• Le secret maçonnique (Partie 56)

    Quel est l’avenir du monde : Socialisme ou barbarie ? Eusebio Ferrari ou Steeve Briois ? Jean Burger « Mario » ou Fabien Engelmann ? La classe ouvrière face aux élections bourgeoises.

    Avec une grande constance, et malgré le matraquage médiatique appelant à voter pour voter, un Français sur deux, inscrit sur les listes électorales, a refusé de s’associer au cirque électoral des élections départementales des 22 et 29 mars 2015. Cette abstention massive et constante est le plus grand enseignement à tirer des diverses mascarades électorales mises en œuvre par la classe bourgeoise.

     

    Le secret maçonnique (Partie 56)

     

    La manifestation du 11 janvier 2015 présente des aspects positifs, et ceci d’autant plus que c’était un mouvement antiraciste, contre l’antisémitisme, et donc un mouvement irrécupérable par le Front national. Cependant, il faut aussi reconnaître les limites de ce mouvement : c’est un début, et non une fin en soi. La meilleure réponse que l’on peut apporter aux divers fondamentalismes, ainsi qu’au fascisme, c’est le développement d’une réelle démocratie, qui met vraiment en œuvre les valeurs d’égalité et de liberté. C’est loin d’être le cas.

    Donner une analyse psychologique est très limité, même en y ajoutant une touche d’humour, et n’apporte pas une réponse crédible à ce qui se prépare : le retour du fascisme pur et dur. Le constat, c’est que les « idéaux » toxiques contaminent toute la société civile (la hiérarchie contre l’égalité, la soumission au chef contre la liberté,…). Il faut reprendre l’étude de Zeev Sternhell, au niveau sociologique. Par exemple Dieudonné. Son idéologie repose sur un fond, qui date, celui de la « négritude », mis en place par des hommes de « gauche ». Selon Dieudonné, ce qu’ont connu les esclaves noirs, de la part des hommes blancs, c’est une « shoah », à l’image de l’holocauste des juifs, mais une extermination qui aurait duré pendant des siècles, alors que Hitler n’était au pouvoir que pendant dix années, de 1933 à 1945. Ceci provient de la substitution, à la contradiction entre bourgeoisie et prolétariat, d’une autre « contradiction », entre hommes blancs et nègres. Voici ce qu’a par, exemple, écrit Aimé Césaire à ce propos : « Qu’on imagine tout cela et tous les crachats de l’histoire et toutes les humiliations et tous les sadismes et qu’on les additionne et qu’on les multiplie et on comprendra que l’Allemagne nazie n’a fait qu’appliquer en petit à l’Europe ce que l’Europe occidentale a appliqué pendant des siècles aux races qui eurent l’audace ou la maladresse de se trouver sur son chemin. L’admirable est que le nègre ait tenu ! ». « Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d'Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son démon, que s'il vitupère, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie, les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique. »

    En somme, à la lutte contre les privilégiés, les exploiteurs, la bourgeoisie, autrement dit à la lutte des classes, le fascisme introduit des oppositions secondaires, non antagoniques, comme par exemple, la lutte entre les « races » (il y a une seule race, l’humanité), entre les religions (il y a un seul dieu, le même pour tous), ou contre diverses minorités (les roms, les homosexuels, etc.). En ce sens, une partie de la « gauche » prépare le lit au fascisme !  Il faut rappeler que Aimé Césaire a donné cinquante années de retard à l’émancipation de la Martinique : lui-même était un notable bourgeois, cumulard, député pendant 48 ans, maire de Fort-de-France pendant 56 ans. Son idéologie a permis de mobiliser les masses contre le « mauvais » capitalisme, pour le « bon » capitalisme, et donc la soumission en fin de compte à la finance capitaliste.

    Quel est l’avenir du monde : Socialisme ou barbarie ? Eusebio Ferrari ou Steeve Briois ? Jean Burger « Mario » ou Fabien Engelmann ? La classe ouvrière face aux élections bourgeoises.

    Avec une grande constance, et malgré le matraquage médiatique appelant à voter pour voter, un Français sur deux, inscrit sur les listes électorales, a refusé de s’associer au cirque électoral des élections départementales des 22 et 29 mars 2015. Cette abstention massive et constante est le plus grand enseignement à tirer des diverses mascarades électorales mises en œuvre par la classe bourgeoise.

    Cette abstention, qui représente 22 millions d’électeurs sur un total de 44 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales contribue à ôter toute légitimité aux élus qui sortent des urnes, et ceci n’a presque pas été mis en exergue par les différents commentateurs.

    Un des commentaires que l’on entend le plus souvent, est que les abstentionnistes ne s’intéressent pas à la vie politique, et tout est fait pour rendre invisible tous les citoyens qui refusent par principe de participer aux élections.

    C’est une grossière erreur : si ceux-ci ne participent plus aux élections, c’est justement parce que la politique les passionne, mais qu’ils ne se reconnaissent plus dans aucune des « offres » actuelles des partis bourgeois officiels.

    On, peut décrire les partis politiques de la façon suivante : d’une part, l’UMPS, parti des républicains bourgeois, qui se partagent les postes depuis cinquante années, une fois le Parti socialiste, une fois le parti « gaulliste et centriste », mais qui s’entendent sur le maintien du vieux système. D’autre part, un nouveau venu, le parti fasciste, le Front National.

    En quoi consiste la « démocratie » bourgeoise ? C’est, une fois tous les cinq ou six ans, consulter le peuple sur ceux qui vont le représenter dans les diverses instances (président de la République, parlement, région, département, commune). Donc, la « démocratie » représentative commence lorsque l’on sort les urnes des placards, et se termine dès que les urnes sont rangées dans les placards, jusqu’à la prochaine échéance électorale.

    Nous avons à faire à des élus qui se considèrent comme les « représentants » du peuple, avec les divers défauts suivants :

    ·                    Lors des échéances électorales, il est proposé un programme, qui de toute façon, n’est jamais mis en œuvre ;

    ·                    Les élus, menteurs et voleurs, ne sont jamais sanctionnés. Il est quand même indécent de permettre à des candidats qui n’ont pas fait leur devoir, et parfois sont auteurs de prévarications, accaparant les richesses, de se représenter à nouveau, pendant des périodes indéterminées.

    Alors qu’un criminel basique est sanctionné, que penser d’un président de la République, de droite ou de gauche, promettant de mettre fin au scandale de la mort de 400 SDF par an, et ne rien faire, une fois élu, et se représentant à nouveau devant le suffrage des électeurs ?

    C’est ainsi, que lors des élections départementales, on a pu voir des élus, présents depuis quarante années et plus, ne faire aucun bilan de leurs actions réelles, et ne subir aucunes sanctions. Souvent ces élus ont agi à l’encontre des intérêts réels et objectifs de leurs mandants, qui représentent la majorité du peuple. Ont-ils, ne serait-ce tenté, de mettre fin au chômage massif, au logement indécent, ou au faible pouvoir d’achat des plus pauvres ?

    Deux attitudes sont possibles face à de tels scandales :

    ·                    Soit condamner la démocratie, le parlementarisme et l’électoralisme, en général ;

    ·                    Soit réformer ces trois domaines, par des mesures simples :

      • Une charte des élus refusant le cumul des mandats, et autorisant les électeurs à démettre les élus défaillants avant la fin de leur mandat ;
      • Une limitation des indemnités, au niveau de la moyenne des salaires les plus bas ;
      • Le maintien de la vigilance des citoyens en activité constante, dans le cadre de comités de suivi de l’action des élus.

     

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