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blog de réflexion sociale

(Partie 44) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

(Partie 44) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.

 

 

Alfred Blanche :

 

Augustine Malvina Blanchecotte (1830-1897) : Poète. Bourgeoise, dont les sympathies ne vont pas à la Commune. Auteur notamment des Tablettes d’une femme pendant la Commune.

 

Stanislas Xavier Pourille (ou Panille), dit Blanchet (1833- ?) : Commerçant en bourre de soie et journaliste. Il fait partie du Comité central de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune, il est membre de la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public.

Dans le Journal Officiel de la Commune du samedi 6 mai 1871, Compte rendu de la séance du Conseil du 5 mai, on lit :

« Le citoyen Rigault : (…) Aujourd’hui, nous avons appelé devant vous le citoyen Blanchet. Depuis longtemps, nous étions prévenus que ce n’était pas le sien, que sous un autre nom, il avait exercé des fonctions et subi une condamnation qui ne lui permettaient pas de rester parmi nous.

Quoiqu’il ait toujours voté avec la majorité et le comité de sûreté générale, à cause de cela surtout, je n’ai pas gardé de ménagements. (Approbation). C’est le citoyen Ferré qui a fait l’enquête. Le citoyen Blanchet s’est présenté devant nous ; je ne crois pouvoir faire mieux que de vous lire le procès-verbal que nous avons dressé de cette entrevue.

« L’an mil huit cent soixante et onze, le cinq mai,

Devant nous délégué à la sûreté générale et membre dudit comité, est comparu le membre de la Commune connu sous le nom de Blanchet,

Lequel, interpellé par le citoyen Ferré, a déclaré qu’il ne s’appelait pas Blanchet, mais bien Panille (Stanislas).

Sur seconde interpellation, Panille déclare qu’il a bien été secrétaire de commissaire de police de Lyon, qu’il est entré, à Brest, dans un couvent de capucins en qualité de novice vers 1860, qu’il y est resté huit ou neuf mois.

Je partis, ajoute-t-il, en Savoie, où je rentrai dans un second couvent de capucins, à La Roche. Ceci se passait en 1862.

Revenu à Lyon, je donnai des leçons en ville. On me proposa d’être traducteur-interprète au palais de justice, j’acceptai. On me dit après qu’une place de secrétaire dans un commissariat était vacante, j’acceptai également ; je suis entré dans ce commissariat vers 1866, et j’y suis resté environ deux ans.

Au bout de ce temps, quand je demandai de l’avancement, quand je demandai à être commissaire spécial aux chemins de fer, ma demande étant restée sans réponse, j’offris ma démission, qui fut acceptée. C’est après ces événements que je vins à Paris.

J’ai été condamné à six jours de prison pour banqueroute à Lyon. J’ai changé de nom parce qu’il y avait une loi disant qu’on ne pouvait signer son nom dans un journal lorsqu’on a été mis en faillite.

Nous, délégués à la sûreté générale, et membres dudit Comité, envoyons à Mazas le sieur Panille.

Laurent, TH. Ferré, A. Vermorel,

Raouil Rigault, A. Dupont, Trinquet. ».

 

Louis-Auguste Blanqui (1805-1881) : Franc-maçon. Fondateur du journal Ni Dieu, ni maître, il est membre de plusieurs loges : les « Amis de la Vérité », le « Temple des Amis de l’Honneur Français » et le « Lien des Peuple »s. Affilié à la Charbonnerie en 1824.

Karl Marx déclare dans La guerre civile en France (la commune de Paris), 1871 : « Le véritable meurtrier de l’archevêque Darboy, c’est Thiers. La Commune, à maintes reprises, avait offert d’échanger l’archevêque et tout un tas de prêtres pardessus le marché, contre le seul Blanqui, alors aux mains de Thiers. Thiers refusa obstinément. Il savait qu’avec Blanqui, il donnerait une tête à la Commune. »

Lors de ses obsèques, le 5 janvier 1881, la loge parisienne « Le Lien des Peuples » défila avec bannières et insignes.

Une majorité de communards se reconnaissaient en Blanqui. De très nombreux membres des groupes blanquistes ont adhéré à la franc-maçonnerie dans les années 1865-1870, dont notamment à la loge « La Justice n° 133 », dépendant du Suprême Conseil. Leur présence sur les colonnes a certainement contribué à donner à la franc-maçonnerie des dernières années de l’Empire son caractère républicain et explique la participation de nombreux francs-maçons à la Commune de Paris.

Elu membre de la Commune, il ne put siéger, incarcéré au fort du Taureau. Son surnom est « l’enfermé ».

Ses disciples, présents durant la Commune, sont à l’origine d’un socialisme national français, libre-penseur, xénophobe et antisémite. Blanqui est opposé au suffrage universel : « Le suffrage universel, c’est l’intronisation des Rothschild, l’avènement des juifs. ».

 

Jean Baptiste Antoine Blatin (1841-1911) : Franc-maçon. Clermontois, initié à Paris à la Loge « l’Avenir » le 14 décembre 1864. Enseigne à la faculté de médecine de Clermont. Elu maire en 1884, puis député du Puy-de-Dôme (1885-1899). Crématiste. Ecarté de la vie politique par le boulangisme. Il réveille en 1881, la loge locale « Les Enfants de Gergovie », dont il devient président en 1882. En 1884, l’article 1° de la Constitution du Grand Orient est à l’étude. Il y fait incorporer le troisième paragraphe suivant : « Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle (la franc-maçonnerie) se refuse à toute affirmation dogmatique ». Président du Conseil de l’Oredre en 1894.. Rose-Croix en 1885, membre du Grand-Collège en 1888, il en devient en 1901 le Grand Commandeur. Il préside le Convent en 1898 qui prend à l’unanimité position en faveur de Dreyfus, et celui, tout aussi combatif, de 1902.

 

Blin : « Pétroleuse ». A participé aux comités de vigilance.

 

Madame Blondeau : Polisseuse en or. Membre du Comité central de l’Union des Femmes (18° arrondissement).

 

Lucie Maris, femme Bocquin (née en 1843) : Journalière. Considérée comme une ouvrière travailleuse, d’un caractère doux et obligeant pour ses voisins. Elle fit la connaissance d’un certain Marcelin Dubois, garde au 135° Bataillon. Elle se trouve les 22 et 23 mai, à la Légion d’Honneur, où elle ramasse, sur la barricade, le cadavre de son amant. Combattante. Condamnée à dix ans de réclusion.

 

Constance Boidard : Boutonnière. Cantinière au 160° Bataillon, où son mari est sergent-major.

 

David Boison : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Lucie Euphranie Boisselin, femme Leblanc : Armée d’une petite carabine, elle accompagne le 84° Bataillon, pour suivre son mari. Elle a travaillé à la barricade de la rue de Bussy. Déportée à l’île des Pins avec ses deux enfants.

 

Jérôme Joseph Charles Paul Bonaparte Napoléon dit le Prince Jérôme Bonaparte (1822-1891) : Cousin de Napoléon III. Fils de Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie. Diplomate.  Franc-maçon de la Loge « Les Amis de la Patrie », à Paris. Il s’oppose au prince Murat, pour la Grande Maîtrise du GODF en 1861. Finalement, Napoléon III impose le maréchal Magnan.

 

Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III) (1808-1873) : Son père, Louis Bonaparte (1778-1846), roi de Hollande de 1806 à 1810, fut Grand Officier du Grand Orient de France.

 

Prince Pierre Napoléon Bonaparte (1815-1881) : Sixième enfant de Lucien Bonaparte, prince de Canino et de Musignano. Député d’extrême-gauche aux assemblées (1848) Poète; Ecrivain ; Il a tué le journaliste Victor Noir (1870), fait dont il fut acquitté. Franc-maçon.

 

Louis Bernard Bonjean (1804-1871): Jurisconsulte. Bonapartiste. Président de la chambre à la Cour de Cassation (1865). Lors de l’insurrection du 18 mars 1871, il remplissait à titre provisoire les fonctions de premier président ; en cette qualité il fut arrêté, retenu comme otage, et après 64 jours passés au secret, fusillé le 24 mai, avec l’archevêque de Paris Georges Darboy, par ordre de la Commune de Paris.

 

François Bonnardot :

 

Louise Frédérique Noël, femme Bonnefoy (née en 1827) : Couturière en ombrelles. Condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique.

 

Marie Bonnevial (1841-1918) : Franc-maçonne. Féministe d’origine populaire, tandis que ses amis Maria Deraismes et les époux Martin étaient issus de la haute bourgeoisie. Elle fut une des premières institutrices de l’enseignement public et enseigna à Lyon. Le gouvernement de l’Ordre Moral la révoque et lui interdit d’enseigner, car elle a ouvertement pris la défense des victimes de la répression contre la Commune. S’exile en Turquie et revient en France en 1877, où elle participe à la création à Paris d’une école professionnelle de jeunes filles. Initiée le 3 novembre 1894 (Droit Humain), vénérable de la loge de Lyon. Grande maîtresse de l’Ordre en 1916.

 

Charles Bonnier (1863- ?) : Socialiste, écrivain et journaliste. Vécut longtemps en Angleterre. Membre du Parti ouvrier français. Prit une part active à la préparation des congrès de 1889 et 1891.

 

Théodore Jacques Bonvalet : Maire du 3° arrondissement de Paris en 1870. Le créateur du plat du jour est Pierre Fraysse, un cuisinier natif de Sète, qui, de retour des États-Unis, ouvrit, en 1854, un restaurant dénommé Chez Peter's. Son établissement est entré dans les annales de la gastronomie pour avoir accommodé et servi les animaux du zoo de Vincennes lors du siège de Paris à Théodore Jacques Bonvalet, nouvellement élu maire du 3e arrondissement de Paris, lors du réveillon de 1870, et pour avoir inventé le homard à l'américaine.

 

Rosa (ou Rosaline) Bordas de son vrai nom Rosalie Martin, dite La Bordas (1840-1901) : Chanteuse populaire. Rosa Bordas est née à Monteux le 26 février 1840. C'est une des premières interprètes féminines de la chanson française populaire, avec Amiati. Elle vivait avec sa mère qui tenait une auberge cabaret. Elle rencontra son époux lors d'une fête, il était guitariste chanteur et lui apprit la musique. Son succès fut rapide et devint vite national. Elle s'illustra à Paris pendant les événements de la Commune. Rendue célèbre dans Paris en chantant la Canaille au lendemain de l’assassinat de Victor Noir. Décédée le 30 mai 1901, elle fut enterrée à Monteux. Frédéric Mistral lui consacre un chapitre entier dans son ouvrage Memòri e Raconte (Mémoires et récits). De son vrai nom Rosalie Martin, dite Rosa Bordas ou tout simplement La Bordas, ou «la Rachel du peuple», elle avait, lors de la déclaration de la guerre en 1870, chanté « La Marseillaise » un drapeau à la main.

 

Victor Bosc : Franc-maçon. Commune de Marseille. Le 7  août  1870, cette première insurrection populaire avec à sa tête Gaston Crémieux, Émile BouchetMaurice Rouvier et Gustave Naquet prend d'assaut la préfecture. Le soir même, ces radicaux se réunissent rue Vacon avec les socialistes, forment un comité d'action, et le lendemain, ils prennent d'assaut la mairie, installant un comité révolutionnaire, formé par Crémieux, Paul Giraud, Clovis Hugues, Félix Granet, Cabasse, un employé de mairie : Joseph Tardif, les journaliste Auguste Sorbier et Armand Elbert, les internationalistes Charles Alerini, Étienne-Louis Combes, Victor Bosc (des Catalans), Philibert Gilbert, Frédéric Bordes, Auguste Conteville et Célestin Matheron. Se joignent à eux un entrepreneur : Félix Debray, un cordonnier : Joseph Maviel, un maçon : Esprit Tourniaire et un employé : Eugène Barthélémy.

Ce premier mouvement sera sévèrement réprimé par l'administration locale, fidèle aux lois impériales. Arrêtés les « factieux » sont emprisonnés dans un cachot du fort Saint-Jean. Le 27 août, un conseil de guerre statue sur le sort des meneurs et les condamne à passer quelques mois de prison à Saint-Pierre. Pierre Bernard, Tardif, Barthélémy et Giraud écopent d'un mois ; Tourniaire de trois ; Crémieux, Combe, Bosc et Sorbier de six ; Bordes de huit ; Conteville, Gilbert, Debray et Maviel, d'un an.

Le 4 septembre 1870, jour de la proclamation de la République, les tire de leurs geôles ; Gambetta confirme l'ordre de les libérer tandis qu'une foule imposante va à la rencontre des prisonniers dans la nuit. Le même jour, le nouveau chef du gouvernement nomme Alphonse Esquiros administrateur supérieur des Bouches-du-Rhône ; Adolphe Carcassonne est nommé président de cette première commune ; le drapeau tricolore est hissé sur la mairie. Le 7 septembre, Crémieux accueille Esquiros à la gare Saint-Charles et l'accompagne à la préfecture.

 

Paul Emile Bouchet (1840-1918) : Avocat. Il participa aux premiers soubresauts de la Commune de Marseille dès le 8 novembre 1870. Il est nommé substitut du procureur de la république le 4 septembre et abandonne ses fonctions lors de l’insurrection de mars. Lié à Gaston Crémieux, il est compromis avec le pouvoir insurrectionnel. Emprisonné pendant trois mois, il est acquitté mais interdit de barreau. Député.

 

Etienne Boudin (1828-1872) : Capitaine adjoint du Palais des Tuileries, fusillé à Satory par les Versaillais le 16 février 1872.

 

Casimir Dominique Bouis (1841-1916) : Rédacteur du Cri du peuple (journal de 1871). Un des rédacteurs du Cri du Peuple (tiré à 50000, 80000, voire 100000 exemplaires pour 18 numéros du 22 février au 12 mars 1871 et 65 numéros du 21 mars au 23 mai 1871). Disciple de Blanqui. Il a été parmi les signataires de l’Affiche rouge le 7 janvier 1871.

 

Bouit : Membre du Comité central de la Garde nationale.

 

Eugénie Boulanger : Communarde.

 

Georges Ernest Jean Marie Boulanger (1837-1891) : Officier général. Il participe à la répression de la Commune de Paris à la tête du 114° régiment d’infanterie de ligne. Chef du mouvement boulangiste.

Le boulangisme est un rassemblement national et socialiste sous le nom du général Boulanger. Ministre de la Guerre en 1886, il devient, dans l’imagerie populaire, le « général Revanche ». En 1887, à l’appel d’Henri Rochefort, il se voit porté par une élection partielle de la Seine, ce qui le met dans une position politique. Renvoyé de l’armée, il entre à la Chambre des députés en 1888. Il est soutenu par la Ligue des Patriotes de Déroulède et par l’extrême gauche. Selon le socialiste Lafargue, gendre de Marx, dans une lettre à Engels du 27 mai 1888, « les socialistes entrevoient toute l’importance du mouvement boulangiste, qui est un véritable mouvement populaire, pouvant revêtir une forme socialiste si on le laisse se développer librement. ». Inquiété par le gouvernement, le général s’enfuit en Belgique. Il est poursuivi en 1889 pour complot et corruption. Il se suicide sur la tombe de sa maîtresse, Mme de Bonnemain.

 

Gaston Boulay :

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