(Partie 73) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
Jacques Louis Fernand Dumesnil (1882-1956) : Avocat. Maire de Fontainebleau. Député radical-socialiste de Seine-et-Marne (1910-1935). Sénateur de ce département (1935-1940). Ministre. Franc-maçon. Initié le 27 mars 1905 à la loge « L’Emancipation ».
Michel Dumesnil de Grammont (ou Gramont) (1893-1953) : Homme de lettres, romancier, poète et critique littéraire. Franc-maçon. Reçu le 16 février 1919 à la loge « Cosmos n° 288 » de la Grande Loge de France, compagnon en 1920, maître en 1921. Il appartint à diverses autres loges : « Le Portique », « Le Sagittaire », « La Grande Triade », « La France ». Grand Maître de la Grande Loge en 1935-1939, 1945-1948 et 1950-1952. 33° en 1926. Grand résistant, il faisait partie à Alger de l’entourage du général de Gaulle dont il obtint, par l’ordonnance du 15 décembre 1943, l’abrogation de la loi du 13 août 1940, qui interdisait la franc-maçonnerie. Auteur de La Franc-Maçonnerie Ecossaise, (en collaboration avec Antonio Coen).
Georges Dumoulin (1877-1963) : Syndicaliste. Internationaliste « zimmerwaldien » pendant la Première guerre mondiale. SFIO. Actif à la LICA. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Egaux ». Pendant la guerre, il écrit dans l’hebdomadaire ouvriériste L’Atelier, qui s’adonne à l’antisémitisme le plus débridé, et prône l’alignement du syndicalisme français sur l’Allemagne national-socialiste. Membre de la commission permanente du Rassemblement national populaire, la plus haute instance du mouvement. Il est membre du Conseil national instauré par Vichy.
Richard Dupuy :
E
Paul Ely (1897-1975) : Général.
Jean Guy Marc Epron (1910- ?) : Commandant de gendarmerie. Croix du combattant volontaire de la Résistance (1956). Franc-maçon. Initié le 29 décembre 1937. Membre de la loge « La Tolérance », orient La Réole (Grand Orient). Compagnon le 18 mars 1947. Membre de la loge « La Parfaite Harmonie », orient de Toulouse. Maître le 15 décembre 1947. 18° le 3 avril 1958. 30° le 25 avril 1965. Consistoire philosophique « L’Encyclopédique ». Vénérable de la loge « La Parfaite Harmonie », orient de Toulouse.
Karl Epting (1905-1979) : Représentant de la culture allemande dans le Paris des années 30 et 40, ainsi que collaborateur fidèle de l’ambassadeur d’Allemagne à paris, Otto Abetz.
Matthias Erzberger (1875-1921) : Journaliste. Membre du Zentrum (aile gauche du parti). Il est assassiné le 26 août 1921 par des nationalistes appartenant à l’Organisation Consul.
Frédéric Estèbe :
Raoul Evrard (1879-1944) : Mineur. Député socialiste du Nord (1919-1936). Franc-maçon. Membre de l’Association fraternelle des journalistes.
Gustave colonel Eychène (1862-1953) : Officier de carrière. Franc-maçon. Initié en 1927 à la loge « L’Unité Maçonnique ». Créateur le 24 septembre 1940 de « L’Atelier de la Bastille », qui devait donner naissance à « Patriam Recuperare » et au Comité d’Action maçonnique. Doyen de la première Assemblée consultative (1944-1945).
F
Fabré-Palaprat :
Gisèle Faivre :
Roger Fajardie (1930-1987) : Journaliste. D’abord militant trotskyste « lambertiste », par entrisme, il contribue à réorganiser les Jeunesses Socialistes, et à devenir dirigeant du Grand orient de France. Secrétaire national des Jeunesses Socialistes (1958-1961), membre du Comité directeur du parit socialiste en 1963, membre du bureua exécutif en 1973, secrétaire du Parti Socialiste de 1975 à 1979. Député européen de 1981 à 1987, membre du grouipe socialiste. Dirigeant du syndicat FO. Très proche de François Mitterand, c’est son homme de confiance dans la distribution des investitures. Avec Roger Leray, grand maître du GODF, il persuade François Mitterand de créer l’association SOS-Racisme. Franc-maçon influent, il est membre de la loge de Bourges « Travail et Fraternité ».
Jean André Faucher, connu comme écrivain sous les pseudonymes d’Asmodée et Le Cousin Jean (1921-1999) : Franc-maçon. Militant nationaliste et vichyste dans sa jeunesse, gauche radical-socialiste ensuite, dignitaire de la franc-maçonnerie. Collaborateur condamné à mort par contumace par la cour d’assise de la Haute-Vienne en 1944.
A l’âge de 16 ans, Faucher s’engage au Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Il s’engage après la défaite dans la Légion française des combattants en Haute-Vienne, et devient conseiller ouvrier des Chantiers de jeunesse. Paul Marion le fait devenir délégué à la Propagande du maréchal Pétain. Il participe au journal collaborationniste Je suis partout, dans lequel il fait l’éloge de la Révolution nationale. Lors de l’épuration, Jean André Faucher est dénoncé comme étant un indicateur de la Gestapo, et la Cour de justice de Limoges le condamne (juin 1946) à l’indignité nationale, et à la peine de mort par contumace pour « crime de trahison en temps de guerre ». Il sera accusé d’avoir torturé des résistants. En 1951, il participe au journal La Sentinelle, prônant le « racisme scientifique ». Il soutient le mouvement de Pierre Poujade. Il soutient les partisans de l’Algérie française. Un tract de l’OAS distribué en 1964 brise la réputation de Faucher dans le milieu, l’accusant d’être un indicateur des Renseignements généraux, infiltré dans l’OAS pour dénoncer ses membres.
Ayant rencontré Charles Hernu, il est initié à la franc-maçonnerie, comme membre de la Grande Loge de France (GLF) et adhère au Parti radical-socialiste. Il est fondateur du club Louise Michel (1962), et le secrétaire général de l’Atelier républicain (fondé en 1962), club exclusivement composé de maçons, qui incarnait l’aile gauche du Parti radical, et dont l’objectif était de « redéfinir un socialisme solidariste en face du socialisme de tradition marxiste ». Il soutient ensuite Mitterrand. Tout en créant l’association Les amis d’Edouard Drumont. Tout en publiant des articles dans des journaux d’extrême –droite, comme le Crapouillot, Minute, …et sous un pseudonyme dans l’hebdomadaire du Front national, National Hebdo, il poursuit son ascension dans la franc-maçonnerie : en 1977, il est grand secrétaire de la Grande Loge de France.
Ferdinand Faure (1880-1963) : Député socialiste de la Loire (1919-1928). Membre du Comité directeur du Parti Communiste, exclu du PC (1923). Maire de Saint-Étienne (1939). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Industrie », orient de Saint-Étienne.
Pétrus Marius Frédéric Faure (1891- ?) : Anarchiste libertaire. Exclu du Parti Communiste (1929). Rejoint le Parti Socialiste. Député de la Loire (1932-1942). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Clubs ». 30° (Chevalier Kadosch).
Pierre Favreau :
Bernard Faÿ (1893-1978) : Universitaire, professeur au Collège de France, administrateur général de la Bibliothèque nationale sous le régime de Vichy et écrivain. Condamné à l’emprisonnement à perpétuité en 1945 pour collaboration avec l’occupant, il fut gracié en 1959 par le Président Coty. Il dénonce le complot judéo-maçonnique. Il joue un rôle très important dans la politique antimaçonnique de Vichy. Il est nommé chef du service des sociétés secrètes (SSS). Il publie pendant quatre ans une revue Les Documents maçonniques (dont le rédacteur en chef est le catholique traditionaliste Robert Vallery-Radot). Il fait tourner un film, organise des conférences, une grande exposition au Petit-Palais en octobre-novembre 1941 et crée à Paris un musée permanent des sociétés secrètes. Il répertorie les anciens francs-maçons dans un fichier de près de 60000 noms, qui sert notamment à exclure les anciens maçons de la fonction publique.
Lorenza Feliciani :
Paul Fesch (1858-1910) : Abbé. Journaliste, essayiste et ecclésiastique catholique. A écrit une Bibliographie de la franc-maçonnerie et des sociétés secrètes.
Albert Louis Emile Edmond Forcinal (1887-1976) : Député de l’Eure (1928-1940). Membre du réseau de résistance Cahors-Asturies. Membre de l’Assemblée consultative (1945), aux ceux constituantes (1945-1946), à l’Assemblée Nationale (1945-1956). Secrétaire d’Etat. Franc-maçon. Initié le 22 juillet 1908 à la loge « Persévérance Couronnée », orient de Rouen.
Eusebio Ferrari (1919-1942) : Résistant communiste. Le 25 août 1941, Ferrari fut l’un des auteurs de l’attentat contre l’Oasis, un café-dancing de la rue de Paris à Lille, où furent tués deux officiers allemands. Il fut abattu par la gendarmerie française à Anzin le 18 février 1942.
Jean Filliol (1909- ?) : Militant de l’Action française, il est très actif durant la manifestation des Ligues, le 6 février 1934. En 1935, il a fondé avec Eugène Deloncle, la Cagoule, organisation secrète, l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale, qui deviendra le Comité Secret d’Action Révolutionnaire (C.S.A.R.). Vichyste. Affecté à la Franc-garde de la Milice dans le Limousin, il y torture des Résistants, comme Victor Renaud. Réfugié en Espagne franquiste, il est condamné par contumace à la peine capitale.
Fonjallaz :
Jean Fontenoy (1899-1945) : Né dans un milieu défavorisé. En 1933, il dénonce le nazisme. En 1937, il s’inscrit au Parti populaire français de Doriot. Il se rapproche des réseaux de Pierre Drieu La Rochelle, dont le comité « Allemagne-France », présidé par Otto Abetz, qui le rémunère pour sa collaboration à des journaux allemands. Collaborationniste convaincu. Un des cinq membres du Comité directeur du Rassemblement national populaire. Lieutenant de la Légion des volontaires français, la LVF. Il se suicide à Berlin en avril 1945.
Louis Alexandre Fernand Fortin (1889-1949) : Général de division et inspecteur général du Génie. Franc-maçon. Il appartint, en 1945, à la loge « Patriam Recuperare ».
Marie Madeleine Fourcade (1909-1989) : Responsable du réseau de résistance Alliance, qui agit pour les Britanniques. Issue de la haute-bourgeoisie. Le réseau comporte 3000 agents et 429 morts. En 1968, elle publie L’Arche de Noé.
Louis Charles Olivier de Fremond de la Merveillère (1854-1940) : Officier. Activiste antimaçonnique. Partisan de l’<Action Française. Il fut directeur du Comité Anti-Maçonnique et Anti-juif de Loire-Atlantique.
Henri Frenay (1905-1988) : Issu d’une famille d’officiers, catholique et lyonnaise. Il se montre de gauche modérée, anticommuniste et patriote. Résistant. Avec Berty Albrecht, c’est le fondateur de Combat, mouvement de résistance essentiellement de droite, voire d’extrême droite.
Louis Oscar Frossard, ou Ludovic Oscar Frossard (1889-1946) : Instituteur. Franc-maçon. Il fut initié le 24 février 1926 à la loge « L’Internationale », qu’il quitta le 13 janvier 1937.Orateur de la loge « Le Réveil maçonnique », orient de Paris. Secrétaire général de la SFIO à partir de 1918, puis secrétaire général du jeune Parti Communiste Français, issu du Congrès de Tours (1920). Secrétaire général de la section française de l’Internationale communiste (1921). Il est hostile à la bolchevisation du parti et refuse la 22° condition de Moscou (le Komintern interdit l’appartenance à la franc-maçonnerie). Il démissionne le 1° janvier 1923. Il sera ministre dans sept gouvernements entre 1935 et 1940. Il vote pour donner les pleins pouvoirs à Pétain. Vichyste, il anime, en zone Sud, Le Mot d’ordre, où il vante les bienfaits de la révolution nationale. Ministre de Vichy.
Paul Frette-Damicourt (1876-1964) : Magistrat. Premier président à la Cour de cassation. Refusa de prêter serment au gouvernement de Vichy (1940. Franc-maçon. Membre de la loge « La Clémente Amitié », orient de Paris.
Eugène Frot (1893-1983) : SFIO de 1924 à 1936. Union socialiste républicaine de 1936 à 1940. Le 10 juillet 1940, il fait partie des 549 parlementaires à voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Franc-maçon. Membre des loges « Etienne Dole »t, « Les Fervents du Travail » et « Aristide Briand ».
G
Gilbert Gadoffre :
Maurice Gustave Gamelin (1872-1958) : Général. Il commanda l’armée française pendant la drôle de guerre de 1939-21940 et vit sa stratégie mise en déroute par les Allemands lors de la percée de Sedan. Pendant le régime de Vichy, il fut arrêté et interné en Allemagne.
Roland Gaucher, de son vrai nom Roland Goguillot (1919-2007) : Journaliste et écrivain nationaliste. Il commence sa carrière à l’extrême –gauche. Il est successivement membre du groupe trotskyste Fédération des étudiants révolutionnaires, aux Jeunesses socialistes ouvrières (où il croise Robert Hersant et Alexandre Hébert), puis du Parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert. De 1942 à 1944, il est responsable des Jeunesses nationales populaires, mouvement de jeunesse du collaborationniste Rassemblement national populaire. Après guerre, il est journaliste (Minute,…). En octobre 1972, il est l’un des fondateurs du Front national. En 1984, il fonde National-Hebdo, l’hebdomadaire du Front national.
Charles André Joseph Pierre Marie de Gaulle (1890-1970) : Général, écrivain. Il est à la tête de la France de 1944 à 1946, puis de 1959 à 1969.
Geneviève Germaine Marie Agnès de Gaulle, dite de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) : Nièce de Charles de Gaulle. Résistante, déportée en 1944. Militante des droits de l’homme. Présidente d’ATD Quart Monde.
Eugène Gauthier : Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF. Il participa activement aux groupes clandestins maçonniques de résistance, l’Atelier de la Bastille (automne 1940), devenu Conseil Provisoire de la Maçonnerie Française (janvier 1941), puis Comité d’Action Maçonnique (printemps 1943), et au réseau « Patriam Recuperare ».
Anne Marie Gentily :
Pierre Georges (1919-1944) : Ancien membre des Brigades internationales, plus connu sous le nom de Fabien (ou colonel Fabien) ou Frédo. Militant communiste et résistant. Apprenti boulanger, poseur de rivets, enfin ajusteur. Il adhère au PCF à l’âge de 14 ans et s’engage dans les Brigades internationales à 17 ans, en 1936. Fin juillet 1941, il est commissaire militaire de l’Organisation Spéciale du PCF.