Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog de réflexion sociale

Partie 10 Élections, non, Démocratie populaire , oui !

Partie 10 Élections, non, Démocratie populaire , oui !

Les élections européennes et législatives, qui se sont déroulées en France en juin et juillet 2024, dans le cadre de la V° république bourgeoise sont un enseignement pour le peuple français en montrant de façon évidente la nature hypocrite de la "démocratie" bourgeoise : "Tu votes à droite, à gauche , au centre , à l'extrême droite, ou tu t'abstiens, peu importe, à tous les coups, la classe bourgeoise, dominante, gagne!" . Voici la première leçon .

La "gauche" conventionnelle, sous toutes ses couleurs, partis socialiste, écologiste, communiste , mouvement "La France Insoumise", etc. , appelle à manifester pour "restaurer" la "démocratie" bourgeoise, à respecter et à remettre sur pied les fausses "valeurs" d'un des plus grand système "démocratique" bourgeois, la V° république bourgeoise, en présentant l’État bourgeois comme un État neutre arbitre, au-dessus et indépendant des classes sociales. Voici la seconde leçon.

Ultra-minoritaires dans le pays, sans vergogne, ce sont les représentants les plus conservateurs de la bourgeoisie qui vont gérer les affaires de toute la société, pour le compte de la bourgeoisie, contre les intérêts de l'immense majorité du peuple. Le parti grand-bourgeois, "Les Républicains", en collusion avec le part fasciste, fraction la plus barbare et la plus réactionnaire de la classe bourgeoise, le parti "Rassemblement National", ont pris les rênes du pouvoir, sans tenir aucun compte des résultats des diverses élections. Voici la troisième leçon. Voilà pourquoi il est nécessaire de rappeler les enseignements du socialisme scientifique développés par le Parti Matérialiste Dialectique sur son site diamat@materialisme-dialectique.com . Car pour obtenir une démocratie populaire, une réelle démocratie pour le peuple, ce n'est pas , comme le veut le Nouveau Front Populaire, Emmanuel Macron qu'il faut démettre, mais il faut démettre et écarter des affaires de la société toute la classe bourgeoise, car c'est bien elle qui fait obstacle à l'avancée du peuple tout entier.

Il faut une analyse des classes en présence. Voilà longtemps que Lénine a démontré que le régime républicain bourgeois, même le plus démocratique , reste une dictature de la bourgeoisie. Que penser du NFP, qui appelle à restaurer la démocratie bourgeoise et à appliquer les principes de la V° Constitution, issue d’un coup d’Etat ? Voir le livre de François  Mitterrand « Coup d’Etat permanent ». Ne sont-ils pas les meilleurs défenseurs de la classe bourgeoise, représentant le les intérêts de la moyenne et petite bourgeoisie ? Faut-il destituer Macron (une blague ? ) ou destituer la classe bourgeois ?

 

De la même manière, il définit une nouvelle période historique :

« Le révisionnisme soviétique et l’impérialisme américain ont commis tant de méfaits et d’infamies que les peuples révolutionnaires du monde ne les laisseront pas impunis. Les peuples du monde se dressent. Une nouvelle époque a déjà commencé, celle de la lutte contre impérialisme américain et le révisionnisme soviétique. »

Cette époque et ses conditions concrètes exigent d’accorder l’importance qu’il se doit aux contradictions entre les pays impérialistes :

« Nous devons considérer les luttes entre les, pays impérialistes comme des événements importants. Lénine et Staline les considéraient comme tels. Ils qualifiaient ces luttes de forces de réserve de la révolution. La Chine a aussi bénéficié de ces luttes au temps où elle organisait ses bases d’appui révolutionnaires.

Dans le passé, il existait en Chine des contradictions entre les différentes factions de la classe des propriétaires fonciers et des compradores.

Derrière ces contradictions se dissimulaient les contradictions entre les différents pays impérialistes.

Aussi longtemps que nous avons su tirer profit de ces contradictions internes de l’impérialisme, nous n’avons eu à combattre directement, à une même période, qu’une partie des forces ennemies et non toutes ces forces réunies. En outre, nous avons souvent pu trouver le temps de nous reposer et de nous regrouper.

C’est le nombre élevé des contradictions internes de l’impérialisme qui a été l’une des causes les plus importantes de la consolidation de la victoire de la révolution d’Octobre. À l’époque, il y eut l’intervention armée de quatorze pays. Mais les troupes envoyées par chacun des pays étaient peu nombreuses.

D’autre part, les quatorze pays n’étaient pas d’accord entre eux et menaient des intrigues à qui mieux mieux. Ce fut la même chose pendant la guerre de Corée.

Les États-Unis et leurs alliés n’ont pas agi d’un commun accord. La guerre ne s’est pas étendue car, d’une part, les États-Unis hésitaient et, d’autre part, l’Angleterre et la France ne le voulaient pas. La bourgeoisie internationale est actuellement très inquiète. Chaque fois, lorsque le vent agite les herbes, elle a peur. Elle est très vigilante mais, chez elle, le désordre est grand.

Depuis la Seconde guerre mondiale, les crises économiques de la société capitaliste sont différentes de celles qui se produisaient au temps de Marx. Elles évoluent. Auparavant, elles se produisaient généralement une fois tous les sept, huit ou dix ans.

Or, de la Seconde guerre mondiale jusqu’en 1959, en l’espace de quatorze ans, il s’est produit trois crises économiques capitalistes.

La situation internationale actuelle est beaucoup plus tendue que celle qu’on a connue après la Première guerre mondiale. A cette époque, le capitalisme se trouvait encore dans une période de stabilité relative. La révolution avait échoué dans tous les pays à l’exception de l’Union soviétique.

L’Angleterre et la France arboraient un air fier et la bourgeoisie de tous les pays ne craignaient pas encore beaucoup l’Union soviétique. Le système du colonialisme Impérialiste demeurait intact bien que des colonies aient été retirées à l’Allemagne. Après la Seconde guerre mondiale, trois puissances impérialistes vaincues se sont effondrées.

L’Angleterre et la France, affaiblies, étaient sur le déclin. La révolution socialiste avait triomphé dans plus de dix pays.

Le système colonial se désagrégeait, le monde capitaliste n’a plus retrouvé la stabilité relative qu’il avait connue après la Première guerre mondiale. » (Annexe aux « Annotations des Problèmes économiques du socialisme en URSS » de Staline)

C est dans ce cadre et ses caractéristiques que le Président Mao soutient sa thèse de « Trois mondes se dessinent », concrétisée ainsi en 1974 :

« À mon avis, les États-Unis et l’Union soviétique constituent le premier monde. Les forces intermédiaires, telles que le Japon, l’Europe et le Canada, forment le second monde. Quant à nous, nous sommes du tiers-monde. »

« Le Tiers-monde à une population fort nombreuse. Toute l’Asie à l’exception du Japon, fait partie du Tiers-monde. L’ensemble de l’Afrique appartient au Tiers-monde, l’Amérique Latine aussi. »

Thèse absolument opposée à la thèse révisionniste « théorie des trois mondes » de Deng et sa suite. La thèse des « Trois mondes se dessinent » est liée aux positions soutenues par le Président Mao, l’année 1946, lors de la « Conversation avec A. L. Strong » :

« Les États-Unis et l’Union soviétique sont séparés par une zone très vaste qui englobe de nombreux pays capitalistes, coloniaux et semi-coloniaux en Europe, en Asie et en Afrique.

Avant que les réactionnaires américains n’aient assujetti ces pays, une attaque contre l’Union soviétique est hors de question. »

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article