• Le secret maçonnique (Partie 59)

    Sans doute, la lutte des classes a toujours été au centre de la société française. Malgré divers mouvements de révolte, (Mai 1968, violences urbaines de 2005,…), la lutte de classes était masquée par un capitalisme florissant, capable de partager les miettes avec les plus pauvres (Trente années « glorieuses »), ou une classe politique unie sur l’essentiel, le maintien des institutions de la V° République, dont notamment la trahison ouverte du Parti « Communiste » Français (Quarante années piteuses).

     

    Le secret maçonnique (Partie 59)

     

    Nous voici de retour à la situation des classes sociales en 1945 : se contenter de se mettre sous la direction de la bourgeoisie, en acceptant le jeu électoral, c’est le maintien du capitalisme en l’état pour les soixante dix prochaines années.

    Sans doute, la lutte des classes a toujours été au centre de la société française. Malgré divers mouvements de révolte, (Mai 1968, violences urbaines de 2005,…), la lutte de classes était masquée par un capitalisme florissant, capable de partager les miettes avec les plus pauvres (Trente années « glorieuses »), ou une classe politique unie sur l’essentiel, le maintien des institutions de la V° République, dont notamment la trahison ouverte du Parti « Communiste » Français (Quarante années piteuses). L’approfondissement de la crise économique et sociale depuis 2008 ouvre une nouvelle période historique, avec la mise au cœur de la société française d’une lutte des classes ouverte, qui cherche un débouché : la révolution prolétarienne. Les manifestations les plus visibles de cela sont :

    ·                    La réapparition de deux fractions opposées de la classe bourgeoise, le fascisme, et le républicanisme bourgeois (représentés respectivement, en 1940, par Philippe Pétain et Charles de Gaulle, et aujourd’hui, par l’UMPS et le Front National) ; ce n’est pas un hasard si le Parti Socialiste de Lorraine envisage de fusionner une liste commune avec l’UMP pour les élections régionales de fin 2015, face au danger frontiste !

    Il n’est pas difficile de comprendre les divers accords électoraux entre l’UMP et le Parti Socialiste : il s’agit de collusion entre bourgeois, au nom du front « républicain » bourgeois pour se répartir les places. Que penser d’un élu UMP, élu avec les voix du Parti Socialiste ? N’est-ce pas une ligne politique fantaisiste qui en résulte ? Le seul objectif est bien de préserver le vieux système. En tout cas, si les masses populaires doivent apporter leurs suffrages aux élus de l’UMPS face aux élus du Front national, cela doit être en échange d’avantages en nature tangibles (pouvoir d’achat, baisse d’impôts, etc.) !

    Tous les élus socialistes gagnants lors des élections départementales de 2015 le sont grâce au front républicain bourgeois. Les duels classiques droite/gauche, ont souvent été perdus par les « socialistes ». Le front des républicains bourgeois a toujours été le front des nantis.

    La difficulté de mettre en œuvre les anciennes formules pour régler la contradiction principale entre bourgeoisie et prolétariat, dont les élections à tout crin et à tous les niveaux, est de plus en plus manifeste. Les masses populaires et les classes moyennes désertent de manière durable les urnes. L’abstention est un désaveu de toute l’ancienne classe des élus bourgeois. Il reste au prolétariat à franchir un pas de plus : seul leur intervention directe dans les affaires publiques, et le renversement de l’Etat ancien, est susceptible d’apporter une solution durable aux diverses contradictions (Chômage, extension de la pauvreté, écocide,…). Outre les abstentionnistes, de nombreux électeurs du Parti Socialiste, qui s’imaginent que ce parti contient encore dans sa ligne politique une once de véritable socialisme, mais aussi de nombreux électeurs du Front national, attirés par l’aspect « socialisme » de la ligne sociale du national-socialisme, aspirent à des solutions socialistes ! Le mécontentement et le besoin de démocratie populaire et réelle recherchent la seule expression possible : la révolution socialiste et le renversement de l’Etat ancien.

    ·                    La mise sur le devant de la scène de formules de remplacement, comme la VI° République, par tous les trotskystes et révisionnistes, et tous les aventuriers prêts à se mettre à la solde des privilégiés, cinquième colonne de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière.

    Les élus politiques ont-ils pris la mesure du besoin de changement ? Ils sont restés en retrait par rapport aux souhaits populaires et se positionnent sur des formules du passé, comme « le retour de la croissance, l’inversion de la courbe du chômage, etc. ». C’est là un pari sur l’évolution cyclique de l’économie ; si ces réformettes sont acceptées, c’est la certitude du maintien des privilégiés bourgeois aux postes de commande, et l’augmentation de la pauvreté et de la précarité pour le grand nombre.

    La déconnection entre les élus et la réalité sociale est complète. Alors que le ventilateur (l’ancienne société) ne dispose plus d’énergie, il continue de tourner : à peine terminé le cirque électoral des élections départementales, pour occuper les esprits, les médias mettent en route les mises en scènes des  élections régionales, en décembre 2015, et des élections présidentielles, en 2017. Comme si de telles formules avaient jusqu’à présent apporté des réponses aux diverses contradictions, dont la plus exacerbée est l’augmentation à la fois des bourgeois les plus riches et du grand nombre des dépossédés ! Comme si le changement de président de la République allait changer quoi que ce soit dans la vie quotidienne du peuple !

    Ce n’est pas le gouvernement, ou les élus, qui créent de la déception. Ce qui impliquerait qu’il suffit de remplacer le gouvernement, ou les élus : c’est là une illusion entretenue par les révisionnistes et les trotskystes. Ce qui crée la déception, c’est le vieux système : c’est donc bien celui-ci qu’il convient de détruire. Le gouvernement et les élus ne sont que les piliers du vieux système.

    L’apparition, en pleine lumière du fascisme, est une résurgence de la lutte de classe ouverte. Ne nous y trompons pas ! Lors du conflit entre Charles de Gaulle et Philippe Pétain, entre 1940 et 1945, il est possible de distinguer les diverses fractions bourgeoises :

    ·                    Ceux qui sont demeurés fidèles soit à la tendance de Philippe Pétain (comme Jean Marie Le Pen), ou soit à la tendance gaulliste ;

    ·                    Ceux qui sont passés d’un camp à l’autre, comme par exemple François Mitterrand, qui, après l’échec prévisible du fascisme à partir de 1943, passe dans le camp de la bourgeoisie républicaine.

    Le camp communiste et ouvrier n’a pas su garder son autonomie, et a été berné, par opportunisme (Maurice Thorez) par de Gaulle.

    L’avenir dira si certains représentants bourgeois demeureront fidèles aux principes de la république bourgeoise, y compris lorsque les forces populaires, dirigées par le parti du prolétariat, prendront le dessus.

    S’allier tactiquement avec l’une ou l’autre fraction, lors du processus révolutionnaire, est possible, sous réserve que les forces populaires conservent leur autonomie, et ne deviennent pas une force d’appoint d’une ou l’autre fraction bourgeoise.

    Si une fraction bourgeoise républicaine est véritablement prête à entamer une lutte sans merci contre le fascisme, elle doit le démontrer en s’adjoignant les forces populaires, et pour ce faire, elle doit accroître les forces démocratiques et économiques du peuple (démocratie populaire, création d’emplois, lutte contre les dérives du capitalisme de toutes sorte : fuites des capitaux, etc.).

    La bourgeoisie républicaine, pour vaincre le fascisme, a besoin du peuple ; si elle ne veut pas être vaincue, elle doit « lâcher du lest », et donner diverses satisfactions politiques et économiques aux masses populaires (pouvoir d’achat, etc.). Mais il faut aussi tenir compte de la communauté d’intérêts de la classe bourgeoise dans son ensemble, et si celle-ci se sent en péril, rien ne l’empêchera de se réfugier derrière une option fasciste. Cette option fasciste sera le prélude au socialisme ! Mais sans doute après une lutte violente, implacable, sans pitié !

    Jean Marie Le Pen (ou sa fille, Marine Le Pen, ou sa nièce, Marion Le Pen) incarne ouvertement la stratégie fasciste, ligne politique que Marine Marion Le Pen incarne au niveau tactique. Ce que le Front National peut reprocher à Jean Marie Le Pen, c’est d’exposer aux regards de toute la population, la stratégie fasciste. Mais pourquoi prendre les citoyens pour des imbéciles ? Au mieux la majorité du peuple peut prendre le Front National comme une épine pour extraire l’autre épine, l’UMPS, et mettre les deux épines « au feu ». Rappelons les diverses citations de Jean marie Le Pen :

     

     

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