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blog de réflexion sociale

(Partie 45) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 45) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Joséphine Bernard, Mimet (née en 1833) : Ravaudeuse de bas. Porte du café, nuit et jour, aux combattants des barricades. Elle a été vue un fusil à la main, rue Saint-Antoine.

 

Martin Bernard (1808-1883) : Député de la Loire (1848, 1849, 1871) : Franc-maçon. Membre de la loge « L’Industrie », orient de Saint-Etienne.

 

Duc de Berry :

 

Maurice Berteaux :

 

Bertel : Voir Charles Albert Arnoux.

 

Louis Adolphe Bertillon (1821-1883) : Médecin, statisticien et anthropologue. Ami de Jules Michelet, proche du mouvement socialiste.

 

Jeanne Bertranine, femme Taillefer (née en 1831) : Marchande de friture. Pendant deux mois, elle suit son mari au 118° Bataillon, en tenue de cantinière, le pistolet à la ceinture. Elle est de toutes les sorties, et le 23 mai, elle vient, avec des gardes nationaux en armes, appeler les locataires de sa maison à la barricade de la place Aubert. Envoyée en Nouvelle-Calédonie. Elle était trop digne pour faire un recours en grâce.

 

Madame Besace : Couturière. Membre du Comité central de l’Union des Femmes (9° arrondissement).

 

Eugène François Bésette (1817- ?) : Membre de l’AIT. Nommé par la Commune directeur des cantines du V° arrondissement.

 

Charles Victor Bellay  ou Beslay (1795-1878) : Franc-maçon.  Il adhère en 1866 à l’Association internationale des travailleurs. Ingénieur. Ami de Proudhon. Membre de l’assemblée constituante, il est partisan de la répression contre les insurgés de juin 1848. Le doyen de la Commune de Paris. Modéré. Membre de l’AIT. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune. Le 29 mars il est membre de la commission des Finances et devient le délégué de la Commune auprès de la Banque de France. Fin mai 1871, grâce à un laissez-passer du gouvernement d’Adolphe Thiers, il peut se réfugier en Suisse après l’échec de la Commune. En décembre 1872, le conseil de guerre rend un non-lieu à son encontre, « en considération des services rendus par lui au crédit public ». En 1873, il s’est justifié de la façon suivante dans le Figaro : « Je suis allé à la Banque de France avec l’intention de la mettre à l’abri de toute violence du parti exagéré de la Commune, et j’ai la conviction d’avoir conservé à mon pays l’établissement qui constituait notre dernière ressource financière. ». A publié en 1873 : 1830. 1848. 1870. Mes souvenirs. Initié en 1815, il appartint à la loge « L’Ecossais n° 133 ». S’exila en Suisse après 1871 et continua à payer ses cotisations pendant son exil.

 

Charles Bernardin (1860-1939) : Notaire, puis rentier. Franc-maçon. Initié le 6 mars 1892 à la loge « La Fraternité Vosgienne », à Epinal. Il en est, dès la première année, le secrétaire, puis le trésorier. Affilié le 7 janvier 1895 à la Loge « Saint-Jean de Jérusalem », à Nancy.

 

Pierre Eugène Marcellin Berthelot (1827-1907) : Chimiste, essayiste, historien des sciences. Académie de médecine (1863), Académie des Sciences (1873), Académie française (1900). Sénateur inamovible (1881-1907). Ministre de l’Instruction Publique (1886-1887), puis des Affaires étrangères (1895-1896). Auteur notamment de Les origines de l’Alchimie. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Fraternité Universelle » de Paris.

 

Christophe Bertholon (1808-1885) : Participe à la Révolution de 1830. Il fut un des fondateurs de la Société des droits de l’homme (1833). Représentant du peuple en 1848. Député de la Loire (1876-1885). Franc-maçon. Membre de la loge « L’Industrie », orient de Saint-Etienne.

 

Albin de Berville, dit Saint-Albin Berville (1788-1868) : Premier avocat à la Cour d’appel de Paris. Député (1838-1848). Franc-maçon. Grand Maître adjoint du Grand Orient.(1851-1852). Il sauva la franc-maçonnerie après le coup d’Etat du 2 décembre 1851 en proposant au prince Murat la Grande maîtrise.

 

Jean Baptiste Bidegain :

 

Alfred Edouard Billioray (1841-1876): Artiste-peintre. Membre de l’Internationale. Membre de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Services publics le 29 mars, puis à celle des Finances le 21 avril. Il vote pour le Comité de Salut public, où il remplace Charles Delescluze le 11 mai. Mort en déportation en Nouvelle-Calédonie.

 

Otto Eduard Léopold von Bismarck (1815-1898): Il fera semblant de rester neutre entre Paris et Versailles, mais sera objectivement le complice de Thiers en lui fournissant les moyens d’écraser la Commune : il lui envoya en masse officiers et soldats prisonniers, il lui laissa la liberté d’organiser une armée puissante malgré les clauses des préliminaires de paix, il assura le blocus des barrières nord de Paris et fournit des armes.

 

Jean Joseph Louis Blanc (1811-1882) : Franc-maçon. Initié en exil à la Loge « Les Sectateurs de Ménès », orient de Londres, avant 1854. Membre de la loge Les Philadelphes, orient de Londres. Il préside le 4 mars 1879 le banquet de la loge « La Bonne Foi ».  En 1882, il est noté comme membre de la Loge « L’Humanité de la Drôme », Orient de Valence et comme membre d’honneur de la Loge « Les Libres penseurs du Pecq » Journaliste et historien. Membre du gouvernement provisoire de 1848 et député de Paris (1876-1882) sous la troisième république. Initiateur de l’aphorisme communiste : « De chacun selon ses facultés à chacun selon ses besoins ». En 1848, il propose la création des ateliers sociaux, afin de rendre effectif le droit au travail. En 1870-1871, traître à la cause révolutionnaire, il soutient le projet d’amnistie.

 

Gaspard Antoine Blanc (1845- ?) : Fonctionnaire des Ponts-et-Chaussées. Adhérent de l’Internationale, il réorganisa la section de Lyon. Membre du Comité central du salut de la France, il participa aux côtés de Bakounine à l’insurrection du 28 septembre 1870 et fut membre du Comité provisoire de la Commune de Lyon des 23 et 25 mars 1871. Ensuite bakouniniste vendu au bonapartisme.

 

Hyppolite Blancard (1843-1924) : Pharmacien. Photographe. Connu pour les photographies, tirées selon le procédé du platinotype, qu’il prit durant le siège de Paris (1870) et la Commune de Paris (1871). Les Parisiens du temps de la Commune (1871).

 

Alphonsine Blanchard, dite « la Paysanne » (née en 1844) : Journalière. Le fusil en bandoulière, a travaillé à la construction de la barricade de la rue de Lyon. Elle force les passants à déposer leur pavé.

 

Alfred Blanche :

 

Augustine Malvina Blanchecotte (1830-1897) : Poète. Bourgeoise, dont les sympathies ne vont pas à la Commune. Auteur notamment des Tablettes d’une femme pendant la Commune.

 

Stanislas Xavier Pourille (ou Panille), dit Blanchet (1833- ?) : Commerçant en bourre de soie et journaliste. Il fait partie du Comité central de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune, il est membre de la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public.

Dans le Journal Officiel de la Commune du samedi 6 mai 1871, Compte rendu de la séance du Conseil du 5 mai, on lit :

« Le citoyen Rigault : (…) Aujourd’hui, nous avons appelé devant vous le citoyen Blanchet. Depuis longtemps, nous étions prévenus que ce n’était pas le sien, que sous un autre nom, il avait exercé des fonctions et subi une condamnation qui ne lui permettaient pas de rester parmi nous.

Quoiqu’il ait toujours voté avec la majorité et le comité de sûreté générale, à cause de cela surtout, je n’ai pas gardé de ménagements. (Approbation). C’est le citoyen Ferré qui a fait l’enquête. Le citoyen Blanchet s’est présenté devant nous ; je ne crois pouvoir faire mieux que de vous lire le procès-verbal que nous avons dressé de cette entrevue.

« L’an mil huit cent soixante et onze, le cinq mai,

Devant nous délégué à la sûreté générale et membre dudit comité, est comparu le membre de la Commune connu sous le nom de Blanchet,

Lequel, interpellé par le citoyen Ferré, a déclaré qu’il ne s’appelait pas Blanchet, mais bien Panille (Stanislas).

Sur seconde interpellation, Panille déclare qu’il a bien été secrétaire de commissaire de police de Lyon, qu’il est entré, à Brest, dans un couvent de capucins en qualité de novice vers 1860, qu’il y est resté huit ou neuf mois.

Je partis, ajoute-t-il, en Savoie, où je rentrai dans un second couvent de capucins, à La Roche. Ceci se passait en 1862.

Revenu à Lyon, je donnai des leçons en ville. On me proposa d’être traducteur-interprète au palais de justice, j’acceptai. On me dit après qu’une place de secrétaire dans un commissariat était vacante, j’acceptai également ; je suis entré dans ce commissariat vers 1866, et j’y suis resté environ deux ans.

Au bout de ce temps, quand je demandai de l’avancement, quand je demandai à être commissaire spécial aux chemins de fer, ma demande étant restée sans réponse, j’offris ma démission, qui fut acceptée. C’est après ces événements que je vins à Paris.

J’ai été condamné à six jours de prison pour banqueroute à Lyon. J’ai changé de nom parce qu’il y avait une loi disant qu’on ne pouvait signer son nom dans un journal lorsqu’on a été mis en faillite.

Nous, délégués à la sûreté générale, et membres dudit Comité, envoyons à Mazas le sieur Panille.

Laurent, TH. Ferré, A. Vermorel,

Raouil Rigault, A. Dupont, Trinquet. ».

 

Louis-Auguste Blanqui (1805-1881) : Franc-maçon. Fondateur du journal Ni Dieu, ni maître, il est membre de plusieurs loges : les « Amis de la Vérité », le « Temple des Amis de l’Honneur Français » et le « Lien des Peuple »s. Affilié à la Charbonnerie en 1824.

Karl Marx déclare dans La guerre civile en France (la commune de Paris), 1871 : « Le véritable meurtrier de l’archevêque Darboy, c’est Thiers. La Commune, à maintes reprises, avait offert d’échanger l’archevêque et tout un tas de prêtres pardessus le marché, contre le seul Blanqui, alors aux mains de Thiers. Thiers refusa obstinément. Il savait qu’avec Blanqui, il donnerait une tête à la Commune. »

Lors de ses obsèques, le 5 janvier 1881, la loge parisienne « Le Lien des Peuples » défila avec bannières et insignes.

Une majorité de communards se reconnaissaient en Blanqui. De très nombreux membres des groupes blanquistes ont adhéré à la franc-maçonnerie dans les années 1865-1870, dont notamment à la loge « La Justice n° 133 », dépendant du Suprême Conseil. Leur présence sur les colonnes a certainement contribué à donner à la franc-maçonnerie des dernières années de l’Empire son caractère républicain et explique la participation de nombreux francs-maçons à la Commune de Paris.

Elu membre de la Commune, il ne put siéger, incarcéré au fort du Taureau. Son surnom est « l’enfermé ».

Ses disciples, présents durant la Commune, sont à l’origine d’un socialisme national français, libre-penseur, xénophobe et antisémite. Blanqui est opposé au suffrage universel : « Le suffrage universel, c’est l’intronisation des Rothschild, l’avènement des juifs. ».

 

Jean Baptiste Antoine Blatin (1841-1911) : Franc-maçon. Clermontois, initié à Paris à la Loge « l’Avenir » le 14 décembre 1864. Enseigne à la faculté de médecine de Clermont. Elu maire en 1884, puis député du Puy-de-Dôme (1885-1899). Crématiste. Ecarté de la vie politique par le boulangisme. Il réveille en 1881, la loge locale « Les Enfants de Gergovie », dont il devient président en 1882. En 1884, l’article 1° de la Constitution du Grand Orient est à l’étude. Il y fait incorporer le troisième paragraphe suivant : « Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle (la franc-maçonnerie) se refuse à toute affirmation dogmatique ». Président du Conseil de l’Ordre en 1894.. Rose-Croix en 1885, membre du Grand-Collège en 1888, il en devient en 1901 le Grand Commandeur. Il préside le Convent en 1898 qui prend à l’unanimité position en faveur de Dreyfus, et celui, tout aussi combatif, de 1902.

 

Blin : « Pétroleuse ». A participé aux comités de vigilance.

 

Madame Blondeau : Polisseuse en or. Membre du Comité central de l’Union des Femmes (18° arrondissement).

 

Lucie Maris, femme Bocquin (née en 1843) : Journalière. Considérée comme une ouvrière travailleuse, d’un caractère doux et obligeant pour ses voisins. Elle fit la connaissance d’un certain Marcelin Dubois, garde au 135° Bataillon. Elle se trouve les 22 et 23 mai, à la Légion d’Honneur, où elle ramasse, sur la barricade, le cadavre de son amant. Combattante. Condamnée à dix ans de réclusion.

 

Constance Boidard : Boutonnière. Cantinière au 160° Bataillon, où son mari est sergent-major.

 

David Boison : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Lucie Euphranie Boisselin, femme Leblanc : Armée d’une petite carabine, elle accompagne le 84° Bataillon, pour suivre son mari. Elle a travaillé à la barricade de la rue de Bussy. Déportée à l’île des Pins avec ses deux enfants.

 

Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Napoléon dit le Prince Jérôme Bonaparte (1822-1891) : Cousin de Napoléon III. Fils de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie. Diplomate.  Franc-maçon de la Loge « Les Amis de la Patrie », à Paris. Il s’oppose au prince Murat, pour la Grande Maîtrise du GODF en 1861. Finalement, Napoléon III impose le maréchal Magnan.

 

Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III) (1808-1873) : Son père, Louis Bonaparte (1778-1846), roi de Hollande de 1806 à 1810, fut Grand Officier du Grand Orient de France.

 

Prince Pierre Napoléon Bonaparte (1815-1881) : Sixième enfant de Lucien Bonaparte, prince de Canino et de Musignano. Député d’extrême-gauche aux assemblées (1848) Poète; Ecrivain ; Il a tué le journaliste Victor Noir (1870), fait dont il fut acquitté. Franc-maçon.

 

Louis Bernard Bonjean (1804-1871): Jurisconsulte. Bonapartiste. Président de la chambre à la Cour de Cassation (1865). Lors de l’insurrection du 18 mars 1871, il remplissait à titre provisoire les fonctions de premier président ; en cette qualité il fut arrêté, retenu comme otage, et après 64 jours passés au secret, fusillé le 24 mai, avec l’archevêque de Paris Georges Darboy, par ordre de la Commune de Paris.

 

François Bonnardot :

 

Louise Frédérique Noël, femme Bonnefoy (née en 1827) : Couturière en ombrelles. Condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique.

 

Marie Bonnevial (1841-1918) : Franc-maçonne. Féministe d’origine populaire, tandis que ses amis Maria Deraismes et les époux Martin étaient issus de la haute bourgeoisie. Elle fut une des premières institutrices de l’enseignement public et enseigna à Lyon. Le gouvernement de l’Ordre Moral la révoque et lui interdit d’enseigner, car elle a ouvertement pris la défense des victimes de la répression contre la Commune. S’exile en Turquie et revient en France en 1877, où elle participe à la création à Paris d’une école professionnelle de jeunes filles. Initiée le 3 novembre 1894 (Droit Humain), vénérable de la loge de Lyon. Grande maîtresse de l’Ordre en 1916.

 

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