• « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 84 bis) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

    Une vie établie sur des principes divins est la seule qui repose vraiment sur des fondations solides : le seul trésor que je conserverai pour toujours est le degré d’évolution que j’aurai atteint.

     

    « Karma-Bhakti-Jnâna-Râja » (Partie 84 bis) (Action, Travail, Amour, Prière, Dévotion, Connaissance)

     

    JEUDI 31 JUILLET 1980

    Qu’ai-je le plus besoin actuellement ? C’est de ne pas me disperser et de me concentrer sur le but unique : en moi, en mon cœur, la Lumière – la Vie – l’Amour est déjà là et je le manifesterai dans la vie quotidienne. Jésus-Christ se tient en silence à la porte de mon cœur, et il ne tient qu’à moi de l’exprimer. Dieu de mon âme, Dieu qui m’habite déjà, révèle Toi et brûle le petit moi ! Fais en sorte que dans le moindre acte, je manifeste Ta réalité. Où es-Tu ? Qu’ai-je fait pour que Tu m’ignores ? Ne sommes-nous pas liés tous deux pour l’éternité ?

    Donne-moi ma mission et fais de moi Ton serviteur à jamais, que le service soit Ta volonté. Je T’ai cherché et tant espéré, qu’attends-Tu pour brûler le petit je en le rendant humble, bon et juste et qu’il soit à genoux devant Toi ?

    O Dieu, éclaire-moi sur mon devenir : que le service soit ma voie à jamais ! Je T’ai connu étant jeune, puis je T’ai perdu et ignoré, et voilà que je Te rencontre de nouveau sur ma route encore plus fortement qu’avant : Te perdrai-je encore ?

    Dieu, roi des deux mondes, fais de moi Ton outil à jamais et que ma personnalité et mon ego soient brûlés. Je T’appelle, comme le petit enfant appelle sa mère, mais ai-je suffisamment de foi et de compréhension pour que Tu m’entendes ? Peut-être que je fais encore trop de « cinéma » et que mon petit moi a peut-être encore trop d’importance ? Que Ta lumière m’éclaire et m’inonde ! Que mon cœur Te soit affecté à jamais ! Oui, vraiment, tout ce qui arrive est juste et bon, puisque tout ce qui s’est produit a conduit au moment présent ! Que le Verbe m’éclaire, car la terre a besoin de purification, les péchés en pensées, en paroles et en actions étant grands, et parmi ceux-là, les miens se discernent plus que d’autres.

    Ce que je sème, je le récolte : tout acte est une demande, et tout être agit nécessairement puisqu’il vit.

     

    VENDREDI 1° AOUT 1980

    Dieu, ce trésor intérieur, est la source de la foi, du courage et de la confiance en soi : je cherche seulement à reconquérir mon héritage perdu, qui n’est autre que ma divinité.

    Un effort régulier et fervent assure la victoire. Les obstacles m’aident à affermir ma force et ma volonté. La récompense viendra à la fois quand ma démarche sera conforme à mes principes et que la grâce du Seigneur me sera accordée.

    Une vie établie sur des principes divins est la seule qui repose vraiment sur des fondations solides : le seul trésor que je conserverai pour toujours est le degré d’évolution que j’aurai atteint.

     

    MARDI 19 AOUT 1980

    La voie que je suis est encore trop intellectuelle et je me recentrerai sur la voie du cœur et des émotions. L’important est de mettre les préceptes en pratique : il est inutile de « tout » lire, sans rien mettre en œuvre, mais lire moins, mieux et mettre les exercices en pratique. C’est de moi qu’il s’agit, et aucun livre, même le plus sacré, ne saurait m’aider.

    Je remplacerai mon père physique par mon père spirituel, Dieu, qui est sévère, mais juste : s’Il le veut bien, c’est mon gourou. Je suivrai ses préceptes et demanderai ses consignes.

    La beauté du monde, la nuit étoilée et la nature opulente et gracieuse des mois d’été, tout cela prouve l’existence de Dieu. J’appliquerai la vie mystique tous les jours : aujourd’hui, la vraie vie ne se démontre pas dans la solitude des monastères, mais dans la vie profane quotidienne. J’agirai à la fois sur l’émotion, l’inconscient et l’aspect intellectuel : c’est ainsi qu’aujourd’hui, j’ai des rêves de lumière, alors qu’auparavant, hier encore, j’avais des rêves érotiques qui privilégiaient l’ego et l’aspect matériel des choses.

    Sur le sentier, la famille et les proches peuvent constituer des freins : ce qu’ils font à mon égard, ils le font toujours pour « mon bien », même si cela va à l’encontre de ma règle de vie. Ainsi, ils peuvent m’offrir de « bon cœur », des boissons alcooliques et des repas de viande, mettant à mal le respect de mes principes. Par de telles bonnes intentions, ils contribuent à me faire régresser et, avec courage et détermination, je leur opposerai un refus catégorique.

    J’ai actuellement une aggravation de mes ennuis de santé, avec une cystite à répétition : je garde les urines dans la vessie, ce qui semble renvoyer au désir de garder les « eaux usées » qui symbolisent les anciennes mémoires. Puis j’évacue les urines, piquantes et en petite quantité, dans d’atroces douleurs, de manière fréquente et inopinée.

    Mes essais sont insuffisants et je ferai des efforts pour aider pratiquement au foyer, quant aux tâches ménagères.

    Les deux exercices du matin et du soir sont à améliorer.

     

    LUNDI 29 SEPTEMBRE 1980

    L’ego disparaîtra pour être absorbé par le Soi. La vie est un Jeu – le Jeu divin –, la vie éteint le « je ». Malgré les difficultés, il convient de persévérer pour aller de l’avant, plus haut, toujours et à jamais.

     

    VENDREDI 28 NOVEMBRE 1980

    Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, mais je me rends compte de ce que signifie et implique concrètement l’expression : « faire dans son froc ! ». Je suis surpris par un besoin urgent d’uriner et de déféquer, et n’ayant aucun lieu d’aisance où me rendre dans l’urgence, après avoir vainement résisté à cette envie pressante, tout est lâché dans mon pantalon, urine et fèces. C’est la peur, inconsciente, peur passée et actuelle qui se manifeste ainsi. Par contre, je n’éprouve plus aucun sentiment de honte, car je m’identifie de moins en moins avec ce corps, qui me porte.

     

    MARDI 6 JANVIER 1981

    Rapport de l’année 1980.

    Dans l’oratoire et dans le laboratoire, l’essentiel est de transmuter ses propres défauts, afin de les métamorphoser en autant de vertus, la reine des vertus étant l’Amour, qui conduit au service d’autrui. J’ai conscience d’avoir bien progressé depuis 1968, date de ma première rencontre avec le rosicrucianisme. J’entrevois l’objectif et le but, le sommet de la montagne, au bout du chemin, là où tout est Amour et fusion dans l’Amour. Je discerne ce qui est essentiel, l’éternel et le durable, et ce qui est transitoire, le temporel et l’accessoire. Sans doute, la marche est encore longue car la route devient de plus en plus abrupte. Mais je dis de plus en plus « oui » à tout ce qui m’arrive : tout est bien et je discerne l’Amour dans l’autre, qu’il soit l’ami ou le rival.

    Je progresserai encore dans le sens non pas d’accumuler et d’« avoir », mais au contraire de perdre et d’« être », vers plus de simplicité et d’humilité, vers la foi, l’espérance et la charité.

    La prière et la méditation sont devenues mon pain quotidien : que l’Instructeur m’aide à faire plus d’efforts en ce sens ! J’ai compris combien mes prochains et tous les êtres autour de moi aspirent à la spiritualité et au mysticisme, car Dieu est aux commandes.

    Je pêche encore, surtout par de petites occasions, surtout en pensées, essentiellement l’onanisme. Mais je me rends compte de mieux en mieux du caractère vain de cela. Cela dure peu et sans conséquences pratiques. Il n’empêche, c’est encore là un boulet que je traîne, une leçon à apprendre, un karma qui se rattache sans doute à une vie antérieure, à liquider.

    Par ailleurs, il m’arrive encore de goûter à l’alcool, à la viande et au tabac. Il ne s’agit plus d’un plaisir, mais plutôt d’un dernier effort de volonté du petit moi, pour se prouver à lui-même qu’il existe : c’est un automatisme et une habitude, à l’image d’un ventilateur, dont on a coupé le contact et qui continue machinalement de tourner encore au ralenti avant de s’arrêter définitivement. Je sais que je ne suis pas ce corps, même si je n’en ai pas encore la preuve, en assistant dans l’autre monde à l’acte de naissance d’une nouvelle âme.

    J’effectue les deux exercices du matin et du soir, mais en sachant qu’ils ne sont pas l’essentiel, l’important étant de toujours mieux servir. Cependant, je deviendrai un citoyen conscient dans les deux mondes, le monde physique et le monde psychique, afin de mieux soutenir les efforts des frères aînés.

    Maintenant, au point où j’en suis arrivé, je sollicite humblement de l’Instructeur les instructions qui me permettront d’être disciple. Bien évidemment, si je n’en suis pas jugé digne ou prêt, je m’engage à persévérer sur la voie rosicrucienne, qui m’a déjà tant apporté.

     

     

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