• Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 19)

    Que se passe-t-il si rien n’est fait ? Autrement dit, si la contradiction principale entre le Peuple et la classe bourgeoise ne trouve pas de solution rationnelle ?

    Tout n’est que nécessité dans l’Histoire, comme dans la Nature. Si l’on veut, on peut appeler cela le « doigt de Dieu ». Ce qui doit se faire, se fera, qu’on le souhaite ou non. Ce qui ne doit pas se faire ne se fera pas, qu’on le désire ou non. La question n’est donc pas : « Est-ce que cela se fera, ou non ? », ou bien : « Peut-on empêcher l’inéluctable ? », c’est-à-dire l’harmonisation de l’infrastructure et de la superstructure, à un terme plus ou moins prolongé, mais la bonne et véritable question est : « Quand et comment cela se fera-t-il ? » C’est là que les deux principaux acteurs, la classe bourgeoise et le Peuple, dont la classe ouvrière, entrent en action.

     

    Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 19)

     

    Que se passe-t-il si rien n’est fait ? Autrement dit, si la contradiction principale entre le Peuple et la classe bourgeoise ne trouve pas de solution rationnelle ?

    Tout n’est que nécessité dans l’Histoire, comme dans la Nature. Si l’on veut, on peut appeler cela le « doigt de Dieu ». Ce qui doit se faire, se fera, qu’on le souhaite ou non. Ce qui ne doit pas se faire ne se fera pas, qu’on le désire ou non. La question n’est donc pas : « Est-ce que cela se fera, ou non ? », ou bien : « Peut-on empêcher l’inéluctable ? », c’est-à-dire l’harmonisation de l’infrastructure et de la superstructure, à un terme plus ou moins prolongé, mais la bonne et véritable question est : « Quand et comment cela se fera-t-il ? » C’est là que les deux principaux acteurs, la classe bourgeoise et le Peuple, dont la classe ouvrière, entrent en action.

    On peut d’ores et déjà affirmer que la solution pacifique est condamnée : jamais on n’a vu une classe sociale quitter volontairement la scène de l’Histoire.

    En conséquence, la classe bourgeoise va, sans vergogne, utiliser tous les moyens de la ruse et de la force, pour maintenir sa domination. En face, le Peuple n’a pas le choix non plus, ni des armes, ni des objectifs : il doit atteindre à la domination totale, à la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie, et donc se préparer à une lutte longue, acharnée, utilisant la violence et la ruse.

    Diverses questions secondaires se poseront au cours de cette lutte, telles que : quelle partie de la classe bourgeoise, éclairée par les leçons de l’Histoire, va trahir son camp et rejoindre le camp révolutionnaire ? Quelle partie du Peuple va trahir les intérêts populaires pour rejoindre le camp adverse, celui de la bourgeoisie ? La libération du Peuple de l’esclavage salarié se fera-t-elle lors d’une crise nationale, d’une guerre civile, par exemple, ou bien lors d’une crise mondiale, une guerre impérialiste, par exemple ? Etc.

    Mais quels que soient le temps pris pour cette libération ultime, et les moyens utilisés, pour cette conquête de TOUT le pouvoir (politique, économique, culturel) par le Peuple, ce mouvement et ce processus sera une source d’apprentissage et d’épanouissement, pour le Peuple : c’est atteindre à la maturité complète, qui lui permet ensuite d’exercer ses prérogatives historiques. Cette lutte peut être longue et prolongée, et passer même par une phase de barbarie excessive : le but final est le socialisme. Le Peuple gagne le droit de régner sur TOUT, collectivement, par tous les sacrifices, y compris en vies humaines, qu’il consent à offrir tous les jours pour atteindre son but : le pouvoir total. Comme le dit Jacques Chirac, en conclusion de ses « Mémoires », il y a encore de nombreuses Bastilles à prendre. La lutte populaire sera belle, car la lutte, c’est la vie.

    Les Gilets Jaunes sont présents dans le monde entier : les présidents et premiers ministres remercient Macron. Une ombre plane sur la mondialisation : l’Internationale des Gilets Jaunes. « Gilets Jaunes de toutes les pays, unissez-vous ! » .

    La police? Les gendarmes? Oui, sans aucun doute, de bons pères/mères de familles, qui aiment leurs enfants, comme toi et moi, qui gagnent peut-être à peine plus que le SMIC, mais la vraie question est bien: quand il s'agit de défendre les intérêts politiques (démocratie) et économiques (pouvoir d'achat), sont-ils du côté des pauvres, des travailleurs , du peuple, ou bien sont-ils les chiens de garde du CAC 40, de la bourgeoisie, des hyper riches? Les fascistes et les nazis ont aussi des enfants qu'ils aiment: cela ne les empêche pas d'opprimer le peuple.

    Le gouvernement prend les gens pour des cons: on a bien vu que les "gilets noirs" (les riches) ont obtenu, dès le début du quinquennat, un ensemble de cadeaux, sans même les demander, au nom de la création d'emplois et du ruissellement, alors que le taux de chômage ne cesse d'augmenter. Il a donc ce qu'il mérite! Y a-t-il des personnes sincères dans la majorité présidentielles? Alors elles font partie des personnes trompées, qui n'ont en rien su influencer le cap présidentiel: tout pour les riches, rien pour les pauvres ! Cap maintenu, hélas!

    C'est vrai que les syndicats d'avant étaient efficaces. Mais depuis, ils sont, au niveau national, trop insérés dans le système. La preuve: les gilets jaunes obtiennent plus que tous les syndicats réunis (trop empêtrés dans les problèmes d'enrichissement sans cause), et les syndicats complices (Laurent Berger de la CFDT, etc.), font des manifestations promenades et appellent à la conciliation, donc à l'abdication. Aux jeunes de recréer de nouveaux syndicats combatifs !

    Deux acquis, d'ores et déjà, pour les gilets jaunes: communiquer, être solidaires, et retrouver de la dignité, en luttant aux carrefours et dans les villes, et aussi faire l'expérience de la violence réactionnaire de la caste dirigeante

    Réconcilier les deux France : le Peuple et la bourgeoisie. Est-ce possible ? Non. C’est soit l’une, soit l’autre. Donc : des vraies mesures pour l’une, de la poudre de perlimpinpin et des miettes pour l’autre. Macron a choisi son camp !

    L’image de la France à l’étranger ? Auprès de qui ? Auprès des diverses castes dirigeantes ou auprès des peuples.

    Le vieux monde est irréformable, en allant vers l'arrière (retour vers l'ultralibéralisme, ou un capitalisme "humain"). Mais comme le disait déjà Giscard, nous serons en système socialiste, si la part du PIB consacrée aux dépenses communes dépasse les 50 %. Ce qui est le cas. Donc, il suffit de pousser le système un peu plus vers l'avant, et nous passons à un autre système (démocratie populaire, partage et fraternité,...). C'est un peu comme l'eau qui chauffe: à un moment (100 degrés, je crois), elle boue, et se transforme en vapeur...

    Le mouvement actuel ne peut aller qu'en s'approfondissant, en allant jusqu'à son terme, car il est indépendant de la volonté humaine: c'est comme l'eau qui chauffe: à un moment, elle bout, passe à 100 degrés, puis se transforme en vapeur d'eau. Il en est de même du mouvement: il ira à son terme, engageant d'autres couches de la population. On peut le ralentir: mais le feu continue de couver sous la cendre, pour mieux démarrer ensuite. Comme on dit: l'arbre (la classe dirigeante) demande la paix, mais le vent (réaction contre les injustices et les inégalités) continue de souffler dans les branches.

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