• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Sixième partie)

    Isaac René Guy Le Chapelier (1754-1794) : Avocat. Député du Tiers de Rennes aux Etats-généraux. Rédacteur du Serment du Jeu de Paume. Président de la Constituante le 4 août. Au passif, l’étrange loi abolissant le droit de se réunir, y compris pour les francs-maçons, et le droit de grève. Franc-maçon. Membre en 1765, puis vénérable de la loge « La Parfaite Union », orient de Rennes.

     

    H

     

    Jacques René Hébert (1757- guillotiné à Paris le 24 mars 1794) : Journaliste. Pamphlétaire très populaire, il fond à l’été 1790 le journal Le Père Duchesne. Le tirage de son journal atteint 600000 exemplaires en 1793. N’ayant ni la notoriété, ni les moyens financiers pour s’inscrire au club des Jacobins, alors très élitiste, il suit assidûment, à partir de janvier 1791, les séances de celui des Cordeliers, plus populaire. Il fréquente aussi les séances (2 sous l’entrée) de la Société fraternelle de l’un et l’autre sexe, qui s’ouvre aux femmes, ce qui pour l’époque est une réelle hardiesse.

     

    Marie Antoinette Josèphe Jeanne de Habsbourg-Lorraine, plus connue sous le nom de Marie-Antoinette d’Autriche (1755- morte guillotinée à Paris le 16 octobre 1793) : Reine de France et de Navarre (1774-1792). Epouse de Louis XVI, roi de France.

     

    Anne Catherine Helvétius, née de Ligniville d’Autricourt (1722-1800), surnommée « Minette » : Salonnière du XVIII° siècle, avec le « cercle d’Auteuil ». Elle épousa à Paris, le 15 août 1751, le philosophe et fermier général Helvétius. Elle réunit un cénacle qui comprenait parmi les habitués, des femmes, telles que Julie de Lespinasse ou Suzanne Necker, et des écrivains comme Fontenelle, Diderot, Chamfort, Duclos, Saint-Lambert, Marmontel, Roucher, Saurin, André Chénier, ou Volney. Des penseurs, comme Condorcet, d’Holbach, Turgot, l’abbé Sieyès, l’abbé Galiani, Destutt de Tracy, l’abbé Beccaria, l’abbé Morellet, Buffon, Condillac, ou l’abbé Raynal. Des scientifiques comme d’Alembert, Lavoisier, Cuvier ou Cabanis. Des artistes, comme le sculpteur Houdon, le baron Gérard ou des personnalités de l’édition comme Charles Joseph Panckouke ou François Ambroise Didot. Parmi les politiques, on trouve Malesherbes, Talleyrand, Manon Roland et son mari Roland de la Platière, Thomas Jefferson, Franklin (qui la demanda en mariage), Thomas Pain, Mirabeau, Pierre Daunou, Garat, Nicolas Bergasse, François Andrieux ou Napoléon Bonaparte.

     

    Claude Adrien Helvétius (1715-1771) : Philosophe. Fermier général (1739-1771). Maître d’hôtel ordinaire de la reine (1749-1760). Franc-maçon. Philosophe, membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Il aurait été, avec Jérôme Lalande, l’un des fondateurs de l’éphémère loge « Les Sciences », vers 1766. Son tablier sera remis par sa veuve, à Voltaire le soir de son initiation par la Loge « Les Neuf Sœurs ».

     

    Johann Gottfried Herder (1741-1803) : Fils d’un pauvre tisserand. Professeur puis prédicateur à) Riga. Franc-maçon. Il est initié en 1766 à la loge « A l’Epée », dont il devient secrétaire, puis orateur. Membre de la Grande Loge « Royal York » à Berlin. Un des fondateurs du nationalisme et de l’historicisme.

     

    Paul Henri Dietrich Thury, baron d’Holbach (1723-1789): Philosophe matérialiste. Encyclopédiste. Franc-maçon. Chevalier maçon. Elu Cohen de l’Univers.

     

    Jean Antoine Houdon (1741-1828) : Sculpteur. Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ».

     

    Joseph Léopold Sigisbert, Comte Hugo (1773-1828) : Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Initié » à Aix-en-Provence. Général. Père de Victor Hugo. Appartint à la loge « les Amis de l’Honneur Français ».

     

    I

     

    Henri Maximin baron Isnard (1758-1825) : Député aux Etats généraux, à la Convention, au conseil des Cinq Cents (1795-1797). Membre du collège électoral du Var. Baron de l’Empire par lettres patentes (2 octobre 1813). Franc-maçon. Membre de la loge « Le Triomphe de l’Amitié », orient de Draguignan.

     

    J

     

    Marc Antoine Jullien, dit Jullien de la Drôme (1744-1821) : Député suppléant à l’Assemblée législative (1791). Député à la Convention. Siège avec les Montagnards et exigea le procès immédiat de Louis XVI. Commissaire du Comité de salut Public. Franc-maçon. Député de la loge « Les Amis Réunis », orient de Romans, Grand Orient.

     

    K

     

    François Etienne Christophe Kellermann, duc de Valmy (1735-1820) : Franc-maçon. Vénérable d’honneur de la loge « Saint Napoléon » Orient de Paris dès 1804. Maréchal de France. Vainqueur à Valmy, face aux troupes du Duc de Brunswick, maçon lui aussi. Il fut Administrateur Général du Grand Orient de France. Il était 33°.

     

    Louise Félicité Guynement de Kéralio (1757-1821) : Franc-maçonne. Femme de lettres, issue de la petite noblesse bretonne. Elle fit partie de l’Académie d’Arras (élue le 3 février 1787), dont elle est le seul membre féminin, où elle connut Robespierre. Robespierre, président de l’Académie d’Arras, l’a reçue en 1785. A écrit dans deux journaux : Le Journal d’Etat et du Citoyen (fondé à Paris le 13 août 1789), et Le Mercure national et étranger. Elle a épousé le cordelier Pierre François Joseph Robert. Elle a animé les « Sociétés de femmes », la Société fraternelle de l’un et l’autre sexe.

     

    Augustin Bernard François Le Goazre Kervelegan (1748-1825): Juriste. Avocat au présidial de Quimper. Député aux Etats-généraux. Elu du DFinistère à la Convention. Membre de la girondine « commission des Douze ». Proscrit le 2 juin 1793. Réussit à s’échapper. Réintégré à la Convention. Chef « réacteur ». Elu aux Anciens, puis au Corps législatif. Franc-maçon. Il était, en 1773, vénérable de la loge « La Parfaite Union », orient de Quimper.

     

    Jean Baptiste Kléber (1753-1800) : Franc-maçon. Général en chef de l’armée du Rhin, puis général en chef de l’armée d’Egypte. Maréchal d’Empire.

     

    Rodolphe Kreutzler (1766-1831) : Franc-maçon. Membre de la Loge « La Concorde » à la cour de Versailles en 1785. Membre en 1787 des « Trois Frères Unis » au même Orient, qui deviendra plus tard « Les Frères Unis », puis « Les Frères Unis Inséparables ».

     

    L

     

    François Régis de La Bourdonnaie (ou La Bourdonnaye), comte de La Bretèche (1767-1839) : Franc-maçon. Il était, en 1814, vénérable de la loge « Saint-Napoléon », à l’orient de Paris. Bésuchet lui attribue « le projet de fonder un grade supérieur, un cinquième ordre du Rite Français, les Chevaliers de Saint Napoléon. Tous les membres Rose-Croix devaient justifier d’un revenu de 1500 livres de propriété foncière. Au nouvel Ordre était attaché un serment de fidélité au prince et à sa dynastie ». Par la suite, il fut un des chefs ultras les plus violents ministre de l’Intérieur dans le cabinet Polignac de 1829-1830.

     

    Jean Lannes, duc de Montebello (1769-1809) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié à une date inconnue, il fut Officier d’Honneur du Grand Orient en 1806, Administrateur du Grand Orient en 1809.

     

    Bernard Germain Etienne de Laville, comte de Lacepède (1756-1825) : Zoologiste et homme politique, surtout connu pour ses œuvres de naturaliste et quelques ouvrages de musique. Franc-maçon de la Loge « Les Neufs Sœurs » (tableaux de 1783-1784 et 1806). Député de Paris à l’Assemblée nationale (1791-1792). En 1815, il se joignit à la minorité attachée à l’indépendance du Rite Ecossais et Accepté, mais en 1821, il accepta d’être membre du Suprême Conseil de France Unifié.

     

    Claire Lacombe (1765-décès postérieur à 1798) : Actrice et militante révolutionnaire. Son nom de théâtre était Rose Lacombe. Son père est marchand. Originaire de Pamiers, elle monta à Paris en 1792 comme actrice. Elle fit partie du Club des Enragés. Elle rejoignit Pauline Léon, en février 1793, pour créer la Société des Républicaines révolutionnaires.

     

    Marie Joseph Paul Roch Yves Gilbert du Motier, Marquis de La Fayette (1757-1834) : Promoteur du drapeau tricolore. Franc-maçon. Membre de la Vente suprême de Carbonari. Initié à la loge « La Candeur » Paris, le 25 décembre 1775. Reçu en 1777/1778 à la loge militaire « Union Américaine ». Affilié à la loge « Saint Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient se Paris, le 4 juin 1782 (jusqu’en 1784). Il est vénérable, en 1806, de la loge « Les Amis de la Vérité » à Rosay en Brie. Membre de la loge « Les Trois Jours ». 33°.

     

    Joseph Lakanal (1762-1845) : Vicaire épiscopal à Foy en 1791. Conventionnel. Député de l’Ariège. Franc-maçon. Membre sous l’Empire des loges « Le Point Parfait » et « La Triple Harmonie » à Paris. Scientifique, homme politique, il fit adopter par la Convention les décrets établissant les trois degrés d’instruction et la loi sur l’enseignement de 1794. Député, il siégea parmi les Montagnards et vota la mort de Louis XVI.

     

    Abbé Lefranc ( ?-1792) : Supérieur des Eudistes de Caen. Auteur de Le voile levé pour les curieux ou les secrets de la Révolution révélés avec l’aide de la Maçonnerie (1791), suivie l’année suivante, par La conjuration contre la religion catholique et les souverains dont le projet conçu en France doit s’exécuter dans l’Univers entier. Les thèmes de ces deux brochures furent repris par l’abbé Barruel. L’abbé Lefranc fut massacré aux Carmes le 2 septembre 1792.

     

    Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807) : Franc-maçon. Savant, membre de la loge des « Neuf Sœurs ». A créé cette loge en 1776. Il eut une influence des plus importantes au sein de l’Académie des sciences. Il est entré en maçonnerie du Grand Orient de France en 1768. Reçu à la Loge « Saint-Jean des Elus » de Bourg-en Bresse. Il est, avec Helvétius, à l’origine de la Loge « Des Sciences » à l’Orient de Paris qui, à la mort de ce dernier, se transforma en Loge des « Neuf Sœurs » (1776). Vénérable de cette Loge en 1778, il en devint l’orateur en 1784. C’est lui qui procèdera, en 1778, comme vénérable de la loge, à l’initiation de Voltaire. Il reçoit l’honorariat en 1784. Il prit une part active à la fondation du Grand Orient en 1771-1773, dont il devint Grand Officier. Auteur d’un Mémoire sur l’histoire de la franc-maçonnerie.

     

    Trophime Gérard, comte de Lally, baron de Tollendal, puis marquis de Lally-Tollendal (1751-1830) : Franc-maçon. Membre de la loge « L’Anglaise de Bordeaux », fils du commandant en chef aux Indes. Député de Paris, représentant la noblesse en 1789.

     

    Philippe François de Monet de La Marck, alias le « chevalier de Bazantin », alias Courtembue (1740-1828) : Chevalier de Cincinnatus et de Saint-Louis, il a fait la guerre d’Indépendance des Etats-Unis. Frère de Jean Baptiste de Lamarck. Franc-maçon. Officier et député du Grand Orient de France.

     

    Marie Thérèse Louise de Savoie, Mademoiselle de Carignan, Princesse Marie-Thérèse de Lamballe (1749-1792 : massacrée le 3 septembre 1792, à Paris) : Surintendante de la maison de la reine (1775), amie et intime de la reine Marie-Antoinette. Franc-maçonne. Amie de Marie-Antoinette, grande maîtresse des loges d’adoption écossaises féminines régulières (Ecossaises, ici, signifie travaillant sur les hauts grades). Loge « Le Contrat Social ». Marie-Thérèse de Savoie-Carignan, belle-sœur de Philippe duc d’Orléans, devint par son mariage, princesse de Lamballe. Elle entre dans la franc-maçonnerie en devenant membre de la loge féminine « Saint-Jean de la Candeur » le 12 février 1777, qu’elle fonda. Le 10 janvier 1781, elle est élue grande maîtresse de la « Mère Loge Ecossaise ».

     

    Théodore comte de Lameth (1756-1854) : Officier de marine, puis colonel de cavalerie du Royal-Etranger après la guerre d’Amérique. Député du Jura à la Législative. Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Indissolubles », orient de Dignes.

     

    Jean François de Galaud de La Pérouse (1741-1788 ou 1789 ?) : Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Heureuse Rencontre » en 1779 à Brest.

     

    Pierre Simon Marquis de Laplace (1749-1827) : Franc-maçon. Mathématicien et astronome. Il prit part à la fondation de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole normale supérieure. Il fut membre de l’Académie française. Il est Grand Officier d’honneur du Grand Orient de France en 1804.

     

    Armand Tufin marquis de La Rouerie (1756-1793) : Officier aux Gardes françaises. Participe à la guerre d’Indépendance des Etats-Unis. Emigre. Rentré en France, il organise divers complots. Dénoncé, il réussit plusieurs fois à s’échapper. C’est lui qui jeta les bases de la Chouannerie. Franc-maçon. Associé libre de la loge « La Parfaite Union », orient du Royal Roussillon Cavalerie, en garnison à Fougères (1776).

     

    Théophile Corret de La Tour d’Auvergne (1743-1800) : Franc-maçon. Il appartenait à la loge « Saint Jean d’Ecosse du Contrat Social ».

     

    Marie Victor Nicolas de Fay de Latour-Maubourg, Marquis de La Tour Maubourg (1768-1850) : Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Intimité » à Niort.

     

    Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794) : Chimiste. Franc-maçon.

     

    Jacques Alexandre Bernard Law, Marquis de Lauriston (1768-1828) : Franc-maçon. Membre de la Loge « Sully » à l’Orient de Toul-Artillerie, Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France.

     

    Isaac René Guy Le Chapelier (1754-1794) : Avocat. Député du Tiers de Rennes aux Etats-généraux. Rédacteur du Serment du Jeu de Paume. Président de la Constituante le 4 août. Au passif, l’étrange loi abolissant le droit de se réunir, y compris pour les francs-maçons, et le droit de grève. Franc-maçon. Membre en 1765, puis vénérable de la loge « La Parfaite Union », orient de Rennes.

     

    François Joseph Lefebvre, duc de Dantzig (1755-1820) : Maréchal d’Empire Franc-maçon. Initié à une date inconnue, aux « Amis Réunis » à Mayence. Il fut nommé Grand Hospitalier d’Honneur et Grand Aumônier d’Honneur du Grand Orient le 23 brumaire an XIII. Depuis 1809, il était membre du chapitre « L’Abeille Impériale » à Paris.

     

    Jean Jacques Lefranc (ou Le Franc), marquis de Pompignan, dit Lefranc de Pompignan (1709-1784) : Naquit dans une famille de robe. Poète. Magistrat. Avocat général près de la cour des aides de Montauban (1730-1747 et 1747-1757). Membre du Parlement de Toulouse. Défenseur des privilèges fiscaux de la noblesse. Elu à l’Académie française en 1759. Dans son discours de réception, il attaque vivement le parti philosophique. Porte-parole du « Parti dévot ». Franc-maçon. A créé en 1745, à Montauban, une loge.

     

    Antoine Marin Lemierre (1733-1793) : Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ».

     

    Pauline Léon (1738-1838) : Dès février 1791, elle fréquente plusieurs sociétés : le club des Cordeliers (jusqu’en 1794), la Société fraternelle des patriotes de l’un et l’autre sexe, où elle côtoie Varlet et Louise Robert, et la Société de Mucius Scaevola. En juillet 1793, elle fonde avec Claire Lacombe la Société des républicaines révolutionnaires. Le 6 mars 1792, elle se rend à la tête d’une députation de citoyens à la barre de la Législative, où elle lit une adresse signée par 320 Parisiennes demandant d’organiser une garde nationale féminine. Elle épouse Jean Théophile Leclerc, du groupe des Enragés, en novembre 1793, et déclare, à cette époque, reprendre le commerce de chocolat familial.

     

    Louis Michel Lepeletier, Marquis de Saint-Fargeau (1760-1793) : Franc-maçon, membre de la loge « Phoenix » du Grand Orient de France. Il aurait appartenu à la Loge « La Parfaite Union », orient de Valenciennes. Président du Parlement de Paris. Député de Paris, représentant la noblesse en 1789. Conventionnel. Elu de l’Yonne.

     

    René Levasseur, dit Levasseur de la Sarthe (1747-1834) : Franc-maçon. Chirurgien. Conventionnel. Député de la Sarthe. Initié en Belgique par la Loge « Les Zélés Philanthropes », 33° du Rite Ecossais et Grand Archiviste du Grand Orient des Pays-Bas.

     

    Joseph Pierre Limoelan de Clorivière (1768-1826) : Officier d’artillerie. Emigré. Adjudant-général de Cadoudal avec qui il monte le complot de la machine infernale de la rue Nicaise contre le Premier consul (24 décembre 1799). Exilé aux Etats-unis, devient prêtre de Clorivière. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Cœurs Unis », orient de Nantes (1787-1789).

     

    Louis Louchet (1753-1813 ou 1815) : Franc-maçon. Membre d’une Loge de Rodez. Député de l’Aveyron à la Convention. Montagnard. Fils d’un huilier. Professeur à Rodez. Adversaire résolu de Robespierre, le 27 juillet 1794, il réclame à la Convention le décret d’arrestation contre l’Incorruptible, alors qu’aucun des conjurés n’ose formuler cette proposition définitive. Cependant, Louchet ne souhaite pas pour autant la fin de la Terreur, dont il demande le maintien dans un discours le 19 août 1794. Ne se rallie pas aux « réacteurs ». Commissaire du gouvernement, puis receveur général de la Somme. En 1801, il fut initié à la loge « La Parfaite Sincérité », orient d’Amiens.

     

    Louis XVI (1754- guillotiné le 21 janvier 1793) : S’il est présumé que Louis XVI fut initié, il est en revanche établi que ses deux frères, le comte de Provence (futur Louis XVIII) et le comte d’Artois (futur Charles X) reçurent la Lumière. En 1739 existait la loge du Roi, et en 1745, la loge de la Chambre du Roi. Sous Louis XVI, cette loge devient la « Militaire des Trois Frères Unis », à l’Orient de la Cour (1775).

     

    Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, roi sous le nom de Louis XVIII (1755-1824) : Roi de France de 1814 à 1824. Il aurait été initié en 1784, alors qu’il n’était encore que le comte de Provence, en même temps que son frère le comte d’Artois, futur Charles X. A sa mort, les éloges funèbres prononcés dans les loges confirmèrent qu’il avait été initié avant la Révolution.

     

    Louis Auguste baron de Loynes de Boubaudron (1749- ?) : Officier. Participe aux guerres de Vendée. Franc-maçon. Affilié à la loge « La Fidélité de Luxembourg », orient des Sables d’Olonne, dont il fut vénérable en 1776.

     

    M

     

    Etienne Jacques Joseph Macdonald, duc de Tarente (1765-1840) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié en 1797 à la Loge « Le Centre des Amis » à Paris. Il fut nommé Deuxième Grand Expert du Grand Orient le 23 brumaire an XIII et Grand Administrateur de la Grande Loge Symbolique en 1813. Il continue sa carrière maçonnique sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Il était 33° et Vénérable d’Honneur de plusieurs loges régimentaires.

     

    Stanislas Marie Maillard dit « Tape-Dur » (1763-1794) : Huissier de profession. Participe à la prise de la Bastille. Membre de l’Assemblée. Franc-maçon. Un des ascendants d’Edith Piaf.

     

    Augustin Joseph de Mailly, Mailly d’Hautcourt (1708-1794) : Franc-maçon. Officier. Député de Péronne, représentant la noblesse en 1789. Emigre dès septembre 1789. Membre honoraire de la Loge « La Tendre Fraternité », orient du régiment Royal-Pologne-Cavalerie (1784).

     

    Marie François Pierre Gauthier de Biran, dit Maine de Biran (1766-1824) : Député de la Dordogne aux Anciens (An V). Franc-maçon. Membre de la Loge « La Fidélité » en 1813, à Bergerac. Membre de la loge « L’Héroïsme », orient de Beauvais. Grand officier du Grand Orient (1820-1824).

     

    Comte Joseph Marie de Maistre (1753-1821) : Avocat général, substitut. Il se fixa à Lausanne pendant la Révolution. Théocrate catholique. Contre-révolutionnaire. Maçon mystique. Ecrivain. En 1774-1779, membre de la Loge « Saint Jean des Trois Mortiers » à Chambéry, qui dépend de la Grande Loge de Londres, dont il fut vénérable. Il rallie en 1788 la loge « La Parfaite Sincérité », loge de la maçonnerie mystique, sous le patronage du Directoire Ecossais de Lyon gouverné par Jean-Baptiste Willermoz et affiliée à l’Ordre allemand de la Stricte Observance Templière. Entre dans l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte.

     

    Michel Ange Bernard de Mangourit du Champ-Daguet (1752-1829) : Famille noble. Militaire. Consul à Charlestown (Amérique). Destitué en 1794. Franc-maçon. Il eut pour ami le franc-maçon Court de Gébelin et comme adversaire le franc-maçon Joseph de Maistre. Fondateur de la loge « L’Egalité », orient de Rennes, le 22 mai 1775, avec 35 frères. Fut officier du Grand Orient de France. Deux fois vénérable et Très Sage de la loge et du Chapitre du « Mont Thabor ». A établi un rite particulier, celui de Sublimes Elus de la Vérité, à Rennes. Il a aussi créé une société androgyne dans la loge et le chapitre de « Mont Thabor », le chapitre métropolitain des « Dames Ecossaises » ;

     

    Jean Paul Marat (1743- assassiné le 13 juillet 1793 par Charlotte Corday) : Franc-maçon. Membre d’une loge anglaise dès 1787. Loge « King Head Jerrard Street Soho » initié à Londres en 1769, Loge affiliée à la Grande Loge de Londres. Il passe maître le 15 juillet 1774. Fut admis en visiteur en Hollande le 11 octobre 1774 à, la loge « La Bien-Aimée ». Ne semble pas avoir fréquenté les loges françaises. Fondateur de l’Ami du Peuple.

     

    François Séverin Marceau (1769-1796) : Général. Commandant en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse. Franc-maçon. Maréchal d’Empire.

     

    Sylvain Maréchal (1750-1803) : Avocat au Parlement. Publie L’Almanach des Honnêtes Gens, qui fut condamné à être brûlé par main de bourreau et son auteur emprisonné à Saint-Lazare (1783). Collaborateur de la rédaction du Manifeste des Egaux avec François Noël, dit Gracchus Babeuf (1760-1797), révolutionnaire ; une demande d’initiation de Babeuf était sous le maillet, lorsque celui-ci se poignarda avant de monter à l’échafaud. Maréchal est l’auteur de : La fête de la Raison (1794). Franc-maçon. Membre de la loge « La Fidélité », orient de Paris.

     

    Maréchaux d’Empire : Sur vingt-six maréchaux, quinze seront francs-maçons, dont la plupart furent initiés avant le 18 brumaire. Parmi eux : Augereau, Bessières, Brune, Lannes, Lefebvre, Moncey, Masséna, Maison, Murat, Jourdan, Ney, Kléber, Marceau, Hoche et Pichegru.

     

    Jean François Marmontel (1723-1799) : Cofondateur de l’Observatoire littéraire (1746), secrétaire des bâtiments (1753), grâce à Madame de Pompadour, élu à l’Académie française le 23 novembre 1772, rédacteur du Mercure (1758-1760) et de nouveau en 1789. Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris. Fils d’un petit tailleur de Bort-les-Orgues. Encyclopédiste, historien, conteur, romancier, grammairien et poète, dramaturge et philosophe. Proche de Voltaire et ennemi de Rousseau.

     

    Claude François Adrien marquis de Lezay Marnésia (1735-1800) : Militaire, agriculteur, poète utopiste d’origine Lorraine. Il a rédigé les articles « Voleur » et « Manstupration » (masturbation) pour l’Encyclopédie de Diderot. Bien avant la Révolution, il abolit la corvée, demanda la suppression des taxes féodales et une répartition des impôts entre toutes les classes. En 1788, il publia un Mémoire pour le peuple français. Député de la noblesse aux Etats-généraux, il fut l’un des premiers à quitter la Chambre du second Ordre pour se joindre au Tiers-Etat. Franc-maçon.

     

    Claude Eustache Marolle (1753-1794) : Député du clergé de Saint-Quentin aux Etats-généraux, il se joignit au Tiers dès le 15 juin 1789. Il agit en faveur de ses confrères en leur faisant obtenir un traitement de 1500 livres. Evêque constitutionnel de l’Aisne, il abdique en novembre 1792. Mourut d’un mal contracté au chevet des malades. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Humanité’ », orient de Saint-Quentin (1786-1787).

     

    Jacques, dit dom Jaime, Joachim de La Tour de La Caze, dit Joachim Martinez de Pasqually (1710 ou 1727-1774) : Philosophe. Thaumaturge, théosophe et mage. Auteur de : Traité de la Réintégration des Etres créés dans leurs primitives propriétés, vertus et puissances spirituelles divines (édition en 1842). Franc-maçon. Fondateur de la loge « La Perfection Elue Ecossaise », orient de Bordeaux (1763), qui ne fut pas reconnue par la Grande Loge. La Grande Loge lança contre son fondateur, le 12 décembre 1765, un décret. S’embarque le 6 mai 1772 à Bordeaux pour Saint-Domingue, pour recueilli la succession d’un parent. Fondateur et Premier Grand Souverain de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers en 1761, où n’étaient admis que les maçons réguliers parvenus au grade de maître.

     

    André Masséna Duc de Rivoli, prince d’Essling (1756-1817) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Le 13 avril 1784, Masséna est reçu apprenti dans la loge « Les Elèves de Minerve » à Toulon. Sa progression au sein de la hiérarchie de cette loge est si rapide qu’il en devient maître de cérémonie le 5 juillet de la même année. Il est reçu chevalier rose-croix au chapitre du « Saint Sépulcre de Jérusalem en Palestine » le 18 septembre 1785, également à Toulon. Le 27 septembre 1787, le Grand Orient allume la loge de « La Parfaite Amitié » au sein même du régiment Royal-Italien, dont Masséna devient le vénérable fondateur. Grand Administrateur du Grand Orient de France. Il y sera premier maillet jusqu’à sa démission de l’armée en 1789. En 1804, année pendant laquelle il est nommé maréchal, il participe à la réorganisation des obédiences françaises. Alexandre Roëttiers de Montaleau (1748-1807), directeur de la Monnaie et grand officier du Grand Orient de France, le sollicite pour offrir à Joseph Bonaparte le titre de grand maître de cette obédience. En novembre 1804, Masséna devient grand représentant du grand maître du Suprême conseil. A ce titre, il sera l’un des négociateurs du concordat établi entre le Grand Orient de France et le Suprême conseil. Sous l’Empire, il sera membre de la Sainte Caroline, une loge parisienne très sélective et particulièrement recherchée pour sa mondanité. Il sera également « vénérable d’honneur » dans différents ateliers maçonniques, comme « Les Frères réunis » à Paris, « La Parfaite Amitié » à Toulon, « L’Etroite Union » à Thouars ou encore « Les Vrais Amis réunis » à Nice.

     

    Jérôme Pélagie Masson du Meslay (1742-1798) : Magistrat, président de la Chambre des comptes de Paris, musicien amateur. Franc-maçon. Il fut d’abord membre de la loge des « Neuf Sœurs. » Il fit partie des huit frères qui, le 7 avril 1778, furent chargés d’accueillir et de préparer Voltaire pour son initiation. Il fréquente ensuite la loge « L’Olympique de la parfaite estime », où sa présence est attestée entre 1783 et 1786, et dont il fait partie des premiers membres. Cette loge comptait 39 membres identifiés. Elle était à l’origine d’une société de concert appelée la « Société Olympique », dont tous les membres devaient être maçons. Elle comptait en 1786, 438 membres et était doublée d’une « loge d’adoption », qui permettait aux épouses des frères d’assister aux concerts avec eux. Son épouse, Laurence Marie Magon de La Balue, dite la « présidente Meslay », en faisait partie. Ces loges forment alors un réseau dense, lié par des intérêts communs dans les affaires et les finances, dans les métiers, et dans les familles. Les financiers, les intellectuels et les musiciens y étaient très représentés. Issu d’une famille de marchands bourgeois.

     

    Jean Mathéus (1754-1823) : Négociant allemand installé à Rouen en 1785. Franc-maçon. Porteur du grade de Chevalier Rose-Croix à cette date, il devient vénérable d’une loge bleue, « L’Ardente Amitié ». Il est rejeté par les deux loges aristocratiques de Rouen, du Grand Orient, « La Céleste Amitié » et « La Parfaite Union ». Il instaure à Rouen le Rite Hérodom de Kilwinning. La destinée maçonnique de Mathéus est caractéristique de la mentalité de nombreuses figures maçonniques de la fin du XVIII° siècle, portées par l’ambition sociale.

     

    Comte Jean Frédéric Phélypeaux de Maurepas (1701-1781) : Ministre. Franc-maçon. Membre de la loge des « Amis réunis » de 1791 à 1792.

     

    Etienne Nicolas Mehul (1763-1817) : Franc-maçon. Auteur du Chant du Départ composé en 1794 sur des paroles de Chénier. En 1786, membre de la Société Olympique, souchée sur la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime ». En 1808, la Loge du « Grand Sphinx », dont il est mentionné qu’il était membre, a organisé une cérémonie funèbre pour Henri-Nicolas Belleteste, membre de l’Institut d’Egypte, et c’est Mehul qui a composé la musique de la Scène lyrique écrite à cette occasion. Par ailleurs, sur la musique du Chant du départ, on trouve dans le Nouveau Recueil des Cantiques, Hymnes et Chansons maçonniques de P. Orsel (1867), un Hymne à la Nature pour l’installation d’un Loge.

     

    Louis Sébastien Mercier (1740-1814) : Père marchand fourbisseur. Avocat (1773). Se réfugie en Suisse. De retour à Paris en 1781. Il se mêle aux « déjeuners maçonnico-philosophiques » et se lie avec Cubières, Delisles de Salles, Grinod de La Reynière, Fontanes, Palissot, Beaumarchais, Colin d’Harleville, Cazotte, Anarcharsis Cloots, et surtout Restif de La Bretonne. En 1789, il prend parti pour la Révolution. Il donne dans le journalisme avec Carra (Annales patriotiques et littéraires), Condorcet, Dussaulx, Collot d’Herbois (Chroniques du mois). Ardent rousseauiste. Jacobin, puis girondin. Se lie avec Louvet, Brissot, Marat, Robespierre. Député de Seine-et-Oise à la Convention, non régicide. Arrêté le 6 octobre 1793. Libéré, il entre au Conseil des Cinq-Cents. En 1795, il entre à l’Institut, avec Volney, Garat, Cabanis, Lakanal. Auteur de : « L’An 2440 » (1771), roman progressiste d’anticipation, et le Tableau de Paris (1781), peinture de l’inégalité sociale du siècle. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs » (tableaux annuels de 1778 à 1783). Il concourt au réveil de la loge en 1805, et est inscrit sur le tableau de 1806. Il apporta sa collaboration au Cercle Social et à la Bouche de Fer de Nicolas de Bonneville.

     

    Philippe Antoine comte de Merlin dit Merlin de Douai (1754-1838) : Avocat. Député représentant la noblesse en 1789. Ministre de la Justice. Conventionnel. Réclame, dès le 1° octobre 1792, l’exécution du roi. Franc-maçon. Son affiliation à la Loge « Le Centre des Amis » fut acceptée, puis refusée. Comme il s’agit d’une affiliation, il devait déjà être maçon. Grand Officier d’honneur du Grand Orient en 1804.

     

    Antoine Christophe Merlin dit Merlin de Thionville (1762-1833) : Franc-maçon. Membre de la loge « Le Centre des Amis », orient de Paris. Son affiliation fut acceptée, puis refusée (1796).

     

    Georg Karl, duc puis prince de Metternich (1746-1818) : Père du fameux ministre autrichien, qui fut un ennemi constant de l’Ordre maçonnique. Franc-maçon. Le père avait été initié à la loge « Karoline zu den drei Pfauen », de Neuwied. Il est possible qu’oil ait aussi appartenu aux Illuminés.

     

    Franz Anton Mesmer (1734-1815) : Médecin allemand. Magnétiseur. Fondateur de la théorie du magnétisme animal, aussi connue sous le nom de mesmérisme. Ami de Mozart. Franc-maçon de la Stricte Observance Templière. Aurait été initié à la loge « La Vérité et l’Union », orient de Vienne. Membre de la Société « Les Frères Initiés de l’Asie ». Fondateur de la « Société de l’Harmonie », au rituel proche du rituel maçonnique.

     

    Antoine Meunier de Précourt : Négociant. Franc-maçon. Vénérable de « Saint-Jean des Parfaits Amis » à Metz, atelier constitué en 1759. Au milieu du XVIII° siècle, Metz est un creuset maçonnique où les influences françaises et allemandes, mais aussi russes, suédoises et italiennes sont reçues, acclimatées, appropriées, puis activement relayées. C’est dans ce cadre que le négociant Antoine Meunier de Précourt, correspondant, confident et partenaire commercial de Willermoz, déploie son activité.

     

    Jean Baptiste Pâris de Meyzieu (1718-1778) : Bibliophile, faisant partie de la riche famille des frères Pâris. Il a fourni à l’Encyclopédie de Diderot l’article qui concerne l’Ecole royale militaire. Ancien conseiller au Parlement. Franc-maçon.

     

    Nicolas Christiern de Thy, Comte de Milly (1728-1784) : Franc-maçon. Un des premiers vénérables de la loge des « Neuf Sœurs ».

     

    Honoré Gabriel Victor Riquetti, comte de Mirabeau (1749-1791) : Publie à Paris en 1784 Les considérations sur l’ordre de Cincinnatus ; l’esprit de Cincinnatus vient du refus d’une quelconque hérédité au point de vue de la noblesse. Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs » en 1783. Cette affiliation indique que Mirabeau avait auparavant été reçu apprenti dans une autre loge. Il est à peu près certain qu’il fut initié par la loge de Bastia alors qu’il servait en Corse au régiment de Royal-Italien sous le nom de Pierrebuffière, qui était l’un des titres de sa famille. Il a entretenu des liens avec les Illuminaten et a écrit un texte intitulé : Mémoire concernant une association intime à établir dans l’ordre des F.°. M.°., pour ramener à ses vrais principes, et le faire tendre raisonnablement au bien de l’humanité, rédigé par le F.°. Mirabeau, nommé présentement Arcésilas, texte écrit en 1776, alors qu’il séjournait en Hollande, publié en 1834 par son fils adoptif, Lucas de Montigny. Mais selon certains auteurs, il n’aurait jamais été franc-maçon.

     

    André Boniface Louis Riquetti, vicomte de Mirabeau, dit Mirabeau-Tonneau (1754-1795, décédé à Friburg, im Breisgau, en Allemagne) : Franc-maçon. Officier. Colonel. Frère du célèbre tribun Honoré Gabriel de Mirabeau. Député aux Etats-généraux. Colonel au régiment de Touraine. Il leva, en émigration, pour le prince de Condé, la Légion Mirabeau. Fervent défenseur de la monarchie à la Constituante, dont il démissionne pour émigrer. Membre de la Loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris (1789). Député au Grand Orient. Officier du Grand Orient. .

     

    Bon Adrien Jeannot de Moncey (1754-1842) : Maréchal d’Empire et duc de Coneglano. Fils cadet d’un avocat au parlement de Besançon. Franc-maçon. Premier Grand Inspecteur. Général de la Gendarmerie. Il refusa, contre toutes les influences tentant de l’en dissuader, de présider le Conseil de Guerre qui devait condamner un frère, le Maréchal Ney.

     

    Gaspard Monge, comte de Péluse (1746-1818) : Mathématicien, fondateur de Polytechnique en 1794 (géométrie descriptive, analyse infinitésimale et géométrie analytique). Ministre de la Marine. Franc-maçon. Initié par la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie » à Mézières, dont il est l’orateur en 1774. Il fréquente « Les Amis réunis » quand il est à Paris.

     

    Charles Louis de Secondat, Baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755) : Franc-maçon. Initié le 12 mai 1730 à la loge « Horn Tavern », orient de Westminster, Londres. Le duc de Norfolk officiait comme vénérable maître. Membre de la loge de l’Hôtel de Bussy, orient de Paris (1735) et de la loge « Aubigny » (1735). Membre de l’Académie française.

     

    Jacques Etienne de Montgolfier (1745-1799): Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Initié en 1784. Les montgolfières firent merveille lors des batailles de la révolution.

     

    Anne Charles Sigismond Duc de Montmorency-Luxembourg (1737-1803) : Pair et « premier baron chrétien ». Maréchal de camp (1780). Député du Bas Poitou, représentant la noblesse en 1789. A réclamé l’abolition de la noblesse. A participé à la guerre d’indépendance des insurgents américains. Franc-maçon. Membre d’une Loge de Laval. Emigre dès septembre 1789. Dignitaire maçonnique, il fut affilié à la loge « Saint Jean de Montmorency-Luxembourg » de 1762 à 1789 et, à partir de 1773, à celle de « Saint Jean » de Chartres. De 1773 à 1789, il fut administrateur général du Grand Orient de France.

     

    Adolphe Edouard Casimir Joseph Mortier, duc de Trévise (1768-1835) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié le 9 février 1792 à la Loge « Les Amis Réunis » à Lille. Grand Officier d’Honneur du Grand Orient en 1806. Il est réélu en 1814. Sous la Restauration, il et membre du Suprême Conseil de France du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Il était membre honoraire de la loge régimentaire « Les Emules » d’Assas.

     

    Honoré, Comte Muraire (1750-1837) : Avocat. Maire de Draguignan. Député du Var à la Législative. Présida la Législative. Conventionnel. Franc-maçon. Initié à la Loge « Le Triomphe de l’Amitié », à l’orient de Draguignan (1785). Souverain Grand Commandeur du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Membre du Suprême Conseil et lieutenant grand commandeur en 1825.

     

    Caroline Murat, Caroline Bonaparte (1782-1839) : Sœur de Napoléon. Franc-maçonne. Installée grande maîtresse des loges d’adoption du Royaume des deux Sicile.

     

    Joachim Murat (1767-1815) : Maréchal de France. Roi de Naples de 1808 à 1815. Franc-maçon. Il se fait initier le 26 décembre 1801, à Milan, à la Loge « L’Heureuse Rencontre ». Il fut le premier Grand Surveillant du Grand Orient de France et Grand Maître du Grand Orient de France. Il est vénérable de « La Colombe », qui change son titre contre celui de « Sainte-Caroline » en l’honneur de son épouse, la sœur de l’Empereur. Le 27 octobre 1809, il fonde le Grand Orient du royaume de Naples, dont il devient le Grand Maître. Il est très Puissant Souverain Grand Commandeur et Grand Maître du Conseil Suprême des Puissants et Souverains Grands Inspecteurs Généraux pour le royaume des Deux-Siciles. Alors qu’il tente de reconquérir son royaume en 1815, il est arrêté et fusillé.

     

    « La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Cinquième partie)La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Septième partie). »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :