Quel est l’avenir du monde : Socialisme ou barbarie ? Eusebio Ferrari ou Steeve Briois ? Jean Burger « Mario » ou Fabien Engelmann ? La classe ouvrière face aux élections bourgeoises. (Première partie)
Avec une grande constance, et malgré le matraquage médiatique appelant à voter pour voter, un Français sur deux, inscrit sur les listes électoral, a refusé de s’associer au cirque électoral des élections départementales des 22 et 29 mars 2015. Cette abstention massive et constante est le plus grand enseignement à tirer des diverses mascarades électorales mises en œuvre par la classe bourgeoise.
Cette abstention, qui représente 22 millions d’électeurs sur un total de 44 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales contribue à ôter toute légitimité aux élus qui sortent des urnes, et ceci n’a presque pas été mis en exergue par les différents commentateurs.
Un des commentaires que l’on entend le plus souvent, est que les abstentionnistes ne s’intéressent pas à la vie politique, et tout est fait pour rendre invisible tous les citoyens qui refusent par principe de participer aux élections.
C’est une grossière erreur : si ceux-ci ne participent plus aux élections, c’est justement parce que la politique les passionne, mais qu’ils ne se reconnaissent plus dans aucune des « offres » actuelles des partis officiels.
On, peut décrire les partis politiques de la façon suivante : d’une part, l’UMPS, parti des républicains bourgeois, qui se partagent les postes depuis cinquante années, une fois le Parti socialiste, une fois le parti « gaulliste et centriste », mais qui s’entendent sur le maintien du vieux système. D’autre part, un nouveau venu, le parti fasciste, le Front National.
En quoi consiste la « démocratie » bourgeoise ? C’est, une fois tous les cinq ou six ans, consulter le peuple sur ceux qui vont le représenter dans les diverses instances (président de la République, parlement, région, département, commune). Donc, la « démocratie » représentative commence lorsque l’on sort les urnes des placards, et se termine dès que les urnes sont rangées dans les placards jusqu’à la prochaine échéance électorale.
Nous avons à faire à des élus qui se considèrent comme les « représentants » du peuple, avec les divers défauts suivants :
Alors qu’un criminel basique est sanctionné, que penser d’un président de la République, de droite ou de gauche, promettant de mettre fin au scandale de la mort de 400 SDF par an, et ne rien faire, une fois élu, et se représentant à nouveau devant le suffrage des électeurs ?
C’est ainsi, que lors des élections départementales, on a pu voir des élus, présents depuis quarante années et plus, ne faire aucun bilan de leurs actions réelles, et ne subir aucunes sanctions. Souvent ces élus ont agi à l’encontre des intérêts réels et objectifs de leurs mandants, qui représentent la majorité du peuple. Ont-ils, ne serait-ce tenté, de mettre fin au chômage massif, au logement indécent, ou au faible pouvoir d’achat des plus pauvres ?
Deux attitudes sont possibles face à de tels scandales :