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blog de réflexion sociale

(Partie 59) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 59) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Moblot : Chanson d’Eugène Pottier :

Un moblot (nom masculin) était autrefois un soldat de la garde nationale mobile

Le Moblot

Jeunesse héroïque

Arme ton flingo

Pour la République

En avant, Moblot !


Le maire et le garde-champêtre

Disaient Les rouges sont des loups

Doux moutons, ne songez qu'à paître

Notre berger veille sur nous

Notre berger n'était qu'un lâche

Le vieux Judas nous a trahis

La République pris sa tâche

On va défendre le pays


Jeunesse héroïque

Arme ton flingot

Pour la République

En avant, Moblot !


Si nos villes leur sont soumises

Si ces casqués sont les plus forts

Ils prendront nos sœurs, nos promises

Ah ce jour-là nous serons morts

La République c'est nous autres

Les richards et les indigents

Tous ceux qui s'arment sont des nôtres

Les gens braves et les braves gens


Jeunesse héroïque

Arme ton flingot

Pour la République

En avant, Moblot !

 

Jules Antoine, dit Tony Moilin (1832-1871) : Elève puis assistant de Claude Bernard. Médecin et journaliste socialiste. Il signe l’Affiche rouge. Le 21 avril, il est nommé chirurgien-major du 193° bataillon. Il est fusillé par les Versaillais. Il fut un des professeurs de médecine de Paul Lafargue.

 

Gabriel Mollin : Doreur. Membre de la direction parisienne de l’Internationale.

 

Ernest Monis :

 

James Marie Antoine Monjaret de Kerjégu (1846-1908) : Lieutenant, il participe au siège de Paris contre la Commune de Paris. Un des responsables des Gardes mobiles bretons, installés dans l’Hôtel de Ville de Paris, qui a fait tirer sur la foule lors du soulèvement du 22 janvier 1871, à la demande de Gustave Chaudey.

 

Montanier : Franc-maçon. Membre du Conseil de l’Ordre. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Jean-Baptiste Alexandre Montaudon (1818-1899) : Franc-maçon. Général du 1° corps d’armée de l’armée versaillaise. Ses opinions politiques étaient celles d’un conservateur-monarchiste. Commandant de l’armée de Versailles.

Dans une note de Thiers du 6 avril 1871, on peut lire :

« Chef du pouvoir exécutif à préfets, etc.

Hier, le régiment de gendarmerie et la brigade Besson ont enlevé Courbevoie, caserne et ville. Aujourd’hui la division Montaudon, habilement et énergiquement dirigée par son chef, parfaitement aidée des troupes du génie, a enlevé le pont de Neuilly, défendu par un ouvrage des plus considérables. L’entrée des troupes a été extraordinaire. Le général Montaudon a été blessé légèrement, mais le général Péchot très-grièvement. Les insurgés ont fait des pertes immenses. Cette journée sera décisive par l’importance de la position que l’on vient de conquérir.

A. THIERS. »

 

Edouard Charles François Louis Monteil (1845-1920) : Publiciste républicain. Participa à la Commune. Conseiller municipal de Paris. Préfet de la Haute-Vienne. Puis directeur de l’hospice de Villejuif. Franc-maçon. Membre de la loge « La Clémente Amitié », orient de Paris, il fut vénérable. Membre du Conseil de l’Ordre (1898).

 

Jules Louis Montels (1846-1916) : Commis-négociant en vins. Membre de l’AIT. Signe l’Affiche rouge. Du 24 au 31 mars il appartient à la Commune insurrectionnelle de Narbonne.

 

Antoine René Mordellet (1787-1830) : Rentier. Un des héros des Journées de 1830. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Trois Ecossais Réunis ». Député du Grand Orient de France. 32° du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Philanthrope.

 

Edouard Auguste Moreau (1836-1871): Homme de lettres. S’engage dans le 183° bataillon de la Garde nationale. Ayant faut preuve de bravoure à Buzenval, il entre au Comité central de la Garde nationale. Le 8 mai, il est nommé par Delescluze commissaire civil de la Commune auprès du délégué à la Guerre. Fusillé à la caserne Lobau le 25 mai 1871.

 

Edme Augustin Jean Moreau-Vauthier (1831-1893): Sculpteur. Membre de la commission fédérale des artistes.

 

Henri Morel: A publié en 1871 le Pilori des Communeux. Leurs antécédents, leurs mœurs, leur caractère, révélations.

 

Antoine Amédée Marie Vincent Manca-Amat de Vallombrosa, connu sous son titre de marquis de Morès (1858-1896) : Aventurier et activiste politique. En 1889, il fonde la Ligue antisémitique de France avec Edouard Drumont, et à la disparition de cette Ligue, il fondera, en mars 1891, sa propre organisation, « Morès et ses amis ». Il rejoint Drumont comme rédacteur à La Libre Parole et lance en mars 1892 une campagne antisémite.

 

Frédéric Morin :

 

Emile Morinaud :

 

Henri Joseph Mortier (1843-1894) : Ouvrier tourneur sur bois. Blanquiste. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Il siège au Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la commune. Il siège à la commission des Services publics, puis à la commission de Sûreté générale le 3 mai. Condamné à mort par contumace.

 

Mossurenghy : Franc-maçon. Du Grand Orient du Brésil. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Motard : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Jules Alexandre Mottu (1830-1907) : Radical bourgeois. Commerçant. Maire du 11° arrondissement de Paris en 1870. Membre de la Commission municipale à l’Enseignement. Participe à l’Union républicaine des droits de Paris, qui voulait se faire l’intermédiaire entre la Commune et Versailles.

 

Albert de Mun (1841-1914) : Il participa à la répression de la Commune, comme capitaine de cuirassiers. Parlementaire en 1876.

 

Lucien Charles Joseph Napoléon Murat (1803-1878) : Franc-maçon. Second fils de Joachim Murat (1767-1815), roi de Naples de 1808 à 1815. Il aurait été initié en Autriche, à l’âge de 18 ans, dans le château de Frohsdorf par des officiers amis de son père, réunis en loge « sauvage ». Grand Maître du Grand Orient de France, de 1852 à 1861. Candidat à la réélection en 1861, en rivalité avec Jérôme Bonaparte, Napoléon III leur cousin commun préféra nommer le maréchal Magnan, qui fut initié et reçut les 33 degrés en 48 heures. Il fit l’achat de l’immeuble du 16, rue Cadet à Paris.

 

André Pierre Murat (1833-1893) : Fondateur de l’AIT en France. Sous la Commune, il devient chef de la fabrication de la Monnaie, sous la direction de Camélinat. Franc-maçon.

 

Charles Bertrand Murat (1818-1897) : Elu adjoint de la Commune de Paris aux élections du 26 mars 1871, il démissionne ainsi que tous les autres modérés.

 

Henri Myard (1825-1871) : Membre de l’AIT, secrétaire de la section de Montrouge.

 

N

 

Félix Tournachon, dit Nadar (1830-1910) : Photographe. Dessinateur. Ecrivain. Sympathisant de la Commune.

 

Martin Nadaud (1815-1898) : Ouvrier maçon. Représentant de la Creuse à l’Assemblée Législative (1849). Proscrit (1851). Préfet de la Creuse (1870). Député de la Creuse (1876-1889). Franc-maçon. Initié en 1852 en Angleterre. Membre de la loge « Les Amis Bienfaisants », orient de Paris (1875).

 

Claude Dominique dit Napias-Piquet (1813-1871) : Signataire de l’Affiche rouge. Fusillé « au coin de la rue du Louvre ».

 

Emmanuel Gustave Naquet (1819-1889) : Franc-maçon. Editeur, Journaliste, Poète, Préfet de Léon Gambetta. Il est initié à Londres dans la loge des « Proscrits » le 1° mars 1852. En 1869, il est initié à Londres au rite maçonnique de Memphis avec Alphonse Esquiros. En 1870, il participa à la prise de l’Hôtel de Ville de Marseille avec Crémieux et Hugues, fonde Le Midi, journal de l’Union démocratique, participa au Réveil de Charles Delescluze. C’est dans les locaux de son journal que se réunit le premier comité de salut public qui devient par la suite la commission départementale provisoire, dont il est membre actif et prend, avec Gaston Crémieux, un rôle dirigeant dans la Commune de Marseille. En 1875, il devient radical, puis peu de temps après, il adhère au Boulangisme. Il est radié de sa loge en 1879 pour non paiement.

 

Alfred Joseph Naquet (1834-1916) : Médecin. Né à Carpentras dans une famille de « juifs du pape ». Opposant à l’Empire. Représentant à l’Assemblée Nationale (1871-1875). Député du Vaucluse (1876-1877) et (1878-1883). Sénateur du Vaucluse ((1883-1890). Député de la Seine (1890-1893). Puis de nouveau député du Vaucluse (1893-1898). Il siège à l’extrême gauche radicale. Il fit voter en 1884 la loi rétablissant le divorce. Par la suite, il déçut ses anciens amis en soutenant le général Boulanger et en étant mêlé à l’affaire de Panama. Auteur de : « Socialisme, collectivisme et socialisme libéral » (1890) et « L’anarchisme et le collectivisme » (1904). Franc-maçon. Il fut initié à la loge « Les Philadelphes », orient de Londres, au Rite de Memphis après 1851, régularisé en 1969 à la loge « La réforme », orient de Marseille. Membre de la loge « Les Amis de la Patrie de l’Avenir », orient de Paris.

 

André Nast : Membre du Conseil de la Commune (IX° arrondissement).

 

Pierre Nattan-Larrier :

 

Yvan Salmon dit Victor Noir (1848-1870) : Journaliste républicain, collaborateur de La Marseillaise, il fut tué à l’âge de 21 ans d’un coup de feu par le prince Pierre Bonaparte.

 

François Pierre Jules Louis Gaston Buffier, dit Nostag (1845- ?) : Membre de l’AIT, secrétaire de la section d’Ivry et de Bercy. Sous la Commune, il dirigea le seul journal qui se réclamait officiellement de l’Internationale, La Révolution politique et sociale.

 

O

 

Auguste Adolphe Okolowicz ou Okolowitz (1838-?): Chanteur, puis dirigeant du Casino Cadet. Enfin dirigeant du journal Paris-Théâtre. Durant le siège, il est capitaine à la Légion des Volontaires de la France. Le Comité central le nomme le 24 mars commandant du 90° bataillon. La Commune le nomme le 20 avril sous-chef d’état-major du général Dombrowski, avec le grade de colonel.

 

Catherine Olivier: Communarde.

 

Emile Ollivier (1825-1913): Avocat. Ministre de l’Empire libéral. Chef de Cabinet, président du Conseil,  du 2 janvier 1870 au 10 août 1870. Franc-maçon.

 

J. Olivier : Directeur de l’enregistrement et du timbre de la Commune.

 

François Opportun :

 

Robert Richard O’Reilly : Secrétaire de la préfecture de police de Paris. Maire du 10° arrondissement de Paris du 6 septembre 1870 au 3 novembre 1871.

 

François Hosteins Léopold Charles Ostyn (1823-1912) : Ouvrier tourneur. Membre du premier Comité central de la Garde nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il siège à la commission des Subsistances, puis à celle des Services publics. Il vote contre la création d’un Comité de salut public. Il fit partie de la minorité modérée. Condamné par contumace, réfugié en Suisse, il fonda l’Usine Gutenberg.

Franc-maçon. Da Costa, dans La Commune Vécue, associe Ostyn à Babick, et le range parmi les illuminés, « disciples fervents d’Allan Kardec, apôtres de la transmigration des âmes, du fluide sympathique, du baquet mesmérien, de l’élixir de Cagliostro et de la seconde vue du comte de Saint-Germain » ;

 

 

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