Face aux divers comportements des élus nationaux et locaux, quel est le comportement de la justice bourgeoise ?
D’abord, elle fait la distinction entre ce qui est licite et illicite : certains comportements, selon cette justice, s’ils sont tout à fait immoraux, demeurent néanmoins légaux.
Ensuite, la justice semble parfois très souple dans ses appréciations à l’égard des élus, alors qu’elle est tout à fait intransigeante avec n’importe quel délinquant issu des cités populaires. Elle fait preuve de beaucoup de mansuétude à l’égard des membres de la classe bourgeoise, et en particulier à l’égard de ses hommes politiques.
Enfin, l’électeur et les élections sont souvent désignés comme les « juges de paix » : voir le couple Balkany, Pasqua, père et fils, etc.
Quand la justice est mise en œuvre, elle fait souvent l’objet de longueurs excessives, qui contribuent à noyer les responsabilités.
Le problème principal de la justice bourgeoise est sa grande dépendance à l’égard de la classe bourgeoise et son manque d’objectivité quand des prolétaires sont mis en cause. C’est pourquoi, si le peuple veut que la justice populaire s’exerce, il est nécessaire de créer des comités de vigilance populaire, comme cela a été le cas en avril 1972, dans le cadre de l’affaire du meurtre de Bruay-en-Artois. On ne compte plus toutes les affaires judiciaires ayant trouvé un règlement mitigé, ou pas de solution du tout :
Il est certain que seule la mise en œuvre d’un tel comité de vigilance populaire, apposé à côté de la justice officielle, pourra mettre suffisamment de pression sur les autorités pour que les affaires soient honorablement traitées.
Il en est de même au niveau international, dans le cadre des diverses interventions de l’impérialisme français :
C’est la seule solution pour que s’instaure un climat qui fait disparaître les victimes dans une sorte de « Nuit et Brouillard », et une telle réaction rendra la dignité aux membres des entourages de ces victimes.
Concernant les élus politiques, il est anormal qu’ils bénéficient d’une forme d’impunité, et d’un statut qui les place bien souvent en dehors du droit commun et même de l’état de droit, comme par exemple l’immunité présidentielle ou parlementaire. Comme l’a déclaré Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, « quand un ouvrier est convoqué par la police,il se rend à cette convocation », ce qui n’est pas le cas de Marine Le Pen, présidente du Front National !
Un élu politique devrait même être tenu responsable de la façon dont il a assumé son mandat et ceci y compris à l’issue de celui-ci.
La complicité des médias dominants :
Les médias dominants, aux mains des puissances d’argent (télévisions, presses, etc.) demeurent au service de la bourgeoisie.
Il n’est qu’à observer la haine manifestée par certains médias nationaux à l’égard des députés de la fraction la « France Insoumise », qui déchirent délibérément tous les codes de la bourgeoisie bien pensante : port de la cravate, reconnaissance « républicaine » entre elles des diverses fractions bourgeoises, etc. Pourtant la « France Insoumise » n’est qu’un avant-goût, de niveau faible, de ce que va traverser comme turbulence la bourgeoisie !
La preuve qu’ils connaissent tous les déboires de la classe politique bourgeoise est visible tous les jours ; comme c’est le cas par exemple dans le département de l’Oise :
