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blog de réflexion sociale

(Partie 56) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 56) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

Camille Pierre Langevin (1843-1913) : Tourneur sur métaux, ouvrier mécanicien. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Fondateur du Cercle d’études sociales. En juillet 1870, lors du 3° procès de l’Internationale, il est condamné à deux mois de prison. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public. Condamné à mort par contumace.

 

Amédée Jérôme Langlois (1819-1902) : Colonel. Journaliste. Membre de l’Internationale ouvrière. Ami puis exécuteur testamentaire de Proudhon.

 

Langourian : Général.

 

Eugénie Lapavoine : Communarde.

 

Baron Charles Paulin Roger Saubert de Larcy (1805-1882) : Juriste. Partisan du comte de Chambord. Député de l’Assemblée nationale le 8 février 1871.

 

Largilière : Blanquiste.

 

Laroque : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

F. Lassassie : Coiffeur. Membre du Conseil Général de l’Internationale.

 

Henri Godefroi Bernard Alphonse de La Tour d’Auvergne-Lauraguais (1823-1871) : Diplomate. Dernier gouvernement de Napoléon III. Ministre des affaires étrangères.

 

Gilbert Lavalette (1829-1905) : Plombier gazier. Commandant du 159° Bataillon. Membre du Comité central de la Garde nationale. Condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il parvient à s’enfuir en Suisse. Membre de la Société des proscrits de Genève, La Solidarité, et administrateur du restaurant coopératif La Marmite, mis en place afin de donner à manger aux exilés en difficulté. Au sein des exilés, Lavalette est considéré comme un traître. Il obtient sa grâce en 1879 et rentre à Paris.

 

Sylvain François Jules Merle de la Brugière, comte de Laveaucoupet (1806-1892) : Général. De retour de captivité après la chute de Metz, il est rappelé par le gouvernement versaillais qui lui donne le commandement d’une division. Il participe aux derniers combats et à l’enlèvement le 28 mai 1871 de la butte Montmartre pendant la Commune.

 

Jules Le Batteux :

 

Louis Lebeau : Franc-maçon. De la Loge « la Prévoyance. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

André Lebey :

 

Edmond Leboeuf (1809-1888) : Ministre de la Guerre le 21 août 1869. Il a été fait maréchal de France et nommé sénateur du Second Empire le 24 mars 1870. Il a affirmé en tant que ministre de la Guerre : « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats. ».

 

Eloi Théodore Lebreton (1803-1883) : Fils d’un journalier et d’une blanchisseuse. Apprit seul à lire et à écrire. Poète. Il publia en 1837, les Heures de repos d’un ouvrier, recueil de poésies. Bibliothécaire à Rouen. Elu à l’Assemblée constituante le 23 avril 1848. Franc-maçon. Il anime La Fraternité, revue de la franc-maçonnerie rouennaise.

 

Claude Martin Lecomte (1817-1871) : Général. Le général fut fusillé par ses soldats le 18 mars 1871 à Montmartre.

 

Thérèse Lecomte (née en 1836) : Communarde. Journalière. Condamnée à cinq ans de travaux forcés et vingt ans de surveillance de haute police pour avoir accusé une voisine d’entretenir des relations avec Versailles.

 

Maxime Emmanuel Lecomte (1846-1914) : Député du Nord (1884-1885) et (1887-1891). Sénateur du Nord (1891-1914). Rapporteur de la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat et de la loi sur l’exercice des cultes. Franc-maçon.

 

Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894) : Poète parnassien. Il avait reçu une pension de Napoléon III. Il avait des opinions républicaines qui se calmèrent au spectacle de la Commune. Il est hostile à la Commune qui lui semble compromettre les chances d’établir la République.

 

Marie Lecourt : Communarde.

 

Victoire Alfred Lecuyer (1814-1880) : Ouvrier serrurier, puis mécanicien. Président de la Société de secours mutuels de Corbeil. Conseiller municipal à Corbeil le 26 février 1848. Elu à l’Assemblée constituante (1848). Franc-maçon. Initié à la loge « Mars et les Arts », orient de Paris.

 

Charles François Ledroit (1818- ?) : Cordonnier puis photographe. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs. Il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice, puis à celle des Relations extérieures et à celle de la Guerre. Il vote pour la création du Comité de salut public. Après la Semaine sanglante il se réfugie en Suisse. Il est condamné à mort par contumace par le Conseil de Guerre. Il milite dans la Fédération jurassienne de tendance bakouniniste.

 

Alexandre Auguste Ledru-Rollin (1807-1874) : Franc-maçon et républicain, il a appartenu à la Grande Loge de France. Avocat. Après la manifestation du 13 juin 1849, Rollin émigre en Angleterre. Il revient en France en 1870 et devient un adversaire de la Commune de Paris.

 

Adolphe Charles Emmanuel Le Flô (1804-1887) : Général, membre du gouvernement de la Défense national, comme ministre de la Guerre. Orléaniste.

 

Lucien Le Foyer :

 

Adolphe Gustave Lefrançais (ou Lefrancais) (1826-1901) : Ex-instituteur. Journaliste. Franc-maçon. Initié le 27 octobre 1863 à la loge « l’Ecossaise n°133 », orient de Paris  et affilié en 1866 à « l’Union Parfaite de la Persévérance », orient de Paris. C’est à lui qu’Eugène Pottier a dédié le poème l’Internationale. Elu par le IV° arrondissement à la Commune de Paris. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il est jusqu’au 3 avril membre de la commission exécutive, puis de celle du travail et de l’Echange, enfin celle des Finances le 21 avril. Il vote contre la création du Comité de salut public. Anarchiste de la tendance bakouniniste. Réfugié en Suisse, il a édité en 1871 : Etude sur le mouvement communaliste de 1871. Lefrançais s’était vainement opposé au décret des otages. Exclu de l’Internationale en 1872 pour avoir soutenu les bakouninistes. Sont publiées en 1903 ses Mémoires d’un révolutionnaire. Il ne semble pas être revenu à la maçonnerie après l’exil.

 

Blanche Lefèvre : Communarde. Modiste. Membre de la commission exécutive, état-major de l’Union des Femmes. Elle joue un rôle important dans le club de la Révolution sociale, ouvert le 3 mai, dans Tuée sur une barricade le 23 mai.. Ceinte d’une écharpe rouge, le révolver à la ceinture, elle prend la parole presque tous les soirs au Club de la Révolution sociale, dans l’église Saint-Michel des Batignolles. Elle « aimait la Révolution comme d’autres aiment un homme » et mourra pour elle sur les barricades.

 

Emile Lefebvre : Membre de l’Internationale, correspondant de l’AIT à Neufchâteau.

 

Ernest François Lefebvre (1833-1889) : Avocat. Journaliste au Rappel. Elu à la Commune de 1871. S’en retira après le décret des Otages. Du 29 mars au 6 avril, membre du Conseil de la Commune et de sa Commission de l’Enseignement. Bourgeois républicain gambettiste, il quitte la Commune. Conseiller municipal de Paris (1875). Député du XI° en 1881. Franc-maçon. Initié en 1888 à la loge « La Justice », orient de Paris.

 

Marceline (ou Marie) Leloup : Couturière. Membre du comité central de l’Union des Femmes, représentant le 11° arrondissement.

 

Antoine Louis Prosper Lemaître, dit Frederick Lemaître (1800-1876 : Franc-maçon. Acteur. Membre des « Philadelphes », orient de Londres. Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Nathalie Perrine Lemel ou Le  Mel née Nathalie Duval (1827-1921) : Militante anarchiste et féministe. Ouvrière relieuse de livres. Adhérente à l’Internationale en 1866. Elle fonde avec l’ouvrier Varlin une société d’alimentation La Marmite, qui a pour but « de fournir aux ouvriers des aliments bon marché ».  Crée, le 11 avril, avec Elisabeth Dmitrieff, l’Union des Femmes pour la défense de Paris et le soin aux blessés. Lors de la semaine sanglante, elle entraîne les femmes sur les barricades. Nous la retrouvons place Blanche, à la tête d’un bataillon d’une cinquantaine de femmes. Le 12 mai, devant le Club de la Délivrance, à l’église de la Trinité, elle déclare : « Nous arrivons au moment suprême, où il faut savoir mourir pour la Patrie. Plus de défaillances. Plus d’incertitudes. Toutes au combat. Toutes au devoir. Il faut écraser Versailles… ».

 

Lentillon : Notaire. Il proclame la déchéance de l’Empire le 13 août 1870 à Lyon. L’émeute est écrasée.

 

André Léo, née Victoire Léodile (ou Léonide) Béra ou Léodile Champseix (1824-1900) : Femme de lettres et publiciste.  Elle prit comme pseudonyme les deux prénoms de ses deux fils. Epouse de Grégoire Champseix, qui était disciple de Pierre Leroux. Membre de l’Internationale. Romancière, journaliste et féministe. Membre de la Commission de l’enseignement des filles, créée le 21 avril.  Membre du Comité des citoyennes du 17° arrondissement, elle collabore alors à l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Veuve du journaliste Champseix,  disciple de Pierre Leroux, elle fut l’amie de Benoît Malon, de douze ans plus jeune qu’elle. Elle passa en Suisse après la défaite de l’insurrection. Dans les années 70, elle subit l’influence du bakouninisme.

 

Edmond Adolphe Lepelletier de Bouhélier (ou de Bouhelles), dit Edmond Lepelletier (1846-1913) : Avocat. Poète. Publiciste. Journaliste radical et franc-maçon. Fondateur et vénérable de la loge « Les Droits de l’Homme » du Grand Orient. C’est au sein de cette loge que fut lancée (1889) le mouvement d’union républicaine qui terrassa le boulangisme. Démissionne de la franc-maçonnerie vers 1895. Il a une sœur, Laure, épouse d’Alphonse Humbert (1844-1922), membre de la Commune, qui sera déporté à Nouméa, et deviendra député de la Seine (1893-1902). Il a écrit : Histoire de la Commune de 1871, en 1911.

 

Louis Auguste Lepère (1849-1918) : Graveur, illustrateur et peintre. Il participa à la guerre de 1870 en s’engageant au 12° bataillon de la Garde mobile de la Seine, puis fut transféré au 4° bataillon du Fort d’Issy.

 

Pierre Henri Leroux (1797-1871) : Editeur et philosophe. Journaliste. Ecrivain socialiste. Membre de l’Assemblée constituante (1848), de l’Assemblée législative (1849). Proscrit le 2 décembre 1851, il vit en exil à Londres, à Jersey, à Lausanne et rentre en France qu’en 1869. Il adhère à la charbonnerie, puis au saint-simonisme. La Commune délèguera deux de ses représentants à ses obsèques le 12 avril 1871. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Droits de l’Homme », orient de Grasse, et de la loge « La Nouvelle Amitié », orient de Grasse.

 

Albert Leroy (1820- ?) : Journaliste. Franc-maçon. Initié à la loge « La Clémente Amitié »orient de Paris, entre en 1860 à la loge « L’Ecossaise n° 133 », dont il est vénérable en 1869. Orateur à la Grande Loge Centrale. Elu en 1871 à la Commune, il démissionne immédiatement.

 

François Albert Le Roy (1856-1905) : Ecrivain.

 

Achille Le Roy : (1841–1929) : Ouvrier typographe et du bâtiment. Auteur de certains couplets du Drapeau rouge.

 

Henri de L’Espée (1827-1871) : Ingénieur et préfet. Le 25 mars 1871, à Saint-Etienne, le tout nouveau préfet de la Loire est arrêté par des émeutiers dans les couloirs de l’Hôtel de Ville. On le presse de démissionner ou de proclamer la Commune de Saint-Etienne. Une fusillade éclate : le préfet et deux gardes nationaux sont tués. L’Assemblée nationale proclamera que M. de L’Espée avait bien mérité du pays.

 

Frères Levraud (ou Levrault) : Blanquistes.

 

Levi Zahed, Alphonse Louis Constant, dit Eliphas Levi (1810-1875) : Occultiste. Séminariste. Franc-maçon. Initié le 14 mars 1861 à la loge « Rose du Parfait Silence », orient de Paris, Grand Orient. Maître le 21 août 1861. Orateur.

 

Armand Lévy :

 

Limonaire : Franc-maçon. Vénérable. Signataire du Manifeste de la Franc-maçonnerie du 8 avril 1871.

 

Charles Limousin : Franc-maçon. Un des organisateurs de la section française de l’A.I.T. Proudhonien. La section française de l’Internationale, en 1866, a présenté un mémoire contre le travail des femmes, inspiré de Proudhon.

 

Maxime Lisbonne (1839-1905) : Il fut d’abord directeur de théâtre. Elu capitaine du 24° bataillon de la Garde nationale. Membre du Comité central de la Garde nationale. Membre du Conseil de la Commune. Blessé et fait prisonnier, condamné deux fois à mort, sa peine fut commuée en celle de travaux forcés à perpétuité. Après l’amnistie, il dirigea des cabarets montmartrois.

 

Hyppolite Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901) : Journaliste et écrivain. Auteur de l’Histoire de la Commune de 1871 et Les huit journées de mai derrière les barricades, ouvrage traduit en anglais par Eleanor Marx. . Il participe à la Commune, puis se réfugie à Londres. Après l’amnistie, il rentre en France et fonde La Bataille, où il accueille les possibilistes. Anti boulangiste.

 

Emile Littré (1801-1881) : Lexicologue. Médecin. Linguiste. Philosophe.  Disciple d’Auguste Comte. Républicain bourgeois. Il n’approuve pas le Commune. Le 16 septembre 1870, il se met à la disposition de Gambetta, est nommé professeur de l’Ecole polytechnique en janvier 1871, et est élu à l’Académie française le 8 février. Partisan de Thiers en 1873, il est élu sénateur inamovible en 1875. Franc-maçon. Initié par la loge « La Clémente Amitié » le 8 juillet 1875, en même temps que le linguiste belge Joseph-Honoré Chavée et que Jules Ferry. Affilié à la loge « Les Neuf Sœurs » de Paris.

 

Edouard Etienne Auguste Simon, dit Edouard Lockroy (1838-1903): Journaliste. Elu député de l’Assemblée nationale en février 1871, il démissionne un mois plus tard, faisant partie des signataires de la proclamation d’organisation de l’élection de la Commune de Paris. Au cours du siège de Paris, il reçoit le commandement d’un bataillon. Membre en 1895, du ministère Léon Bourgeois.

 

Charles Martin Loiseau-Pinson (1815-1876) : Membre du Conseil de la Commune, il a siégé à la commission du Travail et de l’Echange le 29 mars.

 

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