(Partie 30) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
Jean Jacques Régis de Cambacérès, prince-duc de Parme (1753-1824) : Conseiller à la cour des comptes de Montpellier (1789). Député (1791). Conventionnel et président de l’assemblée. Second Consul. Archichancelier de l’Empire. Pair de France (1815). Ministre de la Justice. Membre de l’Académie française (1803). Homosexuel notoire. Son homosexualité et son goût pour les jeunes garçons est assez notoire, bien que non attesté : alors que Cambacérès arrivait en retard, disant à l’empereur qu'il avait été retenu par des dames, Napoléon aurait eu ce bon mot : « Quand on a rendez-vous avec l'Empereur, on dit à ces dames de prendre leurs cannes et leurs chapeaux et de foutre le camp ». On cite aussi l'anecdote selon laquelle Talleyrand, voyant passer les trois consuls Bonaparte, Cambacérès et Lebrun les nomma hic, haec, hoc (en latin : celui-ci, celle-là, ça), faisant référence à l'homosexualité de Cambacérès et à l'insignifiance de Lebrun. Il avait reçu le sobriquet de « Tante Hurlurette ». Franc-maçon. Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France de 1806 à 1815, comme suppléant du roi Joseph Bonaparte. Plus de 1200 loges furent constituées sous son mandat. Il fut reçut maçon avant la Révolution, à la Loge « Ancienne et de la réunion des Elus », à l’orient de Montpellier, avec son ami le chimiste Chaptal. A la veille de la Révolution, il est Chevalier Rose-Croix. Il est vénérable de la loge « Saint Jean de la Grande Maîtrise » à l’orient de Paris. 33°. Membre du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Il est artisan avec son ami Roëttiers de Montaleau du renouveau de la maçonnerie après 1799. Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France (1° juillet 1806-février 1818). Grand Maître du Rite Ecossais Philosophique (1807). Grand Maître des Directoires Ecossais du Rite Ecossais Rectifié (1808). Grand Maître du Rite Primitif (1807). Souverain Grand Commandeur d’honneur du Suprême Conseil de France (7 mai 1821-8 mars 1824).
Louis François Elie Camus de Pontcarré (1746-1810) : Franc-maçon. Membre du Parlement de Normandie, depuis 1764, puis Premier Président du même Parlement le 12 août 1782. Le 3 mai 1777, il est l’un des fondateurs et secrétaire de la loge des « Amis Réunis ». Il est l’un des premiers souscripteurs en 1780, de la Société Philanthropique. A Paris, il fréquente Savalette de Langes et Saint-Martin. Martiniste, il participe en 1785 aux travaux des Philalèthes et est délégué auprès de Savalette, de Joseph de Maistre, de Saulx de Tavannes et de Virieu. Membre honoraire de la « Céleste Amitié » de 1783 à 1787, il fréquente les tenues des « Bons Amis ». Bien qu’ayant maçonné avec de futurs révolutionnaires radicaux dans le temple des « Bons Amis », son action politique va être motivée par une détermination farouche contre les réformes politiques engagées par la Révolution. Emigré, il participe à la propagande contre-révolutionnaire à Rouen où il entretient un réseau d’agents royalistes menés par un ancien procureur, Pottier, qui fut maçon dans la même loge que lui.
Amélie Julie Candeille (1767-1834) : Franc-maçonne. En 1781, encore très jeune, elle fut initiée dans la loge « La Candeur », où elle rencontra un certain nombre d’auteurs de théâtre, comme Olympe de Gouges, son amie, mais aussi des personnages influents susceptibles de favoriser sa carrière artistique dans l’univers complexe de la mondanité parisienne et des intrigues de l’ancien régime agonisant. Elle épousa les idéaux révolutionnaires issus des loges d’Adoption. Elle se lia d’amitié avec Brissot, Condorcet, l’abbé Grégoire et même Robespierre. On lui prêtait Vergniaud, Girondin, comme amant.
François Joseph Philippe de Riquet de Caraman Vicomte de Caraman : (1771-1843) Franc-maçon. Agent de Louis XVI auprès du roi de Prusse, membre de la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime ». Il émigra durant la révolution, revint en France pendant l’Empire.
Joseph Carez (1752-1801) : Imprimeur. Député de la Meurthe à la Législative de 1791. En 1800, rallié à Napoléon Bonaparte, il est nommé sous-préfet de Toul. Franc-maçon. Figure en 1792 sur les tableaux de la loge « L’Amitié Bienfaisante », orient de Bar-le-Duc.
Lazare Nicolas Marguerite Carnot dit « Le Grand Carnot » (1753-1823) : Dès l’Ecole militaire, rendra visite à Rousseau.
Giovanni Jacopo Casanova de Seingalt, dit Casanova (1725-1798) : Franc-maçon. Initié à Lyon en 1750, il passa ses deux autres grades à Paris dans une loge anglaise. Fin avril, il devient compagnon à Paris, dans la loge du Comte de Clermont. Début 1751, il est exalté maître. La maçonnerie n’est pas considérée alors comme une société « initiatique », mais d’abord comme une forme originale de sociabilisassion rassemblant des élites. Il aurait été Rose-Croix. Concernant le secret maçonnique, Casanova a écrit : « Le secret de la Maçonnerie est inviolable par sa propre nature puisque le maçon qui le sait ne le sait que pour l’avoir deviné. Il ne l’a appris de personne. Il l’a découvert à force d’alller en loge, d’observer, de raisonner et de déduire. Ce secret sera donc toujours un secret. ».
César François Cassini (1716-1784) : Franc-maçon. Membre de la Loge « La Philosophie » en 1779 à Paris. Il fut l’initiateur de la Carte de France en 180 feuillets, publiée de 1744 à 1793, et terminée par son fils Jean Dominique Cassini
Joseph Louis Robert de Lignerac, comte de Caylus (1764-1823) : Lieutenant général. Député aux Etats-généraux par la noblesse de Saint-Flour. Vote à droite. Pair de France en 1815. Franc-maçon. Appartenait en 1786 à la loge parisienne « L’Olympique de la Parfaite Estime » et à la « Société Olympique. »
Jacques Cazotte (1719- guillotiné le 17 octobre 1792 à Dijon) : Homme de lettres. Commissaire de la Marine, contrôleur des Iles du Vent (1742). Auteur de « Le Diable amoureux » (1772). Franc-maçon. Chevalier Maçon Elu Cohen de l’Univers (1778-1784). Membre de l’Ordre Martiniste (1775).
Jean François Chalgrin (1739-1811) : Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Cœurs Simples de l’Etoile Polaire » à Paris, en 1777, après son admission à l’Académie d’architecture en 1770. Auteur du Collège de France et des dessins des plans de l’Arc de Triomphe.
Armand Charles Augustin de la Croix, Duc de Castries (1756-1842) : A participé à la guerre d’indépendance des insurgents américains. Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Bons Amis ».
Jacques Antoine Marie de Cazalès (1757-1805) : Franc-maçon royaliste. Membre de la loge des « Dragons Unis » (tableau de 1787). Familier du salon Polignac, membre des Amis de la Constitution monarchique, il fait preuve d’opinions extrêmes en faveur de l’Ancien régime. Député de la noblesse des pays de Gaure, Rivière-Verdun, etc. aux Etats-généraux. Il émigre définitivement en 1792, devenant un agent secret du futur Louis XVIII.
Joseph Antoine Joachim Cerutti (1738- le 4 février 1794) : Ancien jésuite. Littérateur. Professeur. Député à l’Assemblée législative (1791). Fut employé par Mirabeau à la préparation de ses discours. Prononça l’éloge funèbre de Mirabeau. . Franc-maçon. Membre de la Loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris.
Augustin Jean François Chaillon de Jonville :
Sébastien Roch Nicolas de Chamfort (1740-1794) : Moraliste. Se suicida pour éviter d’être guillotiné sous la Terreur. Franc-maçon. Initié à la franc-maçonnerie en 1778, loge les « Neuf Sœurs ».
Anne Clément Félix Champion de Villeneuve (1759-1844) : Fils d’un valet de chambre du roi. Avocat au Parlement. Ministre de l’Intérieur du 21 juillet 1792 au lendemain du 10 août. Franc-maçon. Reçu à L’Aménité, à l’orient de Paris le 5 janvier 1784. Membre de la loge « Modération », dont il, fut un des fondateurs. Puis membre des loges « La Concorde », « Anacréon », « Sainte Thérèse des Amis de la Constance », dont il fut député en 1822 et 1823.
Jean Antoine Chaptal comte de Chanteloup (1756-1832) : Chimiste. Il créa en France les premières fabriques de produits chimiques et fonda la première Ecole des Arts et Métiers. Franc-maçon. Initié avant 1789 à la loge « La Parfaite Union » à Montpellier.
Charles Philippe de France, comte d’Artois, roi sous le nom de Charles X (1757-1836) : Cinquième fils de Louis de France, dauphin de France (fils de Louis XV). Sacré et couronné roi de France le 29 mars 1825. Roi de France de 1824 à 1830. Il aurait fréquenté les loges maçonniques avant de monter sur le trône. Il aurait été initié en 1784 en même temps que son frère, le comte de Provence, futur Louis XVIII. A son avènement, on rappela dans de nombreuses loges qu’il avait été franc-maçon avant la Révolution.
Charles, duc de Berry (1778-1820) : Second fils de Charles X. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Trinité ». De 1792 à 1797, il servit dans l’armée de Condé, puis passa en Grande-Bretagne.
François Athanase de Charrette de la Contrie, appelé Monsieur de Charrette (1763-1796) : Vendéen. Franc-maçon. Affilié à une loge de Nantes. Fusillé en 1796.
Duc de Chartres :
Duchesse de Chartres : Franc-maçonne. Membre de la Loge « La Candeur ».
Armand Marc Jacques marquis de Chastenet de Puységur (1751-1825) : Franc-maçon. Membre de la Loge « La Candeur » et de la « Société Olympique (1778 et 1786). Officier d’artillerie. Un des plus célèbres disciples de Mesmer. Il laissa le souvenir d’un magnétiseur remarquable.
Alexandre Paul Guérin de Châteauneuf Randon, marquis de Tournel (1757-1816) : Sous-lieutenant de dragons. Député suppléant de la noblesse du Gévaudan, siège dès août 1789 à la place de son oncle émigré. Vote à gauche et siège dans les rangs de la Montagne. Conventionnel régicide. Il fut surnommé le « marquis rouge » et se fit remarquer pour son zèle antireligieux. Membre du Comité de Sûreté générale, représentant en mission. Général sous le Directoire. Préfet sous le Consulat. Franc-maçon. Vénérable de la loge « L’Heureuse Rencontre », orient de Limoges en 1783.
Pierre Gaspard Chaumette, dit « Anaxagoras » : (1763- guillotiné le 24 germinal an II, 13 avril 1794, à Paris) : Fils d’un cordonnier nivernais. Procureur de la Commune de Paris. Conventionnel. Membre du Club des Cordeliers et de la Commune de Paris. Fit fermer les églises de Paris en promouvant le Culte de la Raison. Ami de Hébert, guillotiné avec lui en mars 1794. Son procès a été inéquitable et truqué. Il fut jugé pour « conspiration contre la république » et pour avoir « cherché à anéantir toute espèce morale, effacer toute idée de divinité et fonder le gouvernement français sur l’athéisme ». Franc-maçon à Nevers, avant la Révolution. Un des orateurs les plus écoutés des Cordeliers, il sera très actif dans la préparation des journées des 20juin et 10 août 1792. Ardent déchristianisateur. Ses discours étaient nettement « hermétistes ».
Jean Baptiste Chaussard (1729-1818) : Architecte du roi. Père du révolutionnaire Pierre Jean Baptiste Chaussard. Franc-maçon. Affilié, dès 1773, à la puissante loge de l’ « Etoile polaire », où se réunissent entre autres Dumont et Nicolas Le Camus de Mézières. En 1776, on les retrouve parmi « Les Cœurs simples de l’Etoile polaire », entourés de Jean François Chalgrin, Augustin Pajou, Charles De Wailly, Pierre Louis Moreau-Desproux et Henry de Mars. Il semble avoir approuvé les idées révolutionnaires de son fils, ce qui lui évitera la guillotine.
François, marquis de Chefdebien d’Armisson (1754-1814) : Chevalier de Malte. Colonel de chasseurs au service de Malte. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Amis Réunis », orient de Paris (1781-1788), chapitre « Les Amis Réunis », vallée de Paris (1788). Député du Grand rient au convent de Lyon (1778). Fondateur du Rite Primitif (Philadelphes de Narbonne).
Maria Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini, connu sous le nom de Luigi Cherubini (1760-1842) : Musicien italien, naturalisé français. Franc-maçon, vers 1784, de la Loge « Saint-Jean de Palestine », à Paris. En 1786, il compose une cantate pour la Loge « l’Olympique de la Parfaite Estime ».
Joseph de Boulogne Chevalier Saint-Georges (1745-1799) : Fils d’un ancien conseiller au Parlement de Metz, devenu planteur en Guadeloupe, Guillaume Pierre George de Boulogne-Tavernier Saint-George, et d’une esclave noire, Nanon. Excellent escrimeur il est, en tant que musicien, le « Mozart noir » ou le « Voltaire de la Musique ». Pour défendre la Révolution, il crée un régiment de hussards composé uniquement de noirs et de métis : la « Légion de Saint-Georges ». Surnommé « l’Inimitable », en raison de ses dons multiples. S’associe avec le frère Gossec pour fonder le Théâtre des Amateurs, et le frère Choderlos de Laclos qui lui écrit le livret de son premier opéra : Ernestine. Compositeur de recueils, sonates, concertos, symphonies, etc. Franc-maçon. Membre de la Loge des « Neuf Sœurs » du Grand Orient de France, il fut sans doute l’un des rares anciens esclaves à être reçu maçon.
Mélanie de Choiseul : Franc-maçonne.