• LE PERE DUCHESNE -- NUMERO DEUX -- SEPTEMBRE 2017 (Partie 2)

    D’abord parlons un peu de l’Union Européenne : on peut dire que c’est une sorte de coopérative des divers capitalismes européens, qui se regroupent pour faire face aux mastodontes d’aujourd’hui : les Etats-Unis, la Russie et la Chine impérialistes,… On peut dire, à l’image de ce qu’était la Russie tsariste avant 1917, l’Union Européenne est devenue une prison des peuples, peuples qu’elle enserre dans ses griffes. Les preuves de cela : aucune démocratie, même pas le semblant d’une « démocratie » bourgeoise, les parlementaires de l’Europe ne faisant que de la figuration. Dirigent l’Europe, en réalité les grands monopoles de chacune des nations : il n’est qu’à considérer par exemple la façon dont s’est opérée la réorganisation de la sidérurgie européenne sous la férule des grands patrons de ce secteur. Toutes les décisions sont imposées par en haut, sans tenir aucun compte des diverses volontés nationales : à preuve le non prise en compte du suffrage universel, comme le référendum de 2005 en France, lorsque celui-ci est défavorable à la direction voulue par les grands monopoles.

     

    LE PERE DUCHESNE -- NUMERO DEUX -- SEPTEMBRE 2017 (Partie 2)

     

    I)                 Quel est le contexte politique et social en France aujourd’hui ?

    Le contexte de la France : C’est un capitalisme monopoliste d’Etat, enchevêtré dans un Union Européenne qui prétend être une quatrième superpuissance, derrière les U.S.A., la Russie et la Chine.

    Que faut-il entendre par capitalisme monopoliste d’Etat ?

    Cette notion n’a rien à voir avec celle développée par le Parti « Communiste » Français, devenu révisionniste en 1953, et reprise aujourd’hui par Jean Luc Mélenchon et son Parti de Gauche. Le concept de capitalisme monopoliste d’Etat, tel que développé par ces derniers, c’est un capitalisme d’Etat, un impérialisme « modernisé ».

     

    D’abord parlons un peu de l’Union Européenne : on peut dire que c’est une sorte de coopérative des divers capitalismes européens, qui se regroupent pour faire face aux mastodontes d’aujourd’hui : les Etats-Unis, la Russie et la Chine impérialistes,… On peut dire, à l’image de ce qu’était la Russie tsariste avant 1917, l’Union Européenne est devenue une prison des peuples, peuples qu’elle enserre dans ses griffes. Les preuves de cela : aucune démocratie, même pas le semblant d’une « démocratie » bourgeoise, les parlementaires de l’Europe ne faisant que de la figuration. Dirigent l’Europe, en réalité les grands monopoles de chacune des nations : il n’est qu’à considérer par exemple la façon dont s’est opérée la réorganisation de la sidérurgie européenne sous la férule des grands patrons de ce secteur. Toutes les décisions sont imposées par en haut, sans tenir aucun compte des diverses volontés nationales : à preuve le non prise en compte du suffrage universel, comme le référendum de 2005 en France, lorsque celui-ci est défavorable à la direction voulue par les grands monopoles.

    On peut considérer la France comme le maillon faible de ce géant aux pieds d’argile qu’est devenue l’Union Européenne : c’est-à-dire le maillon qui va céder le premier !

    Comment caractériser le régime politique en France aujourd’hui ?

    D’abord il convient de refuser toutes les conceptions complotistes de la réalité, et de se fier uniquement à une analyse rationnelle, scientifique, sociologique : la société est composée de classe sociales qui luttent chacune pour défendre ses intérêts propres, et en particulier la classe bourgeoise et la classe du prolétariat. La France est, depuis 1789, une puissance capitaliste (voir les analyses de Karl Marx), et depuis 1871, une puissance impérialiste (voir les analyses de Lénine).

    En conséquence, les options symbolisées par Emmanuel Macron, le libéralisme, et par Marine Le Pen, le fascisme, sont des « propositions » présentées par la même classe bourgeoise, et notamment les dirigeants de ceux-ci, qui sont aujourd’hui les responsables des grands monopoles et du capital financier. Bien évidemment, il existe des différences fondamentales entre les deux options : le libéralisme met en œuvre la « démocratie » bourgeoise, c’est-à-dire le parlementarisme, l’électoralisme, etc., toutes formules qui ne sont que des trompe-l’œil, et ceci avec la complicité de l’aristocratie ouvrière, y compris la complicité de Jean Luc Mélenchon. Le fascisme met en oeuvre la barbarie de la couche la plus autoritaire de la bourgeoisie, quand la première formule ne tient plus : c’est le nationalisme, la violence et le règne de la peur. Les deux formules représentent bien « la carotte et le bâton ».

    La classe ouvrière doit être autonome par rapport aux deux orientations bourgeoises, le libéralisme et le fascisme, et avoir ses propres instruments politiques, dont un parti communiste indépendant, marxiste-léniniste maoïste, qui dénonce énergiquement tous les opportunistes qui représentent l’idéologie de la classe bourgeoise au sein de la classe ouvrière.

    Mais depuis la seconde guerre mondiale s’est installée le capitalisme monopoliste d’Etat : c’est un régime qui a dépassé le système de la libre concurrence, et qui conduit à la fusion entre l’Etat bourgeois et les grandes monopoles. C’est dire que sous un tel régime, les élections et le suffrage universel est devenu une pure illusion destinée à tromper le peuple.

    Voici les extraits d’un ouvrage qui décrit bien ce qu’est le capitalisme monopoliste d’Etat : le « Manuel d’économie politique », 1955, Editions Norman Béthune.

    1. « Au capitalisme prémonopoliste avec sa libre concurrence correspondait en qualité de superstructure politique une démocratie bourgeoise limitée. L’impérialisme avec la domination de ses monopoles, est caractérisé par le passage de la démocratie à la REACTION en matière de politique intérieure et extérieure des Etats bourgeois. La réaction politique sur toute la ligne est le propre de l’impérialisme. Les dirigeants des monopoles ou leurs hommes de confiance occupent les postes les plus élevés dans les gouvernements et dans l’ensemble de l’appareil d’Etat. Sous le régime de l’impérialisme, les gouvernements ne sont pas mis en place par le peuple, mais par les magnats du capital financier. Les cliques monopolistes réactionnaires, pour asseoir leur pouvoir, s’appliquent à réduire à néant les droits démocratiques conquis de haute lutte par des générations de travailleurs. Cela impose la nécessité d’intensifier par tous les moyens la lutte des masses pour la démocratie, contre l’impérialisme et la réaction. »

    « Le capitalisme en général et l’impérialisme en particulier font de la démocratie une illusion ; et cependant le capitalisme engendre des tendances démocratiques au sein des masses, fonde des institutions démocratiques, aggrave l’antagonisme entre l’impérialisme, négateur de la démocratie, et les masses qui aspirent à la démocratie. » (Page 284)

    1. Le capitalisme monopoliste d’Etat. « A l’époque de l’impérialisme, l’Etat bourgeois, qui représente la dictature d’une oligarchie financière, oriente toute son activité dans l’intérêt des monopoles. Au fur et à mesure que s’aggravent les contradictions de l’impérialisme, les monopoles renforcent leur mainmise directe sur l’appareil d’Etat. Les grands magnats du capital jouent de plus en plus souvent le rôle de dirigeants de l’appareil d’Etat. On assiste à la transformation du capitalisme monopoliste en capitalisme monopoliste d’Etat. Déjà la première guerre mondiale avait accéléré et accentué sensiblement ce processus. Le capitalisme monopoliste d’Etat consiste à subordonner l’appareil d’Etat aux monopoles capitalistes et à l’utiliser pour intervenir dans l’économie du pays (notamment par sa militarisation), afin d’assurer le profit maximum aux monopoles et d’asseoir la toute-puissance du capital financier. Et l’on procède à la remise entre les mains de l’Etat bourgeois de certaines entreprises, branches et fonctions économiques (main-d’œuvre, approvisionnement en matières premières déficitaires, système de rationnement, constructions d’entreprises militaires, financement de la militarisation de l’économie, etc.), tout en maintenant dans le pays le règne de la propriété privée des moyens de production. La propriété d’Etat dans les pays impérialistes apparaît ou bien à la suite de la constructions d’entreprises, de voies ferrées, d’arsenaux, etc., aux frais du budget de l’Etat, ou bien sous la forme de nationalisations bourgeoises, c’est-à-dire du transfert de certaines entreprises privées au main de l’Etat, moyennant une forte compensation. En dépit des affirmations des économistes bourgeois, qui présentent l’étatisation des entreprises sous la domination politique de la bourgeoisie comme un « pas vers le socialisme », celle-ci n’a rien de commun avec le socialisme. La propriété d’Etat dans les pays bourgeois est une variété capitaliste, où le propriétaire n’est pas un capitaliste particulier, mais l’Etat bourgeois qui est subordonné à une poignée de grands monopoles. L’étatisation des entreprises est utilisée par les monopoles pour renforcer l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleurs et pour multiplier leurs profits. Les monopoles utilisent le pouvoir d’Etat pour collaborer activement à la concentration et à la centralisation du capital, augmenter leur puissance et leur influence : par des mesures spéciales, l’Etat force les entrepreneurs restés indépendants à se soumettre aux groupements monopolistes et, en temps de guerre, il fait procéder à la concentration forcée de la production, en fermant les portes d’une foule d’entreprises petites et moyennes. C’est dans l’intérêt des monopoles que l’Etat, d’une part, établit des droits élevés sur les marchandises importées et que, d’autre part, il encourage l’exportation des marchandises en payant aux monopoles des subventions à l’exportation et en leur facilitant la conquête de nouveaux marchés au moyen du dumping. Les monopoles utilisent le budget de l’Etat afin de piller la population du pays en la grevant d’impôts et en recevant de l’Etat des commandes qui leur rapportent de gros profits. L’Etat bourgeois, sous le prétexte « d’encourager les initiatives économiques », verse aux gros entrepreneurs des sommes considérables sous forme de subventions. Dans le cas où les monopoles sont menacés de faillite, ils reçoivent de l’Etat les crédits nécessaires pour couvrir leurs pertes, et on leur fait remise des impôts qu’ils doivent à l’Etat.

    Le développement du capitalisme monopoliste d’Etat amène une accentuation de la paupérisation relative et absolue du prolétariat. C’est au moyen du pouvoir d’Etat que les monopoles élèvent au maximum le degré d’exploitation de la classe ouvrière, de la paysannerie et de larges couches d’intellectuels, ce qui ne manque pas d’aggraver considérablement les antagonismes entre exploités et exploiteurs. » (Page 286).

     

     

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