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blog de réflexion sociale

(Partie 65) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 65) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Pauline Lise Serret, femme du sculpteur Bourrette (née en 1825) : Condamnée aux travaux forcés à perpétuité, pour complicité dans le massacre de la rue Haxo. On lui reprochait d’avoir fait de la propagande en faveur de la Commune, recherché les réfractaires, menacé un homme qui cachait deus agents de police et poussé la foule au massacre des otages. Son mari, qui n’avait pas participé à la Commune, fut cependant arrêté et devint fou sur les pontons.

 

Marie Jean Baptiste Serizier (1830-1872) : Elu capitaine au 101° bataillon durant le siège, il participe aux insurrections des 31 octobre et 22 janvier. Adjoint de Léo Melliet. Nommé le 1° mai colonel de la XIII° Légion. Exécuté à Satory le 25 ami 1872.

 

Auguste Serrailier (1840-1872) : Ouvrier cordonnier. Fils de révolutionnaire. En octobre 1869, il entre au conseil de l’Association internationale des travailleurs, dont il devient le secrétaire-correspondant pour la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas. Elu au Conseil général. A l’automne 1870, le Conseil général le délègue à Paris, où il participe activement à la vie politique. Après le 18 mars, il envoie au Conseil général des informations régulières. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et signe le manifeste de la Minorité. Après la défaite de la Commune, il est condamné à mort par contumace et se réfugie en Angleterre. Il soutient la tendance marxiste à la conférence de Londres (1871) et au Congrès de La Haye (1872).

 

Séverine née Caroline Rémy (1855-1929) : Ecrivaine et journaliste libertaire et féministe, amie de Vallès, directrice du Cri du Peuple, de 1886 à 1888. Elle reprend le journal à la mort de Vallès en 1885. Elle fut la première femme « patron » d’un grand quotidien. Elle se laisse parfois aller à la dénonciation de l’ « esprit juif » ou des « grands juifs ». Elle s’engage un temps aux côtés du général Boulanger. Elle s’engage aux côtés des dreyfusards. Elle adhère en 1921 au Parti Communiste Français, qu’elle quitte lorsqu’on la met en demeure de rompre avec la Ligue des droits d e l’homme, qu’elle avait contribué à créer. Toute sa vie, elle se montre une amie engagée des bêtes et milite pour le respect de la vie animale.

 

Auguste Alexandre Sicard (1839- ?) : Commerçant en crinolines à Paris. Il signe l’Affiche rouge. Le 25 mars, il est nommé commandant de la poudrière du Trocadéro. Aux élections complémentaires du 16 avril, il est élu au Conseil de la Commune et nommé à la commission de surveillance des Fabrications des munitions de guerre.

 

Jules Simon (1814-1896) : Franc-maçon. Républicain bourgeois. Opposant à l’Empire. Publiciste. Ministre franc-maçon du gouvernement de Thiers. Ministre de l’Instruction publique du gouvernement de la Défense nationale. « Je suis profondément républicain et résolument conservateur. ». Adversaire acharné de la Commune. Président du Conseil en 1876. Anti boulangiste.

 

Rodolphe Simon : Un des commanditaires, avec Auboin, du journal le Père Duchêne.

 

Simon : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-Maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Bertrand Sincholle (1844-1930) : Ingénieur aux arts et manufactures. Disciple de Comte et Littré. L’un des artisans de l’Exposition Universelle (1867). Professeur, avec Carnot, Colfavru, Amiable et Francolin. Ardent républicain. Ami de bakounine. Il collabore à La Bataille et au Réveil de Delescluze. Sous la Commune, ingénieur des eaux et égouts. Le 3° Conseil de guerre le condamnera, par contumace, le 4 mars 1874, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Réfugié à Strasbourg après la Commune (1871-1881). Gracié en 1879. Ingénieur en chef des travaux de la ville de Clichy. Franc-maçon. Initié en 1882 à la loge « Les Rénovateurs », orient de Clichy. Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1890-1918). Grand Orateur du Collège des Rites en 1892. Vice-président en 1906, Sincholle fonda les loges « Force et Matière » et « Etoile du Nord ». Il représente le maçon type du GODF sous la III° République.

 

Sire : Lieutenant versaillais qui a arrêté Varlin, et l’a fait fusiller, puis a volé sa montre.

 

Pierre Hector Sirot-Mallez (1835-1898) : Maître des forges. Député du Nord (1893-1898). Franc-maçon.

 

Henri Sliosberg (1863- ?) : Avocat. Conseiller juridique du Ministre de l’Intérieur à Petrograd. Membre libéral de la Douma. Réfugié en France après la chute du gouvernement du frère Kerenski (1917). Franc-maçon. Initié en 1921 dans la franc-maçonnerie russe émigrée en France. Cofondateur des loges « Astrée », « Hermès », « Gamaï oune », et « Lotos », destinées aux frères ruses exilés en France ; toutes travaillent au REAA.

 

Octave Edouard Soubet (1878-1960) : Ingénieur. Franc-maçon. Initié en 1902 à la loge « L’Humanité », orient de Nevers. Membre du Grand Collège des Rites (1938). Un des fondateurs en 1942 du Comité d’Action maçonnique. Grand Commandeur du Grand Collège des Rites (1944-1950), puis Commandeur ad vitam.

 

Soult, duc de Dalmatie :

 

Léontine  Suenens (née en 1846) : Blanchisseuse. Vit en concubinage avec un ciseleur, Aubert, sergent-major au 135° Bataillon. Cantinière au 135° bataillon. Elle participa aux combats à Neuilly, Issy, Vanves et Levallois-Perret et fut blessée deux fois. Armée d’un fusil Chassepot, et portant une écharpe rouge, elle portait à boire aux combattants, ramassant les blessés et participait à la construction des barricades.

 

Syveton :

 

T

 

Laurent Tailhade (1854-1919) : Militant anarchiste (1895-1901). Journaliste. Poète. Devenu anti-maçon, il collabora au journal Je dis tout, organe de presse antimaçonnique. Franc-maçon. Initié le 4 avril 1887, à la loge « L’Indépendance Française », orient de Toulouse. Compagnon le 5 février 1888. Maître le 5 février 1894. Membre de la loge « La Philosophie Positive », orient de Paris. Démissionne de la franc-maçonnerie le 15 février 1906, et devint anti-maçon.

 

Edouard Talbot : Franc-maçon. Médecin. En 1865, créa une section de l’Internationale à Caen. En février 1871, rédacteur du journal Le Franc-Parleur. Il fut condamné à un an de prison pour ses interventions dans la presse.

 

Tamisier :

 

Julien François Tanguy, dit le Père Tanguy (1825-1894) : Marchand de couleurs. Déporté après la Commune.

 

Octavie Tardif : Une des dirigeantes de l’Union des Femmes, responsable de l’Internationale pour son arrondissement.

 

Tassy : Franc-maçon. Directeur de l’assemblée des francs-maçons du Châtelet le 26 avril 1871.

 

Marie Joseph Gabriel Antoine Jogand-Pagès, dit Léo Taxil (1854-1907) : Elève des jésuites. Journaliste. Républicain. Anticlérical virulent. Exilé en Suisse (1876), expulsé (1878), il rentre après l’amnistie. Ecrivain anticlérical et anti maçon. Fondateur de la Bibliothèque anticléricale qui publie de violents pamphlets contre l’Eglise. Autres noms : Paul de Régis, Adolphe Ricoux, Prosper Manin, Miss Diana Vaughan, Jeanne Savarin, Carlo Sebastiano Volpi, Dr Bataille. A Marseille, il offre ses services à la police pour dénoncer des républicains. Selon ses dires, il faisait partie de la loge « Le temple des Amis de l’honneur français », orient de Paris, loge parisienne du Grand Orient de France, initié le 21 février 1881. Il est exclu dès le 1° degré pour « fraude littéraire », le 17 octobre 1881.

 

Le baron Taylor :

 

Tessier : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Albert Frédéric Félix Theisz (1839-1881) : Ouvrier ciseleur sur bronze. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs. Il est condamné à deux mois de prison au troisième procès de l’Internationale en juillet 1870. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission du Travail, de l’Industrie et de l’Echange. Il devient directeur des postes le 5 avril. Il signe le manifeste de la Minorité. Condamné par contumace, réfugié à Londres. Membre du Conseil général de l’Internationale en 1872.

 

Etienne Philippe Théodore Tenaille-Saligny (1830-1889) : Franc-maçon. Un tablier du 18° degré lui appartenant a été retrouvé et est actuellement conservé dans son ancien Château d’Achun (58). Maire du 1° arrondissement de Paris en 1870.

 

François Marie Thévenet (1845-1910) : Député du Rhône (1885-1892). Sénateur (1892-1900). Garde des Sceaux (18889-1890). Son militantisme pour la révision du procès Dreyfus entraîna sa défaite aux élections sénatoriales. Franc-maçon. Sécrétaire général du Grand Orient au moment de la Commune de Paris.

 

Adolphe Thiers (1797-1877) :Avocat, historien, publiciste. Acquiert dès les années 30 l’ « expérience » des répressions contre les manifestants par le massacre de la rue Transnonnain en 1834. Après l’insurrection de juin 1848, il devient le chef du « Parti de l’<Ordre ».  Chef du pouvoir exécutif. Surnommé « Tom Pouce » ou « Foutriquet », Adolphe-le-Petit, général Boum, Cœur Saignant, Obus 1°, Crapaud venimeux, Tamerlan à lunettes, César en raccourci, Satrape de Seine-et-Oise, Petit Jean-Foutre, Père Transnonnain, l’Infâme vieillard, Vieux Polisson, Croquemort de la Nation, Dieu Terne, l’Invalide de Versailles. . Son œuvre : décapitaliser Paris révolutionnaire, écraser les revendications révolutionnaires, rétablir une monarchie.

La répression qui suivra la Commune - nombreuses exécutions sommaires, procès expéditifs condamnant des communards à la mort, au bagne ou à la déportation - a terni durablement la réputation de Thiers dans une partie de l'opinion, qui aujourd'hui encore peut s'illustrer par la sentence de Georges Clemenceau, maire de Montmartre pendant la Commune : « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ». Président de la République de 1871 à 1873.

 

Louis Eugène Constant Emile Thirifocq (1824-1900) : Tailleur d’habits, puis professeur de coupe. Franc-maçon. Membre de la loge « Le Libre Examen » du Suprême Conseil de France. Militant socialiste. Réfugié à Bruxelles après le coup d’Etat du, 2 décembre 1851. Il est initié le 9 janvier 1850 à la loge « Jérusalem Ecossaise 99 », orient de Paris, du Suprême Conseil, en devient le secrétaire l’année suivante, l’orateur en 1854 et le vénérable en 1864. Il est déiste. En 1869, orateur de la première section de la Grande Loge Centrale, il défend vainement le maintien de la croyance en « une puissance infinie désignée sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. » En 1870, il rallie la loge naissante, « Le Libre Examen », destinée à regrouper des déistes rationnels qui poursuivent avec l’Alliance religieuse universelle le chimérique espoir de réaliser une synthèse des religions. Signataire de l’appel du 5 mai 1871. Membre de la loge « La Justice 133 », orient de Paris. 33° ; Membre du Suprême conseil de France. Communard, membre actif de la Commune, l’un des organisateurs des manifestations maçonniques en faveur de la Commune, il déclara notamment : « La Commune … est le nouveau temple de Salomon que les francs-maçons ont le devoir de défendre. ».

Le 26 avril 1871, les maçons se réunissent pour prendre une décision après l’échec de la seconde démarche conciliatrice. L’intervention de Thirifocq est décisive. Il propose de dire aux versaillais que « si dans les 48 heures on n’a pas pris une résolution tendant à la pacification, on plantera les drapeaux maçonniques sur les remparts » et que « si un seul est troué par un boulet ou par une balle nous courrons tous aux armes pour venger cette profanation ». Il poursuit : « Hommes de paix, les maçons sont forcés de devenir soldats. Il faut qu’ils aillent en face des hordes de Versailles planter la bannière maçonnique, décidés à la défendre à coups de fusil si une seule balle troue la laine bleue du drapeau. » On sut, écrit le représentant du Cri du Peuple, après cette intervention, que la franc-maçonnerie était avec la Révolution. A la sortie, un cortège se constitue, il est évalué, par la presse communarde, à 2000 personnes. Les maçons, bannières déployées, sous la conduite de Thirifocq, se rendent à l’Hôtel de Ville. La Commune interrompt ses travaux pour les recevoir dans la cour d’honneur.

Thirifocq prend parole pour annoncer le ralliement de la maçonnerie à la Commune. La manifestation a lieu le 29 avril. A l’Hôtel de Ville, il reçoit le drapeau rouge pour que celui-ci soit placé devant les bannières et face aux « balle homicides des versaillais » et répond aux diverses allocutions au nom de la maçonnerie. Il est l’un des trois délégués qui rencontrent Thiers. Après l’entrevue qui échoue, il est à la tête de la fédération qui réunit les maçons et les Compagnons décidés à se battre dans les rangs de la Commune. Après la défaite, Thirifocq se réfugie à Bruxelles. En 1872, il publie une brochure « en faveur de l’amnistie et de la levée de l’état de siège… » où il explique le rôle joué par les maçons en 1870 et 1871. Il est condamné le 18 juin 1875, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Amnistié le 17 mai 1879, il reprend sa place au « Libre Examen », dont il devient vénérable en 1884.

 

Jacques Léon Clément-Thomas (1809-1871) : Républicain, proscrit du 2 décembre, il est rentré en France le 4 septembre 1870. C’est un des premiers morts de la Commune. Le gouvernement de la Défense nationale le nomme commandant en chef de la Garde nationale de la Seine pendant le siège de Paris. Il participe à la désastreuse « sortie de Buzenval » du 20 janvier 1871. Il démissionne le 14 février. Pendant le soulèvement du 18 mars 1871, habillé en civil, il repère les plans des barricades de Montmartre. Reconnu, il est arrêté et fusillé en fin d’après-midi quelques instants avant le général Lecomte, rue des Rosiers (actuelle rue du Chevalier-de-la-Barre).

 

Henri Thulié :

 

Rodobaldo Tibaldi (1839-1871) ; Fait partie de la Compagnie des Mille Les Mille (en italien i Mille) constitue la formation garibaldienne qui a pris part, en 1860, à la campagne militaire en Italie méridionale connue sous le nom de l'expédition des Mille afin de conquérir le Royaume des Deux-Siciles et de l'annexer au Royaume de Sardaigne de la Maison de Savoie. Participa à la journée du 31 octobre 1870.

 

Victoire Tinayre née Marguerite Guerrier (1831-1895) : Institutrice. Belle-sœur de Jules Babick. Elle a écrit des romans sous le nom de Jules Paty, dont La Marguerite et Un Rêve de femme. Très proche d’Eugène Varlin, elle se voit confie dès le 11 avril 1871 l’inspection générale des livres pour les écoles des jeunes filles de la Seine. Edouard Vaillant lui donne aussi mission le 22 avril « d’organiser et de surveiller le recrutement dans les écoles de jeunes filles ». Puis elle exerce le poste d’inspectrice des écoles primaires du 12° arrondissement. Elle a aussi beaucoup écrit des romans.

 

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