• RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Yogas du karma, de bakhti et de jnana – action, dévotion et connaissance). (Partie 68)

    O mon Maître, comment T’accueillir dans mon temple si celui-ci n’est pas purifié ? Dieu se tiendra loin de moi, tant que je n’aurai pas, malgré tous mes vœux, apporté une solution à ces manquements. Seule une règle, la règle de vie rosicrucienne, corrigera ces imperfections. Que Dieu, Dieu de toutes les religions, m’aide à obtenir un œil pur, une oreille pure et des pensées pures, loin de ce monde infernal.

    Le travail me permet aussi de recentrer le mental, travail profane, travail du laboratoire et travail de l’oratoire.

    Cependant, malgré mes désirs saints de demeurer sur le chemin spirituel, j’éprouve encore beaucoup de peur : c’est une peur lamentable, irrationnelle et éprouvante qui indique encore à quel point je n’ai pas renoncé à moi-même et qu’il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Toutes ces craintes que je peux avoir me jugent et elles démontrent que la place n’est pas disponible et que je ne suis pas prêt à T’accueillir, Ô Maître !

     

    RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER

    QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Yogas du karma, de bakhti et de jnana – action, dévotion et connaissance). (Partie 68)

     

    LUNDI 24 JUIN 1974

    Mes problèmes de santé se rappellent douloureusement à mon souvenir : j’ai une rechute gravissime d’une urétrite et depuis samedi dernier je n’ai pas été à la selle, n’ayant ingurgité depuis cette date qu’un grand verre de deux citrons pressés délayés dans de l’eau.

    Je vais à la selle aujourd’hui, vers vingt et une heures : du point de vue de l’urine, il s’écoule d’abord un bouchon sec, brun clair malodorant et enfin une urine abondante accompagnée de pets nombreux et tonitruants. Ces ennuis de santé méritent réflexion : ma vie trop sédentaire conduit le bol alimentaire à stagner trop longtemps dans l’estomac et les intestins, infectant la flore intestinale. C’est là mon point faible, provoqué et aggravé par le stress.

     

    MARDI 30 JUILLET 1974

    Ma santé se dégrade encore : je ne vais pas à la selle depuis samedi matin, soit depuis plus de trois jours. Je jeûne depuis dimanche, ayant rompu le jeûne lundi, puis l’ayant repris aujourd’hui.

     

    DIMANCHE 25 AOUT 1974

    Seigneur Dieu, Dieu qui a mis en œuvre le Cosmique, Celui qui est, le Seul, adoré de tous les peuples par le passé, dans le présent et pour le futur, je suis véritablement indigne de paraître devant Toi, et pourtant, où me cacherai-je ? Mon Maître, le seul Maître qui est en moi, n’as-Tu pas honte de moi ? Que je suis faible et plaintif : je Te prie et Te supplie, aide-moi !

    Que de fois, j’ai fait le sacrilège de mon corps, le salissant par l’onanisme et l’évocation d’images obscènes ! J’imagine des partenaires esclaves, dont j’abuse du corps et de l’âme, je me vois, habillé en femme ou abusant d’enfants. Si l’on est ce que l’on pense, alors que suis-je ? Ces intentions ne sont-elles pas aussi coupables que les actes eux-mêmes ? Mes désirs sexuels sont insensés. J’abandonnerai ces pensées fautives, lutterai contre elles et me purifierai par le sport, une nourriture saine et le jeûne.

    O mon Maître, comment T’accueillir dans mon temple si celui-ci n’est pas purifié ? Dieu se tiendra loin de moi, tant que je n’aurai pas, malgré tous mes vœux, apporté une solution à ces manquements. Seule une règle, la règle de vie rosicrucienne, corrigera ces imperfections. Que Dieu, Dieu de toutes les religions, m’aide à obtenir un œil pur, une oreille pure et des pensées pures, loin de ce monde infernal.

    Le travail me permet aussi de recentrer le mental, travail profane, travail du laboratoire et travail de l’oratoire.

    Cependant, malgré mes désirs saints de demeurer sur le chemin spirituel, j’éprouve encore beaucoup de peur : c’est une peur lamentable, irrationnelle et éprouvante qui indique encore à quel point je n’ai pas renoncé à moi-même et qu’il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Toutes ces craintes que je peux avoir me jugent et elles démontrent que la place n’est pas disponible et que je ne suis pas prêt à T’accueillir, Ô Maître !

    Depuis le 22 août, je suis loin de ma famille et paradoxalement cette distance les rapproche encore plus de moi : que je les aime donc tous ! L’épouse et les enfants font partie des leçons de la vie et l’amour des êtres chers, biens les plus précieux, contribue à bannir toute crainte. Il en est de même de l’amour du prochain.

    Mais ma parole ne pèse pas grand-chose : voilà de longs mois que je clame « Ne plus regarder la télévision, ou le moins possible ! ». Et pourtant que la tentation est grande pour regarder n’importe quelle sottise. Je m’isolerai dans mon sanctum, et montrerai le bon exemple.

    Il faut que je meure à toutes ces images de mort et que je ressuscite à Dieu. Sinon, parmi tous ces manquements aux engagements pris, comment m’étonner alors que je sois puni dans mon corps, par l’attrait de la bonne chair, des vains plaisirs de la bouche et des boissons alcooliques ? J’éviterai la désespérance et pour cela, je prendrai modèle sur mon activité de course. Quand je cours, à un moment donné, après un effort important, je me décourage, et ce sentiment moral se répercute sur le plan physique. Alors je me sens las, et je cesse tout effort, cassé dans mon élan. Sauf lorsque je donne tort à mon « petit je », que je le raisonne et que je reprenne le dessus. Il suffit d’un rien pour que le pessimisme soit vaincu et que je reparte de plus belle.

    Comment aider à la purification de la terre, si moi-même je ne change pas ? Que Dieu est bon pour me pardonner sans cesse !

    Mon Dieu, remplis mon cœur de joie ! Fais-moi humble parmi les humbles ! Et si pour ce faire, je passe par la souffrance, qu’il en soit ainsi !

     

    LUNDI 26 AOUT 1974

    Seigneur Dieu, je te remercie pour la nouvelle journée que je vais entamer ! Fais qu’elle me soit le plus profitable possible pour apprendre de nouvelles leçons et donne-moi l’opportunité et le courage d’aider et d’aimer autrui. Merci !

     

    MARDI 27 AOUT 1974

    Je n’ai aucune « expérience » concrète de l’âme : pour moi son existence repose sur une croyance et une exigence morale qui m’aide à vivre. C’est une croyance vitale, la poignée qui sert à tenir le couteau, le corps.

    La source des maladies est la distorsion et la disharmonie entre le corps et l’âme.

    Je me réconcilierai avec mes proches, mon passé et je n’aurai pas de regrets : ce qui est fait, est fait.

    J’en finirai avec ma sexualité vulgaire, l’onanisme. Peut-on pêcher « un peu » ? Il m’apparaît difficile, sinon impossible de supprimer immédiatement et complètement toute sexualité, y compris l’onanisme. Mais puis-je pratiquer cela dans des « conditions acceptables », c’est-à-dire conformes à mes engagements ? Cela signifie, par exemple en excluant lors des séances d’onanisme les « pensées mauvaises » comme les imaginations relatives aux violences causées à des enfants, les actes d’homosexualité pédophile ou la transformation des partenaires en esclaves dociles et consentants ? Cela voudrait dire que je continue de pratiquer ces obscénités dans des conditions acceptables en mettant en œuvre de « bons » fantasmes normés, c’est-à-dire avec des images de femmes consentantes et matures.

    Non, vraiment, quel renoncement et quelle honte ! Il n’est vraiment pas possible de cette façon de préparer mon corps à devenir le vase pur  pour accueillir le Maître, car le seul amour digne est l’amour des âmes : je poursuivrai donc mon combat contre toutes formes de sexualité dévoyées sans chercher de compromis acceptable.

     

    SAMEDI 31 AOUT 1974

    Seigneur Dieu, aie pitié de mon frère aîné Paul, qui est bien malade et fais qu’il guérisse ! Que des vibrations positives d’amour parcourent tout son corps de haut en bas ! Pardonne-lui, qu’il y ait rémission et ouvre lui les yeux ! Il m’a aidé à être pur et je lui dois de beaux moments. Dieu, gratifie-le de ce bien qu’il m’a accordé !

    L’œuvre sera-t-elle d’abord spirituelle ? Par la lutte et à petits pas, j’entrerai dans le monde des esprits, quitterai le monde illusoire des effets et accéderai derrière le miroir, dans le monde des causes. Il ne s’agit pas de m’abstraire de ce monde matériel, c’est-à-dire de devenir abstrait, mais au contraire, de devenir concret, pierre philosophale parmi les pierres philosophales, afin d’accueillir le Seul Qui Est. Donne-moi la force, Seigneur, d’effectuer ce passage d’un monde à l’autre, de quitter la région chimique du monde physique pour pénétrer le Monde du Désir ! Lors de l’Ere de Jupiter, ce monde physique sera occupé par les animaux, nos frères inférieurs qui auront aussi évolués vers un stade plus « humain ».

     

    LUNDI 9 SEPTEMBRE 1974

    Politiquement, on distingue la « gauche » et la « droite ». Socialement, il y a deux et seulement deux écoles.

    Selon la première école, c’est parce qu’il existe des gens riches que les gens pauvres peuvent vivre. Le luxe est important car il crée une forte domesticité qui peut en vivre. Ce point de vue est celui de Voltaire, du libéralisme, du capitalisme et de l’impérialisme.

    Selon la seconde école, plus les uns seront riches, plus les autres seront pauvres car il n’y a qu’un seul gâteau mal partagé : il convient donc de supprimer la propriété privée pour instaurer plus de justice. C’est le point de vue de Rousseau, du socialisme du communisme et du cosmopolitisme.

    En cas de décès, je souhaite être incinéré : que la Terre soit réservée aux vivants !

    Je vivrai le moment présent, attendant l’instant suivant en sachant accueillir l’inconnu, et en me préparant à mourir, et ceci avec la souffrance en plus. Chaque soir avant de m’endormir, je dis adieu à mon corps, bon et fidèle serviteur.

     

    LUNDI 30 SEPTEMBRE 1974

    J’ai toujours ces mauvaises pensées suivies de passage à l’acte d’une sexualité masturbatoire : cela contribue, dans la vie quotidienne diurne à fausser mes relations sociales avec autrui. Le péché est dans l’œil. Je sublimerai cette force mal employée et l’utiliserai pour servir un idéal.

     

    LUNDI 7 OCTOBRE 1974

    La mort est la seule certitude.

     

    JEUDI 10 AVRIL 1975

    Mon corps physique me fait souffrir et me gêne pour m’élancer vers l’ailleurs, dans l’autre monde.

    La tentation sexuelle est toujours là, très forte : à tout moment, je tombe dans le précipice du péché, aspiré et sans véritablement de résistance de ma part. Un signe, un geste de l’autre côté, et voilà la chute. Est-ce cela la « Nuit Obscure » ?

     

    DIMANCHE 18 MAI 1975

    Un principe n’a de valeur que s’il peut être employé à tout instant de la journée sous forme d’un acte qui forge le caractère, sachant que le caractère « est » la destinée. Pour arriver à la destinée désirée, il est essentiel que je commence par l’édification correcte et l’usage juste de mes pensées. Mes lendemains dépendent de la foi, de l’espoir et de l’amour que je vis aujourd’hui. La pratique est essentielle et seule la réalité présente compte. Que j’ai de difficultés pour tenir mes engagements comme ne plus boire d’alcool, ne plus manger de viande, regarder moins la télévision et faire un peu de sport !

     

     

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