• Le Minotaure Bouffi (Partie 33)

    Quels sont les enseignements à tirer de toute cette affaire ?

    S’il est légitime et indiscutable que le président du Conseil Général peut tout à fait procéder à la décharge de fonction d’un directeur général adjoint lorsqu’il y a perte de confiance, par contre, il est tout à fait inadmissible et illégal d’effectuer une mise au placard, e masquant cyniquement cette mise au placard sous forme d’une mutation dans l’intérêt du service.

    Cela pose le problème de la désignation de Jules Minotaure en tant que président du Conseil Général : ceci alors que les militants socialistes connaissent depuis longtemps son comportement inhumain, qu’il a déjà eu l’occasion de mettre en œuvre tant au titre de la fonction de maire que de président d’une communauté de communes.

    C’est la confirmation que la social-démocratie est le frère jumeau du fascisme.

    Aucun soutien n’est à attendre du pseudo humanisme.

    La vie quotidienne de Jean Paul Thé est celle de quelqu’un mis au placard, privé de toute dignité, et ceci au vu et au su de tous les témoins.

     

    Le Minotaure Bouffi (Partie 33)

     

    10 Deuxième mort. Plus de futur.

     

    Rendre la totalité, y compris le futur.

    Vaincre Géryon le géant aux trois corps, et ramener son troupeau de bœufs. Deuxième mort. Etre à côté du corps. Plus de futur.

    Discours de M. Duhaut : je n’ai plus d’avenir au Conseil Général de l’Isare.

     

    11 Le vêtement nuptial.

     

    DETACHER. LACHER PRISE. A un moment donné, je dois rechercher la solitude, et me détacher de tout, y compris les relations familiales.

    Rapporter les pommes d'or du jardin des Hespérides gardées par Ladon. Créer l’uniforme d’or, le vêtement nuptial, faire le dernier trajet, le pèlerinage vers Compostelle. Rencontrer.

     

    Ce que m’a permis la mise au placard :

    Un contact avec la réalité sociale ;

    Des voyages en France pour rechercher de l’emploi ;

    Des formations diverses (INET, AS2E).

     

    12 La Libération. 

     

    Les Enfers. Fin du corps, mis sous terre, et libération de l’âme.

    Descendre aux Enfers et enchaîner Cerbère. En finir avec ce monde, ne plus être du monde, mais dans le monde, en attente de la mort définitive.

    Les cadres de l’Oise :

    Ils sont appâtés par des avantages en nature inconsidérés lors de leur recrutement.

    Leur départ est également acheté.

    Duhaut est l’homme qui a peur. Il a peur pour sa peau. Il est donc dangereux pour ses collègues, en particulier pour les cadres de haut niveau et ses plus proches collaborateurs. Il est prêt à les vendre pour une assiette de lentilles. Il n’est jamais responsable de rien. Il est catastrophique d’avoir un tel énergumène à la tête d’une collectivité territoriale comme le département de l’Isare.

    Si le Président peut s’en contenter parce que cela lui permet à lui-même de gérer les affaires, par contre par moment le Président semble en attendre plus : des idées, et un véritable management des agents, qui fait cruellement défaut.

    Son seul objectif est de sauver les apparences : « apparaître » comme le DGS ! Mais c’est un trouillard !

    Comme l’a indiqué JL à juste titre, ce n’est pas un individu avec lequel on peut faire la guerre : toujours prêt à trahir, c’est à lui que devrait être réservée la première balle pour éviter les surprises.

    Les raisons réelles des départs des cadres sont masquées et cachées : « Il est parti vers d’autres horizons » annonce le DGS. Alors que chacun sait qu’il est parti parce qu’il est mis dehors (contrat pas renouvelé, ou mise au placard).

    Mettre en procès démontre qu’il n’y a plus aucune autre solution : le débat est impossible.

    Le personnel est quelque part complice de l’ambiance régnant au conseil général : par son silence, par l’égoïsme de chacun. Néanmoins, quand on écouté les histoires individuelles, on découvre autant de drames (mise au placard pendant trois années de JL).  Les syndicats, plutôt « jaunes » sont également responsables de cette situation délétère. C’est le sauf qui peut !

     

    Faire intervenir la mère d’Hercule, Alcmène. Le père : Amphitryon, Zeus en réalité.

     

    Le Minotaure s’est accaparé la structure et l’organisation du Conseil Général à son profit. En conséquence, Dumilieu prêche la loyauté : il s’agit d’une loyauté au Minotaure.

     

    L’Immaculée Conception maçonnique. Voilà pourquoi, face à une telle situation, la loge maçonnique demeure inerte.

     

    « Un frère dit ceci et fait cela. Un autre frère dit cela et ne fait rien. Le comportement privé de l’un reflète ses déclarations. Celui d’un autre les contredit. Où est la posture ? Où est l’imposture ? Dans la vie privée ? Dans la vie publique ? Dans la loge ? Mais les postures les plus nobles et les plus ambitieuses pour l’esprit se heurtent en permanence aux bassesses sociales et à la comédie humaine. Le malheureux qui est pris en flagrant délit d’imposture pouvait-il faire autrement ?

    Il arrive aussi que, tout à fait sincère et droit dans sa vie privée ou publique, ce soit à sa loge qu’un franc-maçon réserve l’imposture.

    Pour faire bien, pour être admiré, pour être aimé et en avoir la preuve en emportant une élection de Vénérable ou de délégué au convent, cet honnête homme prendra dans le huis clos des postures dont il rougirait devant son épouse ou son père, car il souffre dans sa famille d’un manque de grands horizons. En loge, il se veut noble, hautement spiritualiste, humaniste, tolérant, ouvert à toutes les opinions, chaleureusement fraternel. En loge, il voit le monde plus grand, plus beau. Son imposture consiste à se dresser sur la pointe de ses souliers. Sa femme rirait de lui et elle s’écrierait : « Quel menteur ! ». Heureusement, elle ne saura jamais comment il se comporte en loge et elle ne comprendra jamais pourquoi ses frères l’ont élu ou le vénèrent. Il vit deux vies, la mesquine et la généreuse. Sa seconde vie l’a sauvé d’un désastre moral et son besoin de transformer l’humanité le prend à la gorge. Il en rajoute, il multiplie les exigences, il est Saint-Juste, il affirme son courage et une volonté qu’il sait fort bien ne pas avoir. Il se conduit en escroc spirituel bien sûr, mais cette escroquerie lui tient la tête hors des eaux grises de sa famille ou de sa profession. Comme personne n’ira vérifier s’il poursuit au-dehors l’œuvre commencée dans le temple, il se sent libre, et comme il ne sera jamais sanctionné, il pourra tenir des années et des années sans faire jamais de mal à personne.

    J’en ai connu de ces garçons et de ces femmes, qui flottaient sur la liberté comme des débris sur un lac. Un petit lac. Pas même la mer ou l’océan ; Si jamais ils grimpent haut dans les hauts grades, ils connaîtront un bonheur sana pareil. On les récompense pour rien. On les élève sans avoir vu qu’ils ne sont rien. En loge, tout n’est-il pas symbolique ? Et de fait, ils atteignent parfois un niveau très inattendu de connaissance floue. Le risque est alors qu’ils prennent leur élévation au sérieux et qu’ils se mettent à réfuter la grande tradition maçonnique du progrès humain par le développement des connaissances en lui opposant la trop fameuse connaissance spirituelle. C’est elle qu’ils vivent. Pas cette imbécillité humaine qu’est le savoir. Ces bons frères sont nos pauvres en esprit, nos petits imposteurs. Pareils à de vieux Roméo, qui n’ont jamais vu leur Juliette autrement que sous une forme laiteuse dans un rayon de lune, ils retrouvent tous les quinze jours sous un certain balcon pour prendre et reprendre avec sincérité leur posture d’amoureux d’une humanité qui n’existe pas.

    Comment ne pas rapprocher ces petites impostures, parfaitement inoffensives, des grandes impostures spirituelles, si elles sont reçues comme articles de foi et non comme des symboles ? J’évoque là le dogme de l’Immaculée Conception proclamé par l’Eglise catholique au XIX° siècle, si riche sous le regard d’un psychanalyste et si pauvre lorsqu’il est donné comme un fait auquel il faut croire. La franc-maçonnerie n’est pas exempte d’un dogme comparable. Il existe dans l’esprit de nombreux maçons une franc-maçonnerie immaculée tout à fait indépendante des individus qui la composent à un instant donné. Peu importent par conséquent à leurs yeux «émerveillés les affairistes ou les maçons insuffisants. Peuvent-ils compter face à cette immatérielle tradition ésotérique qui nous arrive de l’arche de Noé ? La réalité maçonnique n’a, selon eux, aucune consistance, puisque la tradition ne s’incarne pas matériellement par le sang et le sperme, mais passe à travers les maçons comme jésus a traversé le ventre d’une femme, elle-même conçue sans péché.

    Voilà un bel exemple de l’idéalisme ordinaire. Il est plus répandu que l’ensemble des franc-maçonnes et des francs-maçons ne le croient, même s’il demeure souvent dans une sorte d’arrière-fond de la pensée maçonnique. Il s’apparente à bien d’autres idéalismes qui ne sont pas sans effet dynamiques dans l’action. Le plus bel exemple récent a été cette « certaine idée de la France » qu’avait le général de Gaulle et qui, selon lui, l’a poussé à faire ce qu’il a fait tout au cours de sa vie. Cette idée n’avait pu lui être mise en tête qu’après une lecture très sélective et très irréaliste des livres d’histoire. Elle ne correspondait pas à grand-chose dans la France de 1940. La défaite était bien une défaite. Il n’y avait positivement et raisonnablement plus rien à faire. Or, c’est dans une posture de futur vainqueur, la plus belle imposture de l’histoire de France contemporaine, que de gaulle a su retourner la situation.

    Je me dois donc d’intégrer dans ma vision de la nouvelle réalité maçonnique la multiplication des adeptes de ce dogme de l’Immaculée Conception maçonnique…

    Et s’il n’y avait qu’un lieu sacré, le théâtre, où l’imposture serait impossible ? Là, au moins, tout passe par le masque, mais chacun en est averti. »

     

    Jean VERDUN

    La nouvelle réalité maçonnique

    Page 79

     

    Quels sont les enseignements à tirer de toute cette affaire ?

    S’il est légitime et indiscutable que le président du Conseil Général peut tout à fait procéder à la décharge de fonction d’un directeur général adjoint lorsqu’il y a perte de confiance, par contre, il est tout à fait inadmissible et illégal d’effectuer une mise au placard, e masquant cyniquement cette mise au placard sous forme d’une mutation dans l’intérêt du service.

    Cela pose le problème de la désignation de Jules Minotaure en tant que président du Conseil Général : ceci alors que les militants socialistes connaissent depuis longtemps son comportement inhumain, qu’il a déjà eu l’occasion de mettre en œuvre tant au titre de la fonction de maire que de président d’une communauté de communes.

    C’est la confirmation que la social-démocratie est le frère jumeau du fascisme.

    Aucun soutien n’est à attendre du pseudo humanisme.

    La vie quotidienne de Jean Paul Thé est celle de quelqu’un mis au placard, privé de toute dignité, et ceci au vu et au su de tous les témoins.

     

                                        Bello, vendredi 13 août 2011

                                                        Les Veilleurs.

     

     

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