(Partie 72) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
Gaston Chazette (1899-1961) : Avocat. Membre du parti socialiste SFIO, sénateur socialiste de la Creuse. Résistant. Franc-maçon. Membre de la loge « La Lumière », orient de Neuilly.
Adolphe François Cheron (1873-1951) : Administrateur de sociétés. Colonel. Député de la Seine (Saint-Denis) (1919-1924) et (1928-1936). Sous-secrétaire d’Etat à l’Education nationale (26 novembre 1933-27 janvier 1934). Médaille de la Résistance. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Enseignement Mutuel », orient de Paris. Il avoua publiquement être franc-maçon actif lors d’une campagne électorale (1932).
Pierre Chevallier (1909-1951) : Médecin. Il a participé à la Résistance. Maire d’Orléans. Député du Loiret. Il meurt assassiné par sa femme.
Alexandre Chevalier (1910-1969) : Docteur en médecine. Ancien combattant des Brigades internationales en Espagne (1936). Résistant (1940-1945). Franc-maçon. Membre, puis vénérable, de la loge « L’Etoile Polaire », orient de Paris. Grand Maître adjoint (1962-1963), puis Grand Maître du Grand Orient de France en 1965-1966. Président du Congrès du Symbolisme (194-1953).
Jacques Chevalier :
Pierre Chevallier :
Constant Chevillon (1880-1944) : Ecrivain. Il est désigné comme son successeur martiniste en septembre 1932 par Jean Bricaud. Il sera arrêté, puis assassiné par la Gestapo, selon des modalités qui restent énigmatique, le 25 mars 1944, au domicile de l’épouse de Jean Bricaud, à Lyon. Auteur de : Le vrai visage de la Franc-Maçonnerie. Franc-maçon. Grand Maître de l’Ordre Martiniste. Grand Maître de l’Ordre de Memphis-Misraïm. Membre du Mouvement synarchique d’Empire. Grand Patriarche de l’Eglise gnostique.
André Citroën (1878-1935) : Constructeur automobile. Indiqué comme franc-maçon par la presse anti-maçonnique. Il appartient, de 1909 à 1919, à la loge « La Philosophie positive », orient de Paris. Officier en 1908. Radié en 1919.
Joseph Chaussat (1874-1925) : Beau-frère de Pierre Laval. Maire de Châteldon (1908-1925). Député du Puy-de-Dôme (1911-1925). Franc-maçon.
Eugène Claudius-Petit (1907-1989) : Résistant. Fils de cheminot. Catholique pratiquant. En 1942, il appartient au comité de direction de Franc-tireur. En 1943, il fut un des membres fondateurs du CNR, où il représente les MUR (Mouvements unis de la Résistance). Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943. De sa création en 1956 à 1977, il dirige la Sonacotra, Société nationale de construction pour les travailleurs, (Sonacotral, Société nationale de construction pour les travailleurs algériens jusqu’aux accords d’Evian en 1962), principal gestionnaire de foyers de travailleurs migrants en France.
Pierre Clémenti (1910-1982) : Journaliste. A l’origine, à gauche, proche des radicaux-socialistes. Il fonde un parti proche du fascisme en 1934, le Parti français national-communiste. Vichyste. Il est le directeur du journal, Le Pays libre. En 1941, il est l’un des fondateurs de la LVF et participe à l’Opération Barbarossa.
Augustin Denis Marie Cochin (1876-1916) : Historien et sociologue. Issu d’une famille bourgeoise anoblie au XVIII° siècle. Catholique et légitimiste. Pour lui, la Révolution française serait un coup d’Etat organisé à partir de sociétés de pensée qui auraient prévu et organisé leur prise de pouvoir et non un mouvement populaire spontané. L’expression « théorie du complot » est apparue en réaction à la parution de ses théories. Ses livres désignent la franc-maçonnerie comme une des instigatrices de la révolution française, avec d’autres « sociétés de pensées » (salons philosophiques, clubs politiques, loges maçonniques, plus tard partis idéologiques).
Antonio Coen (1885-1956) : Avocat à la cour d’appel de Paris. Franc-maçon. Il adhère en 1908 à la franc-maçonnerie, dans l’obédience Grande Loge. Initié le 26 juillet 1909 à la loge « Minerva » à la Grande Loge de France, il est membre du bureau du Parti Communiste, auquel il adhère en 1920, dont il devient membre du comité directeur et du Bureau durant une année, et dont il démissionne après le IV° Congrès de l’Internationale, au moment où le Parti exige de ses membres la rupture avec la maçonnerie. Ceci ne l’empêche pas de rester avocat de la CGT et de défendre de nombreux militants syndicaux. Spécialiste du droit du travail. Affilié à la loge « Jean-Jaurès » (1922), vénérable l’année suivante, membre du Conseil fédéral de la Grande Loge de France (1927), Grand-Maître-adjoint (1931). En 1931, il préside une conférence de la franc-maçonnerie sur le thème d’un rapprochement pacifiste entre la France et l’Allemagne. Il devient quelques années plus tard Grand Maître de la Grande Loge de France (1955-1956). Ecrivain, il a collaboré avec Dumesnil de Grammont à la rédaction de La Franc-Maçonnerie Ecossaise (1934). Il est aussi l’auteur d’un important ouvrage publié après sa mort, Dante et le contenu initiatique de la Vita Nuova.
François Collaveri (1900-1989) : Franc-maçon. Petit-fils et fils de Maçon. Initié à 17 ans à la loge « Jean-Jaurès ». Il se dévoue particulièrement en faveur des maçons expulsés par les pays fascistes. En 1940, il participe activement à la Résistance. Préfet.
Louis Colson (1875-1951) : Général. Polytechnicien. Membre du gouvernement de Vichy.
Pascal Copeau (1908-1982) : Journaliste. Fils de l’homme de théâtre Jacques Copeau. Il intègre tôt la Résistance, devenant chef de Libération-Sud, membre de l’exécutif des Mouvements unis de la résistance (MUR) et l’un des fondateurs du Conseil national de la résistance. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.
Paul Joseph Copin, dit Copin d’Albancelle (1851-1939) : Homme de lettres. D’abord franc-maçon, devint un vigoureux auteur antimaçonnique qui développa les thèses de la « judéo-maçonnerie ». Franc-maçon. Il appartint en 1884 à la loge « L’Avant-Garde Maçonnique » dont il fut vénérable, et au Chapitre « La Clémente Amitié », orient et vallée de Paris.
Roger Coquoin (dit Lenormand) (1897-1943) : Résistant, responsable du mouvement Ceux de la Libération. En 1929, il est chef du laboratoire de Chimie de l’Académie de Médecine. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.
Alfred Corbin :
Pierre Joseph Copin, dit Copin Albancelli (1851-1939) : Homme de lettres. Devient antimaçonnique. Collaborateur de MGR Jouin. Animateur de la Ligue française anti-maçonnique et de la société d’édition La Renaissance française. Auteur de : Le pouvoir occulte contre la France (1910), de La Franc-Maçonnerie et la question religieuse, de La conjuration juive contre le monde chrétien et de La guerre occulte (1925). Franc-maçon. Il appartient en 1884 à la loge « L’Avant-Garde Maçonnique », dont il fut vénérable, et au chapitre « La Clémente Amitié », orient et vallée de Paris, dont il fut secrétaire. Il devient un vigoureux auteur antimaçonnique qui développa les thèses de la « judéo-maçonnerie ».
Raymond Corbin : Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF de 1929 à 1932.
Daniel Bouyjou Cordier (1920-) : Issu d’une famille de négociants bordelais, royalistes, maurrassiens. Au début de la guerre, il est fascisant, antisémite, antisocialiste, anticommuniste, antidémocrate et ultranationaliste. Ancien Camelot du roi, engagé dans la France libre dès juin 1940, puis marchand d’art, critique, collectionneur et organisateur d’expositions et historien. Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943.
Georges Corneau : Franc-maçon. Douze ans Conseiller de l’Ordre GODF. Propriétaire-directeur du journal du Petit Ardennais.
Johannis Corneloup (1888-1978) : Ingénieur des Arts et Métiers. Reçu franc-maçon à Paris le 10 décembre 1908 à la loge « Les Etudiants ». Le 14 avril 1919, Corneloup reçoit les grades de compagnon et de maître et devient secrétaire de sa loge. Il est élu vénérable dix ans plus tard. Il reçoit entre-temps le 18° en juillet 1923, le 30° en juin 1928, puis le 31°, 32°, et 33° de 1932 à 1938. Grand Commandeur du Grand Collège des Rites du Grand Orient (1958 à 1962). Grand Commandeur d’honneur Ad Vitam du Grand Collège des Rites. Directeur de la revue Le Symbolisme (1945-1956). Auteur de : Universalisme et franc-maçonnerie.
Pierre Dominique Costantini ou commandant Costantini (1889-1986) : Militaire, journaliste, écrivain et collaborateur. En 1940, il fonde la Ligue française d’épuration, d’entraide et de collaboration européenne, mouvement collaborationniste. Le 8 juillet 1941, il cofonde avec Jean Boissel, Marcel Déat, Pierre Clémenti et Eugène Deloncle la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF). Les membres de la LVF prêtèrent serment de fidélité personnelle à Adolf Hitler, en 1943, lors d’un meeting qui se tint au Vel d’Hiv. En 1943, il fonde l’Union des journalistes anti-maçons.
Paul Coste-Florety (1911-1979) : Professeur de droit à la faculté d’Alger, il s’engage dans la Résistance. Il est procureur adjoint au Tribunal de Nuremberg.
Henry Coston, selon l’état civil, Henri Georges Couston (1910-2001) : Journaliste d’ultra-droite. Editeur, essayiste. Complotiste. Antisémite et anti-maçon fanatique, qui se réclame d’Edouard Drumont. Un des fondateurs en 1930 du Parti national populaire. Il organise, avec Bernard Faÿ « La franc-maçonnerie dévoilée », exposition ouverte au Petit Palais en octobre 1940. Responsable du Centre d’action et de documentation, pendant la guerre, il est décoré en 1943 de la Francisque.
Pierre Cot (1895-1977) : Elu en 1928, député de Savoie sous l’étiquette radicale, c’est sur une liste communiste qu’il se présente dans le Rhône en 1931. Hostile à la neutralité de la France, il organise une aide clandestine aux républicains espagnols pendant la guerre civile. Hostile aux accords de Munich. Il ne prend pas part au vote du 10 juillet 1940, étant déjà en Angleterre.
Aimé Coulaudon (1906- ?) : Docteur en droit (1932). Docteur ès lettres (1952). Avocat à la Cour d’appel de Riom, puis de Paris. Député du Puy-de-Dôme (1936-1942). Résistant. Franc-maçon. Membre de la loge « La Liberté ».
André Coulin (1891-1980) : Franc-maçon. Cofondateur le 3 décembre 1913 de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière (future GLNF). Deuxième Grand Surveillant de la GLNF. Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte.
Léon Courson (1883-1950) : Viticulteur et négociant. Député d’Indre-et-Loire (1932-1942). Sous-secrétaire d’Etat à l’Education physique (18 janvier-10 mars 1938). Franc-maçon. Initié le 9 juillet 1906, loge « Les Démophiles », orient de Tours. Membre de la loge « Les Enfants de Rabelais », orient de Chinon.
Pierre-Antoine Cousteau (1906-1958) : Polémiste et journaliste collaborationniste. Collabore au journal Je suis partout. C’est un ultra de la collaboration, « antisémite de plume ». A la Libération, condamné à mort, puis gracié par Vincent Auriol.
Edward Alexander, dit Sir Aleister Crowley (1875-1947) : Ecrivain occultiste. Franc-maçon. Initié le 8 octobre 1904 à la loge « Anglo Saxon Lodge », orient de Paris. Compagnon le 5 novembre 1904. Maître le 17 décembre 1904, en cette loge, dont il sera exclu.
Paul Custaud (1890-1975) : Assureur à Toulon. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1935-1938. Membre du Parti Socialiste de France. Il adhère à la SFIO en 1937. Il impulse la Résistance dès fin 1940, en animant les réunions clandestines de la loge toulonnaise de « La Réunion ». Il collabora à plusieurs réseaux de renseignement, et organisa l’Armée secrète dans le Haut-Var. Il fut le seul maçon français à siéger ès qualité, comme représentant de la franc-maçonnerie en tant que telle, à un Comité Départemental de Libération, celui du Var.