Le secret maçonnique (Partie 42)
On peut déduire qu’en 1944, le Parti Communiste Français n’avait déjà plus une ligne révolutionnaire de renversement de la bourgeoisie, mais les dirigeants étaient déjà prêts à se placer sous la direction de l’idéologie bourgeoise, ceci en brandissant le drapeau de Marx, Engels, Lénine et Staline, pour mieux tromper l’avant-garde ouvrière. Ils étaient prêts à déposer les armes, à renier toute insurrection sociale, et à écraser si besoin les représentants de la ligne révolutionnaire en son sein. Ce reniement se fait souvent au nom d’une « modernisation » du marxisme, d’une lutte contre le « dogmatisme », et d’une mise à jour du marxisme par rapport à une réalité objective qui aurait changé.
Pourtant, fondamentalement, ce qui n’a pas changé, c’est l’existence des classes sociales, et l’exploitation des autres classes, dont le prolétariat, par la classe bourgeoise.
De nos jours, les révisionnistes modernes utilisent les mêmes arguties pour soi-disant réviser le marxisme et lui substituer la collaboration de classe, et donc maintenir la domination de la classe bourgeoise. Cela a été le cas, par exemple, des dirigeants révisionnistes du Parti Communiste du Népal qui, comme le Parti Communiste Français en 1944, a contribué à désarmer le peuple, à interrompre le processus de la guerre populaire, pour mettre le Parti au service de la bourgeoisie.
Dès 1944, les fruits de la victoire, que le peuple français récolta au prix de son sang, furent rapidement usurpés par la grande bourgeoisie. A ce moment là, les dirigeants du Parti Communiste Français, le premier grand parti de France, jouissant d’une forte influence parmi les masses populaires, appliquèrent une ligne déviationniste de droite, faisant croire que l’on peut changer la politique de la bourgeoisie et le système capitaliste par la voie parlementaire.
Aspirant à des postes élevés et à de bons salaires, la clique dirigeante du Parti Communiste Français fit un compromis honteux avec la grande bourgeoisie, rendit les armes et abandonna la lutte armée.
Pour l’avenir, il convient de retenir les leçons suivantes :
Le Parti Communiste Français ne s’est pas véritablement attaché à réaliser ces deux objectifs : une ligne de prise du pouvoir, par de moyens violents, et une ligne militaire. La seconde guerre mondiale n’était même pas terminée, que la ligne opportuniste de droite, personnalisée par Maurice Thorez, s’est manifestée par le mot d’ordre : « Un seul Etat, une seule armée, une seule police ». Cela signifie que si l’Etat, l’armée et la police ne sont pas dirigés par le prolétariat, alors c’est la bourgeoisie qui les dirige. Cette direction révisionniste a fait croire que la classe ouvrière pouvait prendre le pouvoir par les élections, et uniquement par des moyens pacifiques. En fin de compte la direction révisionniste a mis d’abord le parti communiste, puis l’ensemble de la classe ouvrière, sous la direction de la classe bourgeoise. Cela a conduit, de 1945 à 1960, à renoncer, morceau par morceau, à tous les aspects du marxisme-léninisme, pour s’enfoncer définitivement dans la fange révisionniste.
En résumé, la ligne du P « C » F se caractérise par les éléments suivants :
Cependant, il est évident que les politiciens bourgeois, ennemis de la classe du prolétariat, s’attendaient à ce que le Parti Communiste Français tente de transformer l’insurrection nationale en insurrection sociale. Mais ce n’était pas l’intention des dirigeants en place du Parti Communiste Français, qui souhaitent simplement rétablir le cadre bourgeois, en plaçant les ouvriers sous la dictature de la bourgeoisie, et en occupant eux-mêmes de bonnes places dans ce cadre.
Comme l’indiquent les communistes chinois, pages 340 et 341 de l’ouvrage « Histoire économique des grands pays capitalistes » Editions du peuple, Pékin, Octobre 1975, texte traduit du chinois et édité par E100 en 1977 : « En août 1944, les forces armées révolutionnaires françaises libérèrent Paris, et, au mois de septembre de la même année, la France fut pratiquement libérée tout entière. Mais les fruits de la victoire, que le peuple français récolta au prix de son sang, furent rapidement usurpés par la grande bourgeoisie. A ce moment-là, les dirigeants du Parti communiste, le premier grand Parti de France, jouissant d’une forte influence parmi les masses populaires, appliquèrent de façon erronée une ligne déviationniste de droite, et crurent pouvoir changer la politique de la bourgeoisie et le système capitaliste par l voie parlementaire. Aspirant à des postes élevés et à de bons salaires, la clique dirigeante du P.C.F. fit un compromis honteux avec la grande bourgeoisie, rendit les armes et abandonna la lutte armée. Moins de trois ans après, les communistes furent expulsés du gouvernement par les forces réactionnaires, et devinrent aussitôt l’objet d’une cruelle répression. Cette erreur historique du Parti Communiste Français est une grave leçon qui doit mettre en garde le prolétariat et les peuples révolutionnaires du monde entier ».