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blog de réflexion sociale

(Partie 74) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 74) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle. 

 

Hubert Germain :

 

Michel Girard (1919-1988) : Résistant. Franc-maçon. Initié à la loge « Les Préjugés Vaincus », orient de Guéret.

 

Armand Giraud :

 

Marcel Gitton, de son vrai nom Marcel Giroux (1903-1941) : Ouvrier du bâtiment. Au congrès de Tours, il vote l’adhésion au Parti Communiste Français, et devient rapidement un dirigeant de la Jeunesse communiste et de la CGTU. Membre du bureau politique du PCF en 1932. Député de la Seine en mai 1936.Il quitte le PCF après la signature du Pacte germano-soviétique, le 23 août 1939, suivi de 25 autres députés communistes. Vichyste. Après la défaite de juin 1940, il cherche à réunir les éléments du PCF entré s en dissidence, afin de les orienter vers la Révolution nationale. Avec d’autres parlementaires communistes dissidents, comme Marcel Capron et Jean Marie Clamamus, il fonde le Parti ouvrier et paysan français. Il est assassiné le 5 septembre 1941 par Marcel Cretagne, dit Focardi, membre du détachement Valmy, groupe d’action sous la direction du PCF visant notamment à exécuter les traîtres.

 

Goldsky :

 

David Goldzeiguer :

 

Léon Gontier ( ?-1944) : Militaire. Franc-maçon. Dernier vénérable de la loge « Picardie » avant la Seconde guerre mondiale. Conseiller de l’Ordre GODF. Co-fondateur du groupe de résistance Libération-Nord en 1941, organisateur de la résistance dans la Somme. Arrêté par la Gestapo le 13 janvier 1944. Déporté et mort à Neuengamme le 31 décembre 1944.

 

Charles Louis Maxime Gorce (1898-1979) : Capitaine d’artillerie, puis religieux dominicain. Membre de la Commission anti-judéomaçonnique sous l’occupation (1943-1944). Franc-maçon. Bien qu’anti-maçon en 1944, il se rallie à la franc-maçonnerie en 1950, et fut initié en Suisse dans une loge dépendant de la Grande Loge Alpina de Berne. Affilié au Grand Orient en France. 33°. Membre de la loge « Sincère Union et Vrais Amis Réunis », orient d’Avignon.

 

Emile Goude (1870-1941) : Militant syndical. Député du Finistère de 1910 à 1936. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF de 1924 à 1925.

 

Félix Gouin (1884-1977) : Fils d’instituteurs laïcs. Avocat. En 1902, il adhère à la SFIO. Il est initié franc-maçon au sein de la loge les Arts et l’Amitié, à l’Orient d’Aix-en-Provence. En 1940, il fait partie des 80 parlementaires à refuser les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

 

Paul Gourdot :

 

Jean Goy (1892-1944) : Fils d’un couple d’instituteurs. Président de l’Union nationale des combattants (UNC). En juillet 1940, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. En 1941, il participa à la fondation du parti collaborationniste Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Il en est exclu en 1942.

 

Pierre Grenier :

 

André Grisoni (1886-1975) : Député radical de la Seine de 1932 à 1936, maire de Courbevoie de 1927 à 1944. Franc-maçon. Membre de la loge « Emile Zola ». Antiraciste convaincu, il est membre du comité central et de la commission de propagande de la Ligue internationale contre le racisme et l’anticommunisme. Proche de Pierre Laval, il militera au Rassemblement national populaire.

 

Arthur Groussier (1863-1957) : Ingénieur des arts et métiers. Secrétaire de la Fédération nationale des ouvriers métallurgistes (1890). Député de Paris (1893-1902) et (1906-1924). Rapporteur du projet de loi sur la codification des lois ouvrières. Vice-président de la Chambre (1917). . Syndicaliste. Franc-maçon. Initié le 25 mai 1885 à la loge « L’Emancipation », orient de paris. Compagnon le 22 février 1896. Maître le 4 novembre 1896. Il s’affilie, en 1898, à la Loge « Bienfaisance et Progrès », à Paris. Il en devient le vénérable et la préside presque sans interruption jusqu’en 1922. Elu au Conseil de l’Ordre du Grand Orient en 1907. Chapitre et Conseil philosophique « L’Avenir ». 33° (1925). Admis au Grand Collège des Rites (1926). Grand Maître d’honneur ad vitam (1945). Grand Commandeur du Collège des Rites (1949,1951). Président du Conseil de l’Ordre en 1925, 1926, 1927-1930, 1931-1934, 1936-1939 et 1944-1945. . Auteur d’un Mémoire sur l’histoire de la franc-maçonnerie.

Le Grand Orient n'est pas vraiment un phare de la résistance à l'oppression.

Voici la lettre d'Arthur Groussier, président du Conseil de l'Ordre, au maréchal Pétain, envoyée le  7 août 1940.

« A M. le Maréchal Pétain, chef de l'Etat français

Monsieur le Maréchal,

Devant les malheurs de la patrie, tous les Français doivent consentir les plus grands sacrifices ; mais en est-il de plus douloureux que celui de détruire l'œuvre à laquelle on a donné le meilleur de sa pensée et de son cœur ? Si pénible que cela nous soit, nous croyons accomplir notre devoir présent en nous soumettant à la décision du gouvernement français concernant la Franc-maçonnerie du Grand Orient de France, tout en vous présentant, en raison des mensonges répandus sur cet Ordre philosophique, une déclaration aussi solennelle que respectueuse.

 Dans l'impossibilité absolue de réunir l'Assemblée ou le Conseil qui détiennent les pouvoirs statutaires en cette matière, mais nous appuyant sur la confiance qui nous a maintes fois été accordée et prenant l'entière responsabilité de notre charge, nous déclarons que le Grand Orient de France cesse son fonctionnement et que toutes les Loges qui en relèvent doivent immédiatement renoncer à poursuivre leurs travaux, si elles ne l'ont déjà fait.

 Sans doute, comme toutes les institutions humaines, la Franc-maçonnerie française a eu ses faiblesses, mais durant ses deux siècles d'existence, elle compte à son actif de belles pages d'histoire depuis les encyclopédistes jusqu'au maréchal Joffre, vainqueur de la Marne. Elle a brillé par sa grandeur morale, elle ne peut rougir ni de son idéal ni de ses principes. Elle succombe victime d'erreurs à son endroit et de mensonges, car dans son essence elle a le respect de la pensée libre, des convictions et des croyances sincères. Elle a toujours honoré le travail. Son but suprême est l'amélioration morale et matérielle des hommes dont elle voudrait poursuivre l'union par la fraternité. Elle a conscience, dans les événements douloureux que la France vient de traverser, de n'avoir failli ni à sa tradition, ni au devoir national. A de nombreuses reprises, elle a fait appel aux bons offices du président Roosevelt dans le but de maintenir la paix entre les peuples et c'est le cœur saignant qu'elle a vu se déchaîner l'effroyable conflit.

Combien d'hommes politiques et autres a-t-on prétendu être Francs-maçons qui ne l'ont jamais été. Et comme l'on se trompe facilement en affirmant que le Grand Orient de France, dans les vingt dernières années, a été le maître du pouvoir ou son serviteur.

 Il n'a jamais non plus subi une direction étrangère, notamment celle de la Grande Loge d'Angleterre avec laquelle il n'a aucun rapport, ni officiel ni officieux depuis 1877. En sens contraire, il n'a jamais cherché à influencer aucune puissance maçonnique d'autre pays, qui ont toujours eu le haut souci de leur indépendance nationale.

 Si, actuellement, nous ne pouvons donner personnellement la preuve de nos affirmations, puisque nos archives ont été saisies au siège et à nos domiciles par les autorités d'occupation, il doit exister en France non occupée une documentation qui peut sans conteste en démontrer la véracité.

 On insinue que nous sommes aux ordres de la finance internationale. Les signataires de cette lettre qui figurent parmi les plus hauts dignitaires de l'Ordre maçonnique sont restés de situation modeste ; la simplicité et la dignité de leur vie, faciles à contrôler, leur permettent de dédaigner une si déshonorable imputation.

 La Banque de France est le seul établissement bancaire, avec les chèques postaux, où le Grand Orient de France possède un compte courant. Des titres, au reste bien modestes, sont des titres français : rentes sur l'Etat et Bons de la Défense nationale.

 Enfin, le principal grief qui est fait, c'est d'être une société secrète, ce qui est encore inexact au sens légal du mot. Le 3 janvier 1913, le Grand Orient de France devenait une association déclarée, ayant personnalité civile en déposant ses statuts et en renouvelant tous les ans, à la préfecture, le dépôt des noms de ses trente-trois administrateurs. Il suffit du reste de consulter l'annuaire universel Didot-Bottin-Tome Paris pour trouver aux "Professions" à la rubrique "Franc-maçonnerie" toutes les indications du Grand Orient de France avec les noms et professions des membres du Bureau.

 Le Grand Orient de France comptait parmi les forces spirituelles qui composaient notre nation. Sa fermeture suffira t'elle à apaiser certaines haines ? Puisse-t-elle au moins aider au rapprochement de tous les Français qui, avec des tempéraments différents, ont l'intention de travailler loyalement au redressement moral et à la prospérité de la France.

Nous vous prions, Monsieur le Maréchal, de vouloir bien agréer l'assurance de notre profond respect... »

Lors du Convent du Grand Orient de 1945, Arthur Groussier revendique pleinement la paternité du texte. Il a tout fait pour qu'on ne poursuive pas les Francs-maçons. Il remarque que, pendant toute la durée de la guerre, aucun Franc-maçon ne lui a adressé de reproche pour cette lettre. Les frères moralistes ne sont pas non plus des modèles de la résistance à l'oppression.

Il rajoute : "Mon sentiment était que pesait sur moi la responsabilité du sort des Maçons. Il ne fallait pas qu'un acte de moi pût servir à faire traiter les Maçons, puisqu'on en avait la liste, comme on a traité les Juifs. Les Maçons qui ont été poursuivis et maltraités l'ont été comme résistants, et non pas comme Maçons."

 

Fernand Grenier (1901-1992) : Apprenti, puis ouvrier boulanger. Militant du Parti Communiste Français. Elu de la ville de Saint-Denis. Représentant du PCF auprès du général de Gaulle à Londres, puis à Alger. C’est grâce à un amendement qu’il dépose le 21 avril 1944à l’Assemblée consultative provisoire à Alger que le droit de vote des femmes est établi en France.

 

Jean Marie Joseph René Guénon, connu également sous le nom d’Abd al-Wâhid Yahyâ (1886-1951) : Occultiste. Philosophe traditionnel. Franc-maçon. Admis dans l’Ordre Martiniste dont il deviendra Supérieur Inconnu (SI), puis reçu dans deux obédiences maçonniques en relation avec l’Ordre Martiniste, la loge symbolique « Humanidad, n° 240 » du Rite National Espagnol, dont il est évincé, et le Chapitre et Temple « I.N.R.I. » du Rite Primitif et Originel Swedenborgien, ou il reçut le cordon de Kadosch des mains de Théodore Reuss, Grand Maître du Grand Orient et Souverain Sanctuaire d’Allemagne. 30-90° du Rite de Memphis-Misraïm (1908). Initié en 1907 à la Loge « Thébah n° 347 », Grande Loge, qu’il quittera en 1913 ou 1914, après avoir été nommé Maître en 1908.

 

Bernard Guillemin, dit le Commandant Bernard : Chef de réseau Francs-Tireurs et Partisans (FTP) en 1942, de l’Auxois (Bourgogne).

 

Gaston Guillaume (1887-1965) : Journaliste. Parlementaire. Franc-maçon. Initié en mars 1912 à la loge « Thélème » ; orient de Paris. Pendant l’Occupation, il obtint de son ami P. Laval qu’il ne fournit pas aux Allemands les listes de Maçons. Médaillé de la Résistance.

 

René Guilly :

 

Georges Guingouin (1913-2005) : Instituteur. Jusqu’en 1952, militant du Parti Communiste Français, qui joua un rôle de premier plan dans la résistance française, à la tête des maquis de la montagne limousine (il fut surnommé « le Grand » et le « Préfet du Maquis »).

 

H

 

André Haarbleicher : (1873- mort en déportation en 1944) Polytechnicien. Conseiller d’Etat. Directeur des constructions navales, puis de la flotte de commerce et du matériel naval au ministère de la marine marchande. Révoqué par le gouvernement de Vichy et déporté. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF.

 

Claude Harmel, alias Guy Lemonnier (mort dans la nuit du 14 au 15 novembre 2011) : Journaliste activiste collaborationniste, spécialiste de l’anti-syndicalisme. Avant la Seconde guerre mondiale, il est membre des Etudiants socialistes, de la SFIO de 1934 à 1939, et de la tendance Syndicats de la CGT. En 1940, il rejoint le Rassemblement national populaire de Marcel Déat. Figure de l’anticommunisme, il travaille avec l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). En 1976, il devient secrétaire général de l’Institut d’histoire sociale (IHS°.

 

Georges Hazan (1900-1976) : Avocat au barreau de Paris (1923). Lieutenant-colonel FFI. Président de la Cour martiale. Franc-maçon. Initié en 1924. Grand Maître de la Grande Loge (1957-1958). Rejoint la GLNF (1965). Vénérable de la loge « Villard de Honnecourt n° 81 » (1969-1970). Compagnon de l’Ordre Royal d’Ecosse. Assistant Grand Maître de la GLNF (1968-1971). Lieutenant Grand Commandeur et Grand Commandeur honoraire du Suprême Conseil pour la France.

 

Philippe Henriot (1889-1944) : Homme politique d’extrême droite, figure de la collaboration en France avec l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Vichyste. Abattu par un commando du COMAC (mouvement de Résistance) à Paris le 28 juin 1944.

 

Eugène Charles Hernu (1923-1990) : Franc-maçon. Député-maire PS à Villeurbanne, il fut ministre de la Défense sous la présidence de François Mitterrand.

Charles Hernu a été initié en 1947 à la Loge « La Tradition Jacobite », devenue « La Tradition Jacobine » de la Grande Loge de France à Saint-Germain –en-Laye. Il sera également affilié à la Loge « Aristide Briand » du Grand Orient de France à Paris à partir de 1950, ainsi qu’à partir de 1953 à la Loge n° 556 « Chéops » de la Grande Loge de France, puis rejoint en 1955 la Loge « Locarno » du Grand Orient de France. A partir de 1959, il est membre à part entière de la Loge « Locarno » du Grand Orient de France, loge renommée « Locarno 28 » en 1972, et donc membre du Grand Orient de France. Il en deviendra vénérable à la fin des années 1960, avant d’être radié en 1979 pour défaut de paiement. En 1977, Hernu est retourné à la Grande Loge de France en 1978 et s’est affilié à la Loge n° 155 « Tolérance et Cordialité » à Lyon.

Dans Les Francs-Maçons des années Mitterrand, Grasset, 1994, Patrice Burnat et Christian de Villeneuve ont refait l’enquête sur l’attitude de Charles Hernu durant l’Occupation. Selon eux, ce dernier n’a pas eu le passé de résistant dépeint par certains de ses biographes. D’après des témoins, il aurait participé au ministère vichyssois de l’Information. Arrêté à Lyon à la Libération, il est accusé d’avoir dénoncé une famille juive de Grenoble et fera trois mois de prison dans cette ville, avant d’être libéré sans jugement. C’est un maçon, ami de son père, maçon également, Maurice Berla, secrétaire du comité d’épuration de Lyon, qui lui aurait permis d’être épargné à la Libération.

 

Edouard Herriot :

 

Stéphane Frédéric Hessel (1917-2013) : Diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain. Résistant, il est arrêté et déporté à Buchenwald.

 

Hoffman :

 

René Hologne :

 

Charles Huntziger (1880-1941) : Officier général. Secrétaire d’Etat à la Guerre dans le gouvernement de Vichy, puis commandant en chef des forces terrestres (septembre 1941). Il meurt dans un accident d’avion. Sa veuve est la première récipiendaire de l’ordre de la Francisque.

 

 

 

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