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blog de réflexion sociale

(Partie 47) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 47) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

 

Antoine Alfred Eugène Chanzy (1823-1883) : Général. A Versailles, il se range avec les républicains modérés et siège au centre gauche. Il commande la II° armée de la Loire pendant la guerre de 1870. Il devient maire adjoint de Paris en septembre 1870, après la chute du Second Empire. En tant que tel, il ordonne le 23 janvier 1871 de tirer sur la foule à l’Hôtel de Ville, celle-ci s’opposant à la décision du gouvernement de Défense nationale d’offrir aux Prussiens la capitulation de Paris. Cela lui vaut son arrestation par les Communards le 14 avril 1871 ; il est menacé d'exécution, puis libéré. À Versailles, il se range avec les républicains modérés et siège au centre-gauche. Puis il est nommé sénateur. Il devient gouverneur de l’Algérie en 1873.

 

Etienne Charavay :

 

Pierre Charbonneau : Ebéniste. Membre de la direction parisienne de la section de l’Internationale.

 

Jean Baptiste Chardon (1839-1898) : Ouvrier chaudronnier. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il est capitaine en second du 133° bataillon de la Garde nationale, avec lequel il lance l’assaut contre l’Hôtel de Ville de Paris lors de la journée du 31 octobre contre la politique jugée capitularde du gouvernement de la Défense nationale. En novembre 1870, il adhère à l’Association internationale des travailleurs (tendance blanquiste). Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et il est membre de la commission de la Guerre, puis de celle de la Sûreté générale (5 avril). Condamné à mort par contumace, réfugié en Suisse, où il ouvre un restaurant.

 

Georges Charpentier (1846-1905) : Editeur, notamment des naturalistes (Zola, Flaubert et Maupassant).

 

Joseph Charlemont  (1839-1918): Maître d’armes et entraîneur de boxe française, il s’engage activement aux côtés de la Commune. 

 

Charles Louis Chassin (1831-1901) : Journaliste. Militant de l’Internationale, chef de la section de Villefranche (1867). Après l’armistice, il se rendit à Bordeaux, où la police l’arrête dès le 18 mars, de telle sorte qu’il demeura en prison pendant toute la Commune.

 

Eugène Pierre Amable Chatelain (1829-1902) : Ouvrier ciseleur. Puis journaliste et poète. A écrit en 1871 la chanson Vive la Commune. Farouchement anticlérical. Révolutionnaire, il participe aux combats de rue de 1848, de décembre 1851, de la Commune de 1871, à la suite de laquelle il se réfugie en Angleterre. Revenu en 1879.

 

Jean Baptiste Charlot (mort en 1889) : Officier lors de la guerre de 1870-1871. Franc-maçon. Initié à la loge « Le Libre Examen », orient de Paris. Membre du Souverain Conseil du REAA (1880 à sa mort).

 

Jean-Baptiste Adolphe, baron Charras (1810-1865) : Colonel de l’armée d’Algérie. Représentant du peuple (1848). Collaborateur du général Cavaignac. Montagnard. Déporté sous le Second Empire. Franc-maçon. Membre de la loge « Les Gymnophiles », orient de Londres.

 

Alexandre Chatrian (1826-1890) : Initié franc-maçon, en 1875, à la loge « Alsace-Lorraine » orient de Paris Grand Orient. Ecrivain. Employé des chemins de fer de l’Est. En collaboration avec Erckmann, auteurs de romans se rapportant à l’Alsace. Le plus célèbre est L’Ami Fritz.

 

Ange Gustave Chaudey (1817-1871) : Magistrat et journaliste. Il a été rédacteur en chef du journal républicain Le Siècle. Légataire de Proudhon et membre de l’Internationale. Il devient maire-adjoint du 9° arrondissement de Paris en septembre 1870, après la chute de l’Empire (maire : Jules Ferry). En tant que tel, il ordonne le 22 janvier 1871 à la troupe de tirer sur la foule à l’Hôtel de Ville. Cela lui vaut son arrestation le 14 avril 1871 par les Communards, puis son exécution le 23 mai 1871, sur ordre du procureur de la Commune Raoul Rigault.

 

Emile Chautemps (1850-1918) : Franc-maçon. Président du Conseil municipal de Paris, député de la Seine (1889-1897), puis député et sénateur de Haute-Savoie (1897-1918, deux fois ministre, en 1895 et 1914. Il est initié en 1890 à « Isis-Montyon » et a fréquenté diverses loges : « L’Amitié », « Cosmos 288 ».

 

Jean Jules Emmanuel Chauvière (1850-1910) : Ouvrier correcteur d’imprimerie. Républicain sous l’Empire. Disciple de Blanqui. Il participe à la Commune. Secrétaire du général de la Commune Duval. Fondateur du journal Les Droits du Peuple. Conseiller municipal de Paris en 1888, jusqu’en 1893, député du XV° arrondissement de 1893 à sa mort. Socialiste « jaurésien ». Fondateur après la Commune de l’Association des Chevaliers du Travail, à Paris, dont il fut Grand Maître (23 novembre 1893). Franc-maçon. Initié en 1888 à la loge « La Fédération maçonnique n° 336 », dont il fut vénérable de 1898 à sa mort.

 

René Auguste Chauvin (1860-1936) : Coiffeur. Fondateur de la Fédération syndicale des Ouvriers coiffeurs. Député de la Seine (Saint-Denis) (1893-1898). Fut un collaborateur de Jules Guesde. Franc-maçon.

 

Honoré Chavet :

 

Chemin-Dupontès :

 

Adrien Cheptel : Mécanicien. Un des fondateurs de l’Internationale à Lyon. En septembre 1870, il fut condamné à l’emprisonnement pour sa participation aux événements révolutionnaires à Lyon.

 

Chevalot : Communard. Membre du comité de Vigilance.

 

Julien Théophile Henri Chevreau (1823-1903) : S’attacha à la fortune de Louis Napoléon Bonaparte. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre de l’Intérieur.

 

Marie Augustine Chiffon, née Gaboriaud (1835- ?) : Lingère. Félix Pyat la décrit comme une Louise Michel inconnue, plus peuple et non lettrée. Des rapports de Versailles mentionnent qu’on la surnomme « la capitaine » et que « ceinte d’une écharpe rouge et d’un revolver », elle encourage les fédérés à se battre durant la Semaine sanglante. « Compagne » d’un tailleur de pierre, Jules Chiffon, capitaine au 121° Bataillon. Elle entraîne son compagnon aux barricades du pont d’Austerlitz et du boulevard Mazas, organise une ambulance et introduit les Fédérés dans une maison pour défendre la barricade de l’avenue Daumesnil. Condamnée à 20 ans de travaux forcés. Déportée à Nouméa.

 

Adèle Chignon : Combattante de 1848. S’est battue sur la barricade du Panthéon.

 

Charles Chincholle (1845-1902) : Ecrivain et biographe. Journaliste au Figaro. A écrit en 1885 : Les survivants de la Commune.

 

Henri Chouteau (1834-1896) : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Amilcare Cipriani (1843-1918) : Patriote italien. Chef d’état-major de la Commune.

 

Léon Alpinien Cladel (1834-1892) : Romancier naturaliste et nouvelliste. S’il a vécu de près la période de la Commune (mars 1871-mai 1871), il n’y joue pas un rôle prépondérant, mais il manque cependant d’être fusillé comme suspect par les hommes de Thiers. Cette période de la Commune est présente dans un grand nombre de ses œuvres : Trois fois maudites (1876), Les Va-nu-pieds (1883), Urbains et Ruraux (1890), mais surtout I.N.R.I. (1887).

 

Aristide Jean dit Régis Claris (1843-1906) : Collaborateur de Blanqui dans le journal La Patrie en danger. Signataire de l’Affiche rouge. Tridon le fit nommer chef de bureau de la presse parisienne au ministère de l’Intérieur.

 

Hyppolite Adolphe Clémence dit Roussel (1838-1889) : Ouvrier relieur. Petit-fils d’un babouviste. Il adhère à l’Association Internationale des travailleurs et collabore à La tribune ouvrière, organe de la section française de l’AIT. Membre du Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et il est membre de la commission de la Justice. Membre de la Minorité, il vote contre la création du Comité de Salut public. Condamné à mort par contumace.

 

Georges Clemenceau (1841-1929) : S’éleva contre l’amnistie, ensuite conciliateur. Maire du 18° arrondissement de Paris en 1870. Député radical, directeur de La Justice. Il soutient d’abord Boulanger, puis se sépare de lui.

 

Jean-Baptiste Clément (1836-1903) : Franc-maçon. Initié à la Loge « Les Rénovateurs », du Grand Orient de France, le 28 octobre 1898 à Clichy, qui lui confère les grades de compagnon et de maître. Il s’affilia, le 10 janvier 1900, à la loge « L’Evolution sociale » à Paris, où il passa Compagnon et Maître le même jour, le 6 juillet 1901. Chansonnier. Le Temps des Cerises (1866) est considéré comme l’hymne de la Commune, que les communards sifflaient sur les barricades. Membre de l’Internationale en 1866. Membre du Conseil de la Commune. Membre de la Commission des Services publics, il dirige les ateliers de munitions. Adversaire déclaré de l’Eglise. Adhère à la Majorité. A écrit en 1886-1887 : La revanche des communeux. Il passa en Suisse et rentra en France après l’amnistie.

 

Emile Léopold Clément (1826-1881) : Ouvrier cordonnier. Il fut souvent emprisonné sous le Second Empire en raison de ses activités dans des sociétés secrètes. On le soupçonne d’être devenu un indicateur de la police pour obtenir sa libération. Il est élu au Conseil de la Commune et fait partie de la commission des Subsistances, puis de la commission de la Sûreté générale (13 mai). Il vote pour la création du Comité de salut public. Il est arrêté le 19 mai après la révélation de ses activités suspectes sous l’Empire.

 

Victor Clément (1824- ? date postérieure à 1871) : Ouvrier teinturier. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège dans la commission des Finances. Le 23 avril, il est chargé de visiter les prisons. Il vote contre la création du Comité de salut public.

 

Alexis Clerc : Jésuite fusillé le 24 mai 1871, avec l’archevêque de Paris Georges Darboy, par ordre de la Commune de Paris

 

Jules Clère (1850- ?) : A publié en 1872 : Les hommes de la Commune. Biographie complète de tous ses membres.

 

Justin Clinchant (1820-1881) : Général Versaillais. Il reçoit le commandement du 5° corps d’armée chargé de liquider la Commune de Paris. En reconnaissance des services rendus, le gouvernement d’Adolphe Thiers le nomma gouverneur militaire de Paris, poste qu’il devait conserver jusqu’à sa mort en 1881. Républicain, à l’inverse de Cissey, il empêcha son corps d’armée de procéder à des exécutions de masse.

 

Gustave Paul Cluseret (1823-1900) : Général. Sorti de Saint-Cyr, il prit part en 1848 à la répression des émeutes de juin ; ultérieurement, il combattit en Crimée, puis à la guerre des Deux-Siciles sous la conduite de Garibaldi, enfin à la guerre de Sécession, avec les nordistes, où il fut nommé général aux Etats-Unis. Membre reconnu de l’Internationale, bakouniniste. Il a pris part aux soulèvements de Lyon et de Marseille. Délégué à la guerre, ce qui fait de lui le chef de toutes les armées communalistes. Elu au Conseil de la Commune le 16 avril. La Commune lui confia le 3 avril la direction de la guerre. Mais quelques semaines plus tard, il fut accusé de trahison et incarcéré à Mazas. Remplacé par Louis Rossel le 1° mai. Acquitté le 21 mai, trois jours après il réussit à s’enfuir et gagna les Etats-Unis, tandis que le 3° Conseil de guerre le condamnait à mort par contumace. Rentré en France après l’amnistie, il fut élu député de Toulon en 1888. Il évolua dès lors vers le nationalisme et, lors de l’Affaire Dreyfus, prit parti contre les révisionnistes. A publié en 1887-1888 : Mémoires du général Cluseret.

Député boulangiste du Var. Antisémite militant. En 1887, il entraîne une partie des blanquistes dans une alliance avec la Ligue des Patriotes de Déroulède. Collaborateur du journal antisémite de Drumont, La Libre parole. Antidreyfusard. En 1885, avec d’autres députés d’extrême gauche, il dépose un projet de loi de limitation du droit des naturalisés. En 1896, il dépose un projet de loi de limitation du droit au travail pour les étrangers. En 1899, il fait partie des 198 députés qui demandent au gouvernement « quelles mesures il comptait prendre pour arrêter la prédominance des juifs dans les diverses branches de l’administration française ». Opposant, comme Louise Michel, au suffrage universel. « La résultante logique, fatale, de la situation faite par le suffrage universel au prolétariat est son effacement » (Cluseret, Mémoires).

 

François Coignet (1814-1888) : Industriel de Lyon. Fouriériste.

 

Jean Claude Colfavru (1820-1891) : Fils d’un cordonnier. Avocat. Homme de lettres. Proudhonien en juin 1848. Franc-maçon. En 1848, il participe à la campagne des banquets et devient rédacteur en chef du journal d’extrême-gauche Le Père Duchesne. Elu député le 28 avril 1850. Représentant de la Saône-et-Loire à l’Assemblée législative (1850-1851). Proscrit par l’Empire. Député de Seine-et-Oise (1885-1889). Le 1° juillet 1850, à la loge « Les Philadelphes », orient de Londres, il est reçu apprenti dans la loge parisienne « Saint-Vincent-de-Paul », orient de Paris. Maître le 21 février 1863, il devient en 1868 vénérable de la Loge « Le Travail », orient de Paris. Durant le conflit franco-allemand, il est élu commandant du 85° bataillon de la garde nationale de Paris. Député de Seine-et-Oise. Il refuse d’adhérer à la Commune. De retour en France en 1880, il est membre d’honneur de la loge « Les Amis de la Patrie », vénérable fondateur de la « Constante Amitié », sis à Paris. Membre des loges « Saint Vincent-de-Paul », « L’Etoile Polaire » et « La Clémente Amitié, » orient de Paris. Président du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1885-1887). En 1890, au sein du Grand Orient, il conduit l’épuration anti boulangiste. C’est l’un des fondateurs de la Société des droits de l’homme et du citoyen.

 

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