(Partie 4) Moi, résidente en maison de retraite, anciennement femme de ménage, centenaire et en fin de vie, je témoigne des maltraitances dans les maisons de retraite, y compris dans les établissements gérés sous statut associatif !
Le présent message s'adresse d'abord aux futures personnes dépendantes et à leurs familles: si vous n'obtenez pas des changements rapides , voici ce qui vous attend concernant vos conditions de vie … Le message s'adresse aussi à tous les encadrants de la dépendance : élus, administrations, médecins, personnel médical de toute sorte, ainsi que le personnel des EHPAD, depuis la direction jusqu'aux agents les plus divers : ne vous laissez pas enfermer dans une bulle de maltraitance, mais battez vous pour obtenir à la fois des salaires dignes et des conditions de travail adaptés à un pays riche comme la France !
Faut-il vous rappeler que le nombre de résidents en EHPAD est aujourd'hui d'environ 600 000 personnes, et les personnes en perte d'autonomie à domicile sont environ de 1,9 million de personnes pour un total de personnes de plus de 60 ans en 2015 de 16,2 millions de personnes, et que le nombre estimé de personnes en perte d'autonomie sera de 640 000 personnes en établissements et 3,1 millions de personnes à domicile, en 2030. 2030, c’est demain. Et vous en serez peut-être , vous, sœur ou frère ,qui me lisait, parmi cette cohorte.
Comme je l'ai indiqué ci-dessus, les personnes des classes moyennes seront de plus en plus nombreuses. Et c'est une clientèle qui intéresse au plus au point les truands qui s'engraissent des économies des résidents et de leurs familles. Car les classes moyennes ont encore quelques économies. Mais aussi, comme je le constate tous les jours, et contrairement aux personnes des classes laborieuses, qui pourront de moins en moins bénéficier de placements en maisons de retraite, les personnes des classes moyennes(parents dépendants de commerçants, d'enseignants, de médecins, de petits patrons, d'artisans, etc) ont du mal à supporter les conditions de maltraitance et de souffrance que la machinerie des EHPAD leur fait subir.
Sœur ou frère humain, c'est à toi que s'adresse ce message : Prends ton destin en main, avant qu'il ne soit trop tard !
Marie RITT.
19 février 2022
Née le 02 novembre 1922 à Haute-Kontz, Moselle.
ANNEXES
Le conseiller départemental Denis Jacquat a été définitivement relaxé dans l’affaire de l’Amapa, une association mosellane d’aide aux personnes âgées et handicapées dont il fut longtemps le président. Après 14 ans de procédure. Un ancien collaborateur du Messin est, lui aussi, disculpé.
Par par S.-G. SEBAOUI - 18 janv. 2019 à 05:00 | mis à jour le 18 janv. 2019 à 18:54 - Temps de lecture : 2 min
Quatorze ans que l’ex-député messin Denis Jacquat était empêtré dans l’affaire de l’Amapa, une association mosellane d’aide aux personnes âgées et handicapées dont il fut longtemps le président. Quatorze ans d’interrogatoires, de procédures mais aussi et surtout, deux condamnations successives de l’homme politique de droite en première et seconde instance, à six mois de prison avec sursis. Des peines assorties, à chaque fois, de lourds dommages et intérêts. Fausses factures, utilisation de l’association à des fins de propagande, emplois fictifs, tenue de fichiers illégaux… Tout y était.
Et voilà le Messin blanchi ! Le désormais conseiller départemental était allé jusqu’en cassation pour obtenir un nouveau et ultime procès, ce fut chose faite, à Reims encore, comme les deux premiers procès. « On a toujours voulu faire croire que Denis Jacquat avait des activités distinctes de sa présidence de l'Amapa, et qu’il se servait largement des moyens de l’association pour son mandat de parlementaire », explique Me Gérard Chemla, à l’origine de ce succès. « Or, tout était lié bien évidemment. Des membres fondateurs de l’Amapa étaient des anciens combattants ou encore des personnes handicapées. Et un magistrat a eu le courage du doute, s’est plongé dans le dossier pour découvrir, par exemple, que des questions parlementaires rédigées par une secrétaire de l’Amapa pour le député étaient étroitement liées aux activités de l’association. Qu'il n'y avait rien de frauduleux là-dedans. Le dossier monté contre mon client comportait également des faux, il ne faudrait pas l'oublier, ce qui donne une idée du contexte, de l'ambiance dans laquelle tout ceci s'est déroulé.» Faits d’escroquerie, d’abus de confiance, traitement illicite de données, chaque point a été consciencieusement détricoté devant la cour rémoise. « Je suis heureux », a dit jeudi l’intéressé. « J’ai été dénoncé pour de faux agissements par des gens qui avaient été mes collaborateurs. Puis, localement, j’ai été le “politique” à abattre » Pas simple à digérer, même une fois l’honneur lavé.
Sur le même banc de tribunal que Denis Jacquat, durant toutes ces années, Hubert Zeinert, autrefois président de l'Action sociale mosellane de Metz et ses environs, était pour sa part poursuivi pour des supposées manœuvres frauduleuses opérées entre les deux associations liées par des conventions. L'émission de fausses factures à l'endroit de l'Amapa pour récupérer des fonds, avait également été décortiquée devant les juridictions pénales. Les deux hommes ont fait front dans un même élan, toujours démenti les faits reprochés, et le droit leur donne aujourd'hui raison.
ANNEXE 2 : Statistiques
ANNEXE 3: A propos d'"AVEC"
ANNEXE 4 : Un exemple parmi d'autres :
Le mardi 13 décembre , un peu après 10 heures , la secrétaire de l'EHPAD laisse le message suivant sur la messagerie de mon fils : « Bonjour monsieur X., c'est la secrétaire de la résidence de la Grange aux Bois . C'est pour vous prévenir que votre maman est toujours en isolement. Voilà. Au revoir, bonne journée. »
Mon fils a l'habitude de venir me voir en début d'après-midi, tous les mardis après-midi. Donc, un peu paniqué, il se rend au secrétariat le mardi même, vers 14 heures 50. Au secrétariat, on lui indique que sa maman est en isolement, et que donc les visites sont impossibles. Sans autre explication. Ceci alors que la semaine précédent, je n'étais pas en isolement, en tout cas mon fils n'a pas été prévenu ce ce fait. Un agent interrogé à la sorti du secrétariat manifeste de la surprise à l'égard de ce fait quand mon fils lui demande si je suis à l'isolement. Mon fils demande à voir l'infirmière, ce qui lui est accordé. L'infirmière indique à mon fils que je suis tombé lundi matin , et que j'avais encore le peigne à la main. Ce qui laisse penser que j'étais seul dans la salle de bain, et il n'est indiqué aucune heure de ma chute, ni combien de temps je suis restée à terre.
Quand mon fils l'interroge pour savoir si j'avais des douleurs, si je ne devais pas être hospitaliser, l'infirmière se saisit du dossier de ma mère et indique qu' un médecin m'a ausculté fin novembre ! Devant l'absurdité de l'argument, elle se reprend en disant qu'un médecin de service l'a observé , et qu'il n'y a pas lieu de l'hospitaliser . J'aurai une toux qui me contraint à garder la chambre.
De retour au secrétariat, mon fils reçoit une réponse catégorique de refus de déjeuner avec moi le lendemain de Noël !
Face à une telle situation, vous comprenez l'émoi de mon fils : Pourquoi est-il impossible de me voir ? Pourquoi ne pas lui permettre de me rencontrer avec toutes les mesures de protection d'usage, utilisées : masque, distanciation, etc.
Moi -même et mon fils , sommes vaccinés de plus contre la COVID et contre la grippe. Cela laisse à mon fils, s'il ne me rencontre pas avant Noël toutes les pires hypothèses : ai-je été frappé, ai-je des blessures importantes (bleus, etc.) ? Pourtant lors des pires moments de la crise du COVID, il était organisé des rencontres entre les résidents et les familles, séparées par une vitre, avec port du masque ! Pourquoi ne pas effectuer une court rencontre, avec des images , avec un téléphone portable ou une tablette, permettant de rassurer mon fils ? Nous sommes traités, nous résidents , comme des prisonniers, avec un pouvoir discrétionnaire de l'administration, sans aucun recours possible pour les familles ! Le fait de payer tous les mois, plus de 2000 € , ne nous donne-t-il aucun droit ?
Marie Ritt
Chambre (Cellule) 22
METZ