(Partie 59) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
Menier (ou Manier) : Délégué de la Société de l’Ecole Nouvelle. Membre de la commission pour l’organisation de l’enseignement, créée par la Commune à la fin d’avril 1871.
Louise Mesbre : Communarde.
Louise Mesler : Communarde.
Le docteur Meslier : Conseiller de l’Ordre.
Emile Eugène Gustave Mesureur (1847-1925) : Dessinateur de modèles de tissus. Franc-maçon. Initié le 2 avril 1869, à 22 ans, à la loge « La Justice 133 » du Suprême Conseil, il montera sur les barricades comme garde national, avant de fonder la Grande Loge Symbolique Ecossaise, en 1880. Directeur de l’Assistance Publique, député de la Seine (1887-1902) et ministre, il sera plusieurs fois (de 1903 à 1910, de 1911 à 1913 et de 1924 à l’année de sa mort) Grand Maître de la Grande Loge de France.
Le général Meunier :
Edouard Meyer (1832-1902) : Médecin. Franc-maçon. Initié à la loge « Les Admirateurs de l’Univers », orient de Paris (1868). Vénérable de la loge de langue allemande « Concordia ». Elu en 1869 au Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. Il démissionne le 19 mars 1871, tandis que sa loge, qui avait suspendu ses travaux depuis le 28 août 1870, se mettait en sommeil le 10 juillet 1871.
Henri Michel :
Clémence Louise Michel (1830-1905) : Révolutionnaire. Institutrice à Chaumont, puis à Paris. Présidente du Club de la Révolution durant la Commune. Condamnée à la prison à vie et déportée jusqu’à l’amnistie (1873-1880). De nouveau condamnée pour incitation au pillage (1883), amnistiée (1886). Fondatrice du Libertaire avec le frère Sébastien Faure. Surnommée la « Vierge rouge ». Demeurée célibataire, le seul amour de sa vie, Ferré, ayant été fusillé en décembre 1871. Franc-maçonne. C’est à la loge « La Philosophie Sociale » atelier dissident du rite écossais qui admettait les femmes, que fut initiée Louise Michel, en 1903. Elle déclara : « Il y a longtemps que j’aurais été des vôtres, si j’eusse connu l’existence des loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme. Selon moi, devant le grand idéal de liberté et de justice, il n’y a point de différence d’hommes et de femmes ; à chacun son œuvre ». Militante anarchiste, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Auteur de La Commune (1898). Le faire-part annonçant son décès était ainsi rédigé : « Le Vénérable, les Officiers et les Membres de la Loge n°3, La Philosophie Sociale, ont la douleur de faire part, à tous les Francs-maçons de la perte cruelle qu’ils viennent de faire en la personne de leur Sœur Louise Michel. ».
A propos du général Boulanger, elle déclare : « Nous le croyons sur parole tant que ses actes ne prouvent pas le contraire ». Par amitié pour son « frère » Rochefort, elle refusera de prendre parti pour Dreyfus. En 1890, elle participera à un meeting aux côtés du marquis de Morès, fondateur de la Ligue Antisémitique (voir Une réunion anarchiste, dans Le Petit Journal du 16 avril 1890).
Les journaux appelaient Louise Michel « la nouvelle Théroigne », « l’inspiratrice », « le souffle révolutionnaire de la Commune ». Ceux qui la connaissaient l’appelaient « la bonne Louise », et ses ennemis, « louve avide de sang ».
Louis Mie (1831-1877) : Avocat. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fonde un journal radical, la République de la Dordogne, et se rendit à Tours, où il organisa une garde civique, chargée de protéger le gouvernement. Pendant la Commune, il fut délégué de Paris pour essayer de mettre un terme à la guerre civile. Franc-maçon. A écrit en 1869 : La franc-maçonnerie et l’évêque de Périgueux.
Etienne Alexandre Millerand (1859-1944) : Avocat. Député socialiste de la Seine (1885-1920). Sénateur de la Seine (1925-1927). Plusieurs fois ministre de 1899 à 1920. Président de la République (1920-1924). Franc-maçon. Initié le 21 mai 1883 à la loge « L’Amitié ». Exclu le 25 février 1905 pour avoir violemment pris à parti le frère Emile Combes (1902-1905), président du Conseil, suite à l’affaire des Fiches, et contribué à la chute du ministère.
Jean François Millet (1814-1875) : Artiste-peintre réaliste.
J. E. Millot : Communard. Auteur en 1889 de l’appel Aux prolétaires de France.
Gérant du journal antisémite La Libre Parole.
Jean Baptiste Edouard Millière (1817-1871) : Avocat. Journaliste et député. Administrateur de La Marseillaise. Pendant la guerre de 1870, il prend part à la défense de Paris. Elu député de la Seine à l’Assemblée nationale, il vote contre la paix. Il soutient la cause de la Commune à l’Assemblée de Versailles, mais ne participe pas aux combats. Arrêté sur ordre du général de Cissey, il est fusillé sur les marches du Panthéon le 26 mai 1871.
Madame Millière : Epouse d’Edouard Millière. Arrêtée parce qu’on a fusillé son mari.
Paule Minck ou Mink (1839-1901) : Franc-maçonne. Son nom est Adèle Paulina Mekarska. Fille d’un comte polonais réfugié en France après 1830, elle militait à la fin de l’Empire dans les milieux féministes aux côtés d’André Léo et écrivait dans les journaux d’opposition. Dès 1868, elle rejoint la première Internationale. Sous la Commune, elle ouvrit une école gratuite dans l’église Saint-Pierre-de-Montmartre et anima le club de l’église Saint-Sulpice. Sœur de Jules Mekarski, métreur-vérificateur, commissaire de police de la Commune. Après la Commune, elle s’exile en Suisse, où elle subit l’influence de Bakounine. Après l’amnistie, elle fait des tournées de propagande socialiste.
Louis Minot :
Jules François Miot (1809-1883) : Pharmacien. Elu représentant du peuple en 1849, arrêté au 2 décembre et transporté à Lambessa (Algérie) jusqu’en 1859. Membre de l’AIT en 1865. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune et siège à la commission de l’Enseignement. C’est lui qui a l’idée du Comité de Salut public le 28 avril. Condamné à mort par contumace. Il échappe à la répression, se retire en Suisse, et rentre en France en 1880.
Moblot : Chanson d’Eugène Pottier :
Un moblot (nom masculin) était autrefois un soldat de la garde nationale mobile
Le Moblot
Jeunesse héroïque
Arme ton flingot
Pour la République
En avant, Moblot!
Le maire et le garde-champêtre
Disaient Les rouges sont des loups
Doux moutons, ne songez qu'à paître
Notre berger veille sur nous
Notre berger n'était qu'un lâche
Le vieux Judas nous a trahis
La République pris sa tâche
On va défendre le pays
Jeunesse héroïque
Arme ton flingot
Pour la République
En avant, Moblot !
Si nos villes leur sont soumises
Si ces casqués sont les plus forts
Ils prendront nos sœurs, nos promises
Ah ce jour-là nous serons morts
La République c'est nous autres
Les richards et les indigents
Tous ceux qui s'arment sont des nôtres
Les gens braves et les braves gens
Jeunesse héroïque
Arme ton flingot
Pour la République
En avant, Moblot !
Jules Antoine, dit Tony Moilin (1832-1871) : Elève puis assistant de Claude Bernard. Médecin et journaliste socialiste. Il signe l’Affiche rouge. Le 21 avril, il est nommé chirurgien-major du 193° bataillon. Il est fusillé par les Versaillais. Il fut un des professeurs de médecine de Paul Lafargue.
Gabriel Mollin : Doreur. Membre de la direction parisienne de l’Internationale.
Ernest Monis :
James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu (1846-1908) : Lieutenant, il participe au siège de Paris contre la Commune de Paris. Un des responsables des Gardes mobiles bretons, installés dans l’Hôtel de Ville de Paris, qui a fait tirer sur la foule lors du soulèvement du 22 janvier 1871, à la demande de Gustave Chaudey.
Montanier : Franc-maçon. Membre du Conseil de l’Ordre. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.
Jean-Baptiste Alexandre Montaudon (1818-1899) : Franc-maçon. Général du 1° corps d’armée de l’armée versaillaise. Ses opinions politiques étaient celles d’un conservateur-monarchiste. Commandant de l’armée de Versailles.
Dans une note de Thiers du 6 avril 1871, on peut lire :
« Chef du pouvoir exécutif à préfets, etc.
Hier, le régiment de gendarmerie et la brigade Besson ont enlevé Courbevoie, caserne et ville. Aujourd’hui la division Montaudon, habilement et énergiquement dirigée par son chef, parfaitement aidée des troupes du génie, a enlevé le pont de Neuilly, défendu par un ouvrage des plus considérables. L’entrée des troupes a été extraordinaire. Le général Montaudon a été blessé légèrement, mais le général Péchot très-grièvement. Les insurgés ont fait des pertes immenses. Cette journée sera décisive par l’importance de la position que l’on vient de conquérir.
A. THIERS. »
Edouard Charles François Louis Monteil (1845-1920) : Publiciste républicain. Participa à la Commune. Conseiller municipal de Paris. Préfet de la Haute-Vienne. Puis directeur de l’hospice de Villejuif. Franc-maçon. Membre de la loge « La Clémente Amitié », orient de Paris, il fut vénérable. Membre du Conseil de l’Ordre (1898).
Jules Louis Montels (1846-1916) : Commis-négociant en vins. Membre de l’AIT. Signe l’Affiche rouge. Du 24 au 31 mars il appartient à la Commune insurrectionnelle de Narbonne.
Antoine René Mordellet (1787-1830) : Rentier. Un des héros des Journées de 1830. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Trois Ecossais Réunis ». Député du Grand Orient de France. 32° du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Philanthrope.
Edouard Auguste Moreau (1836-1871): Homme de lettres. S’engage dans le 183° bataillon de la Garde nationale. Ayant faut preuve de bravoure à Buzenval, il entre au Comité central de la Garde nationale. Le 8 mai, il est nommé par Delescluze commissaire civil de la Commune auprès du délégué à la Guerre. Fusillé à la caserne Lobau le 25 mai 1871.