• RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 99)

    De même une vie d’homme n’est qu’un cycle de 70 fois la terre autour du Soleil en passant par les stades de la naissance, de la maturité, de la vieillesse et de la mort.

    Enfin le solstice d’hiver, l’équinoxe de printemps, le solstice d’été et l’équinoxe d’automne forment les tournants de la vie de la terre.

    Et c’est dans le limon même de cette terre que les âmes passées ont laissé leurs pleurs et leurs joies.

    Et c’est avec cette glaise que nous devons pétrir sans cesse les corps de nos vies à venir.

     

    RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 99)

     

     

    L’été est le temps de l’épanouissement.

    Toutes les fleurs se sont ouvertes, toutes les plantes ont fait des graines, tous les arbres ont mûri leurs fruits ou achèvent de le faire.

    Tous ont vécu la plénitude de leurs possibilités avant d’entrer dans le repos de l’automne, où la pluie et les vents froids vont dépouiller de leur vêture, et feront refluer la sève et la vie jusqu’aux racines même d’où était partie leur croissance.

    Spirituellement, la fin de l’été marque la fin d’une année, car l’influx de force vitale, qui a été donné à l’automne précédent, a fait germer et produire tout végétal.

    Cette force est totalement épuisée.

    La fin du signe de la Vierge coïncide avec l’équinoxe d’automne, ce moment de l’année où, après s’être élevé dans le ciel de Pâques, le Soleil dirige à nouveau son attention sur la terre.

    Enfin, c’est l’automne-rouge.

    A l’automne, le Soleil croise à nouveau l’équateur, après avoir donné à l’humanité le « pain de vie » grâce auquel elle pourra subsister jusqu’au prochain retour du Soleil dans l’hémisphère nord.

    A l’équinoxe d’automne, se concrétise un progressif, mais formidable influx de force vitale qui culminera à Noël.

    Cette force va se diffuser dans la planète et insuffler la vie à tout ce qui a dépéri à sa surface et dans son sol.

    Le signe de la Balance…

    Deux plateaux en équilibre fragile, prêts à monter ou descendre au moindre souffle, à la moindre brise…

    On y entre le 23 septembre…

    Equilibre et tristesse, entre lumière et obscurité, entre jour et nuit, entre obscurité et intériorité, entre cette période d’été pleine d’activités, de jeux, de chaleur et de Soleil et l’automne où insidieusement nous allons vers des énergies opposées.

    Automne où les arbres, si verts et si riches, si plein de sève, de vie et de bruissements d’insectes, vont passer au brun desséché en traversant toutes les nuances des rouges, orange et or.

    N’avez-vous jamais contemplé un arbre, une forêt entière, dont les feuillages d’un plus bel or illuminaient la fraîcheur déjà humide des derniers beaux jours ?

    Cet or qui, je vous le rappelle, pour les alchimistes, est le symbole de l’esprit !

    N’avez-vous jamais fait la relation entre cette lumineuse et merveilleuse couleur et celle du Soleil ?

    Le Soleil décline à l’extérieur, et les feuillages, en un dernier adieu, l’irradient de l’intérieur d’eux-mêmes !

    La nature nous montre la voie à suivre…

    L’automne marque la fin de la belle saison dans l’hémisphère nord.

    Les fortes chaleurs sont passées, la fraîcheur va s’accentuer et le froid venir, ainsi que les frimas de l’hiver…

    Ce cycle, en quatre temps : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne, qui mélange dans l’union et la désunion, les quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu, compose les quatre règnes, le règne minéral, le règne végétal, le règne animal et le règne divin, ce cycle peut s’observer à tous les niveaux.

    Une journée peut être découpée en quatre parties : l’avant-minuit, l’après-minuit, le matin et l’après-midi.

    De même une vie d’homme n’est qu’un cycle de 70 fois la terre autour du Soleil en passant par les stades de la naissance, de la maturité, de la vieillesse et de la mort.

    Enfin le solstice d’hiver, l’équinoxe de printemps, le solstice d’été et l’équinoxe d’automne forment les tournants de la vie de la terre.

    Et c’est dans le limon même de cette terre que les âmes passées ont laissé leurs pleurs et leurs joies.

    Et c’est avec cette glaise que nous devons pétrir sans cesse les corps de nos vies à venir.

    Véritablement, comme l’indique Hermès : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

    Ou encore : « Sur la terre, comme au ciel ».

    Solstice d’hiver, équinoxe du printemps, solstice d’été et équinoxe d’automne font référence au voyage qu’effectue le Soleil.

    Dans l’Evangile de saint Jean, en parlant du christ, Jean-Baptiste dit : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue », ce qui symbolise le Soleil au solstice d’été, alors que le christ, par sa naissance à Noël, s’identifie au Soleil nouveau-né qui fait croître les jours jusqu’à l’été.

    Ainsi, à partir du solstice d’été, le Soleil décroît, les jours raccourcissent jusqu’au solstice d’hiver, nuit la plus longue de l’année.

    Puis, à partir du solstice d’hiver, le nouveau Soleil naît, les jours rallongent jusqu’au solstice d’été, journée la plus longue de l’année.

    Le solstice d’hiver inaugure la période de la croissance aboutissant à la maturité du solstice d’été.

    Le solstice d’été marque l’apogée de la course solaire ; le Soleil est au zénith, au plus haut point du ciel.

    C’est pourquoi ce jour est choisi pour célébrer la fête du Soleil, symbolisée par l’antique tradition des feux de la saint Jean.

    La légende d’Hiram Abiff, le « fils de la Veuve », l’architecte du Temple de Salomon, représente la descente du Soleil après le solstice d’été.

    Sur le plan du microcosme, le Temple de Salomon est aussi le corps de l’homme, où évolue son esprit individuel.

    Hiram Abiff, grand maître du Temple, est le Soleil qui voyage devant les douze signes zodiacaux, jouant le drame de la légende maçonnique.

    A l’équinoxe de printemps, le Soleil quitte le signe d’eau des Poissons, qui est féminin et docile, pour entrer dans le signe de feu, belliqueux, martial, énergique du Bélier.

    Il remplit la terre d’un feu créateur que s’approprient immédiatement les milliards d’êtres de la nature pour en construire le Temple de l’année qui vient, avec ses forêts, ses prairies et ses landes.

    Les forces de fécondation font germer les myriades de graines qui sommeillent dans le sol, recouvrant bientôt la terre d’une végétation luxuriante, tandis que les animaux se reproduisent suffisamment pour maintenir la faune à son niveau normal.

    Hiram Abiff se servait d’un marteau pour appeler ses ouvriers ; or le symbole du signe du Bélier, où commence cette merveilleuse activité créatrice, est représenté par les cornes du Bélier, qui rappellent la tête d’un marteau.

     

     

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