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blog de réflexion sociale

(Partie 44) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 44) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Jean Baptiste François Audric (1820- ?) : Menuisier à Montélimar. Il fut un des animateurs de la résistance lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851, et commanda des détachements d’insurgés qui s’opposèrent aux troupes régulières à l’est de Montélimar. Condamné par contumace à la déportation en Algérie, il se réfugie à Genève, puis à Londres. Il joua un rôle important durant la Commune de Paris de 1871, puisqu’il fut chef d’escadron et chef d’état-major de Dombrowski. Il fut condamné par contumace, le 3 février 1873, par le 19° Conseil de guerre, à la déportation dans une enceint fortifiée. Sa peine lui fut remise en 1879. Franc-maçon. A cette époque, il accompagnait sa signature des trois points maçonniques disposés en triangle.

 

Victor Augagneur (1855-1931) : Bourgeois catholique. Médecin. Maire de Lyon en 1900. Franc-maçon, vénérable de la loge « Les Amis de la Vérité » à Lyon. Gouverneur général civil de Madagascar de 1905 à 1910.

 

Louis Jean Baptiste d’Aurelle de Paladines (1804-1877) : Général de division. Le 6 mars, dans les jours qui précédèrent le déclenchement de la Commune de Paris, le gouvernement de Thiers le nomma commandant en chef de la Garde Nationale de Paris. Cette nomination est considérée comme une provocation par les communards. Le 18 mars, début du soulèvement communaliste, il se réfugia à Versailles.

 

Victor Jean Baptiste Avisard (1822- ?) : Tourneur en cuivre. Membre de l’Internationale, il figure en 1867 parmi les ouvriers délégués à l’Exposition. Elu lieutenant au 65° bataillon de la Garde nationale durant le premier siège, il fut par la suite délégué par son bataillon au sous-comité du XI° arrondissement. Le II° Conseil de guerre le condamna, le 28 février 1872, à la déportation simple. Le 11 mars 1879, il bénéficia de la remise de sa peine. Franc-maçon.

 

Jules Avoine, dit Avoine fils (1832- ?) : Ouvrier peintre. Membre du Comité central de la Garde nationale. Membre de la Commission municipale du XIV°. Condamné par contumace à la déportation dans une enceint fortifiée, gracié en 1879. Son frère, Maxime Victor Avoine (1825- ?), membre de la Commission municipale du XIV° est condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, et il est gracié comme son frère cadet en 1879.

 

Augustin Avrial (1840-1904) : Franc-maçon. Il a appartenu, à sa mort, à la loge « La Philosophie sociale » (Grande Loge Symbolique Ecossaise, puis Grande Loge de France). Ouvrier mécanicien. Il s’engage dans l’armée du Second Empire de 1859 à 1865. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs, et sera condamné à la prison au troisième procès de l’internationale. Elu commandant du 66° bataillon de la Garde Nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune, membre de la commission du Travail et de l’Echange le 29 mars, de la commission exécutive le 10 avril, puis de la Guerre le 21 avril. Membre de la Minorité, il vote contre la création du Comité de Salut public. Après la chute de la Commune, il s’enfuit en Angleterre, condamné à mort par contumace. Il adhère à l’Alliance socialiste républicaine puis au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire de Jean Allemane.

 

B

 

François Saturnin Léonide Babaud-Laribière (1819-1873) : Avocat et journaliste à Limoges à partir de 1840. Prend part à la campagne des banquets. Commissaire de la République en Charente après la Révolution de février 1848. Membre de l’Assemblée constituante représentant la Charente (1848). Adversaire de l’Empire. Franc-maçon. Initié le 15 juillet 1838 à la loge « La Vraie Harmonie », orient de Poitiers. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient en 1868, il fut élu Grand-maître du Grand Orient de France de juin  1870 à 1871. Au 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomma préfet de la Charente. Il est par la suite nommé préfet des Pyrénées Orientales (1872-1873). Il se montra discret au moment de la Commune de Paris, avant de condamner formellement les francs-maçons qui avaient « ès-qualités », pris parti pour l’insurrection.

 

Jules Nicolas André Babick (1820-1902) : Parfumeur et chimiste. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs au début de 1871. Il est signataire de l’Affiche Rouge du 7 janvier 1871, qui réclame la création d’une Commune. Membre du Comité central de la Garde nationale. Il est élu au Conseil de la Commune, (XI° arrondissement) membre de la commission de la Justice, puis de celle des Services publics. C’était un personnage à grande barbe, qui portait en sautoir le collier d’un ordre maçonnique. Condamné à mort par contumace, réfugié en Suisse. Franc-maçon. Mentionné parmi les frères ayant participé aux manifestations maçonniques.

 

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876) : Franc-maçon. Initié en Italie, en 1845, c’est à Turin qu’il fut élevé au degré de Rose-Croix. A Caprera, Garibaldi l’élève au 30° degré. En 1865, à Naples, il est en relation avec S. Friscia, C. Gambuzzi et S. Morelli, les fondateurs d’une loge atypique qui réunissait républicains et socialiste. En 1866, il nie dans une lettre à Herzen le fait d’être maçon. Anarchiste. Il écrit en mai 1871 : « Je suis un partisan de la Commune de Paris, qui pour avoir été massacrée, étouffée, dans le sang par les bourreaux de la réaction monarchique et cléricale, n’en est devenue que plus vivace, plus puissante dans l’imagination et dans le cœur du prolétariat de l’Europe. ».

Concernant la franc-maçonnerie, Bakounine a déclaré dans le journal « Le Progrès » du Locle le 1er mars 1869.

« …Il y eut un temps où la bourgeoisie, douée de la même puissance de vie (que le prolétariat) et constituant exclusivement la classe historique offrait le même spectacle de fraternité et d’union aussi bien dans les actes que dans la respectable sans doute, mais désormais impuissante stupide et stérile, l’époque de son énergique développement. Elle fut ainsi avant la grande révolution de 1793, elle le fut encore, quoiqu’à un bien moindre degré, avant les révolutions de 1830 et 1848. Alors la bourgeoisie avait un monde à conquérir, une place à prendre dans la société et, organisée pour le combat, intelligente, audacieuse, se sentant forte du droit de tout le monde, elle était douée d’une toute-puissante irrésistible : elle seule à fait contre la monarchie, la noblesse et le clergé réunis les trois révolutions.

À cette époque, la bourgeoisie avait créé une association internationale, universelle, formidable, la Franc-Maçonnerie.

On se tromperait beaucoup si l’on jugeait de la Franc-maçonnerie du siècle passé, ou même celle du commencement du siècle présent, d’après ce qu’elle est aujourd’hui. Institution par excellence bourgeoise, dans son développement, par sa puissante croissante d’abord et plus tard par sa décadence, la Franc-maçonnerie a représenté en quelque sorte le développement, la puissance et la décadence intellectuelle et morale de la bourgeoisie. Aujourd’hui, descendue au triste rôle d’une vieille intrigante radoteuse, elle est nulle, inutile quelquefois malfaisante et toujours ridicule, tandis qu’avant 1830 et avant 1793 surtout, ayant réuni en son sein, à très peu d’exceptions près, tous les esprits d’élite, les coeurs les plus ardents, les volontés les plus fières, les caractères les plus audacieux, elle avait constitué une organisation active, puissante et réellement bienfaisante. C’était l’incarnation énergique, et la mise en pratique de l’idée humaine du XVIIIe siècle. Tous les grands principes de liberté, d’égalité, de fraternité, de la raison et de la justice humaine élaborés d’abord théoriquement par la philosophie de ce siècle, étaient devenus au sein de la Franc-maçonnerie des dogmes pratiques et comme les bases d’une morale et d’une politique nouvelle, l’âme d’une entreprise gigantesque de démolition et de reconstruction. La Franc-maçonnerie n’a été rien moins à cette époque, que la conspiration universelle de la bourgeoisie révolutionnaire contre la tyrannie féodale, monarchique et divine. Ce fut l’Internationale de la bourgeoisie.

On sait que tous les acteurs principaux de la Première révolution ont été des francs-maçons, et que lorsque cette révolution éclata, elle trouva, grâce à la Franc-maçonnerie, des amis, des coopérateurs dévoués et puissants dans tous les autres pays, ce qui assurément aida beaucoup son triomphe. Mais il est également évident que le triomphe de la révolution a tué la Franc-maçonnerie car la Révolution ayant comblé en grande partie les voeux de la bourgeoisie et lui ayant fait prendre la place de l’aristocratie mobilière, la bourgeoisie après avoir été si longtemps la classe exploitée et opprimée, est devenue tout naturellement à son tour la classe privilégiée, exploitante, oppressive, conservatrice et réactionnaire, l’amie et le soutien le plus ferme de l’État. Après le coup d’État du premier Napoléon, la Franc-Maçonnerie était devenue, dans une grande partie du continent une institution impériale.

La Restauration la ressuscita quelque peu. En se voyant menacée par le retour de l’ancien régime, contrainte de céder à l’Église et à la noblesse coalisées la place qu’elle avait conquise par la première révolution, la bourgeoisie était forcément redevenue révolutionnaire. Mais quelle différence entre ce révolutionnarisme réchauffé et le révolutionnarisme ardent et puissant qui l’avait inspiré à la fin du siècle dernier ! Alors, la bourgeoisie avait été de bonne foi, elle avait cru sérieusement et naïvement aux droits de l’homme, avait été poussée, inspirée par le génie de la démolition et de la reconstruction, elle se trouvait en pleine possession de son intelligence, et dans le plein développement de sa force ; elle ne se doutait pas encore qu’un abîme la séparait du peuple ; elle se croyait se sentait, elle était réellement la représentation du peuple. La réaction thermidorienne et la conspiration de Babeuf l’ont à jamais privée de cette illusion. L’abîme qui sépare le peuple travailleur de la bourgeoisie exploitante, dominante et jouissante est ouvert, et il ne faut rien moins que le corps de la bourgeoisie tout entière, toute l’existence privilégiée des bourgeois pour le combler.

Aussi ne fut-ce plus la bourgeoisie tout entière, mais seulement une partie de la bourgeoisie qui se remit à conspirer après la Restauration, contre le régime clérical, nobiliaire et contre les rois légitimes… »

Michel Bakounine (publié par M. Nettlau en 1895 « Biblio.
Sociologique » nº 4).

Bakounine était obnubilé par le projet d’une organisation ouvrière qui aurait joué pour la révolution sociale le rôle que la franc-maçonnerie avait joué pour la révolution bourgeoise. C’est dans cet esprit qu’il fonda en 1864 une société secrète appelée « La Fraternité Internationale » ou « Alliance des Révolutionnaires Socialistes », dissoute en janvier 1869. .

 

Baldue : Franc-maçon. Ancien vénérable de la loge « La Ligne Droite ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Achille Ballière (1840-1905) : Franc-maçon. Architecte. Il participe à la guerre de 1870. Il rallie tardivement la Commune et soutient la tentative de médiation franc-maçonne en suivant la manifestation du 29 avril 1871. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il s’évade le 20 mars 1874, avec François Jourde, Charles Bastien, Henri Rochefort, Olivier Pain et Paschal Grousset. En 1889, il est candidat boulangiste aux élections législatives.  A écrit en 1889 : La déportation de 1871. Souvenirs d’un évadé de Nouméa.

 

Baptiste Désiré Bancel (1822-1871) : Avocat. Journaliste et homme politique, radical bourgeois. Député républicain de la Drôme en 1849. Député de Paris en 1869. Candidat des loges maçonniques.

 

Claude Désiré Barodet (1823-1906) :Franc-maçon à Lyon. Instituteur. Commune de Lyon. Le 4 septembre 1870, il fait partie du Comité de salut public lyonnais, il est élu conseiller municipal de Lyon, puis nommé adjoint au maire par Hénon. A ce poste, il participe à la répression de l’émeute menée par Bakounine en décembre 1870, puis des mouvements communalistes qui naissent en soutien à la Commune de Paris.

 

Madame Barois : « Pétroleuse ». Membre assesseur du Comité de Vigilance des citoyennes républicaines du 18° arrondissement.

 

M. Barois : A fait une motion ayant pour but de demander l’échange de Blanqui contre l’archevêque de Paris et l’exécution de ce dernier si la proposition n’était pas acceptée.

 

Barré : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Camille Barrère (1851-1940) : Il se rallie à la Commune, comme son père et ses frères et collabora à divers journaux (L’Affranchila Sociale et Qui-vive ? de Vermersch). Condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée, il se réfugie en Angleterre. Ayant bénéficié de l’amnistie en 1879, il rentre en France et devient secrétaire d’ambassade.

 

Louis Barron : A écrit en 1889 : Sous le drapeau rouge.

 

Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) : Franc-maçon. Sculpteur. Célèbre pour sa statue de « la liberté éclairant le monde » (1886) qui s’élève à New-York et son « Lion de Belfort ». Membre de la loge parisienne « Alsace-Lorraine », orient de Paris, créée en septembre 1872. Il est initié le 14 octobre 1875, et accède dans sa loge-mère au grade de maître le 9 décembre 1880. Garde national pendant la guerre franco-prussienne. Eprouvé par la défaite, en tant qu’Alsacien, il effectue un premier voyage aux Etats-Unis en 1871.

 

Emile Joseph Basly

 

André Augustin Bastelica (1845-1884) : Ouvrier typographe. Membre de la Première Internationale en 1867, responsable de la section de Marseille, et directeur des contributions indirectes sous la Commune. Membre de la Commune marseillaise, exilé en Suisse après la défaite de la Commune.

 

Bataillon : Un bataillon est composé de 8 Compagnies de 150 hommes, soit 1200 hommes au total. La Commune disposait sur le papier de 234 Bataillons. Les historiens estiment l’effectif total réel entre 3000 et 4000 hommes.

 

Pierre Baudin : Franc-maçon. Membre du cabinet Waldeck-Rousseau.

 

Alphonse Baudin (1811-1851): Franc-maçon. Initié le 15 juin 1842 à la Loge maçonnique « Le Temple des Amis de l’Honneur français », orient de Paris, loge suspendue en 1846, à la demande du préfet de police. Médecin. Elu député aux législatives en 1849, Meurt sur les barricades en 1851. A une femme qui disait aux députés souhaitant la résistance des Parisiens face au coup d’Etat de Napoléon : « Croyez-vous que nos hommes vont se faire tuer pour que vous conserviez vos vingt-cinq francs ? », Baudin aurait répondu : « restez et vous verrez comment on meurt pour vingt-cinq francs. ».

 

Adolphe François Henri Bauër, dit Henry Bauër (1851-1915): Ecrivain, polémiste, critique et journaliste. Né de la liaison d’Alexandre Dumas père avec Anna Bauër, une juive allemande du pays de Bade. Le 18 mars 1871, il est nommé capitaine de la Garde nationale à l’état-major du général Eudes. Le 10 mai il est nommé commandant de la sixième Légion fédérée de la Commune, et le 22 mai, chef de l’état-major général du capitaine Réfère. A écrit en 1895 : Mémoires d’un jeune homme.

 

Baumann : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

François Achille Bazaine (1811-1888) : Maréchal. Monarchiste. A contribué à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Commande le 3° corps d’armée pendant la guerre de 1870, puis l’armée du Rhin. Capitula à Metz en octobre 1870. Franc-maçon. En 1834, son père, Pierre Dominique Bazaine, appartenant à la loge « Les Commandeurs du Mont Thabor », à laquelle son fils fut initié, si on en croit une lettre conservée au Musée de la Légion étrangère.

 

Charles de Beaufort : Cousin d’Edouard Moreau. Capitaine d’un bataillon de fédérés, accusé de trahison par des fédérés du 66° Bataillon, il est fusillé le 24 mai 1871.

 

Charles Beauvoir : Membre de l’AIT, a annoncé la république le 4 septembre 1870, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Lyon.

 

Becourt : Franc-maçon. Membre du Conseil de l’Ordre. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Armand Bedarride :

 

Marie Virginie Bediez, Vice : dite « la colonelle Vignot ». Blanchisseuse. Elle suivait son amant, le capitaine Vignot, du 170° Bataillon, sur la barricade de l’église Saint-Ambroise.

 

Henri Bellenger : Un des rédacteurs du Cri du Peuple (tiré à 50000, 80000, voire 100000 exemplaires pour 18 numéros du 22 février au 12 mars 1871 et 65 numéros du 21 mars au 23 mai 1871). Collaborateur du Vengeur. Auteur d’un article où il expose à la Commune de Paris un programme d’éducation des futurs travailleurs.

 

Eugène Bennière : Membre de l’Association Internationale des Travailleurs, proudhonien.

 

Edmond Benoît-Lévy :

 

Marie Bequet Devienne, née de Vienne (1854-1913) : Grande bourgeoise bourguignonne. Traumatisée dès sa jeunesse par les nombreux morts de la Commune. Franc-maçonne. Le 14 mars 1893 a lieu la première tenue de la première loge du Droit Humain chez elle : elle est initiée au grade d’apprenti avec onze femmes : Clémence Royer, Anna Feresse-Deraismes, la sœur de Maria Deraismes, Louise David, Marie Pierre, Marie Georges-Martin, épouse du docteur Georges Martin, Julie Pasquier, Eliska Vincent, Florestine Mariceau, Myrtille Reugnet, Charlotte Duval, Maria Martin) et un homme (Maurice Lévy). Les membres de ce groupe sont reçus compagnons le 24 du même mois, puis maîtres le 1° avril.

 

Jules Henri Marius Bergeret (1830-1905) : Franc-maçon. Ouvrier typographe. Correcteur d’imprimerie. Un des responsables militaires de la Commune de Paris, destitué pour incompétence. Membre du Comité central de la Garde Nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il est nommé délégué à la commission de la Guerre et à la commission exécutive. Le 2 avril, la Commune le nomme commandant en chef de la place de Paris. Membre de l’AIT. Condamné à mort par contumace, il finit ses jours à New-York. Initié en 1864 à la loge « Les Sept Ecossais Réunis », radié en 1868. Réfugié à Jersey, où il tient un atelier de photographie, il s’affilie aux « Amis de la Vérité » (Rite Ecossais).

Il demanda audience à Thiers pour demander sa grâce. Thiers lui lança : « Grand gamin ! On a donc oublié de vous fusiller ? ». Thiers appela Barthélémy-Saint-Georges et souffla : »Faites-le passer en Angleterre. Je le ferai juger par contumace. Il sera condamné à mort : cela plaira aux militaires et lui sauvera la peau. »

 

 

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