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blog de réflexion sociale

(Partie 68) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 68) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Jean Marie Mathias Philippe Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, dit le comte, puis à compter de 1846, le marquis de Villers de l’Isle-Adam (1838-1889) : Ecrivain. Il joue un rôle important lors des manifestations insurrectionnelles qui suivent la mort du journaliste Victor Noir, abattu par le prince Pierre Bonaparte. Il prend le commandement des éclaireurs du 147° bataillon de la Garde nationale. Lors du déclenchement de la Commune, il se montre enthousiaste, mais doit bientôt renier ses sympathies communardes, ayant fait des démarches en vue d’être nommé attaché d’ambassade à Londres. A écrit : Sous la Commune, tableau de Paris.

 

Vilmotte : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Vincent : Franc-maçon. Orient de Paris. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Joseph Vinoy (1800-1880) : Général et sénateur du Second Empire. Ayant atteint la limite d'âge, il se retire du service actif en 1865, et est nommé Sénateur, mais lorsqu'éclate la Guerre franco-prussienne de 1870, il est rappelé à la tête du XIIIe corps d'armée, qui n'est mis en ordre de marche que plusieurs jours après la déclaration de guerre et n'a encore atteint que Mézières lors de la bataille de Sedan.

Vinoy inflige cependant des pertes importantes au VIe corps d'armée prussien de Wilhelm von Tümpling.

Son unité, la dernière de l'armée française encore intacte, parvient à rallier Paris le 7 septembre 1870. Pendant le Siège de Paris, Vinoy commande la 4e division d’infanterie ainsi que la IIIe armée et dirige toutes les opérations au sud de la capitale et est à la tête de ses troupes lors du combat de Montmesly le 17 septembre.

Après la démission forcée de Louis Jules Trochu, conséquence de la défaite de Buzenval le 20 janvier 1871, Vinoy devient gouverneur militaire de Paris.

Général et sénateur du Second Empire. Gouverneur de Paris dans le gouvernement Thiers, à la suite de la démission forcée de Trochu. Il s’oppose à la sortie des communards qui pensaient prendre Versailles et, le 4 avril, ordonne de fusiller des officiers capturés, dont le général Duval. Il commande l’armée versaillaise jusqu’au 14 avril, date à laquelle Thiers le remplace par Mac-Mahon.

Contre l'avis de plusieurs membres du gouvernement de la Défense nationale, et notamment de Léon Gambetta, partisan de la poursuite du combat contre les Prussiens, Vinoy entreprend les premiers pourparlers de capitulation.

Nommé grand chancelier de la Légion d’honneur le 6 avril 1871, il est au cours de la Commune de Paris à la tête d'un corps d’armée versaillais. Il s'oppose à la sortie des communards qui pensaient prendre Versailles et, le 4 avril, ordonne de fusiller certains des officiers capturés, dont le général Duval, son chef d'état-major et le commandant des volontaires de Montrouge. Cet exemple donné par le commandant en chef de l'armée de Versailles fera des émules dans son armée.

Il s'empare le 23 mai du Palais des Tuileries en flammes et du Louvre. Il ouvrit, pour la reconstruction de la chancellerie incendiée par les Fédérés, une souscription à laquelle ne devaient prendre part que les légionnaires. Cette souscription produisit en quelques mois plus de 700 000 francs.

 

Jules Vincent : Administrateur de la Bibliothèque nationale, désigné par la Commune.

 

Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879) : Architecte.

 

Maurice Viollette :

 

René Viviani (1863-1925) : Avocat. Député socialiste à partir de 1893. Socialiste indépendant en 1906, puis fondateur du Parti Républicain-socialiste. Premier titulaire du ministre du Travail en 1906. Il forma en juin 1914 un gouvernement de centre-gauche qu’il remania en août 1914 pour en faire un gouvernement de l’Union sacrée, qu’il présida jusqu’en octobre 1915. Il fut ensuite ministre de la Justice, puis sénateur. Franc-maçon. Il fut membre de la loge « Droit et Justice », orient de Paris.

 

Geneviève Vivien : Directrice d’une nouvelle école de filles organisée dans le VIII° arrondissement.

 

Maxime Vuillaume (1844-1925) : Ingénieur et pamphlétaire. Journaliste. Un des rédacteurs du Père Duchêne, avec Vermersch et Humbert. Auteur des Cahiers rouges au temps de la Commune (1908-1914), ces onze Cahiers étant publiés dans les Cahiers de la quinzaine de Péguy. En janvier 1871, il intègre le 248° bataillon de la Garde nationale et participe activement au soulèvement contre le gouvernement de Défense nationale. Réfugié en Suisse, il rentre en France après l’amnistie.

 

W

 

Alfred Wall: Voir Alfred Isch-Wall.

 

Elihu Benjamin Washburne (1816-1887): Ambassadeur des Etats-Unis en France où il joue un rôle influent dans les négociations de l’armistice de la Guerre de 1870. Ami intime de Jules Favre. Il fit mine d’opter pour la Commune et en profita pour renseigner Versailles et en servir les intérêts. Il était au courant des intentions du gouvernement de Versailles de procéder à un massacre systématique des « insurgés » et il n’essaya pas d’empêcher ce massacre, mais au contraire le favorisa en désorganisant la défense de la Commune par une offre de médiation auprès des Prussiens.

 

Weber : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Oswald Wirth:

 

Walery Wroblewski (1836-1908): Franc-maçon. Officier polonais. Exilé à Paris, après l’insurrection de 1863, il est allumeur de réverbère puis ouvrier imprimeur. Nommé par la Commune commandant des fortifications entre Ivry et Arcueil. Il fit arrêter les moines de l’école d’Arcueil. Condamné à mort par contumace, il se réfugie à Londres et il rentre en France après l’amnistie. Après la Commune, il siège au Conseil général de l’Association international des travailleurs, comme secrétaire correspondant pour la Pologne.

 

Grégoire (ou Grégor) Wyrouboff (1843-1913) : Biologiste. Franc-maçon. Membre de la loge « La Clémente Amitié », orient de Paris. Vénérable lors de l’initiation de Jules Ferry et d’Emile Littré.

 

Z

 

Alexis Zabiolle (1827- ?) : Monteur mécanicien. Déporté en Nouvelle-Calédonie, il écrit à sa mère, depuis l’escale de Gorée : « Nous supportons, mais nous sommes en enfer et les diables sont déguisés en hommes pour nous tourmenter, car nous ne croyons pas qu’il soit possible de supporter plus que nous supportons. »

 

Emile Zola, de son vrai nom Emile Edouard Charles Antoine Zola (1840-1902) : Ecrivain. Journaliste politique de 1869 à 1871. Il aurait pu être intégré à la Garde nationale, mais sa myopie et son statut de soutien de famille (pour sa mère) l’en ont écarté. Il suit la chute de l’Empire avec ironie. Sans soutenir l’esprit de la Commune, il ne s’est pas associé à Flaubert, Goncourt ou Daudet dans leur joie d’une violente répression.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 3 : Liste de Francs-maçons lors de la période de 1939 à 1945 :

 

A

 

Jean Pierre Abel, son vrai nom est René Château (1906-1970) : Philosophe, militant radical-socialiste. Collaborateur. Elève d’Alain. Agrégé de philosophie. Franc-maçon, initié au Grand Orient de France. Il est élu en 1936 député de Charente-Inférieure sous l’étiquette du Parti radical-socialiste Camille Pelletan. Vichyste. En 1940, il vote les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Sous l’occupation, il entre à L’œuvre de Marcel Déat, puis il est nommé à la direction de La France socialiste, quotidien qui deviendra La France au travail, et où il dénonce, en 1942, le « rôle des trois internationales : la capitaliste, la bolchevique, la juive », et s’en prend particulièrement à cette dernière. Pendant les années 1950, il reprend ses publications philosophiques sous son véritable nom.

 

Gilbert Albergel :

 

Otto Abetz (1903-1958) : Ambassadeur de l’Allemagne à Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. Enseignant. Il rejoint le parti nazi en 1931. Franc-maçon. Il fut initié à la franc-maçonnerie, membre de la loge « Goethe » de la GLF. En 1932, il épouse Suzanne de Bruyker, française et secrétaire du journaliste Jean Luchaire. Spécialiste du parti nazi, conseiller de Ribbentrop, pour les questions françaises. Ami de Jouvenel depuis les années 1930. Expulsé de France pour espionnage par le gouvernement Daladier.

 

Duc d’Aiguillon :

 

Fabien Joseph Albertin (1879-1950) : Avocat. Député socialiste des Bouches-du-Rhône (1928-1942). Sous-secrétaire d’Etat aux Travaux publics (21 mars- 15 juin 1940). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Inséparables du Progrès », orient de Paris.

 

Georges Albertini (1911-1983) : Socialiste et pacifiste avant la Seconde guerre mondiale, il passe à l’extrême droite et s’engage dans la collaboration. Après guerre, il anime la revue anticommuniste Est-Ouest et devient une éminence grise de Georges Pompidou. Professeur. Militant de la SFIO en 1932. Il devient en 1942 le second de Marcel Déat en exerçant la fonction de secrétaire administratif et organisateur du Rassemblement national populaire (RNP), acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il s’illustre notamment par son zèle de sergent recruteur contre la Résistance, par un anticommunisme et un antisémitisme particulièrement violents. Un de ses éditoriaux à National populaire, en juin 1942, s’intitule : « Le communisme, entreprise juive ». Condamné à la Libération, il bénéficie d’une clémence assez incompréhensible. Ami de Vincent Auriol. Il devient après guerre anticommuniste, et parmi ses contacts, on trouve Jean Baylot, fondateur de la Grande Loge nationale française, ou encore Henri Frenay. Il fut le conseiller occulte – via Claude Harmel, pseudonyme de l’ancien collaborateur Guy Lemonnier – de, entre autres, Alain Madelin, Patrick Devedjian, Gérard Longuet et Hervé Novelli, et, via l’Institut d’histoire sociale, de Georges Pompidou.

 

Henri, Albert, François, Joseph Raphaël Alibert (1887-1963) : Juriste. Monarchiste catholique. Maître des requêtes au Conseil d’Etat. Proche de l’Action française. A partir de 1937, il devient un proche du maréchal Pétain. Collaborateur, ministre de Vichy, il a mis en place une législation antisémite. Il fait réviser les naturalisations. Vichyste. Le 13 août 1940, il promulgue la loi de dissolution des « sociétés secrètes » (franc-maçonnerie et autres) ainsi que des lois à caractère antisémite (lois Alibert). Il met en place la Cour suprême de justice. Il sera signataire du statut des Juifs d’octobre 1940. A la Libération, il est condamné à mort par contumace, à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de ses biens le 7 mars 1947. En exil en Belgique, il est finalement amnistié en 1959 par le Général de Gaulle.

 

Maurice Edouard Eugène Allard (1860-1942) : Journaliste, collaborateur de Jean Jaurès à l’ »Humanité ». Député socialiste du Var (1898-1910). Franc-maçon.

 

Robert Pierre Joseph Amadou (1924-2006) : Ecrivain. Franc-maçon du Rite Memphis-Misraïm (initié le 6 juin 1943 par Robert Ambelain, à la loge « Alexandrie d’Egypte », compagnon le 12 juin 1943, maître le 19 août 1943). Maître écossais à la Grande Loge Nationale Française Opéra (mars 1966).

 

Emilien Amaury (1909-1977) : Homme de presse. Issu d’un milieu modeste. Secrétaire de Marc Sangnier. Sous l’Occupation, Amaury se voit confier par le régime de Pétain la diffusion de sa propagande sur le thème de la famille. Dès 1941, il anime « le groupe de la rue de Lille », un groupe clandestin luttant contre la propagande et l’occupant. Le groupe met ses imprimeries au service des mouvements de résistance. Le groupe imprime les appels du général de Gaulle, mais aussi de faux documents pour la résistance (papiers d’identité, laissez-passer, cartes d’alimentation, feuilles de démobilisation, etc.), des milliers de tracts et affiches.

 

Robert Ambelain pseudonyme Aurifer (1907-1997) : Franc-maçon. Homme de lettres. Historien. Il fut Grand maître mondial de la Grande Loge de Memphis-Misraïm. Grand Maître de l’Ordre Martiniste Initiatique. Reçu apprenti le 26 mars 1939 à la loge « La Jérusalem des Vallées égyptiennes », orient de Paris. Reçu compagnon et maître le 27 juin 1940. 33° en 1943 au REAA.

 

Etienne Antonelli : Professeur d’économie politique à la Faculté de Droit de Lyon. Economiste. Député SFIO de la Savoie de 1924 à 1932. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF en 1933-1936.

 

Paul Anxionnaz (1902-1997) : Polytechnicien. Franc-maçon. Il entre en maçonnerie en 1926, à la loge «Liberté ». Membre du Parti Radical. Pendant la guerre, il se rallie à de Gaulle et rejoint les Forces Françaises Libres. En 1944, il est membre de l’Assemblée consultative provisoire, antigaulliste. Elu député de la Marne en 1946. Radical mendésiste. Il accède aux ateliers supérieurs, il est admis au chapitre « L’Avenir » en 1964, au Conseil Philosophique de « L’Etoile Polaire » en 1967, et au Grand Collège des Rites en 1972. Elu au Conseil de l’Ordre du GODF en 1962, il en devient Grand Maître en 1964. Puis il est à nouveau Grand Maître de 1966 à 1969. En 1964, l’obédience regroupe 450 loges.

Il dirige le Grand Orient au moment des événements de 1968 qui provoquent un vif émoi dans les loges. L’obédience prend position en faveur des étudiants et des grévistes et couvre Paris d’affiches. Un groupe de jeunes maçons d’extrême gauche s’installe rue Cadet, forme un comité de vigilance révolutionnaire et n’accepte de se retirer qu’après négociations. Le Grand Orient fait parvenir des vivres et des médicaments aux étudiants retranchés dans la Sorbonne. En 1969, les loges décident de répondre aux aspirations de la jeunesse, et s’intéressent à la sexualité et à la loi du silence.

 

Pierre Arnaud (1904-1966) : Ingénieur de la ville de Paris. Membre de Libération-Nord et du groupe de résistance maçonnique Patriam Recuperare. Franc-maçon. Initié à la loge « Jean-Jacques Rousseau », orient de Montmorency. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient., et plusieurs fois Grand Orateur.

 

Victor Noël Arrighi (1900-1945) : Issu d’une famille de postiers d’origine corse, il est membre du PCF, puis devient directeur de la « Banque Ouvrière et Paysanne » dépendant de ce parti. Exclu du PCF en 1924, il devient radical de 1930 à 1936. En 1936, il devient secrétaire général du PPF de Jacques Doriot. Antisémite. A Vichy, pendant l’occupation.

 

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