• QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ? (PARTIE 11)

     

    Voilà plus de deux siècles que les hommes politiques de la bourgeoisie cachent se fait au Peuple : Ils y pensent toujours, sans jamais en parler publiquement. Mais ils font en sorte que la plus grande part des biens nationaux, dont les moyens de production, soient la seule « propriété » d’une seule classe sociale, les capitalistes, qui vivent au-dessus de la société réelle et commune, et s’enrichissent sans cesse.

     

     

    QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ? (PARTIE 11)

     

    Troisième question : Comment la classe bourgeoise a-t-elle imposée, puis maintenue, sa suprématie ?

    Voilà plus de deux siècles que les hommes politiques de la bourgeoisie cachent se fait au Peuple : Ils y pensent toujours, sans jamais en parler publiquement. Mais ils font en sorte que la plus grande part des biens nationaux, dont les moyens de production, soient la seule « propriété » d’une seule classe sociale, les capitalistes, qui vivent au-dessus de la société réelle et commune, et s’enrichissent sans cesse.

     

    Aujourd’hui, et de plus en plus, cette forme d’organisation, qui favorise que la plus grande partie des richesses soit principalement drainée vers les grands bourgeois, crée une désorganisation anarchique de la production, générant pour le Peuple la pauvreté et une armée de chômeurs.

    La bourgeoisie parvient à maintenir son pouvoir en particulier par la force de l’habitude. Notamment, elle a mis en œuvre un système de représentation devenu irrationnel et antidémocratique.

    Le Peuple, seul, peut mettre un terme à cela, car l’illusion du caractère indispensable de la bourgeoisie s’est évaporée.

    La bourgeoisie a créé une cohorte d’agents, hommes et femmes, dont le métier est, soit la politique, soit la représentation syndicale, et dont l’objectif est de faire écran, et d’écarter le Peuple de tous les postes de Pouvoir, tant dans les entreprises que dans les cités.

    Les médias, aux mains des mêmes oligarques, à peine une dizaine de familles de grosses fortunes, ont pour but de persuader que c’est là la meilleure société possible, et d’ailleurs la seule société possible.

    Aussi, pour mettre un terme à cette situation, devenue intolérable, il ne s’agit nullement :

    n      D’une affaire concernant un ou quelques individus, par exemple un président de la république, qu’il suffirait de démettre et de remplacer, bien sûr, à l’issue de son mandat présidentiel de cinq ans, ou bien d’un parlement, qu’il suffirait de renouveler ;

    n      D’organiser diverses journées d’action, ou bien des manifestations promenades, qui ne visent qu’à épuiser la combativité du Peuple, et dont le résultat est souvent proche du néant.

    Les hommes politiques bourgeois, faux représentants du Peuple, mais vrais agents de l’Etat bourgeois, au service de la classe bourgeoise, font toujours « comme si » -- comme s’ils défendaient l’intérêt général et la grande majorité de la population. Elus pour un mandat, choisis par la classe dirigeante dans des partis politiques maîtrisés par cette classe dirigeante et défenseurs du système, une fois élus, et quels que soient leurs niveaux de responsabilités (communes, établissements intercommunaux, départements, régions, nation, union européenne), ils gèrent les intérêts de la bourgeoisie, et se contentent de ce qui existe, sans jamais rien mettre en question. Les seuls changements, ce sont ceux qui favorisent et étendent la domination de la bourgeoisie. Mais le changement auquel aspire le Peuple, c’est la réappropriation des moyens de production par le Peuple, et la gestion de la société et des entreprises par tout le Peuple et le Peuple seul. Ils ne rendent jamais compte de leurs actions. Parfois fortement corrompus, la justice bourgeoise est pleine de mansuétude et de complaisance à leur égard.

    Les élus politiques de la bourgeoisie font « comme si » le Peuple était véritablement souverain et majoritaire, et décidait de son avenir en toute démocratie, « comme si » la classe bourgeoise n’existait pas (pas de capitalistes financiers et industriels), et « comme si » les maîtres du pays n’étaient pas la couche la plus riche de la classe bourgeoise, possédant la plupart des richesses sociales, et décidant de tout, et enfin, « comme si » eux-mêmes, en tant qu’hommes politiques, n’étaient pas les esclaves à la botte exclusive de la classe bourgeoise.

    Est-il normal, à l’ère moderne, qu’un dirigeant unique, par ailleurs corrompu, comme Carlos Ghosn, dispose de pouvoirs absolus, exorbitants, dans une industrie nationale, comme Renault ?

    De même, la plupart des responsables syndicaux font « comme si » : « comme si » les travailleurs étaient défendus par les syndicats dits représentatifs, « comme si » les appareils syndicaux n’étaient pas intégrés dans le système capitaliste, « comme si » les divers mouvements organisés par ces syndicats servaient vraiment à libérer le Travail de son emprise par le Capital, « comme si » tout cela allait déboucher sur les seules valeurs du Travail, par rapport à l’absence de valeurs des détenteurs de capitaux et de dividendes.

     

    Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une opposition de principe à toute forme d’organisation de partis politiques ou de syndicats. Mais il faut affirmer, enfin, le besoin de partis politiques et de syndicats véritablement au service du Peuple, des travailleurs et des ouvriers. Il est sûr que si de tels appareils se créent, sans aucun doute, de nombreux responsables politiques ou syndicaux, aujourd’hui trompés, seront acquis à la cause du Peuple.

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