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blog de réflexion sociale

Les Français sont un peuple d’esclaves ! (Deuxième partie)

Les Français sont un peuple d’esclaves ! (Deuxième partie)

1)      Le peuple a perdu une bataille de la lutte des classes, gagnée par la bourgeoisie :

Les manifestations de rue, les cortèges de protestation, parfois même les émeutes, peuvent être interprétés comme autant de volontés de participer aux décisions, de la part de ceux qui se sentent mal représentés ou laissés « sans voix » (sans logement, sans papiers,…). Et ce au grand dépit des détenteurs institutionnels des pouvoirs, qui rappellent souvent que « ce n’est pas la rue qui décide ».

 

Le peuple, depuis les XVII° et XVIII° siècles, est vu comme la source légitime du pouvoir, mais, en même temps, comme une menace potentielle au regard des formes raisonnables de gouvernement. C’est toute l’ambivalence du principe parlementaire, garant par le vote du peuple, mais dont l’application sert aussi à filtrer et réguler les passions populaires. Les « sans » (Chômeurs, mal logés, immigrés ou réfugiés, sans papiers, sans dents et pauvres de tous ordres) ne sont représentés ni par des partis classiques, ni par des groupes de pression organisés.

 

Le « déficit démocratique » peut être évoqué à propos de l’opacité du gouvernement des villes et des choix obscurs relatifs à telle ou telle politique.

 

En contrepoint d’appels rituels à la participation, on observe une politique obstinée de cantonnement et de limitation des procédures de concertation et de débat public.

 

Les intercommunalités demeurent lointaines et opaques pour le citoyen, alors que leur rôle est devenu central dans l’agencement des pouvoirs locaux.

Les intercommunalités n’ont toujours pas de conseils élus au suffrage universel direct.

 

Lorsque Warren Buffet, au nom de la classe bourgeoise déclare : « Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui a mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. », il a raison. Cela est vrai aussi pour la France : Avec les pseudos « socialistes » au pouvoir, la classe bourgeoise et impérialiste française a gagné de façon magistrale la guerre de classe Mais c’est une forme de victoire qui anticipe des défaites encore plus magistrales. En effet ; la classe dominante a transformé la société en une prison du peuple.

 

«Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti (…) et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance» déclarait en janvier 2012 François Hollande. Paroles qui auraient pu être tenues par le Front national. Paroles qui sont bien loin de la conception du socialisme de Jean Jaurès ou Léon Blum ! En effet, ce qui caractérise le socialisme réel, ce n’est pas la lutte contre la finance, mais la rupture avec le mode de production capitaliste, et la socialisation des moyens de production.

 

Le maire de la ville de Hayange, Fabien Engelmann, a décidé de limoger sa première adjointe, Maria Da Silva.

L’ex-première adjointe assure «regretter» son soutien à Fabien Engelmann. Mme. Da Silva assure même que la ville d’Hayange «navigue sans direction».

 

«Il veut prendre toutes les décisions seules, nous ne sommes au courant de rien» affirme l’ex-bras droit du maire d’Hayange. Selon elle, «il met tous ses collaborateurs et ses adjoints de côté et veut être le seul à prendre des décisions». «Il ne nous met pas au courant des affaires courantes, des projets. Fabien veut être le seul à prendre la parole dans les médias». «Je regrette vraiment mon soutien» répète-t-elle.

 

Pour le maire FN, «son comportement ou certains traits de caractère ont nui à la cohésion de notre groupe. La prétention, la vanité, le manque de respect envers ses collègues, parfois même une forme de dédain ont provoqué des heurts et ont fait naître une mauvaise ambiance» lance-t-il dans un communiqué, à propos de son ex-première adjointe.

 

«Il est alors impossible de travailler ensemble en bonne collaboration. Le pouvoir peut faire tourner la tête. On oublie parfois une certaine humilité voire le bons sens. Nous aurions pu éviter cela, si Mme Da Silva avait eu un peu plus de discernement voire de lucidité. La possibilité lui fut offerte de se ressaisir. Je regrette d’avoir à agir ainsi mais il faut faire preuve d’autorité. Mon groupe au conseil soutient ma décision et certains ont même insisté pour que cette situation soit clarifiée rapidement sinon ils envisageaient de démissionner. Les conseillers et certains salariés n’ont pas à subir les humeurs d’élus versatiles» écrit-il dans une longue critique de son ex-colistière de campagne.

Ainsi, le fait que 45 % des électeurs de Hayange s’abstiennent aux élections municipales, soit près d’un électeur sur deux, et que le maire frontiste soit élu avec 35 % des votants a créé une situation nouvelle et a fait bouger les lignes. Cela a permis à la fois de dénoncer le maire précédent, soi-disant socialiste, qui n’a pas fait grand-chose lors de ses différents mandats, sinon permettre à l’extrême droite de s’emparer de la mairie. Mais surtout, cela favorise la remobilisation des citoyens, qui ont créé un comité de vigilance face à la nouvelle municipalité. C’est là une réalité nouvelle, qui devrait émerger dans la plupart des communes en France : en effet, la façon d’élire le maire, puis son comportement autarcique, sans tenir compte de la volonté populaire, comportement qui est celui d’un petit prince « de Monaco », sont similaires à la réalité de tous les maires des communes françaises, dont notamment les maires UMPS.

 

L’élu doit-il dominer le citoyen, ou bien lui être subordonné ? Aujourd’hui, l’élu bourgeois est plus que le citoyen. L’autorité prime la liberté, l’autorité n’est pas la servante de la liberté. Les élus sont devenus des parasites, qui exploitent les citoyens, et vivent à leurs dépends. Les vrais élus doivent se mettre au servi du peuple et rendre à celui-ci sa souveraineté.

 

Du point de vue ésotérique, les élus bourgeois sont des satanistes : ils ont transformé les électeurs en autant de golems. Lors des périodes électorales, ils inscrivent sur le front des esclaves : « Citoyen actif ». Ceux-ci peuvent alors participer aux élections du suffrage universel et choisir entre diverses fractions bourgeoises. Puis dès que les opérations électorales sont passées, ils inscrivent sur le front des golems : « Esclave », et alors les citoyens redeviennent inactifs et étrangers à leur vie quotidienne.

 

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