philalèthes ». Membre de la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime », orient de Paris (1783-1788). Fondateur de La Société Olympique, à Paris, souchée sur la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime », orient de Paris (1785). Officier d’honneur du Grand Orient (1787). Membre du Chapitre « Les Amis Réunis », vallée de Paris (1788). Membre de la loge « Le Centre des Amis », orient de Paris (1793). . L’atelier de Savalette de Langes compte en 1791, lors de l’interruption de ses travaux, plus de 300 membres.
Sébastiani :
Comte Louis Philippe de Ségur (1753-1830) : Participe à l’insurrection américaine. Franc-maçon, il est grand commandeur du Suprême Conseil de France de 1822 à 1825.
Jean Mathieu Sérurier (1742-1819) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié à une date inconnue. Il était membre de la Loge « Saint-Alexandre d’Ecosse » à Paris et Grand Prieur d’Honneur du chapitre « L’Abeille Impériale ». Le 30 mars 1807, il participe à l’installation de Cambacérès comme Grand Maître du Rite Ecossais à la « Mère Ecossaise de France ».
Antony Seyer :
Emmanuel Joseph Sieyès, ou l’abbé Sieyès, Marquis de Sieyès (1748-1836) : Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Abbé, chanoine ou vicaire général de Chartres. Député en 1789, représentant le Clergé. Conventionnel.
Nicolas Jean-de-Dieu Soult duc de Dalmatie (1769-1851) : Maréchal de France. Ministre sous Louis-Philippe. Franc-maçon. Grand Officier d’Honneur du Grand Orient de France. Initié à une date inconnue. Il fur Grand Officier du Grand Orient de 1804 à 1814. Il était membre du chapitre « L’Harmonie Universelle » à Castres en 1813.
Gasparo Luigi Pacifico Spontini (1774-1851) : Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Age d’Or » à Paris.
Henri Beyle, dit Stendhal (1783-1842) : Officier de dragons sous l’Empire, intendant militaire, puis écrivain. Consul. Franc-maçon. Initié le 3 août 1806. Il appartenait à la loge « Sainte Caroline », orient de Paris, comme l’indique son Journal.
Pierre André, bailli de Suffren de Saint Tropez (1726-1788) : Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Olympique de la Parfaite Estime » en 1786. Amiral en 1784.
François Louis Suleau (1757- Massacré au cours de la journée du 10 août 1792, en la cour des Feuillants, à Paris, par Théroigne de Méricourt et une troupe de révolutionnaires) : Avocat au Conseil du roi (1784-1787). Sénéchal de Guadeloupe (1787-1789). Ecrivain, journaliste contre-révolutionnaire et pamphlétaire royaliste. Auteur de : Le journal de M. Suleau, et de Actes des apôtres. Franc-maçon ; Membre de la loge « Sainte-Sophie », orient de Paris (1786).
Robert Surcouf (1773-1827) : Franc-maçon. Initié en 1796 à la loge « La Triple Espérance » à Port-Louis, Ile Maurice. Membre en 1809 de « La Triple essence » à Saint-Malo.
Swedenborg :
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Charles Maurice, duc de Talleyrand Périgord, prince de Bénévent (1754-1838) : Prêtre (1779). Evêque d’Autun (1788). Député du clergé aux Etats-généraux (1789). Ministre des Affaires étrangères, grand chambellan de Napoléon 1° (1804), puis des rois de France. Franc-maçon. Initié à la loge « L’Impériale des Francs Chevaliers », orient de Paris (1805-1808). . Il resta apprenti toute sa vie. Il ne semble pas avoir dépassé ce grade.
Madame Tallien, née Thérésa Cabarrus (1773-1835): Franc-maçonne. Fut membre de la loge « Olympique ». Salonnière. Tallien est son second époux, qu’elle épouse en 1794. Elle sera une des reines des Merveilleuses et du Directoire, avec Joséphine de Beauharnais, Fortunée Hamelin, Mademoiselle Lange et Juliette Récamier.
Antoine Omer Talon de Boulay-Thierry (1760-1811) : Député suppléant du Tiers-Etat, siège à la place de Montboissier. Franc-maçon. . Membre de la Loge « Les Cœurs simples de l’Etoile Polaire » à l’orient de Paris.
Henri Joseph Taskin (1779-1852) : Franc-maçon. Membre des loges « Les élèves de la Nature » (1810) et « La Tolérance » (1833) Grand officier du Grand Orient. 33°. Fondateur et vénérable d’honneur de la Loge « Les Frères Unis Inséparables ».
Tassin de l’Etang :
Claude Antoine Thory :
Pierre-Joseph comte de Toulouse-Lautrec (1727-1794) : Franc-maçon. Maréchal de camp. Député de la sénéchaussée de Castres, représentant la noblesse en 1789. Figure sur les tableaux de la Loge « Saint-Jean », orient de Castres.