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blog de réflexion sociale

(Partie 51) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 51) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

 

Jacques Louis Durand (1817-1871) : Ouvrier cordonnier. Militant syndicaliste. Il signe le manifeste de l’Association internationale des travailleurs contre la guerre franco-prussienne de 1870. Il démissionne du Comité central de la Garde nationale le 15 mars. Le 16 avril 1871, lors d’élections partielles, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice. Il vote pour le Comité de salut public. Partisan de la majorité. Fusillé à Paris le 25 mai 1871.

 

Emile Durand-Savoyat (1847-1903) : Avocat. Opposant énergique à l’Empire. Combattit le plébiscite du 8 mai 1870, prenant résolument parti pour le non. Contre la guerre. Entré au conseil municipal de Grenoble aux élections de 1871, il est parmi les signataires de l’Adresse à Thiers et à l’Assemblée : « Notre devoir est de vous déclarer avec franchise : (nous voulons) la cessation immédiate de la guerre civile – l’affirmation absolue de la République – la revendication des libertés municipales. La République est le seul gouvernement du droit, le seul légitime, le seul qui puisse fonder l’ordre. Assez donc, assez de sang et de ruines. Trop grande est déjà votre responsabilité. » (2 mai 1871). Franc-maçon. En 1873, le maire Auguste Gaché, les adjoints Félix Poulat et lui sont francs-maçons. Député de l’Isère (1881). Sénateur de l’Isère (1891 et 1897). Opportuniste. Anticlérical. Initié à « L’Alliance Ecossaise » ; à l’orient de Grenoble le 5 mars 1870. Vénérable le 9 décembre 1873.

 

N. Durassier : Colonel sous la Commune, commanda le fort de Vanves en mai. Mortellement blessé, il rendit le dernier soupir à l’hôpital de Versailles.

 

Barthélémy Durbize (1824-1875) : Teneur de livres. Actif à la Commune de Saint-Etienne. Il fut membre du comité révolutionnaire qui s’installa, le 25 mars, à l’Hôtel de Ville.

 

Henri Durre :

 

Angèle Durut : Communarde.

 

Dutil : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Emile Victor Duval (1840-1871) : Ouvrier fondeur en fer. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs en 1867. Blanquiste. Condamné à deux mois de prison au 3° procès de l’Internationale. Membre du Comité central de la Garde nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il siège à la commission militaire et à la commission exécutive. Le 3 avril 1871, il est nommé’ général de la Commune. Fusillé sans jugement le 4 avril 1871 par le général Vinoy.

 

Clément Duvernois (1836-1879) : Journaliste. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre de l’agriculture et du commerce.

 

E

 

Gustave Bonickhausen, dit Eiffel (1832-1923): Architecte. Franc-maçon.  Membre du Grand Orient.

 

Jean Baptiste Elin : Franc-maçon. De la Loge des « Amis triomphants ». Signataire de l’appel du 5 mai 1871.

 

Cheikh El Mokrani de son nom Mohand Aït Mokrane (1815-1871) : Chef de la Commune kabyle, en guerre contre la colonisation. Donna le signe de l’insurrection le 15 mars 1871, à la tête d’une armée de 8000 à 10000 hommes.

 

Jean Pierre Eluze (1821-1908) : Ami et gendre de Cabet. Il participe activement aux expériences « icariennes », puis créa en 1862, le « Crédit-au-Travail », organisation mutualiste. Franc-maçon. Membre de la loge n° 88 « La Prévoyance », du rite écossais.

 

Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus (1865-1916) : Occultiste. Médecin. Fondateur de la revue Initiation (1888). Haut dignitaire de l’Ordre des Rose+Croix (1892). Franc-maçon. Ne fut pas admis au Grand Orient (12 juillet 1899). Il se tourna vers le Rite Memphis-Misraïm, dont il fut Grand Maître du Souverain Grand Conseil général du Rite Memphis-Misraïm pour la France (1908-1916).

 

Louis Encausse (Décédé en 1907). Chimiste. Père de Papus. Franc-maçon. Reçu 18° (Chevalier Rose+Croix) le 27 mai 1902.

 

Friedrich Engels (1820-1895) : A partir de 1864, il milite au sein de l’Association internationale des travailleurs (Première Internationale), jusqu’à sa dissolution en 1876.

 

Henri Espivent de la Villesboisnet (1813-1908) : Général. Envoyé à Marseille pour réprimer les mouvements insurrectionnels de la Commune de Marseille. Le 4 avril 1871, il donne l’assaut à la Commune de Marseille. Ayant fait bombarder Marseille depuis Notre-Dame de la Garde, cela lui vaut le surnom de « Notre-Dame de la Bombarde ». A combattu également la Commune de Lyon.

 

Henri François Alphonse Esquiros (1812-1876) : Franc-maçon. Membre de la loge « La Réforme », orient de Marseille. Auteur romantique. Libre-penseur et anticlérical militant. A écrit en 1847-1848 une Histoire des montagnards. Représentant de la Saône-et-Loire à l’Assemblée législative (1850-1851). Elu à l’Assemblée nationale le 7 juin 1869, il siège à l’extrême-gauche. Démissionnaire, puis réélu le 8 février 1871,

 

Adèle Esquiros : Epouse d’Alphonse Esquiros. Auteure de plusieurs romans.

 

Etienne : Communard de la Commune de Marseille, fusillé en même temps que Gaston Crémieux. Radical, un des 12 membres de la commission départementale de Marseille. Sa condamnation à mort fut commuée en déportation à perpétuité.

 

Eugène Etienne (1844-1921) : Député d’Oran, il fut à plusieurs reprises ministre de la Guerre, en 1905, 1906 et 1913. Un des principaux leaders du « Parti colonial ».

 

Emile François Désiré Eudes (1843-1888) : Etudiant en pharmacie. Employé. Franc-maçon. Libre-penseur anticlérical. Initié en 1868 à la loge « l’Ecossaise 133 ». Leader blanquiste. Héritier spirituel de Blanqui. Membre du Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars, il est élu membre du Conseil de la Commune. Tendance « jacobine ». C’est sur sa proposition que l’Assemblée prend le nom de Commune. Le 9 mai 1871, il devient membre du Comité de Salut public. Nommé général par le Comité central de la Commune, il fut, lors de l’entrée des Versaillais dans Paris, promoteur des incendies. Condamné à mort par contumace, il rentra en France après l’amnistie. C’est lui qui entraîne les blanquistes dans l’aventure boulangiste, avec l’entremise de Rochefort.

 

La Générale Eudes, née Victorine Louvet : Communarde. Epouse d’Emile Eudes. Le correspondant du Times voit en elle une autre Jeanne Hachette.

 

Julia Béatrix Oeuvrie épouse Excoffon (1849-décédée après 1905) : Animait le club des femmes de la Boule-Noire à Montmartre. Responsable d’une ambulance, elle n’hésite pas à traverser les lignes versaillaises pour porter secours aux combattants du fort d’Ivry.

 

F

 

François  Fabre (1819-1892) : Maire du 17° arrondissement de Paris en 1870. Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Fabreguette :

 

Eugène Faillet : Possibiliste.

 

Marius Faillet (1840-1912) : Membre de l’Internationale. Réfugié en Belgique, il fut condamné en 1872 à vingt ans de travaux forcés. Il put rentrer en France en 1879, fut élu conseiller municipal de Paris en 1886 et conserva ce poste jusqu’à la fin de sa vie.

 

Frédéric Alfred Pierre de Falloux du Coudray (1811-1886) : Journaliste légitimiste et clérical. Historien et homme politique. Initiateur de la fermeture des ateliers nationaux en 1848, il incite le prolétariat parisien à manifester, pour écraser ensuite ses forces révolutionnaires. Ministre de l’Instruction publique en décembre 1848, il démissionne à la fin de 1849. La loi du 15 mars 1850 sur l’enseignement est entrée dans l’histoire sous le nom de « loi Falloux ».Cette loi prévoyait que le clergé et les membres d’ordres religieux, hommes et femmes, pourraient enseigner sans produire d’autre qualification qu’une lettre d’obédience. Cette exemption fut même étendue aux prêtres qui enseignent dans les écoles secondaires, alors qu’un grade universitaire était exigé des enseignants laïcs. De leur côté, les écoles primaires étaient placées sous la surveillance des curés.

 

Fauchery : Franc-maçon.

 

François Félix Faure (1841-1899) : Armateur. Franc-maçon. Président de la République française de 1895 à 1899. Initié le 16 mai 1877, loge « Les Cœurs Réunis », orient de Toulouse. Il appartenait à la loge du Havre « La Parfaite Aménité », Grand Orient de France.

 

André Bertrand Pierre Fernand Faure (1853-1929). Avocat. Député de la Gironde (1885-1889). Sénateur de la Gironde (1924-1929). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Neuf Sœurs », orient de Bordeaux. Membre du Conseil, de l’Ordre du Grand orient.

 

Sébastien Faure (1858-1942) : Noviciat des jésuites (1874). Disciple de Jules Guesde. Adhérant du Parti Ouvrier Français. Propagandiste anarchiste. Fondateur du journal Le Libertaire avec Louise Michel (1895). Directeur d’un orphelinat libertaire, « La Ruche ». Auteur de : Mon communisme (1920). Franc-maçon. Initié le 28 juin 1880 à la loge « La Vérité », orient de Bordeaux. Compagnon et maître le 31 octobre 1884. Démissionne en 1914.

 

Jules Jean Charles Fauvety (1813-1894) : Négociant en soie aisé. Ecrivain et philosophe spiritualiste. Ami de Proudhon sans adhérer à sa doctrine. Fondateur du quotidien Le Représentant du Peuple, y collabora avec Proudhon. Fondateur du journal La Solidarité (paru de 1866 à 1868). Fondateur du périodique La Religion laïque (1876). Cherchait à créer une religion universelle. Franc-maçon. Initié à une loge de Misraïm, puis il abandonne la franc-maçonnerie jusqu’en 1858. A cette date, il rentre à la loge parisienne « La Renaissance par les Emules d’Hiram », dont il est vénérable (1860). En 1859-1862, il soutint le prince Napoléon et Magnan et rentra au Conseil du Grand Maître. Rédacteur de la Constitution qui affirmait la « liberté de conscience »(1865). A partir de 1866, il se retira lentement de la franc-maçonnerie. Démissionnaire de la franc-maçonnerie en 1868.

 

François Favre :

 

Jules Gabriel Claude Favre (1809-1880) : Franc –maçon. Initié le 16 mai 1877 à la loge « L’Encyclopédique », orient de Toulouse. Membre de la loge « Les Cœurs Réunis », orient de Toulouse. Avocat à Lyon (1830), puis à Paris (1836). Membre de l’Assemblée constituante (1848), et législative (1849). Secrétaire en 1848 de Ledru-Rollin. Député du corps législatif (1858-1870), où il fut l’un des « cinq irréductibles ». Républicain opposé à l’Empire. Les Cinq de l’opposition étaient : Emile Ollivier, Ernest Picard, Hénon, Darimon et Jules Favre. Vice-président et ministre de l’Intérieur (1870) dans le gouvernement de Défense nationale, il signe la capitulation de Paris et un armistice (28 janvier 1871). Ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Thiers, il signe les conventions qui deviennent le traité de Francfort. Adversaire acharné de la Commune. Fut un des premiers à combattre l’Internationale. Député à l’Assemblée nationale (1871-1875). Ministre dans le premier gouvernement Dufaure. Sénateur du Rhône (1876-1880). Membre de l’Académie française (1869).

 

Mariani Fernandez : « Pétroleuse ». Elle pansait les blessés, mais aussi reprenait le fusil des morts. Amie de Louise Michel.

 

Ferrat : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Hyppolite Ferré (1848-1913) : Communard, internationaliste, membre de la Fédération Jurassienne et militant anarchiste. Frère de Théophile Ferré. Capitaine au 76° bataillon fédéré. Membre d’une section française de l’AIT. Trésorier de la « Société fraternelle des anciens combattants de la Commune », fondée en 1889.

 

Théophile Ferré (1846-1871) : Clerc d’avoué et comptable. Militant blanquiste. Préside le Comité de Vigilance de la salle Perot. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de la Sûreté générale. Le 1° mai, il est nommé substitut du procureur de la Commune et le 13 mai délégué à la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public. Fusillé en même temps que Louis Rossel et Pierre Bourgeois au camp de Satory à Versailles le 28 novembre 1871.Voici la lettre adressée par Ferré à sa sœur avant de mourir :

« Maison d’arrêt cellulaire de Versailles, n° 6.

Mardi 28 novembre 1871, 5h. 30° matin.

Ma bien chère sœur,

Dans quelques instants je vais mourir. Au dernier moment ton souvenir me sera présent ; je te prie de demander mon corps et de le réunir à celui de notre malheureuse mère.

Si tu peux, fais insérer dans les journaux l’heure de mon inhumation, afin que des amis puissent m’accompagner. Bien entendu aucune cérémonie religieuse ; je meurs matérialiste comme j’ai vécu.

Pore une couronne d’immortelles sur la tombe de notre mère.

Tâche de guérir mon frère et de consoler notre père ; dis-leur bien à tous combien je les aimais.

Je t’embrasse mille fois et te remercie mille fois des bons soins que tu n’as cessé de me prodiguer ; surmonte la douleur et comme tu me l’as souvent promis, sois à la hauteur des événements. Quant à moi je suis heureux, j’en vais finir avec mes souffrances et il n’y a pas lieu de me plaindre. Tous mes papiers, mes vêtements et autres objets doivent t’être rendus, sauf l’argent du greffe que j’abandonne aux détenus moins malheureux.

Tout à toi.

                                    Ton frère dévoué,

                                             Th FERRE. ».

 

Marie Ferré (1853-1882) : Sœur du précédent. Communarde.

 

E. Ferry: Membre du Conseil de la Commune (IX° arrondissement) et presque aussitôt démissionnaire.

 

Jules François Camille Ferry (1832-1893): Avocat. Journaliste. Franc-maçon. Le 8 juillet 1875, les francs-maçons donnent une grande solennité à sa réception par le Grand Orient de France (Loge « La Clémente Amitié »). Il y est reçu en même temps que Littré et que Grégoire Wyrouboff. Par la suite, Ferry appartiendra à la Loge « Alsace-Lorraine » à Paris. Lors de la cérémonie solennelle et grandiose de l’initiation, on remarque la présence de la fine fleur de l’opportunisme : Edmond Adam, Antonin Proust, Challemel-Lacour, Maurice Rouvier, Jules Claretie, Antonin Duibost. Des républicains tentés par le radicalisme, Brisson, Floquet, Lockroy, sont également là. Membre du gouvernement de la Défense nationale. Adversaire résolu des communards.

Dans le Discours devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885, Jules Ferry déclare : « Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».

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