• « Je suis, donc je pense » Conscience empirique et conscience universelle. (Partie 4)

    MAÎTRISE : Quand on maîtrise le mental, on maîtrise tout le reste.

    La recherche du Soi par le mental ressemble à celle du berger cherchant un agneau qu’il ne cesse cependant de porter sur ses épaules.

     

    Etre meurtrier : tuer soit le Soi (= suicide), soit l’ego.

     

    « Je suis, donc je pense »

    Conscience empirique et conscience universelle. (Partie 4)

     

    Deuxième partie : « Je suis, donc je pense ».

    « Je suis ce que je suis », « Je suis ».

    Ancien Testament.

    Exode 3, 13-14 : « Moïse dit à Dieu : « Voici ! Je vais aller vers les fils d’Israël et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous. S’ils me disent : Quel est son nom ? – que leur dirai-je ? ». Dieu dit à Moïse : «  JE SUIS QUI JE SERAI ». Dieu dit encore à Moïse : « JE SUIS m’a envoyé vers vous ».

    « JE SUIS QUI JE SERAIS », c’est-à-dire « Je suis là, avec vous, de la manière que vous verrez » ; autres traductions possibles : « JE SUIS QUI JE SUIS » (refus de faire connaître son nom personnel). « JE SUIS CELUI QUI EST » (par opposition aux autres dieux, « qui ne sont pas »).

    Jésus et sa méthode en trois étapes :

    1.  Jésus, fils de Joseph le charpentier
    2. Jésus, le fils de Dieu
    3. « Mon Père et moi sommes Un ».

    Le rituel de la franc-maçonnerie :

    Au 1° degré : « Connais-toi toi-même ».

    Au 13° degré, on trouve :

    D – Qui êtes-vous ?

    R – Je suis celui qui suis ou je suis ce que je suis. Mon nom est GUIBULUM et ma qualité Chevalier de Royal Arche.

    Au 14° degré, il est rappelé au récipiendaire ce qui a été déjà défini au grade précédent :

    « Je suis celui qui suis.

    Je suis ce que je suis.

    Je suis. »

    Commentaire de Jean Mourgues :

    « Une progression ou plutôt des cercles concentriques que l’on parcourt, une sorte de spirale qui va se resserrant… Poursuivant sa voie initiatique, le maître travaille donc toujours pensant qu’il peut agir sur le monde sans toutefois avoir la moindre illusion. Mais il ne veut pas tomber dans le néant et s’exposer à une rupture de l’unité de l’être, source d’illusion.

    S’il revoit son cheminement, s’il se tourne vers l’arrière, il peut se recycler :

    Le moment où il a découvert qu’il faisait partie d’un tout, de l’univers. Avant, il existait coulant sa conscience dans la conscience universelle, il était une partie de cet univers :

    Je suis celui qui suis.

    Puis c’est l’émergence du Tout par l’acquisition d’une personnalité de désir de volontés… La loge est de première importance pour ce stage : il nous faut des signes, il nous faut mettre de l’ordre, séparer fins et moyens, objectifs réels et supposés, nécessaires et imaginaires… C’est le stade le plus long sinon le plus difficile : on commence à comprendre que l’on est seul, et que cette émergence nous conduira à la recherche d’une solution personnelle, hors de tout modèle.

    Je suis ce que je suis.

    La poursuite de cet effort de dépersonnalisation conduit paradoxalement à un stade de la pensée tout à fait inattendu : on quitte le manifesté, noms, formes, distinctions, pour entrer dans l’intemporel.

    Nous redevenons le Moi, mais pas celui que l’on avait isolé du Tout. C’est un moi pur, dépouillé, non asservi, non conditionné. Tout aussi dérisoire, mais lumineux, créateur.

    JE SUIS. »

    Rappel : Lors de l’initiation, dans certains rituels, il est présenté un miroir au récipiendaire, auquel il est déclaré, lorsqu’il se voit dans ce miroir, qu’il s’agit de son pire ennemi : cela est vrai, puisque, ce qu’il voit, c’est son ego, qui est l’illusion qui l’empêche de voir le Soi !

    On peut dire : « Je ne me connais pas moi-même ». Cela veut dire ignorance de son propre être. Mais à travers cette ignorance se laisse appréhender la présence du témoin qui constate cette ignorance. Cela rappelle l’histoire de cette personne qui déclare : « J’ai perdu mes lunettes », alors que celle-ci se trouvent sur sa tête. Si quelqu’un lui en fait la remarque, cette personne va remercier celui qui lui indique qu’il n’a jamais perdu ses lunettes, et il va considérer qu’il a retrouvé ses lunettes, qu’il n’a jamais perdue. Il en est de même du « je ». La découverte, ou la connaissance du moi, est considérée comme une réalisation, une découverte, un dévoilement, alors que le moi, le « je » a toujours été là. Seule l’ignorance, ou l’illusion a pu faire croire que le « je » n’était pas là. Autrement dit, l’ego est pris pour la pleine conscience, alors que l’ego n’est qu’un effet de la conscience.

    La connaissance est évidente par elle-même, car nul ne pense « Je ne suis pas ». Même si, en esprit, on voulait nier sa présence, on confirmerait tout simplement que celui qui nie doit exister. Cela veut dire qu’afin de penser, il faut d’abord être. L’axiome logique devrait donc être : « Je suis, donc je pense ».

    Ce ne sont pas les qualités de l’ego que l’on recherche, mais le Soi qui se tient resplendissant, sans qualités, lorsque l’ego cesse de fonctionner. L’esprit n’a pas à suggérer une réponse, mais à demeurer calme afin que la vraie réponse puisse apparaître. Trouver la source de l’ego et empêcher la survenance des pensées. La réponse viendra d’elle-même. Aucune des réponses que l’ego puisse donner n’est la bonne.

    MAÎTRISE : Quand on maîtrise le mental, on maîtrise tout le reste.

    La recherche du Soi par le mental ressemble à celle du berger cherchant un agneau qu’il ne cesse cependant de porter sur ses épaules.

    Etre meurtrier : tuer soit le Soi (= suicide), soit l’ego.

    Meurtre d’Hiram : « La chair quitte les os ». Deux fois né.

     

     

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