• Le secret maçonnique (Partie 58)

    Selon la période, la bourgeoisie a donc deux fers au feu : une représentation « républicaine » et une représentation fasciste. Il s’agit de deux épines dans la chair du peuple. Le peuple doit se saisir de l’une de ces épines pour extraire l’autre, afin ensuite de jeter les deux épines dans la poubelle de l’Histoire.

     

    Le secret maçonnique (Partie 58)

     

    Mais si on se place du point de vue des principes de la démocratie, par exemple, « un homme, une voix » ? Que penser de la démocratie « représentative » ? N’est-ce pas un déni de la démocratie ? Mais il s’agit là d’un système inique et antidémocratique.

    A Hénin-Beaumont, le nombre d’électeurs inscrits est de 19 048. Au premier tour des élections municipales de 2014, si l’on applique le principe « un homme, une voix », sur un total de 35 élus du conseil municipal, chaque élu devrait représenter 544 citoyens.

    Or, il y a 6 744 abstentions, et 354 votes blancs ou nuls. Cela signifie que les citoyens qui estiment qu’aucune offre politique ne correspond à leurs besoins représentent un électeur sur deux. Ces citoyens, qui composent le premier parti d’Hénin-Beaumont, ne sont pas représentés au niveau de la commune. Ils sont « invisibles » et inexistants.

    La liste Front National représente 6 006 voix, soit 31,53 % des électeurs, et récupèrent 28 élus. Chaque élu représente donc 215 voix. La liste Union de la Gauche représente 3829 voix, et recueille 6 élus : chaque élu représente donc 638 voix. Gérard Dalongeville, élu, représente 1167 voix. La représentation des habitants d’Hénin-Beaumont est encore plus inique concernant la communauté de communes.

    La justification serait d’affirmer que le système existe, et donc qu’il est juste. Mais si l’on a tant soit peu l’esprit véritablement démocratique, la majorité des citoyens représente 9 524 personnes, ou électeurs. Et au niveau des textes de la V° République, si tant est que le maire Steeve Briois a la fibre démocratique, rien n’empêche d’adopter les délibérations, au moins les plus importantes (budget, impôts,…), par un nombre de représentants, ou élus, totalisant la majorité, soit 9 524 voix. Cela signifie qu’un compromis soit passé entre les élus du conseil municipal, afin de représenter a minima, ce nombre d’électeurs !

    Au lieu de cela, Steeve Briois, comme les élus du vieux système, l’UMPS, se braque sur son élection par une minorité, et, de façon tout à fait illégitime, estime avoir « droit » à un mandat de « seigneur » et de « petit prince » d’Hénin-Beaumont, pendant une durée de six années ! Mais quelle légitimité a-t-il alors que 13 042 électeurs, soit 68,47 % du total de la liste électorale, n’ont pas voté pour lui ? Décidément, cette pseudo démocratie est bonne fille !

    D’un point de vue tactique, le Front National a encore de beaux jours devant lui, car il est de fait devenu, par exemple, le premier parti de Moselle. C’est dire que le fascisme, le racisme et l’antisémitisme vont encore se développer. Par contre, on peut être raisonnablement optimiste, d’un point de vue stratégique, et si vous demandez, quel est l’avenir du monde, le socialisme ou la barbarie, avec d’un côté Eusebio Ferrari, vrai patriote résistant communiste, abattu par la gendarmerie française à Anzin le 18 février 1942, combattant antifasciste, ou bien de l’autre côté, Steeve Briois et Fabien Engelmann, respectivement maires Front National  de Hénin-beaumont et de Hayange, on peut répondre sans hésiter : le combattant antifasciste ! Le socialisme ou la barbarie, avec d’un côté, Jean Burger, alias « Mario », résistant communiste transféré au fort de Queuleu à Metz, puis à Dachau et à Auschwitz, mort au camp de Dora le 3 avril 1945, et de l’autre côté, Fabien Engelmann : le choix se porte sans conteste sur le patriote, internationaliste prolétarien et lutteur contre le fascisme ! Face au danger fasciste, c’est par milliers que vont surgir les Eusebio Ferrari et Jean Burger !

    Selon la période, la bourgeoisie a donc deux fers au feu : une représentation « républicaine » et une représentation fasciste. Il s’agit de deux épines dans la chair du peuple. Le peuple doit se saisir de l’une de ces épines pour extraire l’autre, afin ensuite de jeter les deux épines dans la poubelle de l’Histoire.

    Presque tous les élus « socialistes » gagnants aux élections départementales le sont grâce au « front républicain », ou « front fort » comme le disait cyniquement François Mitterrand. Les duels classiques droite/gauche, ont été presque toujours perdus par les « socialistes ». Tant qu’à faire, la montée du Front National a au moins une utilité : elle permet de mettre l’accent sur un système à bout de souffle. En quelque sorte, l’extrême droite a la fonction d’une épine qui sert à retirer une seconde épine enfoncée dans la chair du peuple : le vieux système UMPS. Ensuite il faut jeter les deux épines dans la poubelle de l’histoire.

    Après 70 années de règne de la bourgeoisie, dont trente années « glorieuses » et quarante année « piteuses », l’émergence du Front National permet, pour ainsi dire, de renouer avec la période de 1940-1945 : alors, la bourgeoisie était représentée aussi par deux partis politiques, l’un « républicain », dit « le glaive », le gaullisme, l’autre « fasciste », dit « le bouclier », le pétainisme. Alors que les représentant de cette génération ont mis (ou vont mettre) les pieds dans le cercueil, il est étonnant que ces deux forces soient ressuscitées avec l’UMPS et le Front National.

    Quel doit être l’attitude du parti communiste ? Sans aucun doute, le niveau de danger n’est pas le même entre les deux composantes, UMPS et FN. Le fascisme représente une fraction bourgeoise plus agressive. L’UMPS maintient encore l’illusion de la « démocratie » : mais il ne faut pas oublier que les éléments économiques ont bien avancés, et nous sommes à un stade de l’impérialisme français, où règne les monopoles. C’est dire que la tendance de la bourgeoisie est de plus en plus de s’asseoir sur les exigences démocratiques des masses : la meilleure illustration est le référendum européen de 2005. Lorsque le résultat d’une élection ne convient pas, il suffit de ne pas en tenir compte. Un autre exemple : le peu de considération dans lesquelles sont tenus les députés : par exemple, les « frondeurs » ont beau aboyer, ils sont tellement tenus en laisse qu’ils n’oseront jamais mordre.

    Par ailleurs, à moyen terme, le seul moyen de régler le chaos économique capitaliste, le chômage, l’immigration, etc. c’est le socialisme.

    Cependant, pour la classe ouvrière, le seul moyen de s’émanciper, c’est d’acquérir l’autonomie et de se doter d’un parti communiste. Aujourd’hui, c’est une erreur de soi-disant s’allier avec l’UMPS contre le Front National. L’alliance n’est possible que sur un niveau tactique, avec une fraction de la bourgeoisie pour affaiblir l’autre fraction.

    Si la lutte de classe reprend son avancée ouverte, cependant le contexte a quelque peu évolué. L’impérialisme français a considérablement progressé, nous rapprochant encore plus vers une « sortie » du capitalisme, vers le socialisme, en réunissant toutes les conditions objectives. Pour bien saisir le nouveau cadre, prenions deux exemples.

    Premier exemple : Internet. Imaginons Philippe Pétain et Internet, ou bien Hitler et Internet. Que ce serait-il passé, si le monde entier avait pris connaissance, en temps réel, des diverses exactions fascistes ? Il n’y a qu’à observer les réactions du peuple américain face au meurtre d’une personne de couleur noire, par un policier raciste, lorsque la scène est filmée ! Il est certain, que, dans l’avenir, plus d’un policier fasciste va retenir son bras, dans la crainte d’être filmé !

    Deuxième exemple : les leçons de l’Histoire. Il est certain que ceux qui choisissent aujourd’hui une option fasciste ne peuvent ignorer les leçons de l’Histoire. S’ils répètent une seconde fois, les mêmes prévarications, les « bonnes gens » n’auront pas l’excuse de dire « Nous ne savions pas ! ».

    Si le peuple français aspire à changer le vieux système, il est certain qu’aujourd’hui, dans la grande majorité, il ne choisit pas la solution fasciste : le taux d’abstention aux diverses élections en est la preuve. La situation actuelle est la suivante : détruire l’ancien système, mais sans avoir encore conscience du nouveau système à mettre en place. Sans doute, le fascisme peut profiter d’une opportunité (guerre extérieure, comme en 1940, coup d’Etat, ou guerre civile), pour prendre le pouvoir. Même par l’entremise des élections, comme Hitler, en 1933. Mais alors il n’aura aucune légitimité, et surtout, il ne pourra proposer aucune solution crédible, à long terme. C’est pourquoi le fascisme peut dominer cinq années, cinquante années, ou plus, le capitalisme est condamné à terme : qu’est-ce un siècle, au regard de l’Histoire ? Ce qui devrait faire réfléchir tous les dictateurs en herbe, ce sont les exemples chiliens et argentins : souvent, encore vivants, ils se font rattraper par la justice, simplement bourgeoise de leur pays. Que ce serait-il passé, avec Pinochet, et Internet ? Les fascistes de Daesh, Etat Islamique, auront disparu depuis longtemps de la surface de la terre, que leurs pérégrinations, sur Internet, continueront de circuler, pour la plus grande éducation des générations futures ! Imaginons des salles de torture, filmées, et mises sur Internet ! Même les pires déchets humains, comme Kadhafi et Saddam Hussein ne pourront survivre longtemps à de telles images ! C’est peu de dire que la classe bourgeoise, grâce au progrès technologique, creuse sa propre tombe. Car si la tendance fasciste, mise en pleine lumière, est insupportable, il en est de même de la variante libérale. Comment supporter l’étalage de la vie quotidienne bourgeoise, non seulement sur Internet, mais encore sur les écrans de télévision, sans avoir une envie irrépressible de mettre à bas le vieux système ? Ainsi, les princesses de Monaco ont le beau rôle lorsqu’elles s’étalent dans des tabloïds complices et font rêver ? Mais que penser d’une publicité quotidienne, qui étale les bourrelés les plus nauséabonds, d’une vie quotidienne ? L’image immédiate ne permet pas toujours à l’idéologie dominante de construire autour d’elle une « histoire » capable d’embobiner le spectateur. L’image, parfois, parle d’elle-même !

     

     

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