• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Trente-huitième partie)

    Camille Chautemps (1885-1963) : Avocat. Maire de Tours (1919-1928). Député d’Indre-et-Loire (1919-1928). Député du Loir-et-Cher (1929-1935). Sénateur du Loir-et-Cher (1935-1941). Plusieurs fois ministre. Président du Conseil (1930, novembre 1933-janvier 1934, juin 1937, mars 1938). Franc-maçon. Il est initié le 8 décembre 1906 aux « Démophiles » du Grand Orient, orient de Tours. Il est reçu compagnon et maître le 25 juillet 1908, et est élu vénérable le 26 novembre 1910, à 25 ans, jusqu’en 1911. Il est réélu l’année suivante. Il retrouve dans sa loge le député René Besnard, conseiller de l’Ordre en 1906. Il s’affilie aux « Enfants de Rabelais », orient de Chinon, en 1925, et accède au 18°, en 1919, puis au 30°, en 1925, du Rite Ecossais, au chapitre, puis à l’aréopage des « Démophiles ».

    Selon la fiche établie par Vichy, il se serait affilié, en 1931, à la loge « La République » (Grande Loge de France) qui réunit plusieurs parlementaires. L’affaire Stavisky le contraint à abandonner la présidence du Conseil, car des membres de sa famille sont compromis, ainsi qu’un membre des « Démophiles », Louis Proust, aussitôt radié par le Grand Orient. La maçonnerie est mise en cause au congrès radical de Clermont ? Chautemps en prend la défense, lui attribuant le mérite d’avoir formé son intelligence et son caractère. L’extrême-droite le présente comme l’instrument de la maçonnerie, lui attribuant suite d’une erreur de l’abbé Tourmentin, le grade de Souverain Prince Rose-Croix (32° du Rite Ecossais).

    En 1938, la loge « L’Unité Maçonnique » le met, ainsi que Jean Zay, en accusation en tant que membre du gouvernement Daladier, pour ne pas avoir secouru les républicains espagnols et avoir laissé les nazis s’emparer de l’Autriche, puis dépecer la Tchécoslovaquie. Chautemps écrit à Groussier, le président du Conseil de l’Ordre, pour s’indigner que les maçons les plus anciens et les plus « courageusement fidèles » soient ainsi attaqués, alors que ceux qui ont appartenu aux gouvernements d’Union Nationale (dirigés par et pour le profit de la réaction) ont été épargnés. Groussier lui répond que le Conseil de l’Ordre a voté un passage à l’ordre du jour et infligé un blâme sévère à l’ « Unité Maçonnique ».

    Chautemps est ministre d’Etat, vice-président du Conseil, dans le cabinet Pétain, en 1940. A Vichy, Paul Ramadier, qui s’était, en 1934, porté garant de l’intégrité de Chautemps auprès de Grousset, l’aborde : « Et la maçonnerie, qu’allez-vous en faire ? ». Il répond : « Elle sera dissoute. D’ailleurs, peu m’importe. Je lui ai donné plus qu’elle m’a apporté ». Selon les Cahiers secrets de l’armistice, publiés par Chautemps après la guerre, le maréchal lui aurait conseillé de quitter la maçonnerie avant sa dissolution ; Chautemps aurait refusé et obtenu la promesse verbale qu’aucune sanction ne serait prise contre les maçons fonctionnaires. Après la publication du décret prononçant sa dissolution, le 14 août 1940, il aurait conseillé aux frères de se soumettre pour ne pas déclencher de nouvelles querelles entre Français en un tel moment. Il est envoyé par Pétain aux Etats-Unis, mais sa mission prend fin à la suite de la loi du 10 novembre 1941 qui interdit aux maçons toute participation aux fonctions publiques. Voici des propos rapportés par René Guillouin dans « J’étais l’ami du maréchal Pétain » (Paris, 1966, Page 51) : « Un autre jour encore, comme en entrant dans son (celui de Pétain) cabinet, j’avais croisé Chautemps qui en sortait, je le trouvai en train de rire de bon cœur.

    n      Chautemps vient de m’en dire une bien bonne, m’expliqua-t-il. Comme il me proposait ses services, je lui ai objecté sa carrière dans la Maçonnerie. « Péché de jeunesse, Monsieur le Maréchal ! » s’est-il contenté de me répondre avec désinvolture.

    n      Je connais à peine Chautemps, lui dis-je, mais Tardieu m’a dit plusieurs fiois qu’il le considérait comme la meilleure tête de la Gauche.

    n      Tardieu ? Bigre ! C’est une référence, mais 33° Degré, tout de même… ».

     

     

    La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Trente-huitième partie)

     

    Henri Chassin (1887-1964) : Poète. Militant anarchiste et antimilitariste. Emprisonné comme meneur de grève. Conseiller municipal de la commune libre de Montmartre (1920). Franc-maçon. Initié le 16 octobre 1933. Membre de la loge « Agni », orient de Paris. 18°, Chevalier Rose-Croix en 1951.

     

    René Eugène Armand Château (1906- ?) : Agrégé de philosophie. Disciple d’Alain. Député de la Charente-Inférieure (1936-1942). Directeur de La France Socialiste (1942-1943). Ecrivain sous le pseudonyme de Pierre Abel. Franc-maçon. Initié le 11 mai 1935, loge « L’Union Parfaite », orient de La Rochelle.

     

    Alphonse Van Bredenbeck de Châteaubriant (1877-1951) : Né dans une famille noble. Ecrivain. Germanophone, catholique horrifié par le communisme athée, partisan de l’ordre. Chantre de la collaboration durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie. En mai 1937, à l’issue d’un voyage en Allemagne, il publie La Gerbe des forces, où il n’hésite pas à se prononcer en faveur de l’idéologie hitlérienne, voyant une sorte de compatibilité entre le christianisme et le nazisme. Il voit en Hitler un nouveau Messie. Vichyste. Il se range tout de suite du côté de la collaboration. Membre du Groupe Collaboration, il dirige, de juillet 1940 à mai 1941, La Gerbe. On y trouve les signatures de Jean Giono, Paul Morand, Jean Cocteau, Marcel Aymé, Sacha Guitry, etc. Réfugié dans un monastère du Tyrol.

     

    Julien Henri Chatenet (1879-1949) : Avocat à la Cour d’appel de Paris. Député de Seine-et-Oise (Versailles) (1932-1936). Du groupe des combattants du Palais. Franc-maçon. Membre de la loge « La Semeuse ».

     

    Henri Chaubet (1905-1980) : Franc-maçon. Initié en 1925 à la loge « Candeur et Vérité », orient de Bordeaux. A constitué à Pessac une loge, chapitre et commanderie, au Rite Ecossais Rectifié, « Le Centre de l’Union ».

     

    Camille Chautemps (1885-1963) : Avocat. Maire de Tours (1919-1928). Député d’Indre-et-Loire (1919-1928). Député du Loir-et-Cher (1929-1935). Sénateur du Loir-et-Cher (1935-1941). Plusieurs fois ministre. Président du Conseil (1930, novembre 1933-janvier 1934, juin 1937, mars 1938). Franc-maçon. Il est initié le 8 décembre 1906 aux « Démophiles » du Grand Orient, orient de Tours. Il est reçu compagnon et maître le 25 juillet 1908, et est élu vénérable le 26 novembre 1910, à 25 ans, jusqu’en 1911. Il est réélu l’année suivante. Il retrouve dans sa loge le député René Besnard, conseiller de l’Ordre en 1906. Il s’affilie aux « Enfants de Rabelais », orient de Chinon, en 1925, et accède au 18°, en 1919, puis au 30°, en 1925, du Rite Ecossais, au chapitre, puis à l’aréopage des « Démophiles ».

    Selon la fiche établie par Vichy, il se serait affilié, en 1931, à la loge « La République » (Grande Loge de France) qui réunit plusieurs parlementaires. L’affaire Stavisky le contraint à abandonner la présidence du Conseil, car des membres de sa famille sont compromis, ainsi qu’un membre des « Démophiles », Louis Proust, aussitôt radié par le Grand Orient. La maçonnerie est mise en cause au congrès radical de Clermont ? Chautemps en prend la défense, lui attribuant le mérite d’avoir formé son intelligence et son caractère. L’extrême-droite le présente comme l’instrument de la maçonnerie, lui attribuant suite d’une erreur de l’abbé Tourmentin, le grade de Souverain Prince Rose-Croix (32° du Rite Ecossais).

    En 1938, la loge « L’Unité Maçonnique » le met, ainsi que Jean Zay, en accusation en tant que membre du gouvernement Daladier, pour ne pas avoir secouru les républicains espagnols et avoir laissé les nazis s’emparer de l’Autriche, puis dépecer la Tchécoslovaquie. Chautemps écrit à Groussier, le président du Conseil de l’Ordre, pour s’indigner que les maçons les plus anciens et les plus « courageusement fidèles » soient ainsi attaqués, alors que ceux qui ont appartenu aux gouvernements d’Union Nationale (dirigés par et pour le profit de la réaction) ont été épargnés. Groussier lui répond que le Conseil de l’Ordre a voté un passage à l’ordre du jour et infligé un blâme sévère à l’ « Unité Maçonnique ».

    Chautemps est ministre d’Etat, vice-président du Conseil, dans le cabinet Pétain, en 1940. A Vichy, Paul Ramadier, qui s’était, en 1934, porté garant de l’intégrité de Chautemps auprès de Grousset, l’aborde : « Et la maçonnerie, qu’allez-vous en faire ? ». Il répond : « Elle sera dissoute. D’ailleurs, peu m’importe. Je lui ai donné plus qu’elle m’a apporté ». Selon les Cahiers secrets de l’armistice, publiés par Chautemps après la guerre, le maréchal lui aurait conseillé de quitter la maçonnerie avant sa dissolution ; Chautemps aurait refusé et obtenu la promesse verbale qu’aucune sanction ne serait prise contre les maçons fonctionnaires. Après la publication du décret prononçant sa dissolution, le 14 août 1940, il aurait conseillé aux frères de se soumettre pour ne pas déclencher de nouvelles querelles entre Français en un tel moment. Il est envoyé par Pétain aux Etats-Unis, mais sa mission prend fin à la suite de la loi du 10 novembre 1941 qui interdit aux maçons toute participation aux fonctions publiques. Il se met alors au

    Voici des propos rapportés par René Guillouin dans « J’étais l’ami du maréchal Pétain » (Paris, 1966, Page 51) : « Un autre jour encore, comme en entrant dans son (celui de Pétain) cabinet, j’avais croisé Chautemps qui en sortait, je le trouvai en train de rire de bon cœur.

    n      Chautemps vient de m’en dire une bien bonne, m’expliqua-t-il. Comme il me proposait ses services, je lui ai objecté sa carrière dans la Maçonnerie. « Péché de jeunesse, Monsieur le Maréchal ! » s’est-il contenté de me répondre avec désinvolture.

    n      Je connais à peine Chautemps, lui dis-je, mais Tardieu m’a dit plusieurs fiois qu’il le considérait comme la meilleure tête de la Gauche.

    n      Tardieu ? Bigre ! C’est une référence, mais 33° Degré, tout de même… ».

     

    Gaston Chazette (1899-1961) : Avocat. Membre du parti socialiste SFIO, sénateur socialiste de la Creuse. Résistant. Franc-maçon. Membre de la loge « La Lumière », orient de Neuilly.

     

    Adolphe François Cheron (1873-1951) : Administrateur de sociétés. Colonel. Député de la Seine (Saint-Denis) (1919-1924) et (1928-1936). Sous-secrétaire d’Etat à l’Education nationale (26 novembre 1933-27 janvier 1934). Médaille de la Résistance. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Enseignement Mutuel », orient de Paris. Il avoua publiquement être franc-maçon actif lors d’une campagne électorale (1932).

     

    Pierre Chevallier (1909-1951) : Médecin. Il a participé à la Résistance. Maire d’Orléans. Député du Loiret. Il meurt assassiné par sa femme.

     

    Alexandre Chevalier (1910-1969) : Docteur en médecine. Ancien combattant des Brigades internationales en Espagne (1936). Résistant (1940-1945). Franc-maçon. Membre, puis vénérable, de la loge « L’Etoile Polaire », orient de Paris. Grand Maître adjoint (1962-1963), puis Grand Maître du Grand Orient de France en 1965-1966. Président du Congrès du Symbolisme (194-1953).

     

    Constant Chevillon (1880-1944) : Ecrivain. Il est désigné comme son successeur martiniste en septembre 1932 par Jean Bricaud. Il sera arrêté, puis assassiné par la Gestapo, selon des modalités qui restent énigmatique, le 25 mars 1944, au domicile de l’épouse de Jean Bricaud, à Lyon. Auteur de : Le vrai visage de la Franc-Maçonnerie. Franc-maçon. Grand Maître de l’Ordre Martiniste. Grand Maître de l’Ordre de Memphis-Misraïm. Membre du Mouvement synarchique d’Empire. Grand Patriarche de l’Eglise gnostique.

     

    André Citroën (1878-1935) : Constructeur automobile. Indiqué comme franc-maçon par la presse anti-maçonnique. Il appartient, de 1909  à 1919, à la loge « La Philosophie positive », orient de Paris. Officier en 1908. Radié en 1919.

     

    Joseph Chaussat (1874-1925) : Beau-frère de Pierre Laval. Maire de Châteldon (1908-1925). Député du Puy-de-Dôme (1911-1925). Franc-maçon.

     

    Eugène Claudius-Petit (1907-1989) : Résistant. Fils de cheminot. Catholique pratiquant. En 1942, il appartient au comité de direction de Franc-tireur. En 1943, il fut un des membres fondateurs du CNR, où il représente les MUR (Mouvements unis de la Résistance). Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943. De sa création en 1956 à 1977, il dirige la Sonacotra, Société nationale de construction pour les travailleurs, (Sonacotral, Société nationale de construction pour les travailleurs algériens jusqu’aux accords d’Evian en 1962), principal gestionnaire de foyers de travailleurs migrants en France.

     

    Pierre Clémenti (1910-1982) : Journaliste. A l’origine, à gauche, proche des radicaux-socialistes. Il fonde un parti proche du fascisme en 1934, le Parti français national-communiste. Vichyste. Il est le directeur du journal, Le Pays libre. En 1941, il est l’un des fondateurs de la LVF et participe à l’Opération Barbarossa.

     

    Augustin Denis Marie Cochin (1876-1916) : Historien et sociologue. Issu d’une famille bourgeoise anoblie au XVIII° siècle. Catholique et légitimiste. Pour lui, la Révolution française serait un coup d’Etat organisé à partir de sociétés de pensée qui auraient prévu et organisé leur prise de pouvoir et non un mouvement populaire spontané. L’expression « théorie du complot » est apparue en réaction à la parution de ses théories. Ses livres désignent la franc-maçonnerie comme une des instigatrices de la révolution française, avec d’autres « sociétés de pensées » (salons philosophiques, clubs politiques, loges maçonniques, plus tard partis idéologiques).

     

    Antonio Coen (1885-1956) : Avocat à la cour d’appel de Paris. Franc-maçon. Il adhère en 1908 à la franc-maçonnerie, dans l’obédience Grande Loge. Initié le 26 juillet 1909 à la loge « Minerva » à la Grande Loge de France, il est membre du bureau du Parti Communiste, auquel il adhère en 1920, dont il devient membre du comité directeur et du Bureau durant une année, et dont il démissionne après le IV° Congrès de l’Internationale, au moment où le Parti exige de ses membres la rupture avec la maçonnerie. Ceci ne l’empêche pas de rester avocat de la CGT et de défendre de nombreux militants syndicaux. Spécialiste du droit du travail. Affilié à la loge « Jean-Jaurès » (1922), vénérable l’année suivante, membre du Conseil fédéral de la Grande Loge de France (1927), Grand-Maître-adjoint (1931). En 1931, il préside une conférence de la franc-maçonnerie sur le thème d’un rapprochement pacifiste entre la France et l’Allemagne. Il devient quelques années plus tard Grand Maître de la Grande Loge de France (1955-1956). Ecrivain, il a collaboré avec Dumesnil de Grammont à la rédaction de La Franc-Maçonnerie Ecossaise (1934). Il est aussi l’auteur d’un important ouvrage publié après sa mort, Dante et le contenu initiatique de la Vita Nuova.

     

    François Collaveri (1900-1989) : Franc-maçon. Petit-fils et fils de Maçon. Initié à 17 ans à la loge « Jean-Jaurès ». Il se dévoue particulièrement en faveur des maçons expulsés par les pays fascistes. En 1940, il participe activement à la Résistance. Préfet.

     

    Louis Colson (1875-1951) : Général. Polytechnicien. Membre du gouvernement de Vichy.

     

    Pascal Copeau (1908-1982) : Journaliste. Fils de l’homme de théâtre Jacques Copeau. Il intègre tôt la Résistance, devenant chef de Libération-Sud, membre de l’exécutif des Mouvements unis de la résistance (MUR) et l’un des fondateurs du Conseil national de la résistance. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

     

    Paul Joseph Copin, dit Copin d’Albancelle (1851-1939) : Homme de lettres. D’abord franc-maçon, devint un vigoureux auteur antimaçonnique qui développa les thèses de la « judéo-maçonnerie ». Franc-maçon. Il appartint en 1884 à la loge « L’Avant-Garde Maçonnique » dont il fut vénérable, et au Chapitre « La Clémente Amitié », orient et vallée de Paris.

     

    Roger Coquoin (dit Lenormand) (1897-1943) : Résistant, responsable du mouvement Ceux de la Libération. En 1929, il est chef du laboratoire de Chimie de l’Académie de Médecine. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

     

    Pierre Joseph Copin, dit Copin Albancelli (1851-1939) : Homme de lettres. Devient antimaçonnique. Collaborateur de MGR Jouin. Animateur de la Ligue française anti-maçonnique et de la société d’édition La Renaissance française. Auteur de : Le pouvoir occulte contre la France (1910), de La Franc-Maçonnerie et la question religieuse, de La conjuration juive contre le monde chrétien et de La guerre occulte (1925). Franc-maçon. Il appartient en 1884 à la loge « L’Avant-Garde Maçonnique », dont il fut vénérable, et au chapitre « La Clémente Amitié », orient et vallée de Paris, dont il fut secrétaire. Il devient un vigoureux auteur antimaçonnique qui développa les thèses de la « judéo-maçonnerie ».

     

    Raymond Corbin : Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF de 1929 à 1932.

     

    Daniel Bouyjou Cordier (1920-) : Issu d’une famille de négociants bordelais, royalistes maurrassiens. Au début de la guerre, il est fascisant, antisémite, antisocialiste, anticommuniste, antidémocrate et ultranationaliste. Ancien Camelot du roi, engagé dans la France libre dès juin 1940, puis marchand d’art, critique, collectionneur et organisateur d’expositions et historien. Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943.

     

    Georges Corneau : Franc-maçon. Douze ans Conseiller de l’Ordre GODF. Propriétaire-directeur du journal du Petit Ardennais.

     

    Johannis Corneloup (1888-1978) : Ingénieur des Arts et Métiers. Reçu franc-maçon à Paris le 10 décembre 1908 à la loge « Les Etudiants ». Le 14 avril 1919, Corneloup reçoit les grades de compagnon et de maître et devient secrétaire de sa loge. Il est élu vénérable dix ans plus tard. Il reçoit entre-temps le 18° en juillet 1923, le 30° en juin 1928, puis le 31°, 32°, et 33° de 1932 à 1938. Grand Commandeur du Grand Collège des Rites du Grand Orient (1958 à 1962). Grand Commandeur d’honneur Ad Vitam du Grand Collège des Rites. Directeur de la revue Le Symbolisme (1945-1956). Auteur de : Universalisme et franc-maçonnerie.

     

    Pierre Dominique Costantini ou commandant Costantini (1889-1986) : Militaire, journaliste, écrivain et collaborateur. En 1940, il fonde la Ligue française d’épuration, d’entraide et de collaboration européenne, mouvement collaborationniste. Le 8 juillet 1941, il cofonde avec Jean Boissel, Marcel Déat, Pierre Clémenti et Eugène Deloncle la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF). Les membres de la LVF prêtèrent serment de fidélité personnelle à Adolf Hitler, en 1943, lors d’un meeting qui se tint au Vel d’Hiv. En 1943, il fonde l’Union des journalistes anti-maçons.

     

    Paul Coste-Florety (1911-1979) : Professeur de droit à la faculté d’Alger, il s’engage dans la Résistance. Il est procureur adjoint au Tribunal de Nuremberg.

     

    Henry Coston, selon l’état civil, Henri Georges Couston (1910-2001) : Journaliste d’ultra-droite. Editeur, essayiste. Complotiste. Antisémite et anti-maçon fanatique, qui se réclame d’Edouard Drumont. Un des fondateurs en 1930 du Parti national populaire. Il organise, avec Bernard Faÿ « La franc-maçonnerie dévoilée », exposition ouverte au Petit Palais en octobre 1940. Responsable du Centre d’action et de documentation, pendant la guerre, il est décoré en 1943 de la Francisque.

     

    Pierre Cot (1895-1977) : Elu en 1928, député de Savoie sous l’étiquette radicale, c’est sur une liste communiste qu’il se présente dans le Rhône en 1931. Hostile à la neutralité de la France, il organise une aide clandestine aux républicains espagnols pendant la guerre civile. Hostile aux accords de Munich. Il ne prend pas part au vote du 10 juillet 1940, étant déjà en Angleterre.

     

    Aimé Coulaudon (1906- ?) : Docteur en droit (1932). Docteur ès lettres (1952). Avocat à la Cour d’appel de Riom, puis de Paris. Député du Puy-de-Dôme (1936-1942). Résistant. Franc-maçon. Membre de la loge « La Liberté ».

     

    André Coulin (1891-1980) : Franc-maçon. Cofondateur le 3 décembre 1913 de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière (future GLNF). Deuxième Grand Surveillant de la GLNF. Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte.

     

    Léon Courson (1883-1950) : Viticulteur et négociant. Député d’Indre-et-Loire (1932-1942). Sous-secrétaire d’Etat à l’Education physique (18 janvier-10 mars 1938). Franc-maçon. Initié le 9 juillet 1906, loge « Les Démophiles », orient de Tours. Membre de la loge « Les Enfants de Rabelais », orient de Chinon.

     

    Pierre-Antoine Cousteau (1906-1958) : Polémiste et journaliste collaborationniste. Collabore au journal Je suis partout. C’est un ultra de la collaboration, « antisémite de plume ». A la Libération, condamné à mort, puis gracié par Vincent Auriol.

     

    Edward Alexander, dit Sir Aleister Crowley (1875-1947) : Ecrivain occultiste. Franc-maçon. Initié le 8 octobre 1904 à la loge « Anglo Saxon Lodge », orient de Paris. Compagnon le 5 novembre 1904. Maître le 17 décembre 1904, en cette loge, dont il sera exclu.

     

    Paul Custaud (1890-1975) : Assureur à Toulon. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1935-1938. Membre du Parti Socialiste de France. Il adhère à la SFIO en 1937. Il impulse la Résistance dès fin 1940, en animant les réunions clandestines de la loge toulonnaise de « La Réunion ». Il collabora à plusieurs réseaux de renseignement, et organisa l’Armée secrète dans le Haut-Var. Il fut le seul maçon français à siéger ès qualité, comme représentant de la franc-maçonnerie en tant que telle, à un Comité Départemental de Libération, celui du Var.

     

    D

     

    André Isaac, dit Pierre Dac (1893-1975) : Humoriste et comédien français. Il fut, pendant la Seconde Guerre mondiale une figure de la résistance contre l’occupation de la France par l’Allemagne nazie. Franc-maçon. A la Libération, il rentre à Paris où il est reçu apprenti à la Loge « Les Compagnons ardents » de la Grande Loge de France », le 18 mars 1946. Il en restera membre jusqu’en 1952.

     

    Edouard Daladier (1884-1970) : Figure du parti radical. Professeur d’histoire. L’homme de Munich.

     

    Marius Dalloni : Professeur de géologie à la faculté des sciences d’Alger. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF. Il contribua, avec Jean Cazemajou, autre conseiller de l’Ordre GODF, ingénieur-conseil à Rabat, à créer en novembre 1942, en Afrique du Nord, un Conseil provisoire maçonnique en liaison avec une soixantaine de loges françaises à l’étranger et dans la partie de l’Empire libérée de la tutelle de Vichy, ainsi qu’à obtenir du gouvernement d’Alger la disparition des lois antimaçonniques de Vichy.

     

    Roger Laurent Dahetze (1901- ?) : Résistant et membre du réseau mécano-Pau (1941-1945). Employé SNCF. Franc-maçon. Initié le 22 avril 1929, loge « Anglaise » N° 204, orient de Bordeaux. Compagnon le 22 juin 1930. Maître le 22 juin 1931. Vénérable (1951-1968) (1971-1975) (1977-1979). 33°.

     

    Reymont Charles Danier (1912-1966) : Ingénieur. Résistant dans le mouvement « Libération-Nord ». Franc-maçon. Initié en 1934 à la Grande Loge. Fondateur et premier vénérable de la loge « Amour Tradition Connaissance », GLNF (1965). 33°. Membre du Suprême Conseil pour la France du REAA.

     

    Jean Baptiste Joas Darlan (1848-1912) : Notaire à Marmande (1874-1878). Avocat à Nérac. Maire de Nérac (1880-1896). Député le 27 juillet 1890, réélu en 1893. Ministre de la Justice (1896). Vice-président de l’Union progressiste. Père de l’amiral Darlan (1881-1942), collaborateur immédiat et successeur désigné du maréchal Pétain. Franc-maçon. Revue maçonnique (octobre 1896).

     

    Jean Louis Xavier François Darlan (1881-1942) : Amiral. Ministre de la Marine du premier gouvernement du maréchal Pétain puis, en février 1941, chef du gouvernement de Vichy. Il est assassiné le 24 décembre 1942. Fils de Jean-Baptiste Darlan (1848-1912), député républicain progressiste, en faveur de Dreyfus, qui avait été Garde des Sceaux dans le gouvernement de Jules Méline, il a grandi en milieu républicain et franc-maçon. Agnostique  et plutôt radical-socialiste, Darlan est attaché aux valeurs de laïcité (mais n’est pas hostile à l’Eglise), de petite propriété, de patriotisme et de morale. Chef du gouvernement, il cède beaucoup aux Allemands, mais obtient peu en contrepartie.

    Dans les notes de Darland d’octobre 1940, on peut lire qu’une victoire du Royaume-Uni serait pire que la domination allemande et entraînerait « le retour au pouvoir des Juifs cosmopolites et des francs-maçons inféodés à la politique anglo-saxonne ».

     

    Aimé Joseph Darnand (1897- mort fusillé au fort de Châtillon, à Fontenay-aux-Roses, le 10 octobre 1945) : Issu d’une famille modeste de l’Ain (père cheminot). Militaire. Une figure majeure de la collaboration française. Ancien combattant de la Grande Guerre et de 1939-1940, militant d’extrême droite dans l’entre-deux-guerres, il est un soutien actif et précoce du maréchal Pétain et du régime de Vichy. Militant de l’Action française de 1925 à 1928, puis Croix-de-feu, et à partir de 1936, au Parti populaire français (PPF). Responsable de « La Cagoule » à Nice. Vichyste. Membre honoraire de la SS en 1943. Fondateur et dirigeant de la Milice française. Selon Darnand, « la démocratie, c’est l’antichambre du bolchevisme ». Le serment de la Milice mentionne entre autres le combat contre « la lèpre juive ». Le mouvement se veut à la fois antisémite, anticommuniste, anticapitaliste et révolutionnaire.

     

    Louis Darquier, plus connu sous son nom d’emprunt Louis Darquier de Pellepoix (1897-1980) : Journaliste, militant antisémite, militant d’extrême droite. Issu d’une famille de notables. Il est commissaire général aux questions juives dans le régime de Vichy à partir de mai 1942.

     

    Georges Dayan (1915-1979) : Avocat à Oran (1940-1947). Chef de cabinet de François Mitterrand au cours de divers ministères (1947-1948, 1950-1954). Député du Gard (1967-1968). Conseiller d’Etat (1974-1977). Sénateur de Paris (1977-1979). Franc-maçon. Membre du Grand Orient.

     

    Marcel Déat (1894-1955) : Normalien, journaliste et intellectuel. Socialiste, puis néo-socialiste et collaborationniste. Député SFIO de 1926 à 1928 et de 1932 à 1936. Il participe à la création le 5 novembre 1933 du Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès (PSdF), séduit par les modèles fascistes. Il clame qu’il ne veut pas « mourir pour Dantzig ». Vichyste. En 1941, il devient le fondateur du Rassemblement national populaire (RNP), parti collaborationniste, qui se déclare socialiste et européen. Il termine sa carrière politique en 1944, comme ministre du Travail et de la Solidarité nationale dans le gouvernement de Vichy, et s’enfuit à Sigmaringen avec le dernier carré des ultra-collaborationnistes, puis en Italie. Certains ultras le taxèrent de Franc-maçon, alors qu’il n’a jamais été initié. . Le RNP est dénoncé comme repaire de « faux-déclarants », de « maçons sans tabliers », de non-initiés qui suivent les directives maçonniques, possèdent l’esprit maçonnique, ont fait des conférences en loges.

     

    Jacques Debü-Bridel (1902-1993) : D’abord proche de Charles Maurras et de l’Action française, il devient membre du mouvement Le Faisceau et se joindra à la Fédération républicaine de Louis Marin. Résistant. Militant antinazi dès 1935, il entre en résistance dès octobre 1940, à l’Organisation Civile et Militaire et au NAP (Noyautage de l’Administration Publique). Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943. Un des leaders du gaullisme de gauche (Union démocratique du travail).

     

    Philippe Jean Léon Emile Valentin Duprat-Geneau, dit Dechartre (1919- ?) : Membre de l’Assemblée consultative (1944). Député UDR de La Rochelle (30 juin-12 août 1968). Secrétaire d’Etat. Franc-maçon. Initié le 26 mars 1946. Compagnon le 12 septembre 1946. Maître le 7 octobre 1947. Membre de la loge « Paros ». Orateur. Vénérable trois fois.

     

    Théophile Pierre Delcassé (1852-1923) : Issu d’une famille de la petite-bourgeoisie rentière. De conviction anticléricale, il est initié à la franc-maçonnerie au mois de janvier 1886, dans la loge de « La fraternité latine », orient de Foix. Il fréquente cet atelier jusqu’à sa mort. Il est l’un des artisans du rapprochement de la France et de la Grande-Bretagne qui aboutit à la signature de l’Entente cordiale. Elu député en 1889, réélu pendant trente ans jusqu’en 1919. Lié au parti colonial, il siège au centre. Ministre des Colonies, puis des Affaires étrangères.

     

     

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