(Partie 50) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
Paul Eugène Delattre (1830-1898) : Avocat très lié avec Gambetta, dont il fut l’agent électoral (1869). Créa le journal L’Ennemi. Préfet de la Mayenne (1870). Député de la Seine (1881-1889), siégea à l’extrême-gauche. Avocat du mystificateur antimaçonnique Léo Taxil. Auteur de : Procès de la papauté : l’affaire Léo Taxil-Pie IX (1882). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Ecole Mutuelle », orient de Paris.
Palmyre Thierry, veuve Delcambre : Cantinière aux Volontaires de Montrouge ; dont son amant fait partie.
Théophile Delcassé :
Louis Charles Delescluze (1809-1871) : Journaliste. Militant républicain depuis 1830. Maire du 19° arrondissement de Paris en 1870. Elu le 8 février 1871 par un vote massif à l’Assemblée nationale. Le 26 mars, élu membre du Conseil de la Commune, il donne sa démission de député. Il est membre de la commission des Relations extérieures, de la commission exécutive le 4 avril et à celle de la Guerre le 11 mai. Le 9 mai 1871, il devient membre du Comité de Salut public. Il se fit tuer sur les barricades le 25 mai 1871.
Odilon Delimal (1835-1888) : Journaliste. Rédacteur en chef du journal Le Vengeur, dont le directeur politique est Félix Pyat.
Paul Délion, pseudonyme de Paul Bourde (1851-1914) : Membre du Comité central de la Commune. Journaliste au Temps. A publié en 1871 : Les membres de la Commune et du comité central. Ami de collège d'Arthur Rimbaud. Il a réintroduit la culture de l'olivier en Tunisie. Un buste le représentant est installé à l'entrée de la commune, à une croisée de chemins. Correspondant au journal "Le Temps" (l'ancêtre du "Monde"), Paul Bourde a beaucoup écrit. Outre ses récits de voyages (ex : De Paris au Tonkin, publié en 1885), il a beaucoup écrit sur la Révolution et la période napoléonienne. Il est également auteur de pièces de théâtre.
Noël-Auguste Delpech :
Céline Delvainquier : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.
Aimée Delvainquier : Communarde. Membre du Comité central des citoyennes.
Antoine Mathieu Demay (1822-1884) : Ouvrier Sculpteur. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs. Signataire de l’Affiche rouge de janvier 1871. Elu au III° arrondissement à la Commune de Paris Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de l’Enseignement. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Il adhère à la Majorité. Condamné à mort par contumace. Franc-maçon. Maître (1880) de la loge « Le Lien des Peuples », orient de Paris, loge considérée comme « très avancée ».
Deneuvillers : Communard.
Pierre Denis (1828-1907) : Membre de la première Internationale, où il représente la tendance proudhonienne, il participe au Comité central républicain des Vingt arrondissements, dont il rédige Le Manifeste du 26 mars 1871. Il écrit la Déclaration au peuple français, qui représente le programme de la Commune de Paris adoptée le 18 avril 1871. Fondateur du journal La Voix du peuple et collaborateur de Jules Vallès au Cri du peuple. Il se rapproche du Général Boulanger, et devient son dernier secrétaire. Dans les années 1890, il collabore au journal La Cocarde.
Anne Denis : Jeune libraire de la rue Monge. Elle accepte un poste d’institutrice et pour ce fait, elle comparaît devant le Conseil de guerre. On l’accuse aussi d’avoir quêté en faveur de l’Union pour la propagande républicaine.
Louis Jules Ernest Denormandie (1821-1902) : Financier, avoué de la famille d’Orléans et gouverneur de la Banque de France.
Jules Dequaire-Grobel :
Maria Adélaïde Deraismes (1828-1894) : Féministe et femme de lettres. Elle est la première femme à avoir été initiée, en France, à la franc-maçonnerie à la fin du XIX° siècle. En 1865, elle accepte de participer aux conférences du Grand Orient de France. De 1866 à 1870, elle traite devant un auditoire de plus en plus nombreux de l’émancipation des femmes et de la libre pensée. Elle est la cofondatrice en 1869, avec Paule Minck, Louise Michel et Léon Richer de la « Société pour la revendication des droits civils des femmes », puis en 1870, toujours avec Léon Richer de l’Association pour le droit des femmes qu’elle préside. Pendant ces deux années, elle soutient activement le groupe de Louise Michel, André Léo, Elisée Reclus visant à l’instauration d’une éducation pour les filles. Initiée le 14 janvier 1882, à la Loge « Les Libres Penseurs », au Pecq, elle crée le 4 avril 1893 le « Droit humain », ou Grande Loge Symbolique Ecossaise.
Simon (dit Louis-Simon) Dereure (1838-1900) : Ouvrier cordonnier. En 1869, il participe au congrès de Bâle de l’Association internationale des travailleurs. Il participe au soulèvement du 22 janvier 1871 contre le gouvernement de la Défense nationale. Elu du XVIII° arrondissement à la Commune de Paris Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Subsistances et à celle de la Justice (21 avril). Le 16 mai 1871, il est nommé commissaire civil auprès du général Jaroslaw Dombrowski. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné à mort par contumace, il se réfugie en Suisse, puis à New-York, où il reprit son métier de cordonnier. Il rentre en France après l’amnistie. Par la suite militant « guesdiste ». Franc-maçon. A peut-être été initié dans une loge sauvage aux Etats-Unis (comme J.-B. Clément).
Paul Déroulède (1846-1914) : Poète, auteur dramatique, romancier, militant nationaliste. Il participe à toute la campagne de 1870 dans les chasseurs à pied. Il fit ensuite partie de l’armée de Versailles contre la Commune. Nommé lieutenant et décoré de la Légion d’honneur après les derniers combats.
Marie-Auguste Desanlis :
Baptiste Descamps (1836- ? mort peut-être en 1873) : Mouleur en cuivre. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il ne siège dans aucune commission et n’a semble-t-il aucune activité. En septembre 1871, le 3° conseil de guerre l’acquitte à l’unanimité.
Deschamps : Franc-maçon. Loge de la Persévérance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.
Emile Deschanel (1819-1904) : Franc-maçon. Homme politique, père de président de la république Paul Deschanel. Membre de la loge « La Renaissance ».
Eugénie Chilly, femme Desjardins, dite la Picarde : « Pétroleuse ». Cuisinière. Elle fut accusée d’avoir apporté du pétrole sous ses jupes et dans ses poches, à son amant, l’ouvrier terrassier François Bufferne, garde national de la 6°n compagnie du 184° Bataillon fédéré, pour incendier la Préfecture de Police. On la condamna à vingt ans de travaux forcés.
Lucien Deslinières (1857-1937) : Ecrivain. Journaliste. Propagandiste socialiste. Commissaire du peuple à l’agriculture de la République soviétique d’Ukraine (1920). Franc-maçon. Membre de la loge « Mars et les Arts », orient de Nantes.
Ernest Desmarest : Maire du 9° arrondissement en 1870. Villa Desmarest, à Croissy-sur-Seine : petit château construit en 1857, au n° 10 de la berge de la prairie, pour Ernest Desmarest, avocat, maire du IXe arrondissement de Paris et « protecteur » d’artistes. Son parc abritait une salle de spectacle bâtie pour ses amis et clients : Céleste Mogador, la cantatrice Pauline Viardot, les compositeurs Gounod, Bizet… La propriété appartient par la suite à Jules Goüin, régent de la Banque de France.
Desmarets : Capitaine de gendarmerie, c’est lui qui a tué Gustave Flourens, désarmé, le 3 avril 1871 à Rueil. Futur juge de paix à la Garnache en Vendée, et protégé de Baudry d’Asson.
Emile Deschanel (1819-1904) : Franc-maçon. Homme politique, père de président de la république Paul Deschanel. Membre de la loge « La Renaissance ».
Frédéric Desmons (1832-1910) : Pasteur. Franc-maçon. Initié le 18 janvier 1863 au sein de la loge « L’Echo » du Grand Orient de France. En 1867, il quitte sa loge-mère pour fonder, à Saint-Géniès de Malgoirès, l’atelier « Le Progrès ». Dès 1873, il entre au Conseil de l’Ordre du GODF. Lors du Convent de 1877, il est nommé rapporteur du vœu n° IX émanant de la loge « La Fraternité progressive » de Villefranche-sur-Saône, visant la révision de l’article 1° de la Constitution du GODF, demandant la suppression de la formule Grand Architecte de l’Univers. Député du Gard de 1881 à 1894. Sénateur du Gard, Radical, de 1894 à 1909.
Gustave Desmons :
Eugène-Noël Desservy : Avoué, juge de paix. Maire de Marseille de 1878 à 1879.
Honoré Casimir Etienne Lucien Dianoux : Architecte. Membre de la Commission communale du XVII° arrondissement. Condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, il se réfugie à Genève.
Marguerite Diblanc : A combattu avec Louise Michel sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.
Auguste Dide : Pasteur.
Emile Digeon (1822-1894) : Journaliste. Anarchiste. Chef révolutionnaire de la Commune de Narbonne. Son père, Stanislas, avocat, était franc-maçon et anticlérical. Sa proclamation se terminait ainsi :
« Que d’autres consentent à vivre éternellement opprimés ! Qu’ils continuent à être le vil troupeau dont on vend la laine et la chair !
Quant à nous, nous ne désarmerons que lorsqu’on aura fait droit à nos justes revendications, et si on a recours encore à la force, pour les repousser, nous le disons, à la face du ciel, nous saurons les défendre jusqu’à la mort ! ».
Adolph Wilhelm Dinesen, connu sous le nom de plume de Boganis (1845-1895) : Officier et écrivain danois. Dégoûté des luttes fratricides de la Commune, bien que sa sympathie ne soit pas en faveur des Versaillais. A écrit en 1891 : Paris sous la Commune.
Elisabeth Dmitrieff (1851-1910 ou 1918) : Mariée au colonel Tomanovski. Elle participe à la fondation de la section russe de l’Internationale Ouvrière, fondée à Londres en 1864. Membre du comité central de l’Union des Femmes. Membre du Comité central des citoyennes. Déléguée de Karl Marx auprès de la Commune.
Sophie Doctrinal, femme Poirier : Voir Poirier
Jules Benoît Stanislas dit Doinel du Val-Michel (1842-1902) : Archiviste-paléographe. Franc-maçon. Auteur de : Histoire de la Maçonnerie orléanaise (1887), et de : Lucifer démasqué (1895). Martiniste. Evêque gnostique. Membre de la loge « Etienne Dolet », orient d’Orléans. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient. Se « convertit » subitement, et versa dans la Ligue antimaçonnique, et participa à l’entreprise de Léo Taxil.
Jaroslaw Dombrowski (1836-1871) : Franc-maçon. Officier polonais qui, après avoir participé à l’insurrection de 1863, se réfugie en France et participe à la Commune. Chef militaire de la Commune. Il est nommé, le 29 avril 1871, commandant de toutes les forces de la rive droite. Après l’entrée des Versaillais à Paris, il poursuit la lutte et est blessé mortellement sur les barricades de la rue Myrrha, le 23 mai 1871.
Théophile, dit Ladislas, dit Taf, Dombrowski (1841-1890) : Frère de Jaroslaw. Il combattit dans les rangs fédérés avec le grade de colonel. Condamné par contumace à la déportation, il rentre en France après l’amnistie.
Pierre Frédéric Dorian (1814-1873) : Maître de forges. Député de province, membre du gouvernement de la Défense nationale (aux Travaux publics).
Jean Dormoy (1851-1898) : Métallurgiste. Il se rallie au guesdisme. Conseiller municipal en 1888, conseiller général en 1889, puis maire de Montluçon.
Abel Douay (1809-1870) : Général.
Félix Charles Douay (1816-1879) : Général, frère d’Abel Douay.
Joseph Athanase Paul Doumer (1857-1932 : assassiné le 6 mai 1932 à Paris, par un émigré russe, Gorguloff) : Franc-maçon. Professeur de mathématiques. Journaliste. Député de l’Aisne (1888-1889) et (1902-1910) et de l’Yonne (1891-1896). Sénateur de la Corse (1912-1931). Ministre. Président de la République française, élu président de la République en 1931. Il est initié à la Loge « L’Union Fraternelle », le 1° décembre 1879. Compagnon et maître le même jour, le 5 novembre 1880. Il devient vénérable de la Loge « Patrie et Humanité », orient de Soissons, en 1899. Il ouvre à Paris la Loge « Voltaire » qu’il va diriger à plusieurs reprises. Vénérable de la loge « Voltaire », orient de Paris, il fut membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. Inscrit aussi à la Loge d’Auxerre, « Le Réveil de l’Yonne ». En 1903, il s’affilie à la Loge « L’Alsace-Lorraine ». Membre aussi des loges « Frères du mont Laonnois » (Laon) et « La Libre Pensée » (Paris). Député au convent du Grand Orient, puis membre du Conseil de l’Ordre, dont il fut secrétaire (1892). Exclu le 26 janvier 1905 de la loge « La Pensée Libre », et rayé de la franc-maçonnerie suite à l’affaire des fiches. Etait cependant membre de la loge « La Justice » et lors de sa mort les loges tirèrent une batterie de deuil à sa mémoire.
Gaston Doumergue (1863-1937) : Franc-maçon. Avocat. Député, du Gard (1893-1910), puis sénateur radical socialiste du Gard (1910-1924), il est président du Conseil (1913-1914), puis du Sénat (1923) et président de la République (1924-1931). Membre de la Loge « L’Echo » du Grand Orient, à l’orient de Nîmes.
Amaury Pierre Marie Dréo (1829-1882) : Avocat. Journaliste. Secrétaire du gouvernement de la Défense nationale (1871). Député d’extrême-gauche du Var (1871-1876) et (1877-1881). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Ecole Mutuelle », orient de Paris. Chapitre « Isis-Montyon », vallée de Paris.
Edouard Adolphe Drumont (1844-1917) : Journaliste, écrivain, polémiste. Antidreyfusard, nationaliste et antisémite. Fondateur du journal La Libre Parole. Créateur de la Ligue nationale antisémite de France en 1890. Auteur de La France Juive, livre paru en 1886, qui connaîtra un immense succès. Drumont fait du capitalisme une création juive, ce qui lui vaudra une grande sympathie dans les milieux de gauche. Il critique le cosmopolitisme de ce qu’il appelle la race juive, ce qui s’oppose pour lui au nationalisme fort qu’il défend. Il lance le 20 avril 1892 La Libre Parole, avec comme sous-titre : « La France aux Français ».
René Dubail : Maire du 10° arrondissement de Paris en 1870. (6 novembre 1870 au 26 mars 1871, puis du 26 mai 1871 jusqu’en 1873).