Initiation maçonnique : Masculin/Féminin, Soleil/Lune, Cœur/Cerveau, Soufre/Mercure.
La franc-maçonnerie a un double caractère :
Aujourd’hui, ne pas être conscient de cet aspect patriarcal (en maçonnerie, cela est contenu dans les Constitutions d’Anderson : l’initiation concerne les « blancs », masculins, plutôt chrétien, ne participant pas des 7 B, etc.), et ne pas être à la pointe de la lutte pour l’émancipation des femmes (initiation des femmes, les symboles, les outils, la pierre cubique, … n’ont pas de sexe), c’est amener les métaux dans le Temple. La lumière n’a pas de sexe. Devenir franc-maçonne, ce n’est pas devenir homme.
Donner comme argument principal, comme refus de la mixité dans la loge, le fait de la « drague » (l’obstacle de la présence de l’autre sexe, c’est justement la « sexualité », les désirs, les passion,…), c’est donner un piètre aperçu des maîtres maçons. En somme les « frères » présents sont restés profanes, victimes de leurs tendances et de leurs désirs, et il n’a été entrepris aucun travail pour « se maîtriser ». ‘est oublier aussi que dans une société où prime aujourd’hui le genre, le désir sexuel peut être partagé par une personne du même sexe. C’est à nouveau, la présence des métaux dans le Temple (le sexe, l’argent, le pouvoir). On peut être pour ou contre la présence de l’autre sexe dans la loge, mais une loge digne de ce nom est composée d’individus qui ont entrepris un travail de maîtrise de leurs désirs. Lorsque des initiés parlent à d’autres initiés, les métaux n’interfèrent plus.
Il faut déterminer qui est la femme et qui est l’homme ? A qui s’adresse l’initié ? Deux réponses sont possibles :
C’est une question d’œil, de vision, de perspective. En loge, ce que l’on enseigne au chercheur, c’est de trouver qui il est (« Connais-toi toi-même »). S’il se livre effectivement à cette recherche, le chercheur n’éprouvera aucun intérêt à des discussions sur des sujets comme le sexe, l’argent et le pouvoir. Alors, le dialogue s’établit de Cœur à Cœur, et non d’être sexué à être sexué. C’est tout e la différence entre sacré et profane : la vision, le regard, la perspective.