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blog de réflexion sociale

(Partie 49) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 49) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Emile Justin Louis Combes (1835-1921) : Franc-maçon. Médecin. Président du Conseil, il mena la lutte contre les congrégations religieuses et fit fermer les écoles chrétiennes. Il avait été initié en 1868 par la loge de Barbezieux « Les Amis Réunis ». Maître le 17 mai 1870, affilié le 1° juin 1896 à la loge « Tolérance et Etoile de Saintonge ».

 

Conduner : Franc-maçon. Loge des « Acacias ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Victor Prosper Considérant (1808-1893) : Franc-maçon. Philosophe, économiste, polytechnicien. Penseur fouriériste, qui s’est rangé aux côtés de la Commune. Durant la Commune, il publia La Paix en 24 heures dictée par Paris à Versailles. Adresse aux Parisiens. Il y prenait partie pour l’autonomie de Paris et pour la démocratie directe réalisée par la Commune.

 

Ernest Constant :

 

Claude Anthime Corbon (1808-1891) : Fondateur du journal L’Atelier (1840). Représentant à l’Assemblée constituante (1848). Représentant de la Seine à l’Assemblée nationale (1871-1876). Sénateur inamovible (1876-1891). Questeur du Sénat. Maire du XV° arrondissement de Paris. Franc-maçon. Vénérable de la loge « L’Ecossaise » n° 133.

 

Georges Corneau :

 

Jean Baptiste Corot (1796-1875): Peintre. En 1871, il donna 20000 francs aux pauvres de Paris, qui subissaient le siège des Prussiens.

 

Paul Cosnier (1808-1871) : Contre-amiral, commandeur de la Légion d’honneur, brièvement préfet des Bouches-du-Rhône le 27 février 1871. A ce dernier poste, il tente en vain de rallier la garde nationale contre la Commune de Marseille. Lorsque la préfecture est envahie le 23 mars 1871, Cosnier résigne ses fonctions. Gaston Crémieux tente d’obtenir sa libération mais la foule la lui refuse. Sa défection lui est ultérieurement reprochée par les autorités versaillaises et il se suicide le 3 juillet suivant. .

 

Reine Cottin : Communarde.

 

Gustave Courbet (1819-1877) : Peintre réaliste. Elu de la Commune accusé d’avoir fait renverser la Colonne de Vendôme. Président de la commission des musées et délégué aux Beaux-arts, ainsi que président de la Fédération des Artistes. Elu au Conseil de la Commune le 16 avril, remplaçant le docteur Robinet, démissionnaire. Il siège à la commission de l’Enseignement et vote contre la création du Comité de salut public. Il signe le manifeste de la Minorité. Proudhonien. Traduit en justice, les Versaillais l’accusent, entre autres, d’avoir détruit la colonne Vendôme, symbole du militarisme. Il est condamné à six de prison et à une énorme amende. Il émigre en Suisse, et y reste jusqu’à sa mort.

 

Angelina Courcelles : Communarde.

 

Frédéric Constant Etienne Cournet (1837-1885) : Employé. Chef d’un bataillon de la Garde nationale. Le 8 février 1871, il est élu député de Paris à l’Assemblée nationale. Elu au Conseil de la Commune le 26 mars 1871, il démissionne de sa fonction de député. Il est membre de la commission de Sûreté générale et de la commission exécutive 3 avril, puis de la commission de la Guerre le 15 mai. Le 24 avril, il devient délégué à la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Blanquiste.

 

Joséphine Courtois, veuve Delettra (née en 1820) : Couturière. A déjà combattu à Lyon en 1848, où on l’avait surnommée « la reine des barricades ». Elle a fréquenté les clubs de la Boule Noire et de l’église Saint-Bernard. Armée d’un fusil, une écharpe rouge sur sa jupe, elle réquisitionne les tonneaux vides du sieur Galliet pour construire la barricade à l’angle de la rue Doudeauville et de la rue Stephenson. Elle distribue des cartouches et en fait même porter aux combattants par sa petite fille. Condamnée à 20 ans de réclusion.

 

Ernest Louis Octave Courtot de Cissey (1810-1882) : Général qui prend part à la répression de la Commune. Plusieurs fois ministre de la Guerre après 1871. Sénateur inamovible en 1876.

 

Courty : Commerçant du III° arrondissement de Paris. Le 6 février 1871, à son initiative, une assemblé générale de la Garde nationale réunie au Cirque d’Hiver donne mandat à son bureau de convoquer rapidement les délégués d’arrondissement de la Garde nationale.

 

Charles Marie Gabriel Cousin (1822-1894) : Inspecteur des chemins de fer du Nord. Bibliophile de renom. Franc-maçon. Membre de la loge « La Clémente Amitié », orient de Paris, dont il sera vénérable d’honneur (1891). Organisa à ce titre la cérémonie d’initiation d’Emile Littré et de Jules Ferry. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1872), second vice-président (1873-1875), premier vice-président (1875-1882), président du Conseil de l’Ordre (1883-1885). ,

 

Isaac-Moïse-Jacob Crémieux, plus connu sous le nom d’Adolphe Crémieux (1796-1880) : Franc-maçon. Avocat. Membre du gouvernement de la Défense nationale, du 4 septembre 1870 au 17 février 1871, comme Ministre de la Justice. Initié en 1818, à la loge du « Bienfait anonyme » (à Nîmes), qui dépendait du Grand Orient de France. En 1830, il fait parti de la loge « Aide-toi, le ciel t’aidera » à Paris. En 1860, il quitte le Grand Orient de France pour le Suprême Conseil de France, dont il devient le Souverain Grand Commandeur en 1869. Il demeure Grand Commandeur jusqu’en 1890.

 

Louis Gaston Isaac Crémieux (1836-1871 : fusillé le 30 novembre 1871 à Marseille) : Franc-maçon. Avocat à Nîmes, puis à Marseille. Journaliste et écrivain. Militant républicain. Fusillé par les Versaillais pour sa participation à la Commune de Marseille le 30 novembre dans les jardins du Pharo, en ordonnant lui-même son exécution. Il prie les soldats, par respect pour ses parents, de ne pas viser au visage. Ses derniers mots sont : « Visez la poitrine. Ne frappez pas la tête. Feu ! Vive la Répu (blique)… ». Ardent franc-maçon. Initié en 1862 au Grand Orient de France dans la loge « La Réunion des Amis choisis », orient de Marseille. Il en est vénérable en 1867-1868. Il participe à la fondation de la loge « La Réforme », à Marseille, dont il fut orateur. Ami de Gambetta, initié dans cette loge le 20 mai 1869, c’est Crémieux qui lui souhaite la bienvenue. Membre de la Commission maçonnique des Etudes. Ecrivit de nombreux articles dans la revue L’Union maçonnique, organe de la franc-maçonnerie marseillaise. C’est l’époque où des francs-maçons blanquistes et républicains (alors jugés d’extrême gauche) tentent d’entraîner leurs Frères dans la voie de la lutte révolutionnaire, au service des valeurs de la République, démocratique et sociale. Ceux des Amis choisis fondent le 11 février 1868 un comité central d’initiative des loges comprenant dix commissaires : Barne, Brochier, Carriol, Chappuis, Crémieux, Pleuc, Dhionnet, Massip, Rouvier et Adolphe Royannez, Ainsi qu’une caisse centrale de secours.

C’est Crémieux qui a utilisé, le 13 février 1871, la formule : « Majorité rurale, honte de la France ! » pour qualifier l’Assemblée particulièrement réactionnaire, composée de notables légitimistes et orléanistes.

Le 13 décembre les loges des « Amis choisis et de la parfaite union » font part de leur douleur devant l’exécution de leur ancien vénérable.

 

Aimé Joseph Crescent :

 

François-Camille Cron (1836-1902) : Publication des Mémoires de François-Camille Cron (1836-1902), déporté de la Commune en Nouvelle-Calédonie.

 

D

 

Eugène François Da Costa (1818-1888) : Professeur de mathématiques. Fait Partie de la commission pour l’organisation de l’Enseignement, avec André, Manier Rama et Sanglier. Ses quatre fils servirent la Commune.

 

Gaston Pierre Dacosta ou Da Costa (1850-1909) : Blanquiste. Pédagogue. Substitut du Procureur Raoul Rigault qui assurait la direction de la police, il participe aux événements de la capitale jusqu’à la chute des insurgés. Condamné à mort en 1872, certaines sources indiquent qu’il aurait tenté de faire fléchir ses juges en dénonçant certains de ses camarades. En janvier 1873, Da Costa voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouvelle-Calédonie où il est envoyé aussitôt, sur l’île Nou. En 1889, proche des boulangistes de gauche. Publie en 1904 ses souvenirs en trois tomes, « La Commune vécue. 18 mars-28 mai 1871 ».

Il relance après son amnistie le journal blanquiste Ni Dieu Ni Maître. En 1895, candidat aux municipales à Grenelle, sous une étiquette « socialiste anticléricale et anti-internationaliste », puis en 1896, comme candidat « socialiste nationaliste ». Antidreyfusard libre-penseur, membre du Parti Républicain Socialiste Français. Adversaire du suffrage universel : « A quel républicain d’éducation fera-t-on croire que les voix de cent, de mille, de cent mille imbéciles valent celle d’un citoyen éclairé ».

 

Madame Dauguet : « Pétroleuse ». Membre du Comité de Vigilance de Montmartre.

 

Aimé-Jules Dalou dit Jules Dalou (1838-1902) : Sculpteur. Officier au 83° bataillon des fédérés. Nommé par Gustave Courbet administrateur provisoire adjoint au musée du Louvre, au côté d’Henry Barbet de Jouy. Condamné par contumace à la déportation, il se réfugie à Londres, reprit son art et connut un succès rapide.

 

Gustave Dalsace :

 

Dandré : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Francisco Salvador Daniel (1831-1871) : Musicologue et compositeur. Critique musical à La Lanterne de Rochefort. Pendant la Commune, il devient directeur du Conservatoire et sera fusillé par les Versaillais pendant la Semaine sanglante. 

 

Georges Darboy (1813-1871) : Archevêque de Paris de 1863 à 1871. Exécuté par la Commune de paris le 24 mai 1871.

 

Colonel Dardelles : Commandant. Après le 18 mars 1871, gouverneur communard des Tuileries.

 

Christine Dargent : Communarde.

 

Alfred Louis Darimon (1817-1902) : Disciple de Proudhon, il devient son secrétaire et se lance dans le journalisme. Député en 1857, il se rapproche de l’empereur Napoléon III.

 

Alphonse Daudet (1840-1897) : Le 25 avril, alors que la Commune est proclamée, Daudet quitte Paris pour Champrosay. Il publie dans les journaux de Versailles des Lettres à un absent, reprises ensuite en volume (1871). Antisémite. En 1886, il prête de l’argent à Edouard Drumont, futur fondateur de la Ligue antisémitique de France, pour permettre à, ce dernier de publier à son compte un violent pamphlet : La France juive. Antidreyfusard.

 

Honoré Daumier (1808-1879) : Graveur, caricaturiste, peintre et sculpteur.

 

Jérôme Frédéric Paul, baron David (1823-1882) : Officier et journaliste.  Dernier gouvernement de Napoléon III. Ministre de l’agriculture et du commerce.

 

Hortense David : Brossière. Vêtue d’un uniforme de la Marine, elle tirait au canon à la barricade de la rue Royale. Son adresse et son courage lui valurent d’être portée en triomphe par ses camarades à l’Hôtel de Ville.

 

Judith David : Communarde.

 

Marie Davier : Communarde.

 

Pierre Jean David, dit David d’Angers (1788-1856) : Sculpteur. Maire du XV° arrondissement de Paris (1848). Membre de l’Assemblée constituante (1848). Franc-maçon. Membre de la loge « Le Père de Famille », orient d’Angers.

 

Georges Dazet :

 

De Baumont : Franc-maçon. Loge de la Tolérance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Charles Marie Debierre (1853-1932) : Docteur en médecine. Chef du parti radical-socialiste du Nord. Sénateur. Franc-maçon. Initié en 1879 à la loge « L’Ecole Mutuelle », orient de Paris. Membre de la loge « La Lumière du Nord », orient de Lille (1898-1932). Vénérable (1900-1932). Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1910). Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1911-1913). 33°. Membre du Grand Collège des Rites.

 

Louis Guillaume Debock (1822-1891 ou 1892) : Ouvrier typographe, poète, syndicaliste. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Directeur de l’Imprimerie nationale sous la Commune.

 

De Bouteiller : Membre du Conseil de la Commune (XVI° arrondissement).

 

Louis Benoni Decamps (1831-1873) : Ouvrier couvreur. Servit dans l’artillerie de la Garde nationale. En mai, membre de l’état-major d’Eudes. Exécuté à Satory le 22 janvier 1873.

 

Elie Decazes :

 

Joseph Décembre dit Décembre-Allonier (1836-1906) : Compositeur d’imprimerie. Prote. Ecrivain (ses premiers ouvrages ont été publiés en collaboration avec son beau-frère Edmond Allonier, d’où son nom). Ils ont publié un Dictionnaire de la Révolution française (1866-1868) et divers romans. Edmond mourut en 1871 et Joseph s’orienta vers le journalisme. Franc-maçon. Initié en 1867 à la loge « La Franche Union », orient de Dreux. Maître en 1868. Affilié en 1870 à la loge « Les Zélés Philanthropes », orient de Paris-Vaugirard. Vénérable de 1871 à 1887. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient de 1871 à 1874. 33° du Rite écossais en 1886 et membre du Suprême Conseil. Il conféra ce grade en 1889 au docteur Martin, fondateur du Droit Humain, ce qui permit à cet Ordre de créer un Suprême Conseil.

 

Blanche de Gorby (ou de Corbie) : Communarde.

 

Gaspard Deguerry : Curé de la Madeleine fusillé le 24 mai 1871, avec l’archevêque de Paris Georges Darboy, par ordre de la Commune de Paris.

 

Victor Louis Dejeante (1850-1927) : Secrétaire général de la Fédération des ouvriers chapeliers. Membre de la fédération des travailleurs socialistes (1890). Membre de l’Alliance communiste (1896). Membre de la SFIO. Député du XX° arrondissement de Paris (1893-1919) et (1924-1927). Franc-maçon. Membre de la loge « La Jérusalem Céleste », orient de Paris.

 

Eugène Delacroix (1798-1863) : Peintre.

 

Delarey : Ministre aux Travaux publics dans le gouvernement Thiers.

 

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