(Partie 27) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
B
Babeuf :
Jean-Jacques Bacon de la Chevalerie (1731-1821) : Lieutenant général. Mousquetaire de la garde du roi (1747). Capitaine général des troupes de Saint-Domingue (1789), avec le titre de Lieutenant général, grade confirmé en 1790. Défenseur des intérêts des « Grands Blancs » de la colonie de Saint-Domingue. Dans les années 1760, on le trouve dans l’entourage de Martines de Pasqually, qui le nomme président du tribunal des Elus Cohens (Substitut Universel du Grand Maître des Elus Cohens). Franc-maçon. Initié en 1748. Orateur, puis vénérable, de la loge militaire ambulante « Saint-Jean de la Gloire ». Vénérable de la loge « La Félicité » orient de Paris (1762). Vénérable de la loge militaire « Saint-Jean de la Gloire », orient de Lyon (1764). En 1764, il participe à Rouen à la fondation et aux travaux de « l’Unité », loge d’avocats du Parlement de Normandie, dont il devient le représentant auprès de la Grande Loge. Il participe activement à la naissance du Grand Orient (1771-1773), dont il est Grand Orateur. Son action est marquée par une volonté de préserver le caractère nobiliaire de l’Art Royal. Il est aussi un des initiateurs de la maçonnerie d’adoption. Un des fondateurs de la loge militaire « La Candeur », orient de Paris (1775-1781). Membre de la loge « Les Neuf Sœurs », orient de Paris (1778). Officier d’honneur du Grand Orient sous l’Empire. Eques ab apro à la Stricte Observance. A été membre de nombreuses loges, dont : « La Fidélité », « La Double Intimité », « Le Centre des Amis » (1796), « Triple Unité Ecossaise » (1809-1810),…
Jean Sylvain Bailly (1736-1793 : guillotiné au Champ de Mars à Paris le 12 novembre) : Franc-maçon. Célèbre astronome et académicien, membre de la Loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris. Auteur de Lettre sur l’origine des Sciences (1777) et L’Atlantide de Platon (1779). Maire de Paris du 15 juillet 1789 à 1791. Président de la Constituante. Membre de l’Académie des Sciences (1763). Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1785). Membre de l’Académie française (1784). Député de Paris, président de l’Assemblée Constituante (1789). Il présida la fameuse séance du Jeu de Paume. Arrêté après le 10 août 1792, condamné pour avoir favorisé la fuite du roi Louis XVI à Varennes-en–Argonne et pour complot contre la sûreté du peuple, il périt sur l’échafaud. On lui reprocha lors de son procès (19-20 brumaire an II) ses relations avec La Fayette et le frère Cailhava de L’Estandoux, dramaturge et théoricien du théâtre.
Bernard François Balssa, dit de Balzac (1746-1829) : Directeur des Vivres. Père d’Honoré de Balzac. Juriste. Secrétaire au Conseil du roi. Franc-maçon. Membre de la loge « La Parfaite Union », orient de Tours.
Charles Louis Balzac (1752-1820) : Architecte. Dessinateur, peintre. Il a accompagné Bonaparte en Egypte. Franc-maçon. Membre de la loge « Saint Alphonse des Amis Parfaits de la Vertu », orient de Paris. Membre fondateur de la loge « Le Grand Sphinx », orient de Paris. Auteur de chansons maçonniques.
Jean Baptiste de Arailh
Charles Amable Louis François de Paule Honoré de Barentin (1736-1819) : Conseiller, puis avocat général au Parlement de Paris. Garde des Sceaux de France (1788-1789). Adversaire de Necker. Chancelier de France (1814). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Amis Réunis », orient de Paris (1784).
Bertrand Barère, de Vieuzac (1755-1841) : Franc-maçon. Il appartint, en 1782 et 1789, à la loge « La Paix », orient de Tarbes. Il est inscrit, avant 1789, à la Loge « L’Encyclopédique » de Toulouse, dès sa création en 1787. En 1788, il part à Paris, fréquentant la Société des amis des Noirs et la Loge du « Cercle Social », où il rencontre Mirabeau, Condorcet, La Fayette, Brissot, Pétion et les Orléanistes. Pendant la Révolution, membre du Comité de Salut Public (1793-1795), il sauva nombre de ses frères, parme lesquels le fermier général Savalette de Lange. Juriste. Avocat au Parlement de Toulouse. Avocat méridional, élu à la Constituante, puis à la Convention, où il est une des têtes politiques de la Plaine (la majorité des députés) avant de se rallier – comme elle et jusqu’au 9 thermidor – à Robespierre. Un des orateurs les plus importants de la Révolution. Rapporteur attitré du Comité de salut public. Préside la Convention lors du procès du roi. Son discours emporte la conviction des hésitants tentés par la solution de l’appel au peuple. Surnommé l’Anacréon de la guillotine. Juge au présidial de Tarbes, avocat au Parlement de bordeaux, député de Bigorre aux Etats-Généraux (1789), député des Hautes-Pyrénées à la Convention, aux Cinq Cents, puis à la Chambre des Cent Jours. Elu à la Chambre des Représentants à la Restauration, conseiller général des Hautes Pyrénées (1834-1840). Auteur notamment de Mémoires (1834-1840).
Antoine Pierre Joseph Marie Barnave (1761-1793) :Franc-maçon. Membre de la Loge « Les Amis de la Bienfaisance ». Protestant. Amoureux de la reine. A écrit une Introduction à la Révolution française.
Barnwallde Trimlestown :
Joseph Marie Louis Mathias, Comte de Barral (1746-1816) : Archevêque. Frère cadet du suivant. Pair de France. Franc-maçon. Membre de la loge « La Concorde », orient de Sens (1777). Membre des hauts grades du rite écossais rectifié et du rite français.
Joseph Marie de Barral de Montferrat (1742-1828) : Frère aîné du précédent. Président du Parlement de Dauphiné. Premier maire élu de Grenoble (15 février 17910). Chevalier de l’Empire (1808). Franc-maçon. Membre de la loge « La Bienfaisance », orient de Grenoble (1768) et de la loge « Les Cœurs Constants », orient de Grenoble (1780). Elu Cohen.
Paul François Jean Nicolas vicomte de Barras (1755-1829) : Franc-maçon. Député à la Convention. Vota la mort de Louis XVI. Homme-clé de la transition vers le Directoire. Fréquente, de 1783 à 1789, la cantatrice Sophie Arnould. Il adhère à cette époque à la franc-maçonnerie, puis au club des Jacobins et se lance en politique comme, républicain.
Augustin Barruel (1741-1820) : Issu d’une famille noble. En 1781, il publie des lettres anti-lumières contre les Encyclopédistes. Prêtre jésuite, essayiste et polémiste catholique. Ses travaux consistent à montrer que la Révolution française n’a pas été un mouvement de révoltes spontanées du peuple, mais un processus organisé pendant plusieurs décennies dans des loges et dans des clubs (en particulier celui des Jacobins) afin de permettre à la bourgeoisie libérale de s’emparer du pouvoir. Il s’exile à Londres en 1792. Il est hébergé par le philosophe Edmund Burke qui, bien que franc-maçon, le félicitera pour son Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, pourtant antimaçonnique. Ces Mémoires développent la thèse d’une Révolution antichrétienne fomentée par les philosophes, les francs-maçons et les juifs. Augustin Barruel déclare avoir été lui-même reçu en loge.
Nicolas Baudeau (1730-1792) : Théologien. Economiste. Journaliste. Physiocrate. Franc-maçon. Il appartint à la loge parisienne de Pingré, « Les Cœurs Simples de l’Etoile Polaire », à partir de 1782. Haut-gradé. Devenu fou dès 1790, il connaît une fin tragique puisqu’il se suicide à Paris en 1792.
Christophe Jean Baur :
Jacques Amable Gilbert Baynaguet de Saint-Pardoux, Marquis de Pennautier (1752- ?) : Mousquetaire noir. Franc-maçon. Loge « L’Union Désirée », orient de Paris (1775).
Louise Marie Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon (1750-1822) : Sœur de Philippe duc d’Orléans. Epouse du prince de Condé. Mère du duc d’Enghien, fusillé par Napoléon. Franc-maçonne. Grande maîtresse des loges d’adoption.
Pierre Dominique Bazaine (1786-1838) : Inspecteur général des Ponts et Chaussées. Père naturel de François Achille Bazaine (1811-1888), maréchal de France. Franc-maçon. Chevalier écossais (1810). Membre de la loge « Palestine », orient de Saint-Pétersbourg. En 1834, il appartenait à la loge « Les Commandeurs du Mont Thabor ».
Saint-Amand Bazard (1791-1832) : Philosophe. Employé aux Octrois à Paris. Carbonaro. Condamné à mort. Disciple de Saint-Simon. Franc-maçon. Fondateur de la loge « Les Amis de la Vérité » (1818). Membre de la Charbonnerie et président de la Vente suprême (1821).
Philippe Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799) : La Statue du 4° arrondissement de Paris représente Beaumarchais effectuant le signe du Bon Pasteur du 18° degré.
François Alexandre Marie de Beauharnais (1714-1799) : Gouverneur général. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Cosmopolites », orient de Paris (1775).
Marquis François de Beauharnais (1756-1846) : Fils de François de Beauharnais. Ambassadeur. Participe à l’insurrection américaine. Député suppléant en 1789, appelé à siéger le 3 novembre 1789, en remplacement de Lally-Tollendal. Major général de l’armée de Condé, ainsi opposé à son frère, général en chef dans les armées de la République. Franc-maçon. Deviendra grand officier d’honneur du Grand Orient. Membre des Loges « L’Amitié Française » à l’orient du régiment de Dragons-Ségur (tableau de 1782) et de « L’Amitié Fraternelle », orient du régiment de Belzunce.
Marie Josèphe Rose de Tascher de la Pagerie dite Comtesse Joséphine de Beauharnais (1763-1814) : Issue d’une famille créole de la Martinique. Son premier mari, Alexandre de Beauharnais, et le frère aîné de celui-ci, François, marquis de Beauharnais, étaient membres des loges « Sainte-Sophie » et « La Fidélité ». Franc-maçonne. Joséphine fut vraisemblablement initiée à Strasbourg, lorsque le général de Beauharnais tenait garnison à l’armée du Rhin. Joséphine prend l’habitude, suivant l’identité de son destinataire, d’ajouter un signe distinctif maçonnique : il s’agit de deux ou trois barres parallèles ou bien de trois points disposés soit en ligne, soit en triangle, soit entre deux barres. Dans une lettre du 17 janvier 1782, adressée à Bacon de la Chevalerie, elle lui écrit : « Cher Frère ». Sous l’Empire, c’est encore en ces termes qu’elle écrit au « Très Illustre Frère » Cambacérès. Devenus impératrice en 1804, s’employa à ranimer la maçonnerie d’adoption, dont elle devint la grande maîtresse. Préside la loge impériale, d’adoption « Les Francs-Chevaliers », lors d’un passage à Strasbourg (1805). Grande Maîtresse de la loge d’adoption « Sainte Caroline ».
Alexandre Francis Marie de Beauharnais (1760-1794) : Il épouse le 13 décembre 1779 à Noisy-le-Grand, Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, mieux connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, future impératrice des Français, dont il eut deux enfants, Eugène en 1781 et Hortense en 1783. Franc-maçon de la loge « La Pureté » à l’orient du Régiment de la Sarre. Membre aussi des loges « Sainte Sophie », orient de Paris (1777), « La Fidélité » , orient de Paris (1780-1782), « L’Olympique de la Parfaite estime », orient de Paris et « La Société Olympique », de Paris (1786). Le baillage de Blois l’envoya comme représentant de la noblesse aux Etats-Généraux, puis à l’Assemblée constituante. Général en chef de l’armée du Rhin (1793). Ministre de la Guerre (1794). Arrêté en janvier 1794, il comparut devant le Tribunal révolutionnaire pour trahison et complicité de conspiration et fut condamné à mort et guillotiné le 5 thermidor an II (23 juillet 1794).
Eugène Rose de Beauharnais (1781-1824) : Fils d’Alexandre de Beauharnais. Beau-fils de Napoléon. Il fut vice-roi d’Italie sous le nom d’Eugène Napoléon. Franc-maçon. Vénérable d’honneur de la loge « Saint Eugène » orient de Paris. Egalement Grand Maître du Grand Orient d’Italie et du Suprême conseil italien.
Charles Marie Auguste Joseph de Beaumont, Comte d’Autichamp (1770-1859) : Capitaine au régiment de Dauphins-Dragons, ouis de la Garde constitutionnelle de Louis XVI. Rejoint l’insurrection vendéenne. Général vendéen. Pair de France (1815). Condamné à mort par contumace en 1833 après l’équipée de la duchesse de Berry. Franc-maçon. Membre de la loge « La Parfaite Union », orient du régiment de Royal-Dragons, d’après le tableau du 23 juillet 1788.
Elie de Beaumont : Avocat de l’affaire Calas. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs ».
Charles Juste prince de Beauvau-Craon (1720-1793) : Membre de l’Académie française (1771). Maréchal de France (1783). Ministre de la Guerre en 1789. Il fut hostile aux idées de la révolution. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Parfaite Intelligence » orient d’Albi. Membre de la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime », orient de Paris et de « La Société Olympique », Paris (1786).
Louis Camille de Bectoz de Vaubonnais ((1749- ?) : Officier. Capitaine au régiment de Bourbon-Infanterie (1780-1783). Franc-maçon. Membre de la loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris (1782).
Bedarride :
Augustin Daniel Comte Belliard (1769-1832) : Chef d’état-major de Dumouriez, général de brigade à Arcole (1796), général de division, comte de l’Empire (1810), pair de France des cent Jours, ambassadeur à Bruxelles (1819). Franc-maçon.
Antonin Louis de Belsunce (ou Belzunse) de Castelmoron (1741-1794) : Maréchal de camp (1781). Emigre en 1791. Chevalier de Saint-Louis. Mort à Deventer (Pays-Bas). Franc-maçon. Avait été vénérable de la loge « L’Amitié Fraternelle », orient de Ségur-Dragons, loge à laquelle appartenait aussi le comte Armand Jules Alexandre Jean de Belzunse. Membre de la loge « L’Olympique de la Parfaite Estime », orient de Paris, et de « La Société Olympique », Paris (1786).
Charles Jean Baptiste Jules Bernadotte, prince de Pentecorvo, devenu Charles XIV Jean de Suède, Charles III Jean de Norvège (1763-1844) : Jacobin. Franc-maçon. Maréchal de France, prince de Pontecorvo, puis roi de Suède, sous le nom de Charles XIV ; initié en France par une loge militaire, devient Grand Maître après son accession au trône de Suède. Il aurait été officier d’honneur du Grand Orient et, en 1785-1786, on le dit initié à « La Tendre Fraternité ». Par deux fois, avant sa carrière suédoise, il utilisa une signature maçonnique : le 2 pluviôse an V, quand il paraphe le Serment de haine à la royauté et à l’anarchie, puis en 1808.
Anne Ferdinand Louis Bertier de Sauvigny (1782-1864) : Colonel (1815). Préfet (1816). Conseiller d’Etat. Député de la Seine (1824). Fondateur du groupement politique « Les Chevaliers de la Foi », mouvement ultra qui eut un rôle important sous la Restauration. Franc-maçon. Membre de la loge « La Parfaite Estime », orient de Paris (1806).
René Antoine Constance, Abbé Bertolico (1741-1812) : Ecclésiastique. Avocat au Parlement (1775). Président de la Commune en 1790, puis chef de division des hôpitaux militaires et ambassadeur à Rome. Il collabora à l’Encyclopédie méthodique et au Répertoire de jurisprudence. Franc-maçon.
Jean Baptiste Bessières duc d’Istrie (1768-1813) : Maréchal de France (1804). Il figure au tableau de l’Ordre sacré des Sophisiens, dont les membres étaient tous Francs-maçons.
François Rose Barthélémy de Bessuejouls, Marquis de Raquelaure (1748- guillotiné le 7 thermidor an II, 25 juillet 1794) : Mestre de camp en second au régiment d’Artois-Infanterie, chevalier de Saint Louis et de Saint Lazare. Franc-maçon. Membre de la loge « La Candeur », orient de Paris (1780-1783).
Pierre de Riel, comte puis marquis de Beurnonville (1752-1821) : Franc-maçon. Vénérable en 1780 de la loge « L’Amitié » à Saint Denis de la Réunion, et en 1815, Grand Maître Adjoint du Grand Orient de France. Maréchal de camp (1792). Ministre de la Guerre (1793). Il combat à Valmy et Jemmapes. Nommé le 4 février 1793, par la Convention, ministre de la Guerre, en remplacement de Pache. Sénateur de l’Empire, ministre d’Etat, comte d’Empire (1808). Maréchal de France (1816). Membre des loges suivantes : Grande Loge provinciale de l’Ile Bourbon et chapitre « La Parfaite Union » (Ile Bourbon). « Les Amis réunis », orient de Paris (1790). « Le Centre des Amis », orient de Paris (1797). Grand Maître adjoint du Grand Orient (1814 et 1821).
Jean Pierre Louis Beyerlé (1738-1805) : Economiste. Franc-maçon. Membre de la loge « La Réunion des étrangers », orient de Paris (1785), de la loge « Les Amis Réunis », orient de Paris (1785), vénérable de la loge « L’Auguste Fidélité », orient de Nancy. Membre de la Stricte Observance, avant et après 1789. Auteur de : Essai sur la Franc-Maçonnerie, ou Du But essentiel et fondamental de la F\ M\ ; de la possibilité & de la nécessité de la réunion des différens Systêmes ou Branches de la M\ ; du Régime convenable à ces Systêmes réunis, & des Loix Maç\ Latomopolis [Nancy], 1784
Chérubin Beyle (1747-1819) : Avocat au Parlement. Père de Stendhal. Franc-maçon. Membre de la loge « L’Egalité », orient de Grenoble (1777, 1784), et de la loge « Bienfaisance et Egalité », orient de Grenoble (1785-1790).