• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 1)

    Ainsi, en résumé, la situation est la suivante :

    • Une classe bourgeoise largement dominante, politiquement, économiquement, idéologiquement,… Mais cette classe est divisée en trois fractions et elle est empêtrée dans une crise économique majeure, avec un aspect international (guerres de pillages, luttes entre impérialismes pour la domination du monde,…) et un aspect intérieur (faire payer la crise au peuple, luttes diverses,…).
    • Une classe ouvrière largement dominée et divisée. Les éléments les plus avancés de cette classe ouvrière sont à la recherche d’un champ ouvert leur permettant de créer les conditions d’un parti communiste authentique.

    Toutes les opportunités sont bonnes à saisir pour parvenir à défendre les intérêts politiques et économiques de la classe ouvrière, et de façon la plus urgente les éléments suivants : création d’un parti communiste, mise en ouvre d’un front populaire contre le fascisme, etc.

     

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 1)

    Aujourd’hui, en France, la contradiction principale oppose les deux classes suivantes : la classe bourgeoise et la classe prolétarienne.

    Quels sont les rapports de forces au sein de ces deux classes et entre ces deux classes ?

    La classe bourgeoise est dominante et dispose de tous les pouvoirs, notamment politiques et économiques. Le stade actuel de la société est un capitalisme où dominent les monopoles et le capitalisme financier. C’est un impérialisme, secondaire par rapport aux Etats-Unis, mais qui compte encore, étant parmi les dix sociétés les plus riches. Cependant la bourgeoisie est divisée en diverses fractions, dont trois fractions principales :

    • La fraction la plus agressive, fasciste, représentée par le Front National. C’est la fraction la plus dynamique, capable de prendre tout le pouvoir, et donc l’ennemi principal du prolétariat. Elle est agressive, tant à l’intérieur des frontières qu’à l’extérieur, et barbare, antidémocratique.
    • La fraction conservatrice traditionnelle, représentée par le Parti « Les Républicains ».
    • La fraction dite « de gauche », moderniste, représentée par le Parti Socialiste.

    Les deux dernières fractions ont occupé les postes du pouvoir, notamment depuis la seconde guerre mondiale, avec des divergences secondaires, mais un accord sur les options principales (maintien du système capitaliste, plus ou moins d’Europe communautaire, mondialisation, exploitation des ouvriers et du peuple, etc.).

    Dans la mesure où c’est la classe bourgeoise dans son ensemble, mais surtout sa pointe la plus avancée, qui choisit quel sera le gouvernement de la France pour les cinq prochaines années, la pointe la plus avancée étant les représentants des monopoles (banques, assurances, industries diverses, etc.) il est possible d’envisager que le rapport des forces qui sortira des deux tours des élections présidentielles sera le rapport des forces qui s’est instauré, ici et maintenant entre les trois fractions de la classe bourgeoise (aujourd’hui, à en croire les sondages, ce rapport de force est : fascisme, 23 %, bourgeoisie conservatrice , 18 % et bourgeoisie moderniste, 8 %). D’autres fractions, minoritaires viennent s’accoler à ces trois tendances principales : le Parti de gauche et les révisionnistes du parti « communiste » français, l’étoile filante d’ « En Marche » Emmanuel Macron,…

    La classe ouvrière est complètement dominée et écrasée, inexistante politiquement. Elle est divisée : une grande partie, le « marais », est victime des manœuvres idéologique de la bourgeoisie : elle s’apprête à suivre électoralement l’une des trois fractions de la classe bourgeoise, essentiellement la fraction fasciste. A l’étape actuelle, l’objectif de la classe ouvrière, en tout cas de ses éléments d’avant-garde, est de se ressaisir, afin de recréer les conditions de son existence autonome par rapport à la classe bourgeoise, et de disposer des outils politiques et économiques, lui permettant de faire valoir ses intérêts propres. Le premier de ces outils est un parti communiste authentique.

    Pour ce faire, les écueils à surmonter sont nombreux :

    • Alléger le carcan de plomb de l’idéologie dominante ;
    • Se libérer des syndicalistes jaunes, dont les responsables de la CGT, véritable cinquième colonne de la bourgeoisie implantée dans le flanc de la classe ouvrière ;
    • Eviter les dangers que représentent l’ultra-gauche, le fondamentalisme religieux, et tous les obstacles érigés par la classe bourgeoisie et les divers médias à sa solde.
    • Dans les quartiers populaires, lutter avec détermination contre toutes les déviances (violences gratuites, fondamentalisme religieux, drogue, mafias diverses, gangs, communautarisme, etc.). Instiller une morale socialiste, qui rende chaque jeune prolétaire exemplaire (à l’école, au travail, dans la rue, etc.).

    Les atouts de la classe ouvrière sont : en premier lieu, la tâche historique, qui est d’abattre l’Etat du capitalisme, afin d’édifier un Etat socialiste. En second lieu, la lutte pour ses intérêts objectifs : lutte contre le chômage, pour le niveau de vie décent et pour la paix dans le monde. En troisième lieu, une longue tradition de lutte marquée notamment par la Commune de Paris de 1871, le Front populaire et la Résistance de 1940-1945. En quatrième lieu, la pratique du socialisme dans divers pays, dont notamment l’URSS de 1917 à 1953 et la Chine populaire de 1949 à 1976. En cinquième leu la théorie du marxisme et de ses extensions, dont notamment le léninisme et le maoïsme.

    La classe ouvrière n’a qu’une seule alternative : soit rester à la remorque de la classe bourgeoise, et c’est la barbarie et tout ce qui en découle : la crise aggravée du capitalisme, la décadence et les risques de guerres impérialistes, l’instauration d’un Etat fasciste,… ou soit la lutte pour le socialisme, quelles que soient les conditions objectives qui lui sont imposées par la réalité (guerre, crise, légalité ou illégalité, etc.).

    Ainsi, en résumé, la situation est la suivante :

    • Une classe bourgeoise largement dominante, politiquement, économiquement, idéologiquement,… Mais cette classe est divisée en trois fractions et elle est empêtrée dans une crise économique majeure, avec un aspect international (guerres de pillages, luttes entre impérialismes pour la domination du monde,…) et un aspect intérieur (faire payer la crise au peuple, luttes diverses,…).
    • Une classe ouvrière largement dominée et divisée. Les éléments les plus avancés de cette classe ouvrière sont à la recherche d’un champ ouvert leur permettant de créer les conditions d’un parti communiste authentique.

    Toutes les opportunités sont bonnes à saisir pour parvenir à défendre les intérêts politiques et économiques de la classe ouvrière, et de façon la plus urgente les éléments suivants : création d’un parti communiste, mise en ouvre d’un front populaire contre le fascisme, etc.

     

     

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