Louis Périer ( ?-1948) : Chef de travaux en zoologie à l’Université de Grenoble (1900). Député radical socialiste de l’Isère de 1910 à 1919. Sénateur en 1920 (Gauche démocrate) jusqu’en 1940. Ministre (1925-1926). En 1934, président du Conseil général de l’Isère. En 1936, ardent défenseur du Front populaire. En juillet 1940, il est parmi les « 81 », avec le frère Léon Martin, à refuser la confiance à Pétain. Mis en résidence forcée à Vals, puis à Nice (1942) par le gouvernement de Vichy. Franc-maçon. Initié le 13 juillet 1898 à la loge « L’Alliance Ecossaise », orient de Grenoble, Grande Loge de France. Orateur dès octobre 1898. Fonde la loge « L’Avenir », avec Léon Martin, au Rite Ecossais Ancien et Accepté, en 1901. Dreyfusard. Il incarne l’idéal maçonnique en Isère pendant 50 ans.
Paul Jules Perrin (1891-1950) : Ingénieur. Député SFIO de la Seine de 1932 à 1936, puis PSDF (Renaudel-Marquet). Franc-maçon. Membre de la loge La Philosophie positive. Conseiller de l’Ordre GODF (secrétaire) en 1936-1938. Il est membre de la Ligue des droits de l’homme depuis 1928, et appartient à son comité central (1938-1940). En 1938, dans une réunion publique à la Mutualité, il dénonce les pogroms de la Nuit de Cristal, invoquant « l’idéal républicain français » et les idéaux de liberté et fraternité humaine. Il se rallia au régime de Vichy. Il se rallia au Rassemblement national populaire de Marcel Déat et aurait appartenu à France-Europe de Francisque Desphilippon.
Henri Philippe Benoni Omer Joseph Pétain (1856-1951) : Maréchal. Jugé à la Libération pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison par la Haute Cour de justice. Il a souvent répété l’adage : « Un juif n’est jamais responsable de ses origines. Un franc-maçon l’est toujours de ses choix. » Henri du Moulin de Labarthète, le premier directeur du cabinet civil de Philippe Pétain, a déclaré : « Parlons franc, nous n’aimions, ni les uns ni les autres, la franc-maçonnerie. Le Maréchal faisait même profesion de la détester. Un juif, disait-il, n’st jamais responsable de ses origines, un franc-maçon l’est toujours de son choix. ».
Pevet : Militant du Parti communiste français. Franc-maçon.
Abel Peyrouton : Franc-maçon. A été radié.
Louis Maurice Picard (1907- ?) : Déporté en Allemagne : Dachau, Buchenwald, Ohrdruff (avril 1943-avril 1945). Préfet. Franc-maçon. Initié en 1952 à la Grande Loge.
François Piétri (1882-1966) : Ministre des Communications du 12 juillet au 6 septembre 1940 dans le gouvernement Pierre Laval sous le régime de Vichy. Ambassadeur de Vichy en Espagne en 1940 jusqu’à 1944.
Pierre Robert Piller dit Gaston-Leval (1895-1978) : Anarchiste. Insoumis dès l’âge de 16 ans. Réfugié en Espagne. Ecrit dans Le Libertaire sous le pseudonyme de Gaston-Leval. Délégué de la CNT espagnole au congrès de l’Internationale Syndicale Rouge. Combat dans les rangs républicains (1936). Condamné à quatre ans et demie de prison pour insoumission (1939). S’évade (1940). Traqué sous l’Occupation allemande. Correcteur d’imprimerie après la guerre. Franc-maçon. Orateur de la loge « La Chaîne d’Union », orient de Paris, Grand Orient (1959). 30° (Chevalier Kadosch).
Alexandre Etienne Piquemal (1891-1958) : Commis des PTT. Député communiste de la Seine (1924-1932). Franc-maçon. Membre de la loge « La République », orient de Paris.
Paul Pistre :
Marceau Pivert (1895-1952) : Syndicaliste. Instituteur. Dirigeant du Syndicat National des Instituteurs. Un des fondateurs du parti socialiste ouvrier paysan. Le leader de la « Gauche révolutionnaire » au sein du Parti socialiste SFIO, dans les années 1936. Franc-maçon. Il fut initié à la loge « L’Etoile Polaire », le 3 décembre 1919, orient de Paris, loge à laquelle il resta jusqu’à sa mort. Membre de la Loge « L’Union des Peuples. » Membre de la Fraternelle de l’Enseignement.
Jacques Ploncard, dit Jacques Ploncard d’Assac (1910-2005) : Ecrivain et journaliste. Disciple d’Edouard Drumont et de Charles Maurras, il adhère à l’Action française en 1927. En 1933, il fonde le Front national ouvrier paysan, avec Henry Coston, Albert Monniot et Jean Drault. En 1936, il rejoint le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Il appuie la Révolution nationale du maréchal Pétain, qui le décore de la francisque. Il travaille avec Bernard Faÿ et Henry Coston au Service des sociétés secrètes basé rue Cadet, chargé de répertorier les archives de la franc-maçonnerie. Il a collaboré au journal Documents maçonniques. Jacques Ploncard est surtout connu pour son antisémitisme, son antimaçonnisme et ses ouvrages relevant de la théorie du complot Son discours est à rapprocher de celui de ses confrères Henry Coston, Xavier Vallat et Maurice Bardèche. Il était apprécié de Pierre Dominique (Rivarol) et des catholiques conservateurs.
Edouard Olantagenet :
Charles Jean Guillaume Platon (1886-exécuté le 28 août 1944 à Valojoulx) : Amiral. Membre du gouvernement de Vichy de 1942 à 1943. Le 18 août 1944, il est capturé par les maquisards FTP de Dordogne du 6° bataillon des Forces françaises de l’intérieur, conduit au hameau de Paternoster, traduit en cour martiale et condamné à mort.
Gaston Poittevin (1880- mort en déportation le 18 mars 1944 au camp de concentration de Buchenwald) : Issu du milieu des vignerons champenois. Député-maire socialiste et responsable syndical. Député de la Marne de 1919 à 1936. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1932-1935 et 1938-1940.
Polignac :
Georges Politzer (1903-1942) : Philosophe, résistant et théoricien marxiste, d’origine juive hongroise. Fusillé le 23mai 1942 au Mont-Valérien. Il crée en septembre 1940, avec ses amis communistes Jacques Decour et Jacques Solomon, le premier réseau de Résistance universitaire ; ils publient L’Université libre et La Pensée libre, qui deviendra la plus importante publication de la France occupée.
Vicomte Léon de Poncins (1897-1976) : Journaliste et essayiste catholique. Il explique la plupart des grands bouleversements politiques et révolutionnaires de la modernité par l’action de courants issus de certaines sociétés secrètes porteuses d’une « foi » de nature diabolique opposée à celle du christianisme. Ce sont des thèses antimaçonniques et contre-révolutionnaires. Dans ses essais conspirationnistes, il dénonce des complots maçonniques (les liens entre la franc-maçonnerie et la révolution française, la Société des Nations, etc.) et l’influence juive dans les affaires catholiques. Il est anti judaïque, et anticommuniste.
Adrien Pouriau : Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF.
Fernand Pouriau :
Bertrand Pujo (1878-1964) : Général d’armée aérienne. Ministre de l’Air du gouvernement Pétain en juin 1940.
Q
Edouard Quartier-la-Tente :
R
Otto Rahn (1904-1939) : Ecrivain et archéologue allemand. Il entre dans la Schutzstaffel (SS) comme archéologue en 1935.
Paul Ramadier (1888-1961) : Fondateur des Etudes socialistes à Rodez, avocat à la Cour d’appel de Paris, militant coopératif, Ramadier amorce une carrière politique au cabinet d’Albert Thomas, ministre de l’Armement en 1916. Il est élu maire de Decazeville en 1919 et député de Villefranche-de-Rouergue, Aveyron (1928-1942) et (1946-1956). Ministre (1936-1938). Ministre des Travaux publics en 1936. Franc-maçon. Ramadier est initié, le 22 février 1913, à la Loge ruthénoise « La Parfaite Union » (orient de Rodez). Il y est reçu compagnon le 7 juin 1914, maître le 20 juillet 1915 et il accède au chapitre le 3 novembre 1920. Il s’allie en 1924 à « La Nouvelle Cordialité », à Villefranche-de-Rouergue, dont il est vénérable à 25 ans. Membre de la loge « L’Internationale », orient de Paris. 18° au Chapitre « La Clémente Amitié », vallée de Paris. En 1927, il s’affilie à la loge « La Nouvelle Cordialité », orient de Villefranche-de-Rouergue, dont il sera vingt ans vénérable. Il a, toute sa vie, été un maçon extrêmement actif, malgré son activité politique. Il est l’un des 80 parlementaires à voter contre Pétain à Vichy en 1940. Il refuse de voter la déchéance de la III° République. Participe à la Résistance. Il répond à la circulaire d’application de la loi du 14 août 1940 interdisant la franc-maçonnerie : « Je ne puis apporter ma collaboration à la loi du 14 août 1940. Je tiens pour inviolables les droits de la conscience. C’est pourquoi j’ai adhéré à la franc-maçonnerie voici près de trente ans et j’y reprendrai ma place dès que la législation récente aura été abrogée. Je ne puis faire ce que je blâme ni condamner ce que je voudrais pouvoir recommander. ». Il franchit tous les degrés de l’écossisme jusqu’au 33° qu’il obtient le 4 septembre 1954. Résistant. Ministre du Ravitaillement de de Gaulle en 1944. Président du conseil général de l’Aveyron en 1945. Premier président du Conseil de la IV° République (1947). Ministre.
Raoul :
Marcel Ravel :
Serge Ravenel, né Serge Asher (1920-2009) : Résistant.
Adam Rayski, né Abraham Rajgrodski (1913-2008) : Résistant et historien. Cofondateur du Crif et militant des droits de l’homme. En 1940, il participe à la création du mouvement de résistance juive au sein des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI). En septembre 1941, il devient responsable national de la MOI.
Victor Renelle :
Lucien Romain Rebatet (1903-1972) : Ecrivain, journaliste et critique musical et cinématographique. Ayant débuté à l’Action française, il rejoint ensuite Je suis partout qui se réclame du fascisme ; en 1942, il publie Les Décombres, féroce pamphlet antisémite et collaborationniste.
Maurice Reclus (1883-1972) : Historien. Fils du géographe Onésime Reclus, neveu du géographe Elisée Reclus. Docteur ès lettres. Président de section au conseil d’Etat. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques en 1937. Il préside en 1942 la commission antimaçonnique créée par Laval pour mettre en œuvre les lois de 1941.
Jean Michel Tournaire, dit Jean Michel Renaitour (1896-1986) : Homme de lettres. Député indépendant de gauche, puis Gauche indépendante de l’Yonne de 1928 à 1942. Maire d’Auxerre de 1929 à 1941. Membre du Comité central de la LICA en 1931. D’abord socialiste, brièvement communiste après le Congrès de Tours, candidat SFIO aux législatives de 1924. Il ne prend pas part au vote du 10 juillet 1940. Franc-maçon. Membre de la loge « Francisco Ferrer ». Sous l’Occupation, il fréquente les collaborateurs et donne des articles dans des revues de cette tendance.
Emile Renard : Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF.
Gilbert Renault, dit le Colonel Rémy (1904-1984) : Agent secret de la France occupée pendant la Seconde guerre mondiale, connu sous différents pseudonyme, dont Raymond, Jean-Luc, Morin, Watteau, Roulier, Beauce et Rémy.
Georges Reymond Dunois ( ?-1972) : Résistant. Déporté à Dachau. Franc-maçon. Membre et officier de la loge « L’Asile du Sage », orient de Lyon. Vénérable en 1968.
Jean Paul Reynaud (1878-1966) : Avocat.
Charles Riandey (1892-1976) : Franc-maçon. Initié le 21 octobre 1917 à la loge parisienne « Union et Bienfaisance », qui l’élit comme vénérable le 15 novembre 1922 (Grande Loge). Maître en 1919. 33°. Antisémite. Le 29 janvier 1942, il remet à l’inspecteur de police français S. Moerschel, directeur des Services des Associations Dissoutes, un résumé de ses activités maçonniques, où il écrit : « J’ai combattu, avec beaucoup d’autres, au prix de pénibles épreuves, l’envahissement de la maçonnerie par les juifs ». Dans une lettre qu’il adresse au R.P. Berteloot, le 19 mars 1943, son antisémitisme s’exprime plus nettement encore.
Engagé dans la Résistance en avril 1943, il est arrêté par la Gestapo le 14 juin 1944 et déporté le 21 août à Buchenwald.
Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil pour la France du REAA (1961-1976). C’est durant son mandat qu’eut lieu la scission du Suprême Conseil.
Robert Richard :
Joséphine de Richepanse :
Alphonse Rio :
Maurice Ripoche, pseudo Dufour (1895-18 ou 20 juillet 1944 à Cologne) : Ingénieur I.C.A.M. de la promotion 1915. Résistant et fondateur du mouvement Ceux de la Libération (CDLL). Arrêté puis guillotiné par les Allemands. Il fut aide de camp du général de Gaulle. Arrêté en juillet 1942 à Paris, transféré à la prison de Derendorf, il fut jugé et condamné à mort en mai 1944, décapité en juillet.
Paul Jacques Marius Rives (1895-1967) : Professeur de philosophie. Directeur politique de Germinal. Ancien député socialiste. Député de l’Allier (1932-1942). Franc-maçon. Membre du Grand Orient de France. Membre de la loge « Les Amitiés Internationales ». Un de ses plus éminents collaborateurs se nomme Robert Jospin, père de Lionel Jospin. Il fut un proche de la LICA. Il a voté en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il s’engage fermement dans la voie de la collaboration, participant à plusieurs organes de presse collaborationnistes et rejoignant le Rassemblement national populaire, tout en continuant de se revendiquer du socialisme. Il codirige après 1940 le journal L’Effort, de Lyon, (1941-1944) avec Charles Spinasse. Membre du RNP, il insiste, en 1942, sur la nécessité d’une victoire de l’Allemagne. Il est exclu de la SFIO en 1945. Il participe à la création du parti socialiste démocratique, structure regroupant les socialistes SFIO épurés.
Paul Robbe (1884 – décédé le 5 décembre 1944 au camp de Neuengamme, près de Hambourg, Allemagne) : Architecte. Maire de Pontarlier (Doubs) (1929-1935). Résistant. Décédé en déportation. Franc-maçon. Vénérable de la loge « Amitié et Progrès », orient de Pontarlier.
Georges Robert :
Emile Roche (1893-1990) : Fils d’épicier. Secrétaire en 1929, puis vice-président du parti radical dans les années 30. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Amitiés Internationales ». Résolument anticommuniste. Hostile au Front populaire. Sous l’Occupation, Roche fréquente les milieux du RNP de Marcel Déat, sans en être membre. En 1950, il interviendra en faveur d’Otto Abetz, dont il fut et restera l’ami. Après guerre, il est président administratif du parti radical (1951-1954) et présent au Grand Orient de France. Il est président du Conseil économique et social de 1954 à 1974.
Elie Rochette :
José Roig :