Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog de réflexion sociale

(Partie 58) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 58) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Jules Martelet (1843-1916) : Peintre sur verre. Membre de la Société des libres-penseurs. Adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il s’enrôle dans la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission des Services publics. Partisan de la Majorité. Condamné à mort par contumace, il se réfugie en Suisse.

 

Constant Martin (1839-1906) : Pendant la Commune, secrétaire de la délégation à l’enseignement. Membre des sections du panthéon et du XIII° arrondissement. Exilé à Londres, il fit partie du Conseil général de l’Internationale. Actif militant blanquiste, puis anarchiste.

 

Georges Marie Hippolyte Martin (1845-1916) : Franc-maçon. Médecin. Sénateur de la Seine (1885-1891). Le Docteur Martin reste attaché sur le plan maçonnique, au difficile combat en faveur de la mixité. Il est initié le 21 mars 1879, dans la Loge « Union et Bienfaisance » de la Grande Loge Centrale de Paris. Il est élevé à la maîtrise le 16 janvier 1880 dans la Loge « La Jérusalem Ecossaise », à Paris, dont il devient le vénérable par la suite. Membre des ateliers supérieurs du Suprême Conseil de France. Favorable à la mixité, il fonde avec Maria Deraismes, son épouse Marie, Clémentine Royer, Marie Bonnevial et Marie Bequet de Vienne, l’obédience mixte « Droit Humain » le 14 avril 1894. Grand Maître du Droit Humain (1892). Il fonde en outre les loges « La Fraternité Ecossaise » (Nice, 1911), « Denis Papin » (Blois, 1912) et « Les Philanthropes du Maine » (Le Mans, 1913).

 

Martin : Franc-maçon. Ex secrétaire de la loge « l’Harmonie de Paris ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Martin : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Paul Martine (1845-1913) : Elève de l’Ecole normale, agrégé d’histoire. Il fut l’intermédiaire de Rossel auprès de la Commune et son agent de liaison. A écrit les Souvenirs d’un insurgé. La Commune (1871). Violemment antidreyfusard. Ardent boulangiste. Radicalement ennemi de la « théorie humanitaire » (c’est-à-dire ennemi du socialisme de gauche).

 

Karl Marx (1818-1883) : Auteur en 1871 de La guerre civile en France : adresse du Conseil général de l’Association internationale des travailleurs.

 

Emile Massart : Communard. Journaliste. Rédacteur au journal L’Egalité de Jules Vallès. Organisateur en 1878 du Congrès international ouvrier. Membre du Parti ouvrier français, membre de la rédaction du Citoyen. Il quitte le P.O.F. vers la fin des années 1880 et soutien Boulanger.

Boulangiste et antisémite. Collaborateur à partir de 1889 du journal La sentinelle de Montmartre des députés Laisant et Laur.

 

Masse : Franc-maçon. Trésorier de la fédération, président de la réunion des originaires de l’Yonne. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Alexandre  Marie Massol (1805-1871 ou 1875) : Philosophe. Disciple de Saint-Simon, puis d’Enfantin. Collaborateur de Lamennais et de Proudhon. En 1848, il collabore aux journaux de Lamennais et de Proudhon. En 1855, il fonde avec Laumonier et Fauvety la Revue philosophique et religieuse. En 1865, il fonde avec son ami Caubet la Morale Indépendante, qui eut une énorme influence et parut jusqu’en 1869. Adjoint au maire de Paris (1870). Franc-maçon. Massol a été initié très jeune, peut-être par une loge de Marseille. Il reprend de l’activité en 1860 et devient vénérable de la loge « La Renaissance par les Emules d’Hiram », orient de Paris. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient dès 1861 ;

Terrassier. Ami et disciple de Proudhon. Il est introduit le 15 juin 1860, à la Loge « La Renaissance d’Hiram » par Charles Fauvety. Il remplace Fauvety en tant que premier maillet en 1863 et fait de cette Loge, qu’il dirige jusqu’en 1873, la plus brillante de l’obédience. Il est en 1865, candidat à la Grande Maîtrise.  Dès l’avènement de la république, il s’active comme maire adjoint du IX° arrondissement et crée, avec Greppo, Floquet et Brisson, l’Association des Défenseurs de la République. Pendant la guerre de 1870, il est adjoint au maire de Paris, puis conseiller municipal de la Sorbonne (1871). Il est silencieux pendant la Commune. Il parait être resté « neutre » pendant la Commune.

 

Masson : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Matté : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Emile Maury : Mes souvenirs sur les événements des années 1870-1871.

 

Joseph Etienne Maviel (1847-1905) : Cordonnier. Commune de Marseille. Il prit part à l’insurrection du 8 août 1870, qui s’empara de l’Hôtel de Ville. Il appartient à la commission départementale (23 mars-4 avril).

 

Elie Henri May (1842-1930): Franc-maçon. Pendant deux générations (dont dix années de présidence), il a donné à son Atelier – la loge « Les Trinitaires » n° 3 (GLDF) à l’Orient de Paris – une coloration sociale. Joailler, puis journaliste à L’Humanité. Nommé par la Commune directeur de la manufacture des tabacs, puis devient l’adjoint de son frère, Gustave Charles May. Son honnêteté sera mise en cause par Gustave Tridon. Elie May fonda avec d’autres réfugiés de la Commune, aux Etats-Unis, le loge « Les Egalitaires ».

Député boulangiste, il devient aussi vénérable d’honneur ad vitam aeternam de la loge « Les Trinitaires ».

 

Gustave Charles May (1845-?): S’est vu confier par Eudes le poste d’intendant général.

 

Albert May, dit Séligman: Correspondant de la Commune de Paris auprès de la Commune de Marseille.

 

Simon Charles Mayer (ou Meyer) (1820-1887) : Homme de lettres. En 1870, sert pendant le siège. Capitaine au 169° bataillon de la Garde nationale. Le 18 mars, officier de laz Garde nationale, il ne réussit pas à sauver les généraux Lecomte et Clément Thomas. Nommé colonel chargé de l’organisation des légions le 27 avril, major commandant la place Vendôme le 1° mai, puis sous-directeur des mouvements au ministère de la Guerre le 4 mai. Sa défense devant les Versaillais manqua de dignité. Condamné à mort le 18 novembre 1871. Peine commuée en travaux forcés. Amnistié (1880). Journaliste au National (1880). A publié en 1880 : Souvenirs d’un déporté. Etapes d’un forçat politique. Franc-maçon. Initié en 1868 à l’Orient de Montpellier. Membre de la loge « l’Union Parfaite de la Persévérance », orient de Paris. On peut penser que le Grand Orient de France n’est pas étranger à sa commutation de peine.

 

Méguy : Femme. Commune de Marseille.

 

Léon Guillaume Edmond Mégy (1841-1884) : Mécanicien. Militant blanquiste, il était avec Flourens à Belleville, le 11 février 1870, quand on y dressa des barricades. Durant le siège, il servit dans la Garde nationale. Reçoit le 13 avril le grade de colonel et le commandement du fort d’Ivry, qu’il abandonne le 30 avril. Il se glorifia d’avoir participé à l’exécution « de l’archevêque Darboy, de Bonjean et de leurs acolytes ». Condamné à mort par contumace, réfugié en Colombie où il mourut, il avait, sous l’Empire, tué un agent venu pour l’arrêter.

 

Jules Méline (1838-1925) : Franc-maçon. Elu membre du Conseil de la Commune le 26 mars 1871. Président du Conseil au moment de l’affaire Dreyfus, fonction qui lui permit de manifester son antisémitisme en s’opposant à la révision di procès.

 

Nicolas Cécile François Anne Célestin dit Léo (ou Léon) Melliet ou Meilliet (1843-1909) : Clerc d’avoué. Professeur. Membre de l’Association Internationale des Travailleurs. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il est nommé maire-adjoint du XIII° arrondissement et participe à la création du Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle des Relations extérieures. Il vote pour la création du Comité de salut public. Il est élu au Comité de Salut public. Puis il devient gouverneur du fort de Bicêtre et est responsable de l’arrestation des dominicains d’Arcueil. Réfugié en Angleterre, il rentre en France après l’amnistie. Il fut élu député de Marmande, Lot-et-Garonne (1898-1902). Franc-maçon. Initié à la loge « La Rose du Parfait Silence ». Vénérable en 1856. Appartint à la loge « Espérance et Fraternité », orient de Clairac (47). Membre du Conseil du Grand Orient (1863), dont il fut vice-président. Animateur de la revue Le Monde Maçonnique (1873-1879). Fit partie, avec notamment les frères Thirifocq, Pyat et Beslay, de la manifestation maçonnique du 29 avril. .

 

Général Emile Mellinet (1791-1894) : Volontaire à 15 ans. Sous-lieutenant en 1814. Sert en Algérie. Général en 1850. Inspecteur de l’Infanterie et commandant supérieur des Gardes nationaux de la Seine (1850). Mis à la retraite en 1858. Franc-maçon. Initié en 1815 à la loge « Mars et les Arts », orient de Nantes. Grand Maître du Grand Orient de France le 9 juin 1865 à la suite de la mort du maréchal Maignan, sur proposition du Président du Conseil de l’Ordre, le docteur de Saint-Jean. Dans son discours d’installation, il rappela que son grand-père et son père avaient été maçons et que lui-même avait été initié à l’âge de 16 ans. Le gouvernement semble avoir vu d’un bon œil cette élection. Il a laissé un bon souvenir aux Maçons républicains d’après 1870. Vigilant sur les principes, il sut assumer la liberté des discussions et les opinions. En 1870, il renonça à une seconde élection pourtant certaine.

 

Anne Marie Ménand (ou Menan ou Menans) dite Jeanne Marie (née en 1837) : Cuisinière, puis vendeuse de journaux. « Pétroleuse ». Aide à panser les blessés. Condamnée à mort, peine commuée en travaux forcés à la Guyane. A fait l’objet d’un poème de Rimbaud :

      Les Mains de Jeanne-Marie

 







05





10





15





20






25





30





35





40






45





50





55





60


Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l'été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
— Sont-ce des mains de Juana ?
 
Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares des voluptés ?
Ont-elles trempé dans des lunes
Aux étangs de sérénités ?
 
Ont-elles bu des cieux barbares,
Calmes sur les genoux charmants ?
Ont-elles roulé des cigares
Ou trafiqué des diamants ?
 
Sur les pieds ardents des Madones
Ont-elles fané des fleurs d'or ?
C'est le sang noir des belladones
Qui dans leur paume éclate et dort.
 
Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?
 
Oh ! quel Rêve les a saisies
Dans les pandiculations ?
Un rêve inouï des Asies,
Des Khenghavars ou des Sions ?
 
— Ces mains n'ont pas vendu d'oranges,
Ni bruni sur les pieds des dieux :
Ces mains n'ont pas lavé les langes
Des lourds petits enfants sans yeux.
 
Ce ne sont pas mains de cousine
Ni d'ouvrières aux gros fronts
Que brûle, aux bois puant l'usine,
Un soleil ivre de goudrons.

 
Ce sont des ployeuses d'échines,
Des mains qui ne font jamais mal,
Plus fatales que des machines,
Plus fortes que tout un cheval !
 
Remuant comme des fournaises,
Et secouant tous ses frissons,
Leur chair chante des Marseillaises
Et jamais les Eleisons !
 
Ça serrerait vos cous, ô femmes
Mauvaises, ça broierait vos mains,
Femmes nobles, vos mains infâmes
Pleines de blancs et de carmins.
 
L'éclat de ces mains amoureuses
Tourne le crâne des brebis !
Dans leurs phalanges savoureuses
Le grand soleil met un rubis !

 
Une tache de populace
Les brunit comme un sein d'hier ;
Le dos de ces Mains est la place
Qu'en baisa tout Révolté fier !
 
Elles ont pâli, merveilleuses,
Au grand soleil d'amour chargé,
Sur le bronze des mitrailleuses
À travers Paris insurgé !
 
Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées,
À vos poings, Mains où tremblent nos
Lèvres jamais désenivrées,
Crie une chaîne aux clairs anneaux !
 
Et c'est un soubresaut étrange
Dans nos êtres, quand, quelquefois,
On veut vous déhâler, Mains d'ange,
En vous faisant saigner les doigts !

 

Mendès-Catulle (1841-1909) : Ecrivain et poète. Il est dit que Catulle Mendès présenta la franc-maçonnerie à Guy de Maupassant en 1876. Pour faire une pareille offre, il faut être maçon soi-même. Disciple spirituel de Swedenborg. Auteur en 1871 de : Les 73 Journées de la Commune (du 18 mars au 29 mai 1871). Il note à propos de la mort de Millière : « Il y a une chose extraordinaire, c’est que les lâches sont braves. ». Circonspect au-début, il devient hostile à la Commune aux fils des jours.

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article