Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog de réflexion sociale

« Toi, tu es Cela » (Quatrième partie)

 

« Toi, tu es Cela » (Quatrième partie)

 

Raison :

Chaque sujet n’est qu’un fragment d’un tout. D’où l’importance de prendre en compte le collectif (la société, lutte pour la démocratie et contre le fascisme), la biosphère (écologie, lutte pour le vivant, contre l’écocide).

Au sujet de la méthode, toute la démarche maçonnique doit reposer à la fois sur la méthode, et sur ce qui est démontrable. Si tel n’est pas le cas, alors on réintroduit l’irrationalisme (une des bases du fascisme) et le subjectivisme.

Il faut donc accepter, en ce qui concerne Kant, la méthode rationnelle, sans en rester à ses conclusions : « Je suis un corps et une âme. Je suis une fraction du tout, qui s’oppose au tout. Je m’identifie avec le corps, le mental, l’intellect : je suis un sujet autonome, et non un « objet » dans l’univers, parmi les objets. Il y a donc la chose en soi, inconnaissable, et la chose pour moi, le noumène et le phénomène. »

Alors comment passer du monde visible au monde invisible (spirituel), de l’équerre au compas ? Le monde invisible n’est que le reflet du monde visible :

  • L’architecture d’une maison peut se déduire à partir de la pièce que l’on occupe (Carte 1 du tarot, le Bateleur : il faut prolonger la table à l’extérieur de la carte pour imaginer le quatrième pied de la table).
  • Il faut faire un pas de plus, un bond, en partant de la base, qui est le socle rationnel. Les mêmes lois règlent le monde visible et le monde invisible. Il ne faut pas lâcher la rampe qui est la raison, quitte à retourner en arrière (au 32°, le parcours vers le lieu saint passe par Chypre, Rhodes et Malte).

Histoire :

La société actuelle est en bout de course, décadente, et elle se délite économiquement, politiquement et socialement : c’est une crise qui indique la fin d’un mode de production et la nécessité d’instaurer un nouveau mode de production. Ce dernier demande à être remplacé, et transformé.

Le cerveau est comme un CD non réinscriptible. Une fois gravé, rien ne peut être effacé. Mais ce qui est dans le cerveau peut être dépassé par un processus de synthèse. C’est en transformant la réalité que l’on se transforme.

Il s’agit de faire évoluer la réalité, de modifier les conditions matérielles et historiques, afin de permettre au plus grand nombre, et à terme à tous, d’atteindre à l’éternité. D’autre part, il faut exprimer dans le temps les valeurs acquises au contact de l’éternité.

La personne doit exprimer le Soi dans la vie quotidienne.

Nécessité (science) :

Il ne faut pas oublier l’importance de l’imagination dans la recherche scientifique.

De plus, de nombreuses théories scientifiques sont acceptées, sans être vraiment démontrées. Exemples :

  • La théorie de l’évolution (Darwin)

Lynn Margulis : Submitted by Anonyme« La limitation intrinsèque de la littérature de Darwin a été analysée en 1999 par Douglas Caldwell, qui a commencé avec le livre de Darwin de 1859 lui-même.

Les termes utilisés par Darwin et le nombre de fois où ces termes apparaissent incluent : « coups » (ainsi que frapper) 17 fois, « mort (ou mourant) » 16 fois, « détruire (détruit, destruction) » 77 fois, « exterminer (extermination) » 58 fois, « individu » 298 fois, « tuer (tué, tuant) » 21 fois, « parfait (perfection) » 274 fois, « course (courses) » 132 fois, « sélectionné (sélectionne, sélection) » 540 fois, « espèces » 1803 fois.

En revanche, les termes suivants sont absents de L'origine des espèces : association, affiliation, coopérer, coopération, collaborer, collaboration, communauté, intervention, symbiose. »

(Discours à l'université de Barcelone, 2007)

  • Le Big Bang
  • L’existence de la matière : divisible à l’infini ?

La science, elle-même a une histoire et a évolué. Par exemple la physique : Aristote, Galilée, Newton, Einstein, etc. La notion de temps et d’espace a aussi évolué. Ce qui est éternel, et ce n’est même pas sûr, c’est la méthode de recherche de la vérité dans les sciences (méthode expérimentale).

 

 

2) SEPT ERREURS. VOILE/ MAYÂ/ LA FRANC-MAÇONNERIE NON MÛRE :

Ce sont les divers obstacles que l’on rencontre sur la voie initiatique (Pouvoir, sexe, argent). La franc-maçonnerie, dévoyée, peut devenir un obstacle sur la voie initiatique. On recherche quelque chose que l’on possède déjà – de toute éternité. La question est de savoir pourquoi cette chose est cachée et masquée.

 

1. Ceci conduit à distinguer deux façons de vivre les 33 degrés du rituel :

·        Considérer chaque grade comme une attente de la cible : Ceci est péché, car on rate la cible. On attend chaque fois une révélation nouvelle. C’est reporter à demain, à plus tard, à ailleurs, c’est-à-dire à jamais. On remet toujours à demain, ou au grade suivant !

Le 33° « non mûr » est celui qui pense qu’il y a quelque chose à acquérir, et qui vit dans le manque. En fait, la seule chose à apprendre, c’est l’approche, l’écoute, le ressouvenir : il faut lever l’oubli.

Lorsqu’il y a un « moi », il y a un but. Lorsqu’il n’y a pas de sens d’un « je », il n’y a pas de but, mais uniquement la beauté de vivre dans l’éternité.

·        Considérer les grades comme l’atteinte de la cible : La Réalité, c’est ici-maintenant. Cela a toujours été. Ce qui manque, c’est la prise de conscience et le dévoilement. « Je suis » depuis toujours, et j’ai en moi tout ce que j’ai besoin, à jamais et depuis toujours. Il suffit de lever le voile. « Au milieu du chemin de notre vie, j’étais dans une forêt obscure car la voie droite était perdue » (Dante).

 

2. Il y a deux façons de tailler sa pierre brute :

  • Faire disparaître, avec l’aide des frères et des sœurs, les imperfections et les aspérités ; c’est la travailler en profondeur ; l’illumination, c’est être libre de l’idée d’être quelqu’un.
  • Garnir la pierre brute d’artifices, d’ornements pour éblouir le monde d’une beauté artificielle ; c’est rester à la superficie.

Il n’y a pas de résultat à viser ou à obtenir. Lâcher tous les espoirs. Le fond, le voile, l’arrière-plan, l’être… : ce n’est ni un concept, ni une expérience, ni un état. C’est simplement reconnaître ce que vous êtes.

 

3. La multiplicité des voies initiatiques, tant orientales qu’occidentales. Occident : christianisme ésotérique, kabbale, alchimie, rosicrucianisme, soufisme, …

Orient : bouddhisme, taoïsme, hindouisme, zen,…

Il faut accepter le démarche de Kant : à savoir l’approfondissement de l’entendement, son rôle, ses limites, le raison. Mais Kant, toute sa vie, en reste là. Le franc-maçon doit faire un pas de plus, de côté, sans abandonner la raison : il s’agit d’expérimenter et de vivre Cela, qui est en-deçà et au-delà des mots et du langage.

Les trois premiers grades sentent la sueur et le labeur : il s’agit de tailler sa pierre brute.

Le maître a la plénitude des droits et devoirs du franc-maçon. L’apprenti et le compagnon  sont des « maîtres » virtuels, « en devenir ».

 

4. Les hauts grades renvoient à l’aristocratie, au privilège et à l’élitisme, notamment par les titres ronflants : roi, empereur, chevalier, prince, etc.

Comment est justifiée la raison d’être des hauts grades ?

  • La sélection des personnes et la direction des loges (sélection qualitative) ;
  • L’approfondissement de la tradition.

Pourtant, on peut accéder au sommet de la montagne, sans passer par les hauts-grades.

Si l’on utilise la langue des oiseaux, on peut traduire « Rite Ecossais Ancien et Accepté » de la façon suivante :

  • Rite : C’est un ensemble de règles et des cérémonies. C’est une pratique théâtrale et donc un mensonge qui montre la vérité.
  • Ecossais : Cela peut être le verbe « écosser », qui signifie « dépouiller de sa cosse », et donc enlever l’enveloppe constituant le fruit des légumineuses, pour atteindre les graines.
  • Ancien : Cela signifie qui existe depuis longtemps, éternel.
  • Accepté : C’est consentir à recevoir ce qui est offert.

En conséquence, REAA peut se traduire par : Mensonge qui dévoile la vérité en dépouillant la cosse afin de recevoir la graine éternelle.

Ceci se rapproche du mantra : « Om mani padme hum », qui signifie « Le joyau dans le lotus ».

Toute voie a un ABC, un début et une fin. Quel est l’A, le début du REAA ? C’est l’initiation, la mort du vieil homme. Le C, la fin, c’est le 33° grade le sommet de la montagne, la vérité. Le B, c’est le retour, à chaque instant, dans le monde profane. En A, « l’ego est », en C, « Je suis ».

 

5. Connaissance sacrée et connaissance profane :

  • La Connaissance sacrée définit la place de l’homme dans l’Univers et sa destinée. C’est une connaissance qui n’évolue pas et qui a toujours été la même. En ce sens, on peut parler de Tradition fondamentale. La Connaissance sacrée renvoie à l’intuition, à l’inspiration et à l’illuminisme. Part de « grâce ». Cela renvoie à la singularité expérimentée. Vérité absolue.
  • La Connaissance profane fait partie du plan humain. ? C’est une connaissance jamais finie, jamais terminée. C’est le cas de l’étude du cosmos. La Connaissance profane renvoie à l’expérimentation, aux hypothèses et aux théories. Vérité scientifique.

Etude du Cosmos : cela fait partie du plan humain. S’il y a une vérité absolue, celle-ci est visée, sans être jamais atteinte. La science est toujours recommencée :

  • Cosmos grec : Monde limité. Terre au centre. Monde sous lunaire et monde sublunaire. Sept planètes et sphères des étoiles ;
  • Le cosmos héliocentrique de Copernic ;
  • XIX° siècle : La vois lactée représente la totalité de l’univers. C’est une seule galaxie, composée de milliards d’étoiles et de planètes.
  • XX° siècle : Hubble. L’univers représente des milliards de galaxies, en expansion.
  • Puis multivers : existence d’une infinité d’univers, différents les uns des autres. Ces univers peuvent-ils communiquer les uns avec les autres ?

Les Athéniens ayant consulté l’oracle de Delphes concernant la meilleure éducation qu’il convenait de donner à leurs enfants, l’oracle répondit : « Remplissez leurs oreilles d’or ». Rentrés chez eux, les Athéniens ont suspendu aux oreilles de leurs enfants toutes sortes de breloques en or. Il n’avaient pas saisi le sens symbolique de l’oracle, qui signifiait : « Remplissez leurs oreilles de paroles de sagesse et de bon sens. ». Remplissez votre regard et votre ouïe d’Amour : tel pourrait être le credo des francs-maçons.

Vous ne pouvez acquérir ce que vous êtes : vous pouvez seulement le reconnaître. La reconnaissance est un événement instantané.

 

6. Montaigne écrit : « Philosopher, c’est apprendre à mourir », et aussi : « Philosopher c’est apprendre à vivre ».

Apprendre à mourir, c’est le travail de toute une vie. Voici l’allégorie de Pierre, honnête commerçant, qui s’occupait activement de activité commerciale. Il savait qu’au moment de sa mort, sa dernière pensée serait à la fois un point d’arrivée, celui de sa vie passée, et un nouveau point de départ, celui de sa vie à venir. C’est pourquoi, prévoyant, il donna à chacun de ses enfants un nom de dieu : « Allah », « Brahmâ », « Yahvé ». Par ce stratagème, il pensait ne pas oublier d’invoquer dieu, et ainsi se retrouver après sa mort, aux pieds de dieu, dans le paradis. A l’heure de sa mort, il appela à son chevet ses enfants, criant successivement les noms divins. Mais lorsque tous ses enfants étaient rassemblés autour de lui, sa dernière pensée fut : « Si vous êtes tous présents autour de moi, qui s’occupe du magasin ? ». Sa dernière pensée fut donc « argent et bénéfice », ce pour quoi il avait toujours vécu. S’éteignant sur cette pensée, le jour finissant, il se réveilla le jour suivant sur ce point de départ pour entamer à nouveau le même cursus « argent et bénéfice ». De même, l’ivrogne qui pense constamment à la boisson, s’endort avec l’idée d’un verre à boire, et se réveille avec le même désir. Comment faire pour qu’il en soit autrement ? La franc-maçonnerie a mis en place une méthode répétitive pour échapper au retour du même et progresser : c’est le triangle. Avoir la bonne pensée est le travail de toute une vie.

La mort ne sera belle et paisible que si la vie a été belle et paisible. Puisque « vivre, c’est apprendre à mourir », avoir des pensées, des paroles et des actions d’amour est le travail de toute une vie. La démarche maçonnique est un cheminement de moins d’amour vers plus d’amour. C’est remplir les oreilles et les yeux d’amour.

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article