• La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. (Quatrième partie)

    "Je ne suis d’aucune époque ni d’aucun lieu ; en dehors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son éternelle existence et, si je plonge dans ma pensée en remontant le cours des âges, si j’étends mon esprit vers un mode d’existence éloigné de celui que vous percevez, je deviens celui que je désire. Participant consciemment à l’Être absolu, je règle mon action selon le milieu qui m’entoure. Mon nom est celui de ma fonction et je le choisis, ainsi que ma fonction, parce que je suis libre ; mon pays est celui où je fixe momentanément mes pas. Datez-vous d’hier, si vous le voulez, en vous rehaussant d’années vécues par des ancêtres qui vous furent étrangers ; ou de demain, par l’orgueil illusoire d’une grandeur qui ne sera peut-être jamais la vôtre ; moi, je suis Celui qui Est. "

     

     

    Pierre Joseph Briot (1771-1827) : Franc-maçon. Volontaire dès 1792. Il fut membre de la franc-maçonnerie de Besançon et aussi membre des Bons cousins Charbonniers du rite du Grand Alexandre de la Confiance. Il aurait été initié à la société républicaine des Philadelphes, composée de nombreux francs-comtois pro-républicains. Lors de son séjour à l’île d’Elbe, il fonde à Portoferrio la loge « Les Amis de l’Honneur français ». De 1804 à 1806, Briot se livre à certaines activités clandestines et a des contacts avec Philippe Buonarroti, alors exilé à Sospel, qui prépare discrètement l’élaboration d’une société secrète italienne à des fins révolutionnaires. Il y introduit la Charbonnerie franc-comtoise, sorte d’opposition à la franc-maçonnerie encouragée par Napoléon. En Calabre, il lance la loge « La Concorde » à Luciano. En 1810 il s’affilie au rite de Misraïm des frères Bédarride auquel il restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie. Il y deviendra rapidement « Grand Maître ad vitam 90° degré » dès 1815 et fondera la loge mère « Arc-en-ciel ». Il fut également membre de la loge « La Constellation Napoléon » à Naples. De retour en France, il intègre la loge maçonnique misraïmique de Besançon « Les Sectateurs de la Vérité ».

     

    Nicolas Bricaire de la Dixmerie (1731-1791) : Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs » où il est très actif. Admirateur de Voltaire, il en parraine l’initiation dans la loge. .

     

    Clément Alexandre, marquis de Brie-Serrant (1748-1814) : Page du roi (1762), lieutenant commandant l’équipage de Grande Vènerie de France (jusqu’en 1780), maréchal de camp (1784). Il proposa de nombreuses réformes économiques et rédigea des mémoires sur le patriotisme, le discours de Rousseau sur l’inégalité des conditions, sur l’assistance aux indigents, les péages, etc. Franc-maçon. Membre de la loge « La Noble et Parfaite Unité », orient de Paris (1774), la loge « L’Egalité Parfaite et Sincère Amitié », orient de Paris (1774), la loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris (1778-1789), ainsi que le Souverain Chapitre de la R.M.L.E.(Respectable Mère Loge Ecossaise) (1778-1788).

     

    Jacques Pierre Brissot dit Brissot de Warville (1754- Guillotiné le 31 octobre 1793 à Paris) : Fils d’un petit artisan.  A remporté le prix de l’Académie de Châlons-sur-Saône pour ses recherches sur le droit de propriété. Avocat à Reims sans pouvoir plaider. Membre de la chancellerie du duc d’Orléans (1785). Député de l’Assemblée législative (1791). Chef du parti girondin, adversaire de Robespierre, il vota la mort du roi et fut exécuté avec les autres chefs du parti girondin. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Fidélité », Orient de Chartres (d’après ses Mémoires, mais cet atelier n’a jamais été reconnu par le Grand Orient). Initié à la loge « La Bienfaisance », orient de Paris.

     

    Michel Charles, marquis de Broc (1750-1803) : Sous-lieutenant au régiment de la reine, capitaine, commandant du régiment de Quercy-cavalerie (1785), lieutenant colonel du Royal-Champagne (1787), colonel (1789). Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Jean d’Ecosse Contrat Social », orient de Paris (1782-1789).

     

    Duc Charles de Broglie (1733-1777) : Titulaire, sous Louis XV, de son service de renseignements « Le Secret du Roi ». Franc-maçon. Affilié  à la loge « Les Vrais Amis ».

     

    Charles Louis Victor, prince de Broglie (1756- Guillotiné le 27 juin 1794 à Paris) : Mestre de camp, combattit en Amérique, commandant du régiment de Bourbonnais-Infanterie (1789). Député de la noblesse au Etats-généraux, il rejoint le Tiers-état (25 juin 1789), président de l’Assemblée nationale constituante (août 1791). Maréchal de camp (1791), chef d’état-major de l’armée du Rhin (1792). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Vrais Amis », orient du régiment Bourbonnais-Infanterie, de la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime »Orient de Paris et de la « Société Olympique », Paris (1786).

     

    Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813) : Architecte. Elève de Gabriel. Il fut reçu à l’Académie Royale d’architecture (1781). Il fut l’architecte des Invalides et de l’Ecole Militaire. Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris (1778).

     

    Guillaume Marie Anne, comte Brune (1763- assassiné le 2 août 1815, en Avignon) : Ouvrier typographe. Journaliste. Général en chef (1801). Maréchal d’Empire (1804). Pair de France. Comte de l’Empire (1815). Franc-maçon. Initié à une date inconnue. Il fut Grand Officier d’Honneur du Grand Orient, puis Grand Conservateur de la franc-maçonnerie française. Membre de l’Ordre sacré des Sophisiens. 33°. Il est Vénérable d’Honneur de la loge « La Constante Amitié »,à l’orient de Sésame en 1811, de la « Saint-Napoléon », orient de Paris en 1813 et des « Frères Artistes » à l’orient de Paris. Il était Commandeur de l’Ordre d’Orient.

     

    Ferdinand, Duc de Brunswick-Luneburg et prince de Wolfenbüttel (1721-1792) : Il ne s’agit pas du vaincu de Valmy, mais de son oncle. Franc-maçon. I,irié par le Grand Frédéric (1712-1786) en 1740. Maître à Breslau en 1743. En 1771, il adhère à la Stricte Observance, dont il deveint, en 1772, au convent de Kohlo, le Grand Maître. Président et organisateur du convent de Wilhelmsbad (1782-1783). Ce convent devait permettre de « connaître enfin quelle était la raison d’être de la franc-maçonnerie et le but auquel elle se destinait ».

     

    Charles Guillaume Duc de Brunswick (1738-1806) : Franc-maçon. Chef des armées coalisées contre la France, qui, en 1792, publia le fameux Manifeste. Général et prince allemand. Commandant les troupes prussiennes lors de la bataille de Valmy. Il sera membre des Illuminés de Bavière, affilié en 1783, sous le pseudonyme d’Aaron. Selon certaines sources, il n’était pas maçon.

     

    Philippe Michel Buonarroti (1761-1837) : Franc-maçon. Issu d’une grande famille de l’aristocratie toscane. Il obtient un doctorat en droit en 1782. Il obtient la nationalité française par décision de la Convention. Arrêté le 5 mars 1795, il est conduit à Paris, rejoint les robespierristes et hébertistes enfermés à la prison du Plessis et fait la connaissance de Babeuf. Libéré le 9 octobre 1795, et progressivement gagné aux thèses de Babeuf, il devient l’un des animateurs de la Société du Panthéon et appartient au directoire secret de la conspiration babouviste formé le 26 mars 1796. Sa vie fut une suite perpétuelle de conspirations qui échouèrent et le conduisirent à la déportation (1797). Son principal disciple fut Auguste Blanqui. Il joue un rôle de premier plan au sein de la  Loge « Les Amis sincères », orient de Genève, atelier qui a été fondé à la fin du XVIII° siècle. Il s’affilie également à deux autres ateliers, « L’Union des Cœurs » et « Les Anciens Réunis », puis inaugure en 1820 un nouveau chapitre. En 1828, il publie la Conspiration pour l’Egalité, dite de Babeuf. De retour à Paris en 1830, il tente de donner une nouvelle vigueur à la Charbonnerie réformée et démocratique universelle. Fondateur du Grand Firmament, directoire des Sublimes Maîtres Parfaits,

     

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    Pierre Jean Georges, comte Cabanis (1757-1808) : Père astronome. Docteur en médecine (1783). Médecin, physiologiste et philosophe. Médecin de Mirabeau. Il embrasse les principes de la Révolution. Membre de l’administration des hospices de Paris. Il épouse en 1796, Charlotte Félicité de Grouchy, niàce et belle-sœur des francs-maçons Dupaty et Condorcet. Membre de l’Institut dès sa création (1796). Député au Conseil des Cinq Cents comme député de la Seine. Sénateur (1799) sous le Consulat grâce à Sieyès. Comte d’Empire (1808). Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris, admis en 1778. Admis dans la société de Madame Helvétius, à Auteuil, il y connut Turgot, d’Holbach, Condorcet et d’autres hommes marquants de l’époque. Matérialiste dans la lignée de La Mettrie et d’Holbach.

     

    Eugène Dominique Cabarrus (1716-1799) : Banquier. Anobli par lettres (1789). Partisan des Girondins, il fut interné à Tarbes durant la Terreur. Franc-maçon. Fondateur de la loge « La Zélée », orient de Bayonne (1772), puis de la loge « L’Amitié », orient de Bayonne (1783).

     

    Charles Louis Cadet de Gassicourt (1769-1821) : Pharmacien, écrivain et goguettier. Partisan de la Révolution, puis thermidorien. Il publie deux ouvrages : Le tombeau de Jacques de Molay ou Histoire secrète des initiés anciens et modernes, templiers, francs-maçons, illuminés et recherches sur leur influence dans la Révolution française, Paris, 1797, et Les sociétés secrètes comme armées de la Révolution française, qui dénoncent le complot templier et le complot maçonnique.

     

    Giuseppe Balsamo, dit Alexandre Comte de Cagliostro (1743-1795) : Condamné à mort par le tribunal de l’Inquisition comme illuminé et franc-maçon, sa peine est commuée en détention à perpétuité. Etranglé le 26 août 1795 en la prison de San Leo, près de Rome. Franc-maçon. Membre de la loge « La Sagesse triomphante ». Affilié en 1777 à Londres à la loge écossaise de « L’Espérance ». . Fondateur de la Maçonnerie Egyptienne (le Rite égyptien). Fonda à Lyon la loge mère du rite égyptien (1784), et à Paris la loge d’adoption « Isis ». Auteur de la Lettre au peuple français, considéré comme une prophétie prérévolutionnaire.  Il a épousé le 20 avril 1768, Lorenza Felliciani, qu’il renomme Serafina (née vers 1753- ?). Grande maîtresse des loges féminines du rite égyptien. .

    Minute de son discours devant le Parlement français, lors du procès du collier :

    « Je ne suis d’aucune époque ni d’aucun lieu ; en dehors du temps et de l’espace, mon être spirituel vit son éternelle existence et, si je plonge dans ma pensée en remontant le cours des âges, si j’étends mon esprit vers un mode d’existence éloigné de celui que vous percevez, je deviens celui que je désire. Participant consciemment à l’Être absolu, je règle mon action selon le milieu qui m’entoure. Mon nom est celui de ma fonction et je le choisis, ainsi que ma fonction, parce que je suis libre ; mon pays est celui où je fixe momentanément mes pas. Datez-vous d’hier, si vous le voulez, en vous rehaussant d’années vécues par des ancêtres qui vous furent étrangers ; ou de demain, par l’orgueil illusoire d’une grandeur qui ne sera peut-être jamais la vôtre ; moi, je suis Celui qui Est. Je n’ai qu’un père : différentes circonstances de ma vie m’ont fait soupçonner à ce sujet de grandes et émouvantes vérités ; mais les mystères de cette origine, et les rapports qui m’unissent à ce père inconnu, sont et restent mes secrets ; que ceux qui seront appelés à les deviner, à les entrevoir comme je l’ai fait, me comprennent et m’approuvent. Quant au lieu, à l’heure où mon corps matériel, il y a quelque quarante ans, se forma sur cette terre ; quant à la famille que j’ai choisie pour cela, je veux l’ignorer ; je ne veux pas me souvenir du passé pour ne pas augmenter les responsabilités déjà lourdes de ceux qui m’ont connu, car il est écrit : « Tu ne feras pas tomber l’aveugle. » Je ne suis pas né de la chair, ni de la volonté de l’homme ; je suis né de l’esprit. Mon nom, celui qui est à moi et de moi, celui que j’ai choisi pour paraître au milieu de vous voilà celui que je réclame. Celui dont on m’appela à ma naissance, ce qu’on m’a donné dans ma jeunesse, ce sous lesquels, en d’autres temps et lieux, je fus connu, je les ai laissés, comme j’aurais laissé des vêtements démodés et désormais inutiles. Me voici : je suis Noble et Voyageur ; je parle, et votre âme frémit en reconnaissant d’anciennes paroles ; une voix, qui est en vous, et qui s’était tue depuis bien longtemps, répond à l’appel de la mienne ; j’agis, et la paix revient en vos cœurs, la santé dans vos corps, l’espoir et le courage dans vos âmes. Tous les hommes sont mes frères ; tous les pays me sont chers ; je les parcours pour que, partout, l’Esprit puisse descendre et trouver un chemin vers vous. Je ne demande aux rois, dont je respecte la puissance, que l’hospitalité sur leurs terres, et, lorsqu’elle m’est accordée, je passe, faisant autour de moi le plus de bien possible ; mais je ne fais que passer. Suis-je un Noble Voyageur ? Comme le vent du Sud, comme l’éclatante lumière du Midi qui caractérise la pleine connaissance des choses et la communion active avec Dieu, je viens vers le Nord, vers la brume et le froid, abandonnant partout à mon passage quelques parcelles de moi, me dépensant, me diminuant à chaque station, mais vous laissant un peu de clarté, un peu de chaleur, un peu de force, jusqu’à ce que je sois enfin arrêté et fixé définitivement au terme de ma carrière, à l’heure où la rose fleurira sur la croix. Je suis Cagliostro. Pourquoi vous faut-il quelque chose de plus ? Si vous étiez des enfants de Dieu, si votre âme n’était pas si vaine et si curieuse, vous auriez déjà compris ! Mais il vous faut des détails, des signes et des paraboles. Or, écoutez ! Remontons bien loin dans le passé, puisque vous le voulez. Toute lumière vient de l’Orient ; toute initiation, de l’Égypte ; j’ai eu trois ans comme vous, puis sept ans, puis l’âge d’homme, et, à partir de cet âge, je n’ai plus compté. Trois septénaires d’années font vingt et un ans et réalisent la plénitude du développement humain. Dans ma première enfance, sous la loi de rigueur et justice, j’ai souffert en exil, comme Israël parmi les nations étrangères. Mais, comme Israël avait avec lui la présence de Dieu, comme un Metatron le gardait en ses chemins, de même un ange puissant veillait sur moi, dirigeait mes actes, éclairait mon âme, développant les forces latentes en moi. Lui était mon maître et mon guide. Ma raison se formait et se précisait ; je m’interrogeais, je m’étudiais et je prenais conscience de tout ce qui m’entourait ; j’ai fait des voyages, plusieurs voyages, tant autour de la chambre de mes réflexions que dans les temples et dans les quatre parties du monde ; mais lorsque je voulais pénétrer l’origine de mon être et monter vers Dieu dans un élan de mon âme, alors, ma raison impuissante se taisait et me laissait livré à mes conjectures. Un amour qui m’attirait vers toute créature d’une façon impulsive, une ambition irrésistible, un sentiment profond de mes droits à toute chose de la Terre au Ciel, me poussaient et me jetaient vers la vie, et l’expérience progressive de mes forces, de leur sphère d’action, de leur jeu et de leurs limites, fut la lutte que j’eus à soutenir contre les puissances du monde ; je fus abandonné et tenté dans le désert ; j’ai lutté avec l’ange comme Jacob, avec les hommes et avec les démons, et ceux-ci, vaincus, m’ont appris les secrets, qui concernent l’empire des ténèbres pour que je ne puisse jamais m’égarer dans aucune des routes d’où l’on ne revient pas. Un jour après combien de voyages et d’années le Ciel exauça mes efforts : il se souvint de son serviteur et, revêtu d’habits nuptiaux, j’eus la grâce d’être admis, comme Moïse, devant l’Éternel. Dès lors je reçus, avec un nom nouveau, une mission unique. Libre et maître de la vie, je ne songeai plus qu’à l’employer pour l’œuvre de Dieu. Je savais qu’il confirmerait mes actes et mes paroles, comme je confirmerais son nom et son royaume sur la terre. Il y a des êtres qui n’ont plus d’anges gardiens ; je fus de ceux-là. Voilà mon enfance, ma jeunesse, telle que votre esprit inquiet et désireux de mots la réclame ; mais qu’elle ait duré plus ou moins d’années, qu’elle se soit écoulée au pays de vos pères ou dans d’autres contrées, qu’importe à vous ? Ne suis-je pas un homme libre ? jugez mes mœurs, c’est-à-dire mes actions ; dites si elles sont bonnes, dites si vous en avez vu de plus puissantes, et, dès lors, ne vous occupez pas de ma nationalité, de mon rang et de ma religion. Si, poursuivant le cours heureux de ses voyages, quelqu’un d’entre vous aborde un jour à ces terres d’Orient qui m’ont vu naître, qu’il se souvienne seulement de moi, qu’il prononce mon nom, et les serviteurs de mon père ouvriront devant lui les portes de la Ville Sainte. Alors, qu’il revienne dire à ses frères si j’ai abusé parmi vous d’un prestige mensonger, si j’ai pris dans vos demeures quelque chose qui ne m’appartenait pas ! »

     

    Bon Claude Cahier de Gerville (1751-1796) : Avocat. Ministre de l’Intérieur en 1791-1792. Franc-maçon. Membre de la loge et du chapitre « L’Heureuse Réunion », orient de Paris.

     

    Jean Jacques Régis de Cambacérès, prince-duc de Parme (1753-1824) : Conseiller à la cour des comptes de Montpellier (1789). Député (1791). Conventionnel et président de l’assemblée. Second Consul. Archichancelier de l’Empire. Pair de France (1815). Ministre de la Justice. Membre de l’Académie française (1803). Homosexuel notoire. Son homosexualité et son goût pour les jeunes garçons est assez notoire, bien que non attesté : alors que Cambacérès arrivait en retard, disant à l’empereur qu'il avait été retenu par des dames, Napoléon aurait eu ce bon mot : « Quand on a rendez-vous avec l'Empereur, on dit à ces dames de prendre leurs cannes et leurs chapeaux et de foutre le camp ». On cite aussi l'anecdote selon laquelle Talleyrand, voyant passer les trois consuls Bonaparte, Cambacérès et Lebrun les nomma hic, haec, hoc (en latin : celui-ci, celle-là, ça), faisant référence à l'homosexualité de Cambacérès et à l'insignifiance de Lebrun. Il avait reçu le sobriquet de « Tante Hurlurette ». Franc-maçon. Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France de 1806 à 1815, comme suppléant du roi Joseph Bonaparte. Plus de 1200 loges furent constituées sous son mandat. Il fut reçut maçon avant la Révolution, à la Loge « Ancienne et de la réunion des Elus », à l’orient de Montpellier, avec son ami le chimiste Chaptal. A la veille de la Révolution, il est Chevalier Rose-Croix. Il est vénérable de la loge « Saint Jean de la Grande Maîtrise » à l’orient de Paris. 33°. Membre du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Il est artisan avec son ami Roëttiers de Montaleau du renouveau de la maçonnerie après 1799. Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France (1° juillet 1806-février 1818). Grand Maître du Rite Ecossais Philosophique  (1807). Grand Maître des Directoires Ecossais du Rite Ecossais Rectifié (1808). Grand Maître du Rite Primitif (1807). Souverain Grand Commandeur d’honneur du Suprême Conseil de France (7 mai 1821-8 mars 1824).

     

    Louis François Elie Camus de Pontcarré (1746-1810) : Franc-maçon. Membre du Parlement de Normandie, depuis 1764, puis Premier Président du même Parlement le 12 août 1782. Le 3 mai 1777, il est l’un des fondateurs et secrétaire de la loge des « Amis Réunis ». Il est l’un des premiers souscripteurs en 1780, de la Société Philanthropique. A Paris, il fréquente Savalette de Langes et Saint-Martin. Martiniste, il participe en 1785 aux travaux des Philalèthes et est délégué auprès de Savalette, de Joseph de Maistre, de Saulx de Tavannes et de Virieu. Membre honoraire de la « Céleste Amitié » de 1783 à 1787, il fréquente les tenues des « Bons Amis ». Bien qu’ayant maçonné avec de futurs révolutionnaires radicaux dans le temple des « Bons Amis », son action politique va être motivée par une détermination farouche contre les réformes politiques engagées par la Révolution. Emigré, il participe à la propagande contre-révolutionnaire à Rouen où il entretient un réseau d’agents royalistes menés par un ancien procureur, Pottier, qui fut maçon dans la même loge que lui.

     

    Amélie Julie Candeille (1767-1834) : Franc-maçonne. En 1781, encore très jeune, elle fut initiée dans la loge « La Candeur », où elle rencontra un certain nombre d’auteurs de théâtre, comme Olympe de Gouges, son amie, mais aussi des personnages influents susceptibles de favoriser sa carrière artistique dans l’univers complexe de la mondanité parisienne et des intrigues de l’ancien régime agonisant. Elle épousa les idéaux révolutionnaires issus des loges d’Adoption. Elle se lia d’amitié avec Brissot, Condorcet, l’abbé Grégoire et même Robespierre. On lui prêtait Vergniaud, Girondin, comme amant.

     

    François Joseph Philippe de Riquet de Caraman Vicomte de Caraman : (1771-1843) Franc-maçon. Agent de Louis XVI auprès du roi de Prusse, membre de la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime ». Il émigra durant la révolution, revint en France pendant l’Empire.

     

    Joseph Carez (1752-1801) : Imprimeur. Député de la Meurthe à la Législative de 1791. En 1800, rallié à Napoléon Bonaparte, il est nommé sous-préfet de Toul. Franc-maçon. Figure en 1792 sur les tableaux de la loge « L’Amitié Bienfaisante », orient de Bar-le-Duc.

     

    Lazare Nicolas Marguerite Carnot dit « Le Grand Carnot » (1753-1823) : Dès l’Ecole militaire, rendra visite à Rousseau.

     

    Giovanni Jacopo Casanova de Seingalt, dit Casanova (1725-1798) : Franc-maçon. Initié à Lyon en 1750, il passa ses deux autres grades à Paris dans une loge anglaise. Fin avril, il devient compagnon à Paris, dans la loge du Comte de Clermont. Début 1751, il est exalté maître. La maçonnerie n’est pas considérée alors comme une société « initiatique », mais d’abord comme une forme originale de sociabilisassion rassemblant des élites. Il aurait été Rose-Croix.

     

    César François Cassini (1716-1784) : Franc-maçon. Membre de la Loge « La Philosophie » en 1779 à Paris. Il fut l’initiateur de la Carte de France en 180 feuillets, publiée de 1744 à 1793, et terminée par son fils Jean Dominique Cassini

     

    Joseph Louis Robert de Lignerac, comte de Caylus (1764-1823) : Lieutenant général. Député aux Etats-généraux par la noblesse de Saint-Flour. Vote à droite. Pair de France en 1815. Franc-maçon. Appartenait en 1786 à la loge parisienne « L’Olympique de la Parfaite Estime » et à la « Société Olympique. »

     

    Jacques Cazotte (1719- guillotiné le 17 octobre 1792 à Dijon) : Homme de lettres. Commissaire de la Marine, contrôleur des Iles du Vent (1742). Auteur de « Le Diable amoureux » (1772). Franc-maçon. Chevalier Maçon Elu Cohen de l’Univers (1778-1784). Membre de l’Ordre Martiniste (1775).

     

    Jean François Chalgrin (1739-1811) : Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Cœurs Simples de l’Etoile Polaire » à Paris, en 1777, après son admission à l’Académie d’architecture en 1770. Auteur du Collège de France et des dessins des plans de l’Arc de Triomphe.

     

    Armand Charles Augustin de la Croix, Duc de Castries (1756-1842) : A participé à la guerre d’indépendance des insurgents américains. Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Bons Amis ».

     

    Jacques Antoine Marie de Cazalès (1757-1805) : Franc-maçon royaliste. Membre de la loge des « Dragons Unis » (tableau de 1787). Familier du salon Polignac, membre des Amis de la Constitution monarchique,  il fait preuve d’opinions extrêmes en faveur de l’Ancien régime. Député de la noblesse des pays de Gaure, Rivière-Verdun, etc. aux Etats-généraux. Il émigre définitivement en 1792, devenant un agent secret du futur Louis XVIII.

     

    Joseph Antoine Joachim Cerutti (1738- le 4 février 1794) : Ancien jésuite. Littérateur. Professeur. Député à l’Assemblée législative (1791). Fut employé par Mirabeau à la préparation de ses discours. Prononça l’éloge funèbre de Mirabeau. . Franc-maçon. Membre de la Loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris.

     

    Sébastien Roch Nicolas de Chamfort (1740-1794) : Moraliste. Se suicida pour éviter d’être guillotiné sous la Terreur. Franc-maçon. Initié à la franc-maçonnerie en 1778, loge les « Neuf Sœurs ».

     

    Anne Clément Félix Champion de Villeneuve (1759-1844) : Fils d’un valet de chambre du roi. Avocat au Parlement. Ministre de l’Intérieur du 21 juillet 1792 au lendemain du 10 août. Franc-maçon. Reçu à L’Aménité, à l’orient de Paris le 5 janvier 1784. Membre de la loge « Modération », dont il, fut un des fondateurs. Puis membre des loges « La Concorde », « Anacréon », « Sainte Thérèse des Amis de la Constance », dont il fut député en 1822 et 1823.

     

    Jean Antoine Chaptal comte de Chanteloup (1756-1832) : Chimiste. Il créa en France les premières fabriques de produits chimiques et fonda la première Ecole des Arts et Métiers. Franc-maçon. Initié avant 1789 à la loge « La Parfaite Union » à Montpellier.

     

    Charles Philippe de France, comte d’Artois, roi sous le nom de Charles X (1757-1836) : Cinquième fils de Louis de France, dauphin de France (fils de Louis XV). Sacré et couronné roi de France le 29 mars 1825. Roi de France de 1824 à 1830. Il aurait fréquenté les loges maçonniques avant de monter sur le trône. Il aurait été initié en 1784 en même temps que son frère, le comte de Provence, futur Louis XVIII. A son avènement, on rappela dans de nombreuses loges qu’il avait été franc-maçon avant la Révolution.

     

    Charles, duc de Berry (1778-1820) : Second fils de Charles X. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Trinité ». De 1792 à 1797, il servit dans l’armée de Condé, puis passa en Grande-Bretagne.

     

    François Athanase de Charrette de la Contrie, appelé Monsieur de Charrette (1763-1796) : Vendéen. Franc-maçon. Affilié à une loge de Nantes. Fusillé en 1796.

     

    Duchesse de Chartres : Franc-maçonne. Membre de la Loge « La Candeur ».

     

    Armand Marc Jacques marquis de Chastenet de Puységur (1751-1825) : Franc-maçon. Membre de la Loge « La Candeur » et de la « Société Olympique (1778 et 1786). Officier d’artillerie. Un des plus célèbres disciples de Mesmer. Il laissa le souvenir d’un magnétiseur remarquable.

     

    Alexandre Paul Guérin de Châteauneuf Randon, marquis de Tournel (1757-1816) : Sous-lieutenant de dragons. Député suppléant de la noblesse du Gévaudan, siège dès août 1789 à la place de son oncle émigré. Vote à gauche et siège dans les rangs de la Montagne. Conventionnel régicide. Il fut surnommé le « marquis rouge » et se fit remarquer pour son zèle antireligieux. Membre du Comité de Sûreté générale, représentant en mission. Général sous le Directoire. Préfet sous le Consulat. Franc-maçon. Vénérable de la loge « L’Heureuse Rencontre », orient de Limoges en 1783.

     

    Pierre Gaspard Chaumette, dit « Anaxagoras » : (1763- guillotiné le 24 germinal an II, 13 avril 1794, à Paris) : Fils d’un cordonnier nivernais. Procureur de la Commune de Paris. Conventionnel. Membre du Club des Cordeliers et de la Commune de Paris. Fit fermer les églises de Paris en promouvant le Culte de la Raison. Ami de Hébert, guillotiné avec lui en mars 1794. Son procès a été inéquitable et truqué. Il fut jugé pour « conspiration contre la république » et pour avoir « cherché à anéantir toute espèce morale, effacer toute idée de divinité et fonder le gouvernement français sur l’athéisme ». Franc-maçon à Nevers, avant la Révolution. Un des orateurs les plus écoutés des Cordeliers, il sera très actif dans la préparation des journées des 20juin et 10 août 1792. Ardent déchristianisateur. Ses discours étaient nettement « hermétistes ».

     

    Jean Baptiste Chaussard (1729-1818) : Architecte du roi. Père du révolutionnaire Pierre Jean Baptiste Chaussard. Franc-maçon. Affilié, dès 1773, à la puissante loge de l’ « Etoile polaire », où se réunissent entre autres Dumont et Nicolas Le Camus de Mézières. En 1776, on les retrouve parmi « Les Cœurs simples de l’Etoile polaire », entourés de Jean François Chalgrin, Augustin Pajou, Charles De Wailly, Pierre Louis Moreau-Desproux et Henry de Mars. Il semble avoir approuvé les idées révolutionnaires de son fils, ce qui lui évitera la guillotine.

     

    François, marquis de Chefdebien d’Armisson (1754-1814) : Chevalier de Malte. Colonel de chasseurs au service de Malte. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Amis Réunis », orient de Paris (1781-1788), chapitre « Les Amis Réunis », vallée de Paris (1788). Député du Grand rient au convent de Lyon (1778). Fondateur du Rite Primitif (Philadelphes de Narbonne).

     

    Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini, connu sous le nom de Luigi Cherubini (1760-1842) : Musicien italien, naturalisé français. Franc-maçon, vers 1784, de la Loge « Saint-Jean de Palestine », à Paris. En 1786, il compose une cantate pour la Loge « l’Olympique de la Parfaite Estime ».

     

    Joseph de Boulogne Chevalier Saint-Georges (1745-1799) : Fils d’un ancien conseiller au Parlement de Metz, devenu planteur en Guadeloupe, Guillaume Pierre George de Boulogne-Tavernier Saint-George, et d’une esclave noire, Nanon. Excellent escrimeur il est, en tant que musicien, le « Mozart noir » ou le « Voltaire de la Musique ». Pour défendre la Révolution, il crée un régiment de hussards composé uniquement de noirs et de métis : la « Légion de Saint-Georges ». Surnommé « l’Inimitable », en raison de ses dons multiples. S’associe avec le frère Gossec pour fonder le Théâtre des Amateurs, et le frère Choderlos de Laclos qui lui écrit le livret de son premier opéra : Ernestine. Compositeur de recueils, sonates, concertos, symphonies, etc. Franc-maçon. Membre de la Loge des « Neuf Sœurs » du Grand Orient de France, il fut sans doute l’un des rares anciens esclaves à être reçu maçon.

     

    Mélanie de Choiseul : Franc-maçonne.

     

    Maximilien Claude Joseph de Choiseul-Meuse, comte de Choiseul (1736-1815) : Franc-maçon. Vénérable maître des « Enfants de la Gloire » en octobre 1760.

     

    Antoine César, comte, puis duc de Choiseul-Praslin (1756-1808) : Militaire. Appelé à siéger à l’Assemblée nationale le 20 août 1789, en remplacement de Moutenon, démissionnaire. Maréchal de camp le 28 novembre 1791. Il quitte l’armée le 26 août 1792. Il n’émigre pas. Emprisonné en 1793. Sénateur en 1799. Franc-maçon. Membre de la Royale Loge « La Candeur », orient de Paris. Initié le 16 avril 1777. Administrateur du Grand Orient en 1805.

     

    Claude Antoine Gabriel, duc de Choiseul-Stainville (1760-1838) : Neveu du ministre Etienne François Choiseul, et fut élevé par lui. Officier de cavalerie. Sous le commandement de Bouillé, il tenta de protéger la fuite de Varennes. Il émigre et rentre en 1800. Pair de France sous la Restauration, il fut un des rares qui refusa de voter la mort du maréchal Ney. Franc-maçon. Membre en 1786 de la loge militaire « Saint-Louis » à Nancy, fondateur en 1806 de « Sainte-Caroline » à Paris, des « Amis fidèles réunis » à Besançon. Grand Officier du Grand Orient en 1808. Il fut membre du comité philhellène de Paris et Grand Commandeur du Suprême Conseil de France.

     

    Louis V Joseph de Bourbon-Condé, Prince de Condé-Bourbon (1736-1818) : Franc-maçon. Membre de la Loge de « Saint Jean de Montmorency ». A la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s’oppose au doublement du Tiers-Etat. Il est un des premiers à quitter la France, et émigre juste après la prise de la Bastille aux Pays-Bas puis à Turin.

     

    Henri de la Chaussée : Secrétaire interprète de la reine. Franc-maçon. Membre de la Loge « L’Olympique de la Parfaite Estime ».

     

    Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos (1741-1803) : Lieutenant d’artillerie (1765). Puis capitaine de génie (1778). En 1788, après avoir quitté l’armée, il remplace le marquis Ducrest comme secrétaire des commandements du duc Louis Philippe Joseph d’Orléans, Grand Maître du Grand Orient de France, qu’il servira jusqu’à son exécution sous le nom de Philippe Egalité, le 7 novembre 1793. Il fut l’ « âme du Parti d’Orléans ». Secrétaire général des Hypothèques en 1795. Réintégré dans l’armée le 16 janvier 1800, par le Premier Consul, avec le grade de général d’artillerie. Ecrivain. A participé à la rédaction des cahiers de doléances : Instructions pour les personnes chargées d’une procuration aux Etats généraux. Franc-maçon. Membre et vénérable de la loge militaire « L’Union » à Toul, à l’orient du corps d’artillerie, dont il devint vénérable. . Initié vers 1763. 1776-1777 : ex-maître et Rose-Croix. 1793 : membre de la loge « La Candeur ». A fondé le Journal des Amis de la Constitution, magazine du club des Jacobins.  Mort à l’étranger en 1803.

     

    Jean Baptiste Hanet, dit Cléry (1759-1809) : Valet de chambre du Roi Louis XVI. Franc-maçon. Membre de la  Loge « La Concorde », orient de la Cour (1785-1788). Chapitre « La Concorde », vallée de la Cour (1786-1788).

     

    Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) : Economiste. Philosophe. Mathématicien. Membre de la Convention. Membre de l’Académie française. Franc-maçon. Il appartenait à la loge parisienne « les Neuf Sœurs ». S’empoisonna pour échapper à la guillotine.

     

    Stanislas Marie Adelaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792) : Capitaine aux Dragons de la reine en 1777. Député de la noblesse aux Etats-généraux. Il conduit avec le duc d’Orléans les 47 députés nobles qui rejoignent l’Assemblée nationale le 25 juin, après le serment du Jeu de paume. Il fut un des chefs de la minorité libérale, puis « monarchien ». Il est un des fondateurs du Club des Impartiaux. Il meurt défenestré à Paris, le 10 août 1792. Franc-maçon. Affilié en 1782 à la loge « La Candeur » et à « Saint-Jean d’Ecosse du contrat Social ».

     

    Claude » Michel Hanet, dit Cléry (1734-1814) : Valet de chambre de Louis XVI. Franc-maçon. Il appartint de 1785 à 1789 à la loge « La Concorde », orient de la cour et au chapitre, souché sur cet atelier.

     

    Charles Nicolas Cochin (1715-1790) : Graveur et dessinateur. Membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1752. A participé à « l’Encyclopédie, » dont il a réalisé le frontispice. Franc-maçon.

     

    Charles Yves César Cyr du Coëtlosquet (1783-1837) : Général. Franc-maçon. Vénérable de la loge La Parfaite Alliance, orient du régiment de Bretagne (1786).

     

    Jacques Bernardin Colaud de la Salcette (1733-1796) : Chanoine d’Embrun et de la cathédrale de Die. Député du clergé aux Etats-généraux. Vote à gauche. Il prête le serment constitutionnel. Elu à la Convention, puis aux Cinq-Cents. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Egalité », orient de Grenoble (1777).

     

    Gilbert Claude Théophile Colbert, marquis de Chabanais (1734-1789) : Il appartient à la famille du ministre. Maréchal de camp en 1780. Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris et au chapitre « Loge Ecossaise » en 1781.

     

    Louis Jean Baptiste Antoine de Colbert, marquis de Seignelay (1732-1823) : Arrière petit-fils  du grand Colbert. Officier, maréchal de camp. Emigra. Franc-maçon. Maître en 1760, d’une loge « Saint-André ». Rallié en 1773 au Grand Orient, il fut membre des loges parisiennes « Saint-Jean de Montmorency-Luxembourg » et « Saint-Jean, » orient de « Mousseaux » (la loge du Grand-Maître).

     

    Jean Marie Collot dit Collot d’Herbois ou simplement d’Herbois (1749-1796) : Comédien, auteur dramatique, directeur de théâtre et député de Paris à la Convention nationale. Partisan de la terreur, il entra au Comité de salut public le 6 septembre 1793 en même temps que Billaud-Varenne. Le 9 Thermidor, Collot d’Herbois présidait la Convention nationale et, avec Billaud-Varenne, Tallien, et Fréron, il fut un des artisans du décret d’arrestation contre les deux Robespierre, Saint-Just, Le Bas et Couthon.

     

    Pierre Collombel ou Colombel (1756-1841) : Commerçant. Député de la Meurthe à la Convention et aux Conseils des Cinq-Cents et des Anciens. En mission à Toulouse en l’an III, il autorise la réouverture des loges. Franc-maçon.

     

    Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet (1743-1794) : Philosophe, mathématicien, homme politique, représentant des Lumières. Girondin. Elu à l’Académie des sciences en 1769. Il prend une part active à la cause des femmes, en se prononçant pour le droit de vote des femmes. En 1790, il publie De l’admission des femmes au droit de cité. Franc-maçon.

     

    Benjamin Constant de Rebecque (1767-1830) : Romancier, intellectuel. Député de 1818 à 1830. Franc-maçon. Initié à 16 ans à la loge « Saint-Luc » d’Edimbourg le 28 novembre 1783.

     

    Gabriel Hyacinthe chevalier de Couppé de Kervenno (1787-1832) : Avocat au parlement de Rennes. Député du Tiers de Lannion. Membre de la Convention, où il siège sur les bancs de la Girondes. Thermidorien. Franc-maçon. Membre de la loge « La Vertu Triomphante », orient de Saint-Brieuc (1803) et de la loge « La Paix », orient de Lannion (1807-1808).

     

    Antoine Court dit Antoine Court de Gébelin (1719-1784) : Né d’un « prédicant du Désert », réfugié après avoir restauré le protestantisme en France, Court de Gébelin est consacré ministre du Saint Evangile (pasteur) le 4 juin 1754. Professeur à l’Académie de Lausanne. Son père mort, il vient à Paris. Mythologue et grammairien, il met douze années à élaborer son ouvrage Le Monde primitif comparé avec le Monde moderne (9 volumes), et qui lui vaut d’être nommé censeur royal. Il devient franc-maçon, à la Loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris, et surtout « Les Neuf Sœurs », orient de Paris (1778-1781), dont il sera secrétaire (1779). Membre du chapitre « Les Neuf Sœurs », vallée de Paris. . Membre des « Amis réunis », orient de Paris (1778-1784), dont la 12° classe abrite les Philalèthes, Membre du Régime des Philalèthes. Fondateur de la Société Apollinienne. Court de Gébelin, réformé nommé censeur royal, fraternise avec les philosophistes Lalande et Bailly, ou avec les illuminés comme Savalette de Langes. Il fut Elu Coen, vers 1781, lié à Willermoz, Tavannes, Pierre de Joux Saint-Martin.

     

    Georges Auguste Couthon (1755-1794 : guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris, ou 10 thermidor an II) : Avocat à Clermont-Ferrand (1788). Président du tribunal de Clermont. Egalement connu sous le nom d’Aristide Couthon, il fut député à la Législative et membre de la Convention. Il fut l’un des rédacteurs de la Constitution de 1793. Il vota la mort du roi. Membre du Comité de salut public, (10 juillet 1793) formant un triumvirat avec Robespierre et Saint-Just, il fut envoyé en mission à Clermont, puis à Lyon. Ami de Robespierre il fut guillotiné avec lui. Franc-maçon. Il fut initié le 17 décembre 1786 à la loge « Saint-Maurice », orient de Clermont, et reçut les deux grades d’apprenti et de compagnon le même jour. Le 3 juin 1787, il reçut celui de Maître. Il fut orateur de la loge « Saint Maurice »à Clermont-Ferrand le 9 juin 1787, puis le premier surveillant de cette Loge le 24 juillet 1790.

     

     

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