(Partie 37) La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.
André Boniface Louis Riquetti, vicomte de Mirabeau, dit Mirabeau-Tonneau (1754-1795, décédé à Friburg, im Breisgau, en Allemagne) : Franc-maçon. Officier. Colonel. Frère du célèbre tribun Honoré Gabriel de Mirabeau. Député aux Etats-généraux. Colonel au régiment de Touraine. Il leva, en émigration, pour le prince de Condé, la Légion Mirabeau. Fervent défenseur de la monarchie à la Constituante, dont il démissionne pour émigrer. Membre de la Loge « Saint-Jean d’Ecosse du Contrat Social », orient de Paris (1789). Député au Grand Orient. Officier du Grand Orient. .
Jean Pierre Moët
Bon Adrien Jeannot de Moncey (1754-1842) : Maréchal d’Empire et duc de Coneglano. Fils cadet d’un avocat au parlement de Besançon. Franc-maçon. Premier Grand Inspecteur. Général de la Gendarmerie. Il refusa, contre toutes les influences tentant de l’en dissuader, de présider le Conseil de Guerre qui devait condamner un frère, le Maréchal Ney.
Gaspard Monge, comte de Péluse (1746-1818) : Mathématicien, fondateur de Polytechnique en 1794 (géométrie descriptive, analyse infinitésimale et géométrie analytique). Ministre de la Marine. Franc-maçon. Initié par la loge « L’Union Parfaite du Corps Royal du Génie » à Mézières, dont il est l’orateur en 1774. Il fréquente « Les Amis réunis » quand il est à Paris.
Monspey :
Charles Louis de Secondat, Baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755) : Franc-maçon. Initié le 12 mai 1730 à la loge « Horn Tavern », orient de Westminster, Londres. Le duc de Norfolk officiait comme vénérable maître. Membre de la loge de l’Hôtel de Bussy, orient de Paris (1735) et de la loge « Aubigny » (1735). Membre de l’Académie française.
Jacques Etienne de Montgolfier (1745-1799): Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Initié en 1784. Les montgolfières firent merveille lors des batailles de la révolution.
Anne Charles Sigismond Duc de Montmorency-Luxembourg (1737-1803) : Pair et « premier baron chrétien ». Maréchal de camp (1780). Député du Bas Poitou, représentant la noblesse en 1789. A réclamé l’abolition de la noblesse. A participé à la guerre d’indépendance des insurgents américains. Franc-maçon. Membre d’une Loge de Laval. Emigre dès septembre 1789. Dignitaire maçonnique, il fut affilié à la loge « Saint Jean de Montmorency-Luxembourg » de 1762 à 1789 et, à partir de 1773, à celle de « Saint Jean » de Chartres. De 1773 à 1789, il fut administrateur général du Grand Orient de France.
Moreau de Mery :
Etienne Morin :
Adolphe Edouard Casimir Joseph Mortier, duc de Trévise (1768-1835) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié le 9 février 1792 à la Loge « Les Amis Réunis » à Lille. Grand Officier d’Honneur du Grand Orient en 1806. Il est réélu en 1814. Sous la Restauration, il et membre du Suprême Conseil de France du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Il était membre honoraire de la loge régimentaire « Les Emules » d’Assas.
Honoré, Comte Muraire (1750-1837) : Avocat. Maire de Draguignan. Député du Var à la Législative. Présida la Législative. Conventionnel. Franc-maçon. Initié à la Loge « Le Triomphe de l’Amitié », à l’orient de Draguignan (1785). Souverain Grand Commandeur du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Membre du Suprême Conseil et lieutenant grand commandeur en 1825.
Caroline Murat, Caroline Bonaparte (1782-1839) : Sœur de Napoléon. Franc-maçonne. Installée grande maîtresse des loges d’adoption du Royaume des deux Sicile.
Joachim Murat (1767-1815) : Maréchal de France. Roi de Naples de 1808 à 1815. Franc-maçon. Il se fait initier le 26 décembre 1801, à Milan, à la Loge « L’Heureuse Rencontre ». Il fut le premier Grand Surveillant du Grand Orient de France et Grand Maître du Grand Orient de France. Il est vénérable de « La Colombe », qui change son titre contre celui de « Sainte-Caroline » en l’honneur de son épouse, la sœur de l’Empereur. Le 27 octobre 1809, il fonde le Grand Orient du royaume de Naples, dont il devient le Grand Maître. Il est très Puissant Souverain Grand Commandeur et Grand Maître du Conseil Suprême des Puissants et Souverains Grands Inspecteurs Généraux pour le royaume des Deux-Siciles. Alors qu’il tente de reconquérir son royaume en 1815, il est arrêté et fusillé.
N
Nicolas François de Neufchâteau (1750-1828) : Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ».Ecrivain et agronome. Reçu à l’Académie de Dijon, de Lyon, de Marseille et de Stanislas à Nancy. Avocat. Il salua la Révolution avec enthousiasme. En 1789, il rédigea les cahiers de doléances du baillage de Toul et fut élu député suppléant aux Etats généraux. Le 3 septembre 1791, il est élu député des Vosges à l’Assemblée législative. Elu le 1 » février 1796 à la « classe des lettres », qui devient en 1803 l’Académie française. Membre du Directoire exécutif du 8 septembre 1797 au 20 mai 1798. Il se rallie à Bonaparte, et il est nommé au Sénat, dont il sera président. Comte d’Empire en 1808. Il fut l’un des promoteurs des comices agricoles.
Loge des « Neufs Sœurs » : La Loge fut fondée en 1776, par Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, avec le soutien d’Anne-Catherine de Ligniville Helvétius.
Les « vénérables » successifs de la première décennie furent :
· Benjamin Franklin (1779-1781)
· Adrien-Nicolas de la Salle (1781-1783)
· Nicolas-Christiern de Thy de Milly (1783-1784)
· Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty (1784)
· Léonce-Elie de Beaumont (1784-1785)
· Emmanuel de Pastoret (1788-1789)
Les membres furent notamment :
· Voltaire (1694-1778)
· Benjamin Franklin (1706-1790)
· Jean-François Marmontel (1723-1799)
· Jacques Rangeard (1723-1797)
· Pascal Paoli (1725-1807)
· Jean-Baptiste Greuze (1725-1805)
· Antoine Court de Gébelin (1725-1784)
· Niccolo Vito Piccinni (1728-1800)
· Augustin Pajou (1730-1809)
· Nicolas Bricaire de la Dixmerie (1731 ? – 1791)
· Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807)
· Joseph Ignace Guillotin (1738-1794)
· Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort (1741-1794)
· Jean-Michel Moreau, dit Moreau le Jeune (1741-1814)
· Jean-Antoine Houdon (1741-1828)
· Jacques Montgolfier (1745-1799)
· Joseph Bologne de Saint-Georges, dit le Chevalier de Saint-Georges (1745 ? -1799)
· L’abbé Nicolas Roze (1745-1819)
· John Paul Jones (marin) (1747-1792)
· Pierre-Louis Guinguené (1748-1815)
· Emmanuel-Joseph Sieyès (1748-1836)
· Dominique Joseph Garat (1749-1833)
· Nicolas François de Neufchâteau (1750-1828)
· Henri Grégoire (1750-1831)
· Jean Nicolas Démeunier (1751-1814)
· Nicolas Dalayrac (1753-1809)
· Emmanuel de Pastoret (1755-1840)
· Bernard Germain de Lacépède (1756-1825)
· Pierre Jean Georges Cabanis (1757-1808)
· Louis Marcelin de Fontanes (1757-1821)
· Claude Joseph Vernet (1714-1789)
· Camille Desmoulins (1760-1794)
· Jérôme Pélagie Masson de Meslay (1742-1798)
· Louis Félix Guynement de Kéralio (1731-1793)
Michel Ney, duc d’Elchingen, prince de la Moskova (1769-1815) :Franc-maçon. Initié en 1801 à la loge « Saint Jean de Jérusalem » à Nancy. Maréchal de France. Général de division en l’an IV, il signe avec les symboles maçonniques, car, comme beaucoup de militaires, il est franc-maçon.
Philippe de Noailles, duc de Mouchy (1715-1794) : Maréchal de France. Franc-maçon. Il fut le fondateur de la loge « Saint Philippe ».
O
O’Heguerty :
Louis Philippe Joseph d’Orléans, (1785-1793) : Prince de sang. Aurait demandé après Varennes, la déchéance du roi. Elu député de Paris à la Convention, il reçoit le nom d’Egalité en septembre. Il est arrêté par les Montagnards en avril 1793, pour servir d’otage à la république, après la trahison de son fils. En novembre, il est condamné à mort, pour « avoir aspiré à la royauté ». Franc-maçon. Duc de Chartres, grand maître de la franc-maçonnerie française à 39 ans. Il eut ses loges particulières, à commencer par celle du Palais-Royal, en activité depuis 1772. Sa Loge officielle était « Saint-Jean de Chartres », à l’orient de Mousseaux. A voté la mort du roi. Fut l’un des meneurs des 47 députés de la noblesse qui se rallièrent au Tiers-Etat en juin 1789. En 1790, il s’affilia au puissant club des Jacobins et prit le nom de Philippe Egalité. Il fit publier cette lettre dans le Journal de Paris le 22 février 1793 : « Dans un temps où personne, assurément, ne prévoyait notre Révolution, je m’étais attaché à la franc-maçonnerie qui offrait une image d’égalité, comme je m’étais attaché au parlement qui offrait une image de la liberté. J’ai, depuis, quitté ce fantôme pour la réalité. (…) Je pense qu’il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblé secrète dans une République, surtout au commencement de son établissement (…) ».
Louise Marie Thérèse Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon (1750-1822) : Franc-maçonne. Sœur du duc de Chartres, futur duc d’Orléans et Philippe d’Egalité. Elle épouse le dernier prince de Condé. Fille de Louis Philippe d’Orléans et mère du duc d’Enghien. Elle s’éloigne du christianisme et se passionna pour l’alchimie, l’occultisme et le mesmérisme. Son salon, au palais de l’Elysée, reçut nombre de francs-maçons, dont Louis Claude de Saint-Martin. Ce salon est connu dans toute l’Europe pour sa liberté de pensée et les esprits brillants qu’on y rencontre. Elle devint Grande Maîtresse des loges féminines d’adoption et présida, en 1777, la loge « La Candeur ».
Nicolas Charles Marie Oudinot, duc de Reggio (1767-1847) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié à Nancy dans la même loge que Ney, mais en 1799. Il est membre de la Loge « L’Amitié » à Arras le 5 juillet 1805. Il était Vénérable d’Honneur de la loge « Saint-Napoléon » à Amsterdam en 1811. Sous la Restauration, il fut Grand Officier d’Honneur du Grand Orient et Premier Grand Surveillant du Suprême Conseil des Rites (1815-1835).
P
Charles Palissot de Montenoy (1730-1814) : Auteur dramatique connu comme opposant anti-lumières au parti philosophique et, plus particulièrement, comme ennemi de Diderot. Il est notamment l’auteur d’une comédie, Les Philosophes, qui eut un énorme succès de scandale en 1760. Admis en 1753 au sein de la Société royale des Sciences et Belles-Lettres de Nancy. Il prononça au Club des Jacobins un discours contre la religion dont la virulence alarma Robespierre. Après 1795, il entra dans la secte des Théophilanthropes dont il devint l’un des pontifes. Franc-maçon.
Thomas François de Treil de Pardailhan (1754-1822) : Franc-maçon. Membre de la Loge « Le Contrat Social » en 1781. Membre associé de la loge « La Liberté » de Saint Chinian.
Pasquale Paoli, Pascal de Paoli (1725-1807) : Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ». Initié le 15 juin 1778 au sein de la loge « Les Neuf Muses N° 325 » à Londres.
Evariste Désiré de Forges, chevalier puis vicomte de Parny (1753-1814) : Franc-maçon. Membre de la loge des « Neuf Sœurs ».Poète. Il s’élève contre l’esclavage à l’île Bourbon (La Réunion), son île natale. En 1779, il est nommé capitaine au régiment des dragons de la Reine.
Claude Emmanuel Joseph Pierre Marquis de Pastoret (1755-1840) : Auteur. Sa renommée lui valut d’être président des assemblées électorales de Paris. Refusa l’offre de Louis XVI pour le ministère de l’Intérieur ou celui de la Justice. Député de Paris à la Législative. Premier président de la Législative. Franc-maçon. Orateur puis vénérable maître de la loge des « Neuf Sœurs », orient de Paris.
Martin Pény :
Catherine Dominique marquis de Pérignon (1754-1818) : Maréchal d’Empire. Franc-maçon. Initié à une date inconnue. Il est nommé Grand Officier d’Honneur du Grand Orient en 1807, membre de la Loge et du chapitre « Les Amis de la Gloire et des Arts », une loge régimentaire en Italie ; 33° et membre honoraire du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien et Accepté. En juin 1813, il est membre honoraire du Suprême Conseil des 33° pour le royaume de Naples.
Périssé-Duluc :