(Partie 38) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
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Etienne Jacques Joseph Macdonald, duc de Tarente (1765-1840) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié en 1797 à la Loge « Le Centre des Amis » à Paris. Il fut nommé Deuxième Grand Expert du Grand Orient le 23 brumaire an XIII et Grand Administrateur de la Grande Loge Symbolique en 1813. Il continue sa carrière maçonnique sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Il était 33° et Vénérable d’Honneur de plusieurs loges régimentaires.
James Hector Macleane (aussi écrit Mac Lean) :
Stanislas Marie Maillard dit « Tape-Dur » (1763-1794) : Huissier de profession. Participe à la prise de la Bastille. Membre de l’Assemblée. Franc-maçon. Un des ascendants d’Edith Piaf.
Augustin Joseph de Mailly, Mailly d’Hautcourt (1708-1794) : Franc-maçon. Officier. Député de Péronne, représentant la noblesse en 1789. Emigre dès septembre 1789. Membre honoraire de la Loge « La Tendre Fraternité », orient du régiment Royal-Pologne-Cavalerie (1784).
Marie François Pierre Gauthier de Biran, dit Maine de Biran (1766-1824) : Député de la Dordogne aux Anciens (An V). Franc-maçon. Membre de la Loge « La Fidélité » en 1813, à Bergerac. Membre de la loge « L’Héroïsme », orient de Beauvais. Grand officier du Grand Orient (1820-1824).
Comte Joseph Marie de Maistre (1753-1821) : Avocat général, substitut. Il se fixa à Lausanne pendant la Révolution. Théocrate catholique. Contre-révolutionnaire. Maçon mystique. Ecrivain. En 1774-1779, membre de la Loge « Saint Jean des Trois Mortiers » à Chambéry, qui dépend de la Grande Loge de Londres, dont il fut vénérable. Il rallie en 1788 la loge « La Parfaite Sincérité », loge de la maçonnerie mystique, sous le patronage du Directoire Ecossais de Lyon gouverné par Jean-Baptiste Willermoz et affiliée à l’Ordre allemand de la Stricte Observance Templière. Entre dans l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte.
Michel Ange Bernard de Mangourit du Champ-Daguet (1752-1829) : Famille noble. Militaire. Consul à Charlestown (Amérique). Destitué en 1794. Franc-maçon. Il eut pour ami le franc-maçon Court de Gébelin et comme adversaire le franc-maçon Joseph de Maistre. Fondateur de la loge « L’Egalité », orient de Rennes, le 22 mai 1775, avec 35 frères. Fut officier du Grand Orient de France. Deux fois vénérable et Très Sage de la loge et du Chapitre du « Mont Thabor ». A établi un rite particulier, celui de Sublimes Elus de la Vérité, à Rennes. Il a aussi créé une société androgyne dans la loge et le chapitre de « Mont Thabor », le chapitre métropolitain des « Dames Ecossaises » ;
Jean Paul Marat (1743- assassiné le 13 juillet 1793 par Charlotte Corday) : Franc-maçon. Membre d’une loge anglaise dès 1787. Loge « King Head Jerrard Street Soho » initié à Londres en 1769, Loge affiliée à la Grande Loge de Londres. Il passe maître le 15 juillet 1774. Fut admis en visiteur en Hollande le 11 octobre 1774 à, la loge « La Bien-Aimée ». Ne semble pas avoir fréquenté les loges françaises. Fondateur de l’Ami du Peuple.
François Séverin Marceau (1769-1796) : Général. Commandant en chef de l’armée de Sambre-et-Meuse. Franc-maçon. Maréchal d’Empire.
Sylvain Maréchal (1750-1803) : Avocat au Parlement. Publie L’Almanach des Honnêtes Gens, qui fut condamné à être brûlé par main de bourreau et son auteur emprisonné à Saint-Lazare (1783). Collaborateur de la rédaction du Manifeste des Egaux avec François Noël, dit Gracchus Babeuf (1760-1797), révolutionnaire ; une demande d’initiation de Babeuf était sous le maillet, lorsque celui-ci se poignarda avant de monter à l’échafaud. Maréchal est l’auteur de : La fête de la Raison (1794) et d’un Dictionnaire des athées anciens et modernes (1800) . Franc-maçon. Membre de la loge « La Fidélité », orient de Paris.
Maréchaux d’Empire : Sur vingt-six maréchaux, quinze seront francs-maçons, dont la plupart furent initiés avant le 18 brumaire. Parmi eux : Augereau, Bessières, Brune, Lannes, Lefebvre, Moncey, Masséna, Maison, Murat, Jourdan, Ney, Kléber, Marceau, Hoche et Pichegru.
Jean François Marmontel (1723-1799) : Cofondateur de l’Observatoire littéraire (1746), secrétaire des bâtiments (1753), grâce à Madame de Pompadour, élu à l’Académie française le 23 novembre 1772, rédacteur du Mercure (1758-1760) et de nouveau en 1789. Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris. Fils d’un petit tailleur de Bort-les-Orgues. Encyclopédiste, historien, conteur, romancier, grammairien et poète, dramaturge et philosophe. Proche de Voltaire et ennemi de Rousseau.
Claude François Adrien marquis de Lezay Marnésia (1735-1800) : Militaire, agriculteur, poète utopiste d’origine Lorraine. Il a rédigé les articles « Voleur » et « Manstupration » (masturbation) pour l’Encyclopédie de Diderot. Bien avant la Révolution, il abolit la corvée, demanda la suppression des taxes féodales et une répartition des impôts entre toutes les classes. En 1788, il publia un Mémoire pour le peuple français. Député de la noblesse aux Etats-généraux, il fut l’un des premiers à quitter la Chambre du second Ordre pour se joindre au Tiers-Etat. Franc-maçon.
Claude Eustache Marolle (1753-1794) : Député du clergé de Saint-Quentin aux Etats-généraux, il se joignit au Tiers dès le 15 juin 1789. Il agit en faveur de ses confrères en leur faisant obtenir un traitement de 1500 livres. Evêque constitutionnel de l’Aisne, il abdique en novembre 1792. Mourut d’un mal contracté au chevet des malades. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Humanité’ », orient de Saint-Quentin (1786-1787).
Jacques, dit dom Jaime, Joachim de La Tour de La Caze, dit Joachim Martinez de Pasqually (1710 ou 1727-1774) : Philosophe. Thaumaturge, théosophe et mage. Auteur de : Traité de la Réintégration des Etres créés dans leurs primitives propriétés, vertus et puissances spirituelles divines (édition en 1842). Franc-maçon. Fondateur de la loge « La Perfection Elue Ecossaise », orient de Bordeaux (1763), qui ne fut pas reconnue par la Grande Loge. La Grande Loge lança contre son fondateur, le 12 décembre 1765, un décret. S’embarque le 6 mai 1772 à Bordeaux pour Saint-Domingue, pour recueilli la succession d’un parent. Fondateur et Premier Grand Souverain de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers en 1761, où n’étaient admis que les maçons réguliers parvenus au grade de maître.
André Masséna Duc de Rivoli, prince d’Essling (1756-1817) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Le 13 avril 1784, Masséna est reçu apprenti dans la loge « Les Elèves de Minerve » à Toulon. Sa progression au sein de la hiérarchie de cette loge est si rapide qu’il en devient maître de cérémonie le 5 juillet de la même année. Il est reçu chevalier rose-croix au chapitre du « Saint Sépulcre de Jérusalem en Palestine » le 18 septembre 1785, également à Toulon. Le 27 septembre 1787, le Grand Orient allume la loge de « La Parfaite Amitié » au sein même du régiment Royal-Italien, dont Masséna devient le vénérable fondateur. Grand Administrateur du Grand Orient de France. Il y sera premier maillet jusqu’à sa démission de l’armée en 1789. En 1804, année pendant laquelle il est nommé maréchal, il participe à la réorganisation des obédiences françaises. Alexandre Roëttiers de Montaleau (1748-1807), directeur de la Monnaie et grand officier du Grand Orient de France, le sollicite pour offrir à Joseph Bonaparte le titre de grand maître de cette obédience. En novembre 1804, Masséna devient grand représentant du grand maître du Suprême conseil. A ce titre, il sera l’un des négociateurs du concordat établi entre le Grand Orient de France et le Suprême conseil. Sous l’Empire, il sera membre de la Sainte Caroline, une loge parisienne très sélective et particulièrement recherchée pour sa mondanité. Il sera également « vénérable d’honneur » dans différents ateliers maçonniques, comme « Les Frères réunis » à Paris, « La Parfaite Amitié » à Toulon, « L’Etroite Union » à Thouars ou encore « Les Vrais Amis réunis » à Nice.
Jérôme Pélagie Masson du Meslay (1742-1798) : Magistrat, président de la Chambre des comptes de Paris, musicien amateur. Franc-maçon. Il fut d’abord membre de la loge des « Neuf Sœurs. » Il fit partie des huit frères qui, le 7 avril 1778, furent chargés d’accueillir et de préparer Voltaire pour son initiation. Il fréquente ensuite la loge « L’Olympique de la parfaite estime », où sa présence est attestée entre 1783 et 1786, et dont il fait partie des premiers membres. Cette loge comptait 39 membres identifiés. Elle était à l’origine d’une société de concert appelée la « Société Olympique », dont tous les membres devaient être maçons. Elle comptait en 1786, 438 membres et était doublée d’une « loge d’adoption », qui permettait aux épouses des frères d’assister aux concerts avec eux. Son épouse, Laurence Marie Magon de La Balue, dite la « présidente Meslay », en faisait partie. Ces loges forment alors un réseau dense, lié par des intérêts communs dans les affaires et les finances, dans les métiers, et dans les familles. Les financiers, les intellectuels et les musiciens y étaient très représentés. Issu d’une famille de marchands bourgeois.
Jean Mathéus (1754-1823) : Négociant allemand installé à Rouen en 1785. Franc-maçon. Porteur du grade de Chevalier Rose-Croix à cette date, il devient vénérable d’une loge bleue, « L’Ardente Amitié ». Il est rejeté par les deux loges aristocratiques de Rouen, du Grand Orient, « La Céleste Amitié » et « La Parfaite Union ». Il instaure à Rouen le Rite Hérodom de Kilwinning. La destinée maçonnique de Mathéus est caractéristique de la mentalité de nombreuses figures maçonniques de la fin du XVIII° siècle, portées par l’ambition sociale.
Comte Jean Frédéric Phélypeaux de Maurepas (1701-1781) : Ministre. Franc-maçon. Membre de la loge des « Amis réunis ».
Etienne Nicolas Mehul (1763-1817) : Franc-maçon. Auteur du Chant du Départ composé en 1794 sur des paroles de Chénier. En 1786, membre de la Société Olympique, souchée sur la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime ». En 1808, la Loge du « Grand Sphinx », dont il est mentionné qu’il était membre, a organisé une cérémonie funèbre pour Henri-Nicolas Belleteste, membre de l’Institut d’Egypte, et c’est Mehul qui a composé la musique de la Scène lyrique écrite à cette occasion. Par ailleurs, sur la musique du Chant du départ, on trouve dans le Nouveau Recueil des Cantiques, Hymnes et Chansons maçonniques de P. Orsel (1867), un Hymne à la Nature pour l’installation d’un Loge.
Louis Sébastien Mercier (1740-1814) : Père marchand fourbisseur. Avocat (1773). Se réfugie en Suisse. De retour à Paris en 1781. Il se mêle aux « déjeuners maçonnico-philosophiques » et se lie avec Cubières, Delisles de Salles, Grinod de La Reynière, Fontanes, Palissot, Beaumarchais, Colin d’Harleville, Cazotte, Anarcharsis Cloots, et surtout Restif de La Bretonne. En 1789, il prend parti pour la Révolution. Il donne dans le journalisme avec Carra (Annales patriotiques et littéraires), Condorcet, Dussaulx, Collot d’Herbois (Chroniques du mois). Ardent rousseauiste. Jacobin, puis girondin. Se lie avec Louvet, Brissot, Marat, Robespierre. Député de Seine-et-Oise à la Convention, non régicide. Arrêté le 6 octobre 1793. Libéré, il entre au Conseil des Cinq-Cents. En 1795, il entre à l’Institut, avec Volney, Garat, Cabanis, Lakanal. Auteur de : « L’An 2440 » (1771), roman progressiste d’anticipation, et le Tableau de Paris (1781), peinture de l’inégalité sociale du siècle. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs » (tableaux annuels de 1778 à 1783). Il concourt au réveil de la loge en 1805, et est inscrit sur le tableau de 1806. Il apporta sa collaboration au Cercle Social et à la Bouche de Fer de Nicolas de Bonneville.
Philippe Antoine comte de Merlin dit Merlin de Douai (1754-1838) : Avocat. Député représentant la noblesse en 1789. Ministre de la Justice. Conventionnel. Réclame, dès le 1° octobre 1792, l’exécution du roi. Franc-maçon. Son affiliation à la Loge « Le Centre des Amis » fut acceptée, puis refusée. Comme il s’agit d’une affiliation, il devait déjà être maçon. Grand Officier d’honneur du Grand Orient en 1804.
Antoine Christophe Merlin dit Merlin de Thionville (1762-1833) : Franc-maçon. Membre de la loge « Le Centre des Amis », orient de Paris. Son affiliation fut acceptée, puis refusée (1796).
Mery d’Arcy :
Jean Meslier (1664-1729) : Curé de la paroisse d’Etrépigny, près de Mézières, dans les Ardennes, auteur d’un volumineux Mémoire des pens ées et des sentiments de Jean Meslier, prêtre, curé d’Etrépigny et de Balaives,… où l’on voit des démonstrations claires et évidentes de la vanité et de la fausseté de toutes les religions du monde pour être adressé à ses paroissiens après sa mort, et pour leur servir de témoignage de vérité à eux, et à tous leurs semblables, posthume, dans lequel il fait profession d’un virulent athéisme.