Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog de réflexion sociale

Le secret maçonnique (Partie 96)

 

Le secret maçonnique (Partie 96)

 

Qu’est ce que l’histoire de la franc-maçonnerie, depuis le début du XVIII° siècle nous apprend concernant la franc-maçonnerie aujourd’hui ?

Cependant lors de la Résistance, l’action de la franc-maçonnerie n’a pas été aussi virulente qu’elle aurait pu l’être, en fonction de son idéal, et ceci pour deux raisons :

·              D’une part, le parti d’avant-garde, le Parti Communiste Français, par opportunisme de ses dirigeants, n’a pas su, comme le Parti Communiste Chinois, prendre la tête du front uni de lutte contre le fascisme, celui du régime de Vichy et de l’occupant nazi. La direction de ce front a été prise par la fraction bourgeoise de de Gaulle, l’un des hommes bourgeois les plus intelligents du XX° siècle.

·              D’autre part l’influence bourgeoise notamment à la tête des obédiences, par exemple Groussier pour le Grand Orient, avait une forte propension à collaborer avec les autorités en place, à savoir les autorités de Vichy.

S’il y a eu une opposition de la franc-maçonnerie au fascisme, celle-ci n’a pas été à la hauteur de ce que l’on pourrait espérer, ni de ce que les fascistes pouvaient craindre.

Qu’est ce que l’histoire de la franc-maçonnerie, depuis le début du XVIII° siècle nous apprend concernant la franc-maçonnerie aujourd’hui ?

Tenant compte des éléments du passé, que peut-on prévoir de ce que fera la franc-maçonnerie dans l’avenir ?

Les constats :

·              La formation sociale actuelle est en bout de course : c’est l’impérialisme français pourrissant. L’avenir, c’est soit le socialisme, soit la barbarie ;

·              La classe sociale d’avenir, chargée historiquement de diriger la société, sous la direction de son état-major, le parti communiste, est la classe ouvrière, unie au peuple ; l’objectif est une dictature du prolétariat, à savoir la démocratie réelle la plus totale pour le peuple, et la dictature pour les ennemis du socialisme ;

·              Pour défendre le système ancien, de plus en plus les classes conservatrices, la bourgeoisie la plus rétrograde, va se coaguler autour d’un nouveau fascisme, d’une extrême-droite « révolutionnaire », au sens de la « révolution nationale » pétainiste ;

·              Les risques à la fois de guerre mondiale pour se répartir les néo-colonies vont grandissant ; parallèlement, se développent les facteurs subjectifs et objectifs de guerre civile ;

·              En raison de son caractère progressif, « Liberté, Egalité, Fraternité », la franc-maçonnerie, en tant que collectivité, au niveau de son idéal, sera perçu, de toute façon, comme un ennemi irréductible du nouveau fascisme, qui va à nouveau reprendre la vieille lune de « complot judéo-maçonnique » ;

·              En conséquence, l’intérêt de la franc-maçonnerie est de combattre pour le socialisme aux côtés de l’avant-garde communiste. Bien évidemment, comme par le passé, les francs-maçons vont se scinder en deux camps : d’un côté ceux qui choisissent la réalisation pratique de leur idéal, qui se traduit dans un socialisme réel. De l’autre côté, ceux qui renient leur idéal maçonnique, pour se tourner vers leurs intérêts de classe privilégiée, la bourgeoise rétrograde.

Aujourd’hui, dans la société française, l’obstacle à une véritable fraternité, c’est l’existence de la bourgeoisie, et de ses intérêts de classe égoïste. Comme par le passé, ce serait irréaliste d’espérer que la classe bourgeoisie, dans son ensemble, va renoncer à ses privilèges de façon volontaire, sans y être obligée par une action violente.

L’obligation majeure à l’instauration de la fraternité universelle est la suppression des classes sociales. De plus l’existence du capitalisme et de la bourgeoisie est devenue un frein à la science.

Racisme, antisémitisme,… ! Ce sont là autant de faux-nez de la bourgeoisie, qui consistent à diviser les classes populaires pour régner. En utilisant ces venins, l’objectif de la bourgeoisie est de se rendre invisible, en se cachant par exemple derrière le « complot juif », ou le « complot maçonnique ». Ceci lui permet d’éviter d’apparaître au premier plan.

La franc-maçonnerie est le « Centre de l’Union », qui permet à tous les hommes libres de se rencontrer.

Le droit de propriété a évolué comme tous les droits. Il doit encore évoluer. Il ne faut pas figer le droit de propriété bourgeois.

Qui sommes-nous ? Qu’est-ce que la (une) franc-maçonnerie ? Une obédience ? Une loge ? Un (une) Franc-maçon (maçonne) ? La définition peut découler de divers moyens :

·              Mythos : on peut tenir compte de diverses légendes (origine : Adam, Akhenaton, Salomon, Hiram, les constructeurs de cathédrales, les Mystères : égyptiens, grecs, romains, etc.) ;

·              Logos : n’oublions pas que depuis le début du XVIII° siècle, il y a toute une histoire de la maçonnerie, histoire d’environ trois siècles (1718-2014). C’est la pratique, le vécu, l’expérience maçonnique. Il y a même une nouvelle discipline scientifique qui étudie cette histoire : la maçonnologie.

« Celui qui ignore son histoire est condamné à la répéter sans cesse. »

Que dit cette histoire ?

Il n’y a pas une, mais des maçonneries. On peut distinguer au moins deux courants :

·              Une maçonnerie conformiste, réactionnaire, indifférentiste, etc.

Exemples : les maçonneries du Premier et du Second Empire, au niveau des obédiences ;

·              Une maçonnerie rebelle, subversive, révolutionnaire, progressiste, progressive, etc.

Exemples : Révolution de 1789, Commune de Paris de 1871, certaines loges sous le Second Empire (loges républicaines), luttes laïques à la fin du XIX° siècle et au début du XX° siècle, Résistance,…

Ce raisonnement, valable pour la franc-maçonnerie dans son ensemble, peut être appliqué aux loges, ou au francs-maçons individuels.

Le complot maçonnique est une théorie qui date au moins du début « officiel » de la maçonnerie spéculative, c’est-à-dire le début du XVIII° siècle : la main de la maçonnerie est vue derrière toute remise en cause de l’ordre établi. C’est Barruel qui a le mieux formulé cette théorie, qui est devenue celle de l’extrême-droite, la théorie « complotiste », associant le « judéo-maçonnisme ». Ceci s’oppose à la maçonnerie d’Etat, protégée par les tenants du pouvoir politique.

La loin du milieu est celle de la mafia : Silence, affairisme, omerta, « loi » symbolisée par le secret dont s’entourent les francs-maçons. Ce secret se manifeste de deux façons :

·              Le secret face à la répression possible des despotes contre la franc-maçonnerie ;

·              L’impossibilité de communiquer par les mots l’expérience vécue individuellement lors de l’initiation.

Au regard de l’Histoire, de la Raison et de la Nécessité, la franc-maçonnerie est séditieuse : dans l’histoire des trois derniers siècles, elle a lancé et participé à tous les mouvements de remise en cause de l’ordre établi, dans le secret des loges.

Les fascistes et les racistes de tout poil ne s’y trompent pas : la maçonnerie a toujours eu, a et aura dans l’avenir, un seul objectif : la fraternité universelle, le genre humain, centre de l’union. Ceci est vrai dans trois mouvements révolutionnaires : la Révolution de 1789, la Commune de Paris de 1871, et la Résistance de 1939-1945.

Un des obstacles majeurs pour réaliser la fraternité universelle est l’existence de classes sociales. Il reste au XXI° siècle à donner le dernier coup de boutoir pour arriver au but final : la révolution communiste. C’est effectivement ce que « mijotent » les francs-maçons dans leurs tenues, inlassablement, inexorablement. C’est une question de survie de l’espèce humaine. Il n’y a pas d’échappatoire possible. Telle est la Nécessité. Le dernier rempart, le dernier obstacle, c’est l’ordre établi bourgeois. Rien ne pourra le sauver de la déchéance, de la destruction.

L’objectif de la maçonnerie est un retour à l’avant Tour de Babel, quand la famille humaine était unie et parlait un seul et même langage : le langage de l’Amour.

Le fond de la maçonnerie est sédition et remise en question constante de l’état existant : donc plus que jamais, face à l’infâme, le fascisme et le cléricalisme, le secret s’impose.

Collectif/ Individuel : quelles sont les relations entre l’obédience/ la Loge/ le Maçon ?

La franc-maçonnerie a pour objectif de regrouper un ensemble d’individus malgré leurs différences :

·              Différences sociales et économiques : riches/pauvres (relatif). Métiers.

·              Différences religieuses : athées (pas stupides) ; membres de diverses religions.

·              Différences politiques : droite/gauche, etc.

S’il est possible de réunir dans les tenues, en période pacifique et d’incubation, des personnalités très différentes, que se passe-t-il en période de crise ouverte ? Alors plusieurs solutions sont possibles :

·              La « conciliation » (ne pas choisir, la non-action). C’est une position qui ne tient pas – longtemps – la route. Cette position finit à terme, par l’obligation du choix d’une des autres solutions ;

·              Le conformisme, la conservatisme, le choix du maintien de ce qui existait avant ;

·              Le progressisme, le choix de l’aspect révolutionnaire, le choix du monde d’après.

Par exemple, qui a sauvé l’honneur de la franc-maçonnerie, lors de la Commune de Paris de 1871 ?

·              Les conservateurs (attentistes, conciliateurs, l’Obédience du Grand Orient,…) ?

·              Les Versaillais (généraux, gouvernement, députés, Jules Simon, Jules Ferry,…) ?

·              Les républicains modérés (bourgeois) ou opportuniste (Gambetta,…),

NON.

Ceux qui ont sauvé l’honneur de la franc-maçonnerie, ce sont :

·              Les fédérés, les francs-maçons qui se sont dès le début, individuellement, associés à la Commune (Jules Vallès,…, un peu plus du quart des membres du Conseil de la Commune) ;

·              Les francs-maçons qui ont rejoint la Commune, fin avril 1871, en tant que loges ou individus.

Ce n’est pas un hasard si, la seule cérémonie commémorée annuellement, notamment par le Grand Orient de France, est, le 1° main le rendez-vous du Mur des fédérés, au cimetière du Père Lachaise, dernier lieu de résistance des communards.

 

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article